France – Nigéria (1-0) : L’Académie française préfère le VAR à la bagarre

Lundi 17 juin 2019. Nos Bleues font face au Nigéria pour leur troisième et dernier match de poules de la Coupe du Monde féminine. Bien que déjà qualifiée, la gagne ne fait jamais de mal.

Suite au succès dans la douleur de mercredi dernier face à la Norvège, l’Équipe de France affronte ce soir une équipe nigériane bien plus abordable sur le papier. Deux enjeux : le temps de jeu pour les habituelles remplaçantes, et la première place du groupe à aller chercher.

Alors oui, si tout se déroule selon le plan A, les Bleues finissent premières et se coltineront hypothétiquement les Américaines en quart. Là où certains y vont de leur calcul d’apothicaire, je préfère le dire tout de go (expression so millenial) : osef, faudra bien les renvoyer dans le Kentucky un jour ou l’autre de toute manière.

Le groupe des Bleues : Corée du Sud, Norvège, Nigéria

Point statistiques : deux affrontements entre les deux équipes, dont le dernier pas plus tard que l’an dernier, un amical en avril. Résultat : une bien belle branlée infligée par nos Bleues, puisque le Nigéria est allé chercher le ballon huit fois dans ses propres filets, et aucune fois dans les nôtres. Ne faisons donc pas les peureuses et allons étriller la 38e nation mondiale.

La compo :

Le derrière :

Un seul changement sur cette ligne de quatre : la future superstar Marion Torrent laisse sa place à Ève Périsset, jeune latérale du PSG. Notre charnière est reconduite, tout comme Majri à gauche. 

Le milieu :

Au cœur du jeu, c’est Élise Bussaglia qui est mise au repos au profit de Charlotte Bilbault, qui n’a eu jusqu’ici que quelques minutes de jeu et foulées à se mettre sous les pieds. Captain Henry (c) est, elle, bien présente.  

Le devant :

En pointe, Gauvin garde sa place qu’elle a plutôt bien rentabilisée face à la Norvège. Thiney, un peu en-dessous sur ce début de compétition, garde l’axe de l’attaque où l’on espère qu’elle brillera un peu plus fort. Sur la droite, Diani cède son aile à Delphine Cascarino, alors qu’à gauche, l’inimitable Eugénie Le Sommer laisse les rênes à la Girondine Viviane Asseyi.

Le match :

Les premiers dribbles de Cascarino nous procurent les premiers frissons de ce match. Seront-ce les derniers ? Eh bien non, puisque sur le premier corner nigérian, Bouhaddi n’est pas impériale et Cascarino ne saute pas pour disputer le ballon. Heureusement, ça ne donne rien.

Je me rends compte que je ne suis peut-être pas encore complètement habitué au foot féminin, car je trouve que les équipes sont vite coupées en deux. Il y a comme des situations de contre alors que ce ne sont pas des contres. Les milieux nigérianes, comme les nôtres, sont très vite en retard lors des transitions, ce qui engendrent pas mal de 3 contre 3 ou 4.

Premier corner bleu. Tiré à deux. Nul. Cornero Ergo Nulo. Deuxième corner bleu vers Amandine Henry, qui remise pour Asseyi en retrait, dont la frappe passe à côté. Ce n’est pas franchement palpitant côté bleu. On s’en remet aux coups de pieds arrêtés. Une bonne combinaison sur coup-franc nous amène jusqu’à une tête de Gauvin, au-dessus. Un coup-franc de l’autre côté aboutit à la tête de Mbock qui obtient un corner. La volée d’Henry finit à côté.

Ca se succède comme ça, sans vraiment de rythme, sans intensité. Presque sans envie mais pas complètement. C’est peut-être en cela que c’est un tout petit peu moins chiant à vivre que le France – Danemark des autres Bleus l’an dernier. Grégoire Margotton nous propose de gagner 8 000 francs par mois jusqu’à la fin de l’année. Face à tant d’infâmie, les Nigérianes préfèrent encore répondre par l’inaction pour tenter d’endormir le commentateur. Bien regroupées derrière, les Super Falcons, de leur petit nom, nous attendent pour jouer le contre, et c’est à peu près tout.

Déjà que c’est un troisième match, si en plus les Nigérianes se satisfont du nul (qui, a priori, les qualifient comme meilleures troisièmes, donc on les comprend un peu), on n’est pas sortis du riad des Balkany. Le déchet technique est généralisé, l’amusement est total. Mi-temps.

Une première période pas loin d’être complètement… imbuvable ! #FlorianGazanLikesThis

Les cinq premières minutes de la deuxième période augurent d’un meilleur avenir. On sent plus d’envie, et les Bleues mettent enfin un peu de rythme, en essayant de jouer en une touche. Les Nigérianes sont positionnées plus bas que pendant les 45 premières minutes et, quand elles récupèrent le ballon, le balancent vite et mal devant.

Après un centre de la droite, le ballon joue sa vie comme il joue au flipper, il rebondit de bumper en bumper, on le gagne, on le perd, mais toujours on espère pouvoir le mettre petit filet exter’, comme Cascarino qui manque le cadre. Encore et encore des corners, pour Renard ou Henry. Arrêtez de faire semblant de les tirer à deux ces corners, ça m’énerve. Et arrêtez de les tirer à deux aussi d’ailleurs. Tirez-les normalement, merde.

Ah, une superbe ouverture de Wendie Renard vers Cascarino réveille nos gonades. Delphine met en retrait pour Gaëtane Thiney, esseulée et qui arrive lancée, mais dont le plat du pied est bien trop ouvert ! C’est l’heure de jeu point net. C’est un chouilla mieux, un peu moins pénible à regarder. Comme dirait Génésio : MARQUEEEEEZ. C’est ce à quoi s’essaye Majri aux 25 mètres, mais c’est capté par la gardienne. Gaëtaaaaaaaaaaaaaane ! Amandine Henry envoie Asseyi à droite en une touche, Viviane adresse un bon centre tendu, mais Gaëtane est un peu trop courte.

ACTE V, scène 2

ASSEYI, EBERE, L’ARBITRE, LA GARDIENNE, RENARD, LE VAR, LE CHOEUR

Une pelouse bien verte, courtement taillée, est disposée sur toute la surface de la scène. Un panneau de bois, peint en noir, est placé en fond de scène, de trois-quarts côté Cour. Des traits de peinture blanche y ont laissé les traces d’une cage de football. Quelques bancs, placés front de scène côté Jardin, forment d’imaginaires gradins où se poste LE CHOEUR. Un petit escalier, juste derrière les bancs, fait atteindre un balcon d’où l’on reconnaît le VAR à sa chasuble portant les initiales FDP. On entend soudain le bruit d’un ballon de cuir propulsé sur scène.

Asseyi, arrivant lancée côté Cour, se retrouve aux prises avec Ebere. Luttant de toutes ses forces pour s’emparer du cuir, une douleur s’empare de sa jambe droite

Ahhhhhhhhhhh…

Ebere, lui savatant ladite jambe droite avec sa propre guibole droite

Ouste ! Bas les pattes !

(En aparté, voyant qu’Asseyi s’effondre sans que quiconque ne s’émeuve)

Hé hé hé.

Un membre du chœur, devant tant de cruauté

Oh !

Un autre, devant tant de cruauté

Y’a péno là !

Encore un autre, devant tant de cruauté

Enfoiré, t’y as oublié ta canne blanche !

Le VAR, précédé de son cortège de courtisanes, descend lentement les quelques marches du colimaçon, ne posant pied sur le pré qu’après que tous les yeux ont braqué leurs pupilles sur lui. Drapé des ors de la FIFA par le dessous, il est tout en noir et se fond dans le décor, invisible n’eûssent été les lettres blanches FDP inscrites dans son dos. Ses joyeuses ballottant au gré du vent, prêtes à choir sur le front des moins opulents, il vibre près des ouïes de l’arbitre.

Aie confiance, crois-en moi.

L’arbitre, entendant une voix siffler dans son oreille

Qui êtes-vous Monsieur ?

Le VAR

Elle a ses papiers la Hondurienne ou bien elle a d’autres questions ? Elle va regarder l’écran vidéo et fermer son claquoir.

L’arbitre, les yeux humides, meurtrie qu’un clampin qu’elle ne fait qu’entendre la circonscrive ainsi à ses origines sud-américaines, s’exécute docilement, habituée qu’elle est à ce que toute objection, en toute circonstance, en tout endroit du monde, lui soit reproché comme si elle était évidemment coupable d’une faute manifeste. Après avoir consulté l’écran vidéo et le forfait d’EBERE, elle indique le point de pénalty, usant de son sifflet.

Pfuiiiiiiit !

Ebere, ne comprenant pas

Mais qu’est-ce que j’ai fait ? A part un coup de pied dans la jambe, je l’ai pas touchée !

L’arbitre

Tu veux mon sifflet ?

Un membre du chœur, devant tant de beauté

Ah !

Un autre, devant tant de beauté

Y’avait péno là ! J’vous l’avais dit !

Encore un autre, devant tant de beauté

Eh oui ma petite ! C’est le Roazhon Park ici, pas le Roudourou ! Ca joue au foot ici !

Ebere, ne comprenant toujours pas

Non mais expliquez-moi au moins ! J’suis pas aussi éclairée que Vikash Dhorasoo mais j’suis pas non plus Riolo !

L’arbitre, sortant un 2nd carton jaune, synonyme de carton rouge

Tiens, là voilà ton explication. Ça te va comme ça ?

Ebere, en aparté, atterrée devant cette explication éthérée

Sur la vie d’Obi Mikel, si je la retrouve celle-ci…

L’arbitre, voyant qu’Ebere piétine pour sortir

Vous restez encore longtemps ?

Ebere, perdue, noyée sous le chagrin, l’oeil vide, pensant au Suntory qu’elle se servira bientôt, pour se relaxer

Je serai au bar jusqu’à la fin de la semaine.

(Elle sort)

Wendie Renard, entrant depuis Jardin, se positionne face au but. En aparté,

Z’êtes sympas les filles de me dire d’aller le tirer pour me remettre de ma cagade face à la Norvège, mais bon, j’aimerais vous y voir. Bon, allez, la lourde en plein milieu, c’est parti.

(Tirant)

Oh merde, ça a l’air tout pourri

(finissant son geste)

Ah oui, c’est bien ça, c’est tout pourri.

(voyant le ballon mou finir sur le poteau)

Ah non, je rectifie, c’est de la merde.

La gardienne, soulagée

Elle fait moins la maline avec son double mètre là hein ! Même pas capable de tirer un péno ! Plus facile de marquer dans son propre but hein ma grande ?

Le VAR, gueulant dans l’oreille de l’arbitre

Qu’est-ce que vous attendez exactement ?

L’arbitre, circonspecte

C’est-à-dire ?

Le VAR, pressant

Pourquoi vous sifflez pas qu’il est à retirer ?

L’arbitre, perplexe

Plaît-il ?

Le VAR, impatient

Ben rien d’autre que faire ce que je te demande, « plait-il » !

L’arbitre, incrédule

Mais je vois pas pourq…

Le VAR, condescendant

Non mais ma pauvre chérie… Depuis quand je prends en compte ton avis ? Tu crois p’tet que ton interprétation a encore un sens ? Faut se réveiller ma vieille, c’est le vrai monde dehors. Et le vrai monde, il adore le VAR, déjà. Il aime la technologie. Il aime la précision. Il aime la hi-tech. Le vrai monde, il fait des PowerPoint à la Commanderie, il parle d’EBITDA, il prend des selfies au Vélodrome, il s’enjaille sur Snapchat avec Anthony Martial, il choisit des partenariats avec Uber Eats, il met Mbappé dans un 11 des légendes du PSG. Voilà ce que c’est que le vrai monde, ma grande. Donc si je te dis de siffler, tu siffles, et puis c’est marre.

L’arbitre, perdue, remet le précieux dans sa bouche

Pfuiiiiiit

(appuyant sur son oreille)

Donnez-moi au moins une raison à la con, que je l’explique aux Nigérianes. Déjà qu’elles ont mal pris le premier péno, puis le rouge. En plus les autres d’en face elles le ratent le péno, alors maintenant que je le donne à retirer…

(suppliante)

Ne me faites pas passer pour un monstre, je ne demande qu’humblement à faire mon métier, sans un mot plus haut que l’autre. Je n’ai pas tellement envie de saloper ma carrière à cause d’un France – Nigéria sans intérêt… Je ne veux ni déshonneur, ni opprobre ni…

Le VAR, la coupant sèchement

Oui bon ça va, arrête ton cinéma, on croirait presque que c’est toi qui te fais voler. Nan mais je vous jure. T’as qu’à dire que la gardienne nigériane a bougé son gros orteil droit de la ligne de but avant que le péno ne soit tiré.

L’arbitre, résignée

Si vous n’avez que ça en stock…

(se dirigeant vers la gardienne, l’arbitre est entourée par l’équipe nigériane au complet)

Madame la gardienne…

La gardienne, soutenue par ses camarades

Non mais vous avez qu’à leur donner directement si vous voulez ! Ca va, on vous fait pas chier ? Il est où Platiche là ? Plantu ? Platoche ? Il vous a arrosé aussi ? C’est une bonne situation hein, arbitrer un match en France !

L’arbitre, psychologue

Oh vous savez, je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation…

La gardienne, bras levés prêts à mettre une baffe

Je vais t’en donner une de situation moi !

L‘arbitre, sortant un carton jaune

Bon, calmez-vous maintenant. Vous avez bougé l’orteil droit au moment du pénalty, c’est interdit. Le jaune, c’est pour le gros orteil. Et si vous remettez vos mains là où elles doivent être, je vous sors pas le rouge.

La gardienne, se signant, en aparté

Sur la vie de Taye Taïwo, si je la retrouve celle-ci…

Wendie Renard, face au but, pour la deuxième fois, en attendant que la gardienne adverse se positionne correctement.

C’est gênant quand même. Je veux dire, de faire ça. Les pauvres. Le péno, le rouge, le péno à retirer… Nan vraiment, aucun mérite si je marque le but de la victoire. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire comme disait Jean Reno.

(propulsant le cuir au fond des filets, 1-0, 79e)

Niquez vos mamannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnns les Nigérianes !

(après un double lutz piqué enchaîné d’un salto arrière)

C’est qui la patronne wesh ?

La gardienne, après être allée chercher le ballon au fond de ses filets, se précipitant sur l’arbitre

Eh ! Et là, les trois Françaises qui sont déjà dans la surface alors que le péno est pas encore tiré, vous faites pas resiffler ?

L’arbitre, désemparée, tiraillée entre l’obéissance aveugle à l’outil censé faciliter son travail, qui est aussi le seul FDP sur scène, et son libre-arbitre

Écoutez, on a tous eu une journée difficile, et… Oui, oui, vous encore plus que moi, ça c’est certain mais… Oui mais quelque part, c’est la décision du corps arbitral vous voyez ? On est assermentés.

(s’éloignant doucement, l’arbitre tire sur ses lobes, comme pour mieux accueillir docilement les Saintes Paroles)

Je n’ai pas pu mieux faire… Etes-vous bien certains que c’était la bonne décision ? Je n’ai pas tellement l’impression que le sport en sorte grandi, que nos décisions… communes ? permettent de rétablir la justice sportive… ou bien même l’équité…

Le VAR, fat, et lyrique

Mon arbitrage vous irrite? Je le laisserai encore vous importuner. Mes décisions, mes attitudes vous dérangent? Eh bien, je les amplifierai. Et quand, sous la pluie de vos critiques, je resterai indifférent… Et que je pourrai enfin être celui que je dois être. Eh bien malgré ce dégoût, malgré cette honte, malgré tout ça… Vous m’aimerez… Pour ce que je suis.

L’arbitre, regardant vers le Ciel

Seigneur, pardonne aux pécheurs qui ont créé ce monstre comme à ce monstre qui pèche sans cesse.

Le VAR, mécanique et assourdissant

Vous aimerez tous le VAR. Vous le défendrez. Vous le choisir tous le VAR. Et toi la première. Choisis le VAR. Hm ? Choisis le VAR, choisis le VAR, choisis le VAR.

L’arbitre, la tête entre les deux paumes de ses mains, essuie les larmes de pitié de ses joues et de sueur de son front. Remettant le ballon au centre du terrain, elle utilise son sifflet pour relancer la partie. Elle sort. Le VAR, ayant fini son office, se fait porter jusqu’à son balcon. On entend une foule de rires sardoniques.

Un membre du chœur, devant pareil spectacle

Nan, franchement, même moi je trouve ça dur.

Un autre, devant pareille mascarade

C’est la vidéo ça mon vieux, c’est infaillib’. Y’a pas à tortiller du cul, la vidéo c’est la vérité, même si c’est con.

Encore un autre, devant pareille parodie

J’ai bien envie de devenir arbitre moi maintenant. Parce qu’en fait, ils arbitrent plus trop. C’est l’outil qui domine. Quelque part, on s’en fout presque de son interprétation à l’arbitre.

 Un membre du chœur, devant cette épiphanie

Ouais, c’est pas faux.

Un autre, devant cette épiphanie

Vous trouvez ça « manifeste » comme erreur vous, deux centimètres du pied droit qui touche pas la ligne ?

Encore un autre, devant cette épiphanie

Nan mais je vous dis, le mieux maintenant, ce serait de ne rien savoir. T’apprends même plus les règles, la vidéo te recadrera. Moins t’en sais, plus t’es sûr de pas te gourer. Moins t’en sais, plus tu te décharges de ta responsabilité. Moins tu prends de décisions difficiles, plus on te facilite les choses. Moins tu sais, plus tu te rapproches de la vérité. L’ignorance, c’est la force.

Le débrief :

Ce fut chiant pendant une grande partie de la rencontre, puis le salaud de VAR, ayant terminé de faire bouillir son eau, est intervenu pour le tournant tragi-comique de la journée. Les Bleues terminent première de leur groupe, les Nigérianes troisièmes.

Si c’est un peu compliqué de crier au complot car 1) il y a péno 2) l’arbitre applique la règle stricto sensu, il n’empêche que 1) le VAR, c’est de la merde 2) les Bleues ne sont pas à plaindre niveau utilisation technologique depuis le début de leur Coupe du Monde à domicile. Le sélectionneur du Nigéria s’est d’ailleurs fendu d’une magnifique décla mourinhesque du type : « Si je vous donne mon avis, j’aurai des problèmes, donc c’est mieux si je ne dis rien« .

Bon par contre, j’ai vu le match des USA face au Chili. Elles jouaient apparemment avec une équipe quasiment B, et c’était à des années lumières à tous les niveaux. Si on se projette un peu, je ne suis pas serein du tout. Mais bon, nous verrons bien ce que nous réserve l’aVARnir.

Les notes :

Bouhaddi (3/5) :

Moins rassurante sur corner que lors du match face à la Norvège. Et on n’a pas pu apprécier son jeu long au pied. Sinon, chômage technique.

Périsset (2/5) :

Très timide dans son couloir, Eve, angélique, n’a pas saisi l’opportunité de montrer les dents. Assez solide et propre derrière, il y avait quand même la place d’apporter plus devant. Marion, reviens !

Mbock (3/5) :

Un match aussi neutre que la Suisse au Congrès de Vienne.

Renard (3/5) :

Comment voulez-vous noter Wendie ce soir ? De bonnes interventions défensives (notamment en couverture/anticipation), certes. Mais un péno lamentablement raté, puis un péno retiré réussi, suivi d’une célébration Thiago Silvesque-Marquinhesque qui gagnent un six mètres. Écoute-moi bien ma grande Wendie. Tu plais aux marketeux, bien, tu dois avoir le cul qui brille. Mais c’est pas ça qu’on appelle la classe.

Majri (3/5) :

Le danger bleu est souvent venu de son couloir. Amel a beaucoup couru et s’est donnée. Son pied gauche est aussi soyeux que les cheveux de Valderama. Inconvénient : sa position moyenne se situe au point de corner adverse.

Bilbault (4/5) :

Pour mettre en valeur une des rares à avoir, en seconde période, tenté d’accélérer le jeu. Plusieurs combinaisons en une touche, plusieurs passes entre les lignes. Je l’ai trouvé mieux que Bussaglia lors des deux premiers matchs, bien que les conditions ne soient pas les mêmes évidemment.

Henry (2/5) :

Une tête et une volée à côté, toujours un gros volume de jeu, même dans le temps additionnel. Mais c’était pas brillant.

Cascarino (2/5) :

Oui, elle peut, en une touche, faire la différence et faire frissonner un stade. Mais dans 99% des cas, son dribble ne sert à rien. Lève la tête, réfléchis avant de foncer le chef baissé. Au final, quelques coups-francs obtenus et un ou deux bons centres, seulement. Remplacée par Le Sommer (62e), qui, à gauche, n’a pas apporté.

Thiney (2/5) :

Va falloir se réveiller Gaëtane hein ! Espérons juste que tout est calculé pour que tu sois en pleine bourre dès les huitièmes car jusqu’ici… Passes mal dosées, frappes ratées… Pas content Gaëtan(e) ! Remplacée par Grace Geyoro (89e).

Asseyi (4/5) :

Elle est là la « femme du match » (car c’est Renard qui a été élue, sisi). La néo-Bordelaise a fait le match complet : elle a provoqué balle au pied, fait plusieurs retours défensifs bien sentis, centré, frappé, à gauche comme à droite en fin de match. Et elle obtient leS pénoS de la gagne.

Gauvin (2/5) :

Toujours utile en point d’appui, Valérie a manqué de précision avec le ballon. Moins inspirée que lors de sa précédente sortie, elle n’a jamais été dans le bon tempo. Remplacée par Diani (62e), qui a fait parler sa puissance sans toutefois apporter réellement de danger.


V’nez voir Didier Décampe si j’y suis.

Didier Décampe

6 commentaires

  1. Je te trouve raide avec Cascarino avec des collègues aux pieds d’un quelconque autre forme que carré elle sortait avec trois passe D. Certes elle a tendance a nous faire des tout droit que n’aurai pas renié Coman mais quand même. 2 ?

    • J’y peux rien, elle m’agace. Elle reste très bien pour moi en supersub quand les adversaires sont fatiguées et qu’elle a des boulevards devant elle.

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