Inter-Catania (2-0), L’internazionale academie livre ses notes
le Snake a encore mordu
Un véritable Derby d’Argentins pour le compte de la huitième journée de Série A, puisque l’Inter et Catane totalisent à eux deux 17 joueurs issus du pays du Che. L’Inter, dont les cadres sont au repos depuis quinze jours puisqu’ils sont tous snobés par leurs sélectionneurs respectifs (les cons), met en place un schéma de jeu qui a fait ses preuves avec trois joueurs derrière (de droite à gauche Ranocchia, Samuel et Juan), une ligne de quatre au milieu (Obi, Mudingayi, Cambiasso, Zanetti) et un numéro 10 (Cassano) pour épauler un duo d’attaquants composé de Palacio et Milito. De son côté, Catane fait dans le classique aussi, avec un 4-3-3 très offensif porté par la triplette de devant Bergessio, Barrientos et Gomez.
En plaçant Zanetti à gauche en lieu de place de Nagatomo suspendu, Stramaccioni espére aider Juan à boucher son côté car les Rossazzurri adorent combiner au milieu à une touche de balle avant d’ouvrir sur le côté pour un de leur ailier, et comme la qualité première des centraux de l’Inter n’est pas la vitesse, le Mister souhaite éviter que cette filiale de jeu soit surexploitée par Catane. Idem côté droit où Ranocchia, excellent mais lent (on ne peut lutter contre la génétique) se voit offrir un renfort défensif en la personne d’Obi, peu habitué au rôle d’ailier mais particulièrement vif et surtout un danger supplémentaire pour une équipe dont les joueurs de couloir défendent peu. Cambiasso et Mudingayi font quant à eux office de leviers, c’est à dire lorsque l’un des deux récupére, l’autre se projete vers l’avant pour apporter du surnombre et faire paniquer une défense peu rassurante.
En attaque, Palacio et Milito écartent beaucoup le jeu et alternent beaucoup avec Fantantonio, déstabilisant ainsi leurs vis-à-vis tant les caractéristiques des trois joueurs sont différentes, c’est d’ailleurs sur ce genre de configuration que le premier but de l’Inter est arrivé : Milito s’échappe côté droit et efface son adversaire direct d’une feinte qui n’est pas sans rappeller celle qui a signé la fin de carrière de Van Buyten, il joue en retrait sur Cambiasso monté aux avant-postes pour offrir du soutien, le Chauve lève la tête et aperçoit l’appel de Cassano dans le dos d’Alvarez et lui adresse un centre millimétré, le numéro 99 n’a plus qu’à pousser le ballon au fond, Andujar est battu.
L’Inter s’en sort bien et mène 1-0 donc, s’en sort bien car une dizaine de minutes plus tôt, Catane a raté une énorme occasion suite à une superbe ouverture du milieu de terrain signée Lodi (ou Marchese ? Snake ne sait plus, il a bu), mais Bergessio est gêné par le retour d’Obi et manque le cadre.
A partir de là, l’Inter pouvait enclencher la phase deux de son plan : Laisser le ballon à Catane et attendre la moindre faille à exploiter pour les poignarder. Si la fin de la première période a vu Catane se procurer quelques occasions plus ou moins franches sans réaction de l’Inter, la seconde période a coupé l’élan Cata-Niais, les hommes de Maran (ce Moron) cafouillent leur football et viennent se briser les os sur une défense de l’Inter superbement drivée par l’axe Samuel-Cambiasso, le tout grâce à un simple changement tactique opéré à la mi-temps par Stramaccioni : Le passage de Zanetti à droite. Gargano et Alvarez, entrés en jeu à la place d’Obi et de Cassano, initient et terminent les actions mais butent tantôt sur Andujar, tantôt sur les retours en catastrophe des défenseurs Rossazzurri. Ranocchia y va de son occasion également, suite à un centre de Cambiasso (après un putain de combat seul face à trois joueurs). L’instant honnête du Snake : Catane aurait du bénéficier d’un pénalty pour être , mais on va pas non plus les plaindre, ils n’avaient qu’à être plus assidus aux cours de théâtre. En attendant, sur un énième contre, Milito place une balle piquée minutieuse sur Palacio qui effectue un amour de contrôle orienté de la poitrine avant de fusiller Andujar du gauche.
2-0, la partie est pliée. L’Inter enchaîne un quatrième succès consécutif en Série A et rejoint la Lazio sur le podium, quatre point derrière le Leader Turinois mais un derrière le second, Naples. Sur ces quatre victoires, l’Inter a toujours joué à trois derrière, pour un bilan de quatre victoires donc, sept buts marqués et un seul encaissé : Prends-toi ça dans la gueule, Gasperini. Catane justifie quant à elle son statut d’équipe ridicule sur le plan comptable à l’extérieur (un seul point de pris) mais demeure septième.
Les notes :
Handanovic : 4/5. Une casquette en guise d’hommage à Walter Zenga et des parades effectuées avec un visage toujours aussi placide. Franchement, Snake le soupçonne de jouer sous LSD.
Ranocchia : 4.5/5. Un demi point en moins pour le trouage en règle sur l’action ou Bergessio se retrouve seul, à part ça il fut aussi beau et fort que le chibre de Snake un soir de défaite Rossonera.
Samuel : ?. N’a pas eu besoin de jouer, mais simplement de guider par la pensée ses deux comparses de la défense. Tel un joueur niveau International sur Fifa 13.
Juan : 4/5. Se faisait tellement chier qu’il a décidé de commettre des pertes de balle dangereuses au milieu de terrain avant de rattraper lui-même ses erreurs, comme pour humilier ses adversaires directs. Si l’uro était toléré, il s’y serait adonné tellement il était étonnant de facilité.
Zanetti : 3/5. Pour la première fois de l’histoire de l’Internazionale Académie, Il Capitano n’a pas 5/5. La faute à une première mi-temps un peu en dedans avec des pertes de balle pour tester la concentration des gars de derrière et un apport offensif limité. S’est montré plus à son aise en seconde mi-temps, lorsqu’il fut repositionné à droite.
Mudingayi : 4/5. Est venu, a vu, s’est marré, a latté, a récupéré, s’est projeté, a râlé, a fini perclu de crampes mais a quand même vaincu. Et non pas vingt culs, petits cochons.
Cambiasso : 10/5. Exceptionnel, l’homme du match incontestablement. A retrouvé une seconde jeunesse avec des interceptions, des rushs, des tacles, des sauvetages in-extremis, des relances très propres, une passe décisive et une superbe action initiée par un coup du sombrero arrière en tombant et achevée par un centre sur la tête de Ranocchia qui trouve le poteau.
Obi : 3.5/5. Un match bizarre. Offensivement, il était plus percutant qu’un album de Rihanna (ceci est faux, Rihanna pue la merde), mais défensivement, moins utile qu’un téton masculin. Il a beaucoup proposé mais a souvent oublié de couvrir son côté. Evite le 2 grâce à deux retours vers le Futur qui auraient pu mal se finir.
Cassano : 5/5. Si Cassano = 7.5 + X, alors X = ? Vous séchez ? Demandez à Galliani. Ou à Berlusconi, les trucs à trois avec une inconnue, il s’y connaît.
Palacio : 3/5. Comme d’habitude, il a beaucoup bougé, travaillé, pressé, mais souvent dans le vide. Par contre il compense ce côté brouillon avec un superbe but, à montrer dans les écoles de foot (cette phrase est ridiculement nulle, c’est des films de cul qu’on montre dans les écoles de foot, c’est bien connu).
Milito : 4/5. Il a lancé l’action du premier but, a offert le second à Rodrigo don Palacio, a couru, essayé, dézoné, bref il a justifié son statut de sosie de Stallone en donnant tout sur le ring.
Les remplaçants :
Gargano a été excellent et fut une réelle plus-value dès son entrée en jeu, Guarin a contrôlé et Ricky Alvarez a effectué quelques gestes de grande classe (comme éliminer son adversaire d’une roulette de la semelle) mais a beaucoup croqué. Sans conséquences fort heureusement pour sa vie.
Les Buts :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DXKHpGozmUI
Un journaliste : « Que vous a dit Cassano ? », Cambiasso : « J’en sais rien, personne ne comprend ce que raconte Cassano ».
Rendez-vous jeudi soir pour la réception du Partizan pour le compte de la troisième journée d’Europa League. D’ici là, achetez-vous Anarchy Reigns et éclatez-vous.
Bises anales.
Snake.

Brillant pour Cassano *, tu compenses le 3 de Capitano avec un 10/5 pour Esteban: Superbe ! ;)
Merci JPRJeanPierreRomain : ) !
Sinon, deux coquilles que j’aimerais auto-relever :
– […]En plaçant Zanetti à gauche en lieu ET place de Nagatomo suspendu […].
– […]Catane aurait du bénéficier d’un pénalty (pour être – en trop) , mais on va pas non plus les plaindre[…].
Excusez-moi pour ces erreurs d’inattention :/
Encore merdique.
Oh Toi, ta gueule
Zanetti : 3/5.!!!!!!!!!!!!
Snake a osé!!!! T’as fait une anal à Marco…sur ce coup là!!!
Le but de Palacio c’est la grande classe