Inter – Tottenham (4-1) : La Spurs Academy livre ses notes

Sans Bale, sans Lloris

 

Ce devait être une formalité, ce fut un calvaire.

Si Tottenham passe ce soir, ce n’est certainement pas grâce à sa défense mais plutôt grâce à son match aller. Ce n’est pas intrinsèquement comparable je sais, mais je m’en fous. Est-ce qu’on a vraiment besoin de se justifier quand on subit pareille correction ?

Car si la frustration et l’humiliation sont bien présentes dans le petit cœur de chaque supporter des Spurs, il ne faut pas oublier que Tottenham s’est qualifié pour les quarts de finale de l’Europa League. Oui, mais dans quelles conditions ? Comme dirait Pierre Desproges, c’est une très bonne question, et je vous me remercie de me l’avoir posée. Dans un match qui avait tout l’air d’être écrit d’avance, les Spurs ont bien failli y laisser leur plume (Appréciez !). On ne pouvait même pas, à proprement parler de match piège puisque 4 buts à remonter, qui plus est dans une coupe d’Europe contre une équipe qui truste les premières places de Premier League en 2013, s’avérait être mission impossible pour les joueurs de L’internazionale de Milano. Le seul peut-être, à avoir senti le coup était ce bon André, puisqu’il déclarait lors de la conférence de presse d’avant match qu’il n’alignerait pas d’équipe bis, et qu’il viendrait à Milan pour ramener le scalpe de Nerrazzurri.

Alors comment expliquer cette déconvenue ? Pour garder les mêmes références, car je suis soucieux de vos carences mentales : c’est une très bonne question. Mais je ne vous remercie pas de me l’avoir posée. Certains l’expliqueront ainsi : Garethouné Bale, averti lors du match aller, était suspendu ce soir. Et durant la semaine, plusieurs observateurs (comprenez le fleuron des footballogues français et anglais) ont créé une émulation certaine autour du club de Londres en parlant d’une « Bale dépendance ». Ceci expliquant cela, on comprend peut-être mieux pourquoi AVB montrait des motivations si belliqueuses : Piner le cul des Interistes pour fermer le claque merde de ceux qui croient que Tottenham ne tourne que grâce à un joueur. Force est de constater que l’issue du match leur a donné raison. On ne peut le nier. Peut-être parce qu’il y a une part de vérité là dedans, car quand Bale n’est pas là, le niveau global de l’équipe s’en ressent, c’est une évidence. Néanmoins, autant que je me souvienne, tous les matchs des Spurs lorsque ceux-ci ont été privés de Bale, n’étaient pas à jeter en pâture aux loups. Et inversement, ce n’est pas parce que Garethouné est sur le terrain que Tottenham ne se fait pas traîner dans la boue par ses adversaires (Je suis certain que vous, chers amateurs de Premier League, ne manquerez de me remémorer de bons vieux souvenirs où Tottenham a perdu sa vertu en présence du Gallois).

Mais comme le disait feu mon grand oncle : Faut pas chercher midi à quatorze heure. Ce qui explique que les Spurs se soient fait déflorer dans les règles de l’art par une équipe de Milan qui avait affiché un niveau bien bas lors de la première confrontation, réside dans l’implication et dans l’impact inexistant proposé par nos protégés. Plus particulièrement ce soir, c’est la défense qui a été à la rue, comme un non-symbole de la décision de Cécile Duflot (C’est faiblard je sais…).

Villas-Boas se montre fidèle à ses déclarations en ne laissant pas souffler ses cadres et nous propose la compo suivante :

 inter

Passons au match si vous le voulez bien. Et preuve de mon indignation, je ne ferai pas le récapitulatif de chaque action. Je ne me contenterai que des gros traits du scénario haletant qui nous a été offert ce soir par les 11 acteurs milanais et les 10 intermittents du spectacle londoniens (J’ai pas compté Livermore, vous m’en voulez ?).

Alors … Il ne faudra pas attendre plus de 20 minutes avant que survienne le premier but milanais. Sur un superbe mouvement collectif, Jonathan sert Palacio dans la profondeur qui centre au second poteau pour Cassano qui propulse le cuir au fond des cages d’un Friedel dépassé. 1-0.

Tottenham tente de réagir, mais le manque d’efficacité chronique qui frappe les Spurs fait que ces derniers rentrent aux vestiaires menés certes, mais pas encore inquiétés.

C’est à la 52ème minute que le doute s’installe et que les premières craintes apparaissent. Palacio, bien servi en profondeur par le numéro 19 de l’inter, laisse Will’ sur place et s’en va battre Friedel, impuissant.

Il ne nous faudra pas attendre plus de 25 minutes pour que Gallas himself remette les deux équipes à égalité sur les deux matchs, en déviant le coup franc frappé par Cassano préalablement dévié par le mur, qui s’en va tromper un Friedel médusé.

Tottenham n’a plus le choix et se rue à l’attaque en quête de ce but qui serait synonyme d’une qualification certaine. Mais les Spurs n’y arrivent pas et s’exposent aux contres assassins des Interistes sur-motivés. C’est la fin du temps réglementaire, et je rumine parce que je vais rater la première mi-temps de Benfica/Bordeaux.

Si on m’avait dit que des prolongations se profilaient à l’issu de ce match j’aurais certainement émis des réserves, mais si on m’avait annoncé qu’en plus, Adébayor offrirait le but de la qualification à Tottenham, alors là j’aurais rigolé doucettement. Et pourtant à la 105ème minute, sur une frappe lourde de Dembele qui force le gardien de l’inter a relâcher la balle, qui donc surgit comme un petit bouton d’or un matin de printemps pour pousser le ballon dans les filets ? Dieu, que ce match est bizarre.

Et pour bien nous faire flipper jusqu’au bout, parce que sinon ce n’eu été plaisant, à la 110ème minute c’est Alvarez qui reprend victorieusement une tête puissante qui vient battre un Friedel lassé.

Tottenham se fait quelques petites frayeurs durant les dix dernières minutes mais ne rompt pas et tient sa qualification aussi miraculeuse que dégueulasse. « Voili, voilou. »

Hop, hop, hop, vu que je suis très indigné et que j’ai surtout très envie d’aller me pieuter passons aux notes :

Friedel (2/5) : C’est difficile de lui en vouloir parce qu’il n’est pas vraiment responsable des buts encaissés ; il était même plutôt rassurant dans ses sorties aériennes ! Et son jeu au pied c’est quand même autre chose que celui d’Hugo y a pas à dire. Mais Brad … 4 buts quoi …

Walker (2/5) : S’il est à la rue défensivement, il aura quand même effectué de bonnes montées en début de match. « En début de match », c’est ça le problème.

Gallas (0/5) : Aïe, Aïe, Aïe. Soit le nombre de buts qu’on s’est pris à cause de lui. Ça me touche vraiment de lui mettre une telle note parce que ça fait rageux-footix (ce que je suis un peu au fond). Jusqu’ici c’était un Bonhomme lors de ses quelques apparitions en Europa League, en témoigne le brassard de capitaine qu’il arborait fièrement en début de match. Mais Will’ n’avait rien de rassurant ce soir, c’était même la cata’. J’espère que cette prestation ne sonnera pas le glas de sa relation avec les Spurs.

Vertonghen (3/5) : Une première mi-temps plutôt convaincante qui semblait s’inscrire dans la lignée de son match contre les Reds, même s’il a parfois été pris de vitesse par les Interistes. Mais au retour des vestiaires, Verty aura vraiment eu plus de mal à contenir les assauts de Palacio et consorts. Néanmoins, il aura certainement été le moins crade de toute la défense.

Naughton (1/5) : Comme d’hab’, Kyle a eu du mal tant défensivement, qu’offensivement où il n’a rien proposé. Au moins avec lui on est pas déçu. C’est réconfortant. Remplacé par Caulker à la 104ème minute.

Sigurdsson (3/5) : À l’image de Verty’ j’ai trouvé qu’il avait fait une bonne première mi-temps, provoquant énormément sur son côté gauche. Il a en revanche levé le pied en seconde période, en se rendant moins disponible et incisif.

Livermore (0/5) : … Oh et puis je m’en fous. Tel le prof réac’ dans sa dernière année d’exercice je mets des 0 aux mauvais élèves, ça leur apprendra à ces petits cons de pas honorer cette belle institution que représente les Tottenham Hotspur. Il a perdu quasiment tous les ballons qu’il a touchés et aura été gratifié d’un joli carton jaune pour gain de temps … à la 14ème minute. Un génie. Remplacé à la 70ème par Lennon.

Parker (2/5) : Les seules fois où je l’ai vu c’était en jeu court et il réussissait ses passes. C’est con, mais son collègue à la récupération ne les réussissait pas toujours.

Dembele (4/5) : En revanche, Moussa aura été au dessus de tous ses coéquipiers. Impliqué dans les -rares- bons coups, il aura constamment amené le danger sur ses prises de balles et tout particulièrement lorsqu’il repiquait au milieu ou lorsqu’il y évoluait en seconde mi-temps. Tout le monde s’accorde a le dire, le Belge impressionne de plus en plus à chacune de ses prestations en cette seconde partie de saison.

Defoe (1/5) : Une inefficacité désormais régulière Au moins il s’est certainement senti moins seul ce soir. Remplacé par Holtby à la 56ème.

Adebayor (3/5) : Je sens d’ici la volée de bois vert me tomber dessus. Si Adé a la moyenne ce soir, c’est uniquement parce qu’il marque le but -raccroc- de la qualification pour les 1/4. Sinon dans le jeu, c’est assez insipide. Ah si, à la 8ème minute il a réussi à enrhumer un défenseur de l’internazionale en réussissant un grand pont. Il y avait du Bale dans cette accélération. Comme quoi …

Les remplaçants :

Holtby : Son entrée aura fluidifié le jeu des Spurs dans le domaine offensif, même s’il n’a pas directement amené le danger dans la défense milanaise.

Lennon : Aura pas mal percuté sur son côté droit, comme à son habitude, mais c’était trop maladroit pour inquiéter l’inter, survoltée.

Caulker : Entré pour fermer la boutique londonienne après le but d’Adé, il aura plutôt participé à la session portes-ouvertes de ce soir, puisque même à 3 défenseurs centraux, les Spurs auront réussi à se faire prendre une 4ème fois par l’attaque Nerazzurri.

M’enfin, l’essentiel est assuré. On aura le plaisir de se retaper une, voire deux purges en quart de finale comme les Spurs nous y ont habitués depuis le début de la compétition. Le match aller de ces huitièmes ayant fait office d’exception.

John-John

3 thoughts on “Inter – Tottenham (4-1) : La Spurs Academy livre ses notes

  1. Dites pourquoi il n’y a pas eu de tirs au but ?
    Au bout des 90min il y avait bien 3 partout. Les prolongations devraient être un autre « match » non

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