Impact Montréal, l’impact académie fait les présentations

6

Tiens, une nouvelle recrue

« Un simple petit rappel aux partisans de l’Impact qu’il est complètement interdit et irrespectueux de lancer quelconque produits sur le terrain incluant votre verre de bière, en espérant que ça ne se reproduira plus.

Merci. »

 

Salut.

Vous vous dites « Ouais c’est lui ». Enfin c’est moi. Je sais, comme premier contact, ça fait bizarre. C’est pas tous les jours qu’on rencontre un héros, doublé d’un ermite. Depuis Antoine le Grand, nous servons l’humanité avant de disparaître dans l’ombre.

Mes exploits vous ont sans doute déjà été contés, mais j’aime me faire mousser. Donc oui, c’est moi. Enfin, c’est lui. Le héros de 2004 (Charisteas ?). Mourant un jour, buteur le lendemain. À la fois sous intraveineuse et meilleur latéral de la Ligue.

Si mes origines sont argentines, mon cœur est bleu et noir depuis ce jour où je me suis relevé d’entre les morts pour venir blanchir les Sounders en finale des Séries. Putain. Le deuxième titre majeur du club en 10 ans (APSL pour le premier, A-League pour celui-ci).

102 matches. Avant de disparaître, en 2008. Caché. Reclus. La célébrité, l’apport affectif des putes et la consommation de fortes doses de drogues dures ne siéent pas à un personnage de mon calibre, et je ne fléchirai pas, à l’inverse de la plupart de mes contemporains.

J’ai fait un vœu. Oui, l’érémitisme implique certaines obligations. J’ai voué mon âme à l’Impact. I. M. P. A. C. T. Impact ! Impact ! Impact ! (chant officiel audible dans Armageddon et certains films de boules québécois).

Nombre d’amis travaillent encore dans les travées du Saputo, avec pour seul but de faire toucher les étoiles aux Montréalais. Ils y entraînent une bande de boys qui cette année enchaîne les blanchissages et nous prouve qu’une autre forme de football existe là-bas, outre-Mexique.

Ce team, ces boys, les v’là donc tsé !

 

Mauricio Vincello

 

Histoire true and troue story

Du foot à Montréal. De pedites ad Montem Regalem.

60 ans. Ça aura pris 60 ans aux Montréalais pour fonder un club pro dans leur ville, 60 ans depuis la création en 1911 de la Fédé Québécoise et de l’Association Canadienne de soccer. Autant dire que les mecs sont des gros fans et qu’ils vivent football depuis la nuit des temps. Putains de colons ! Un nouveau départ… Mes gosses ! Y a quand même la place de construire des terrains de soccer !1971 du coup. Olympique de Montréal. L’OM… Ça pouvait pas durer. Trois saisons, disparition. En 1981, le Fury de Philadelphie devient le Manic Montréal. C’est lamentablement con, mais c’est ainsi. Ça ne dure deux ans mais l’équipe rencontre un franc succès : 58 500 personnes au Stade Olympique. Faut dire que les mecs savaient se faire des amis et ont fait sauter plus d’une rondelle, en témoigne cette photo à l’issue d’un match d’exhibition contre la Juventus.

PHOTO1

 

Le Supra Montréal prend le relais 4 ans, entre 88 et 92. Pas mieux. Quand soudain intervint Saputo. Sa grosse mère la puto. Cette idée de génie. Profiter d’un empire de produits laitiers et de petits gâteaux pour créer une nouvelle franchise, et venir fesser les Yankees à un sport qu’ils ne comprennent pas vraiment. Joel Saputo affuble le club d’un bon nom de pourfendeurs trous du cul : l’Impact ! Comment ne pas cartonner ? Et comme prévu, l’équipe termine sa première année pleurant comme une femme violée dans les bas fonds du classement.

Mais dès 94, le onze montréalais remporte son premier titre pro en blanchissant les Foxes du Colorado. Avec ce triomphe dans l’American Professional Soccer League (APSL), l’Impact se taille une réput’ dans le Grand Nord même s’il ne s’agit que d’une ligue mineure[1]. Et puis plus rien, mises à part quelques Coupe des Voyageurs merdiques, avant 2004, et l’arrivée du messie, le Christ comme l’a encore dit récemment La Presse. Bibi. Mauricio Vincello, pour vous servir. Saint Mauricio, pour vos mères et vos sœurs. J’ai blanchi les Sounders dans des circonstances miraculeuses. Amen. La A-League est pour nous. Mauro Biello était là lui aussi. C’était beau putain.

2008-2009 ont été des années-(arnaud)tournants. Le départ des légendes fut compensé l’ouverture du Saputo Stadium, le beau parcours de l’équipe en Ligue des Champions (permis par la création du Championnat Canadien regroupant le nombre totalement anal de 4 équipes… Le champion rejoint la LdC, peinard), et surtout le titre USL obtenu en blanchissant ces bâtards d’anglophones de Louvasses Blanches de Vancouver.

Reste maintenant aux Bleu et Noir à conquérir le titre majeur, le trophée suprême auquel ils ont accès depuis 2012 et leur accession en ML$. Ils pourraient d’ailleurs s’en rapprocher dès cette année, avec une bonne place en Association qu’il faudra tenir jusqu’au bout pour espérer pouvoir jouer les rondes d’élimination en Séries. L’Impact aura d’autant plus de mérite que les gars jouent aussi crânement leurs chances en LdC et qu’ils n’avaient pas vraiment besoin de ça pour se foutre dans la merde depuis un gros mois. Ce mois d’août déterminera sûrement la fin de saison de montréalais, en espérant qu’elle soit glorieuse. Que ma personne christique les y pousse au cul.

 

Un pack de Montréal :

GK
Troy Perkins : Le Ricain a une tête de gentil serial killer, du genre de ceux qui chantent une berceuse aux enfants avant de les violer. DC United, les Royals de Virginie (probablement un groupe festif draq-queens) et les Timbers de Portland pour le côté viril en MLS, et un détour en 2008 par la Norvège (?!) avec Valerenga qui en a récemment pris 7 contre le Barça, le gars bourlingue. Il s’impose cette année après sa première demie saison, et pas sans raison.

 

D
Alessandro Nesta : C’est pas parce que j’ai tourné ermite après le soccer que je ne connais pas Nesta, le type est aussi vieux que mes principes ascétiques. Ça commence d’ailleurs à se voir sur le terrain, même si à 37 piges, ses réflexes d’antan suffisent souvent à anéantir une montée. Ne prend pas les sprinters au marquage.

Hassoun Camara : Hassoun est là. Il est grand. Mecredi (7 août), il a redirigé un coup franc de Bernardello pour blanchir San Jose lors du premier match de la Ligue des Champions CONCACAF. Avec au palmarès un match joué avé l’OM, le Sénagalais tient la barraque à droite comme au centre en défense et se plait à couper les jambes des rapides qui passent Nesta. Des gestes de survie appris dans le maquis bastiais où il a passé deux saisons.


[1] Les ligues nord-américaines sont fermées, il faut payer pour s’y inscrire et il n’existe pas de relégation. Sauf le dépôt de bilan.

Jeb Brovsky : Arrivé à l’Impact lors du repêchage d’expansion de fin 2011 (draft ayant lieue lors de l’arrivée d’une franchise dans la ligue, et concernant les joueurs non protégés par leur club, le cas de Jeb aux Whitecaps de Vancouver), le natif du Colorado est le latéral gauche (ou droit) du onze montréalais. Deuxième joueur le plus utilisé cette saison après le gardien Perkins, Jeb est un guerrier, quitte à jouer avec le nez en rouleau de printemps contre Vancouver en finale du championnat canadien.

PHOTO2

Matteo Ferrari : Le deuxième rital de l’équipe complète la paire de défenseurs centraux formée avec Nesta. Les vieux de la vieille se partagent donc souvent les tâches géronto-défensives, et autant dire qu’ils misent tout sur le placement. En l’absence d’un des deux, c’est Hassoun qui glisse. L’Impact prend pas mal de buts cette saison…

 

M

Patrice Bernier : Double vainqueur de la coupe du Danemark avec Nordsæjalland, 17 matches 1 but à Kaiserlautern, double man of the week et man of the month (le même mois ! Ouais ouais !) en 2012 à l’Impact… Que dire de plus ! Patrice, pur produit du Québec, c’est le moteur du team, la plaque tournante, le poulain, la reu-sta. Di Vaio dit de lui qu’il joue parfois mieux que Totti. Il ne lui manque que de mener Montréal en finale MLS pour pouvoir me rejoindre dans l’espace, il aura touché les étoiles.

Felipe Martins : Wikipedia dit de lui qu’« après un bon départ lors de sa première année dans la MLS, il est devenu l’un des meilleurs milieux de terrain de la ligue en tant que joueur cohérent dans les deux sens. » En ignorant cette mention sur la bisexualité de Felipe, je vois surtout que l’italo(encore, oui)-brésilien a du ballon, et du bon. Excellent techniquement et doté d’un œil xaviesque à 2/10e, il distribue à droite comme il aime rentrer à gauche (ce qui complète sans doute la citation de Wikipedia).

Davy Arnaud : Captain Davy est toujours là. Après une saison 2012 impressionnante de régularité, le Texan lève un peu le pied en 2013, longtemps blessé. Il profite également du turnover régulier mis en place au milieu par Marco Schällibaum pour souffler un peu. International à sept reprises, son expérience fait du bien au cœur du jeu, en vieux loup de mer de la MLS qu’il est.

Justin Mapp : Recruté de la même manière que Jeb Brovsky, l’homme du Mississippi a un passé de All Star, à l’époque où il évoluait avec les Fire de Chicago. Milieu gauche de formation, travailleur infatigable et doté d’une patte gauche dévastatrice, Justin cartonne depuis qu’il jongle avec l’aile droite et Martins. Le repêchage d’expansion a du bon.

 

S

Marco Di Vaio : Autant le dire tout de suite, si l’Impact joue les premiers rôles dans l’Association Est, c’est en grande partie grâce à Marco. Après 5 buts en 17 matches de MLS la saison passée, il en a déjà claqué 11 en 20 matches cette année, près d’un tiers des buts montréalais. Seulement, le sirop d’érable commence sérieusement à lui coller au corps, à l’image de son maillot trop serré. Sans but inscrit depuis 4 matches, tout le monde craint le retour du néant total qu’il nous a infligés lors de ses sept premières rencontre de MLS.

Daniele Paponi : Et le problème, c’est que derrière Marco, quand le coach joue en 4-4-2, personne ne se dégage vraiment. Prêté au printemps par Bologne, Daniele vient compléter la teinte azurra que prend le bleu foncé du mont Royal. 9 apparitions, 2 buts, Il Papo peut devenir le Lilian Laslandes local s’il gagne en efficacité. Il en a déjà le style.

 

Super-Subz :

Evan Bush : Gardien pire que remplaçant. 1 match la saison passé pour le Ricain, 1 cette année, la semaine dernière contre San Jose en LdC CONCACAF. Evan stoppe un penalty « Reynald Pedros »© tiré par Alan Gordon et réalise un bon match. À l’année prochaine.

Dennis Iapichino : Dennis est offensif, il veut y aller, il a la dalle. Sauf qu’on lui demande de revenir boucher son côté et ça, il sait pas faire. Ancien coéquipier de Martins et joueur de coach Schällibaum à Lugano, il n’a sûrement pas kiffé sa place dans l’alignement inactif et vient tout juste de tweeter qu’il ne jouerait plus avec l’Impact…

Collen Warner : Le jeune milieu défensif avait tout d’un futur crack, ce qu’a confirmé son superbe exercice 2012. Seulement, il a du mal cette année à se remettre dans le bain, et la concurrence au milieu de terrain ne lui réussit pas. La pression, c’est pas son truc à Collen, du coup il fait banquette cette saison en attendant son tour.

Andres Romero : Seul compatriote argentin du onze, André Romarin est prêté à l’Impact par Tombense (Brésil). Explosif dans les quarante derniers mètres, plutôt bon dribbleur, il manque parfois d’un peu de tranchant dans les derniers gestes. Il ressemble au joueur offensif d’Amérique latine « de base » : rapide, technique, avec parfois des coups de génie, mais au final peut-être un peu con. Et je m’y connais, j’en ai vu beaucoup devant moi.

Hernan Bernardello : Deuxième joueur-désigné à rejoindre Montréal (loi Beckham), Hernan Bernardello nous est ramené d’Argentine par Nick De Santis. Passé par Newell’s, Colon et Almeria, il a déjà bien besogné à tout juste 27 ans, et peut apporter du sang neuf à côté des « anciens » Bernier et Arnaud. Premier match le 7 août contre San Jose, et première mention d’assistance. Ça commence bien.

Andrea Pisanu : Encore un rital prêté par Bologne, encore un bourlingueur et encore un milieu. Il participe à l’embouteillage au centre, ne permettant pas de mettre en place un plan structuré. Pas dégueu ceci dit…

Sanna Nyassi : D’origine Gambienne, Sanna est une sorte d’ailier joker. Souvent remplaçant, il profite de bouts de matches pour exploser dans le couloir et tenter de placer des contres en deuxième demie, souvent à bon escient. Par contre, le gars se gèle le cul au Canada, et il le dit : « C’est pire que la Norvège ».

Andrew Wenger : Le jeunot (22 ans) qui n’est à priori pas le neveu de Tonton se démerde bien devant ! Profitant de la pénu de purs attaquants derrière Di Vaio, il fait ses entrées et pourrait devenir un très bon aux côtés du Romain. J’aimerais l’y voir plus souvent d’ailleurs

 

Le Staff :

Marco Schällibaum : Entraîneur chef depuis janvier, le Suisse a une sacrée carrière de joueur de sous-bois au pays du grouyère. 450 matches avec Zurich, le Servette, Bâle ou Lucerne, avant d‘entreprendre un tour de Suisse du coaching. Il débarque donc à Montréal avec une grosse expérience, qui ne lui a néanmoins pas permis de se décider entre 4-4-2 et 4-3-3, deux systèmes avec lesquels il jongle à chaque match. Il va falloir trancher, car l’Impact ne touche plus une bille depuis quelques matches en MLS.

Mauro Biello : La deuxième légende (derrière moi) du club Bleu et Noir, sauf que lui n’a pas quitté la grande île après ses 389 matches. Le buteur maison est donc devenu entraîneur adjoint et mène ses troupes fort de ses 8 années de capitanat. Autant dire qu’avant son arrivée, Marco Di Vaio ignorait comment la mettre au fond, et Mauro lui a tout appris.

Philippe Eullaffroy : Le Français complète la paire d’entraîneur adjoint. Nommé en janvier après avoir dirigé les moins de 21, il est également directeur de l’Académie (pas celle-là, l’autre) et a conduit les jeunes aux meilleures fiches de l’histoire du club. Dans l’ombre de Schällibaum, il pourrait prendre une place encore plus importante d’ici peu.

PHOTO3On n’aurait pas pu trouver mieux !

Nick de Santis : Nick est le Leonardo local. Directeur sportif bellâtre, chevelure à vaguelettes à l’appui, il occupe le poste depuis 3 ans, et chapote la structure du club et de l’Académie. Lui aussi est une légende : il a gagné le titre de 1994 en tant que joueur, coachait notre team lors du triomphe de 2004, et était déjà directeur sportif lors du gain de 2009. La classe.

 

La famille Saputo : Promotteurs du soccer québécois depuis plus de trente ans, les Saputo ont placé leurs billes un peu partout à Montréal et dans la province. Commanditaires du Manic dans les années 80, ils ont craché le fruit de leurs produits laitiers dans la construction du Stade, nommé très sobrement Saputo, et dans l’inscription de l’Impact en MLS. Ça rapporte les biscuits.

PHOTO4

 

À tantôt pour la première Académie matchesque.

Becs anaux.

6 thoughts on “Impact Montréal, l’impact académie fait les présentations

  1. Bon matin grand cousin du nord !
    Vraiment pô si pire d’enfin avoir une acad sur l’Impact ! J’avais bien d’la misère à voir que c’était malhreusement pô encore l’cas sur HJ !
    Bienvenido et puisse la puissance de poutine anale être avec toi taberwel !!!

  2. Bienvenue à toi cher Becs Anaux!

    Nul doute que ta plume saura me réconforter dans mes moments de doutes en cette période de célibat et préservera par la même occasion mon sphincter d’un élargissement irréversible et source de regrets éternels.

    J’ai désormais l’impression d’avoir un nouvel ami, ce qui m’en fait 2 et demi, et je t’en remercie.

    Dans l’attente de ta première académie qui, je l’espère, sera tartinée de matière fécale comme elle le mérite, je te prie de bien vouloir agréer, Cher Becs Anaux, l’expression de mes sentiments les plus élogieux.

    Mazprésident

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.