Iran – Espagne (0-1) : La Perse et Peau Lisse Académie Domine les Esprits.

Ici le Docteur GrAli, ceci est mon journal de bord – Jour 773. Nous sommes le Mercredi 20 juin 2018 et je suis ici en mission top secrète à la base nucléaire de Kezab… Quoi ? … Oh, c’est bon franchement, oui on est enterré à Kezab, ça va, je peux le dire… Genre vous allez publier mes comptes rendus ? Genre je vais revoir ma femme et mes gosses ? Genre les femmes sont interdites de stade en Iran soit disant pour les protéger de l’attitude grossière des hommes ? … Voiiiiiilàààà ! Là on est d’accord !

Donc…

Houston, ici Kezab ! La petite base top secrète sous une ferme de chèvre. Ça va vous ? Bien ou bien ? Labess rhouya ?

Ici le temps se fait long. Nous sommes 238 hommes enfermés dans des dortoirs communs. La nuit, il y a du bruit. Mais notre chef nous a clairement expliqué en arrivant que chaque homme avait été testé. En effet, à l’aide d’un test hyper perfectionné, aucun homosexuel n’a été détecté. Donc les bruits de succion nocturne que nous entendons ne doivent être que le résultat des rêves bruyants de deux hommes qui se sont retrouvés dans le même lit tous nus par pure hétérosexualité.

Bref, voici le compte rendu de mes recherches :

XXXXxxxxxXXXXX

XXXxxxxXXXxxxxXXX

XXXxxXXX

(Classé secret défense).

 

Autant dire, pour paraphraser notre poto Trump, qu’on a plus de chance de maîtriser l’énergie atomique, qu’Hillary Clinton de satisfaire son mari.

 

Ce tweet me fait tellement halluciner…

 

Que reste t-il à un professeur de renommée mondiale en physique nucléaire à raconter dans ses comptes rendus vu que toutes mes recherches sont censurées ? (Oui, je suis au courant que vous m’avez censuré plus haut, bande de bâtard !)
Et bien, on va parler de football, bien que je n’en ai rien à talquer de ce sport !

… Physique nucléaire le mec… Professeur… Renommée mondiale… J’ai dû faire une erreur dans ma vie… je ne sais pas où… Mais j’ai dû faire une connerie quelque part…

On affrontait l’Espagne pour notre deuxième match. Après un miracle aussi héroïque qu’invraisemblable contre le Maroc, on se devait de réitérer l’exploit. Et vous savez quoi ? Ben on y était presque…

Le MATCH :

Pas grand-chose à dire, on a défendu pendant 90 minutes avec une ligne de cinq ou six défenseurs. En première mi-temps, on avait réussi 49 passes… Malgré de courtes contre-attaques, vraiment intéressantes, on s’est fait dominer et on a fini avec seulement 20% de possession du ballon. On a tenté de faire déjouer l’Espagne. Et on a bien failli gagner.

 

Comme des canards sur un champ de tir…

 

Au final, j’ai juste envie de saluer les efforts fournis par nos hommes qui étaient vraiment énormes. Retranchés dans nos 30 derniers mètres, ils étaient juste infranchissables ! Les Espagnols ont bien tenté des « une-deux », mais quand ton « une-deux » doit traverser une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze joueurs… Bah tu as intérêt à avoir fait des doubles nœuds à ton short parce que t’es pas sûr qu’il te reste sur les hanches à la fin…

On est comme ça. C’est l’esprit combatif inculqué par notre coach QUEIROZ depuis 7 ans. D’une manière ou d’une autre, on imposera le respect à nos adversaires. Chacun des onze joueurs sur le terrain était un petit héros ce jour-là. Il représentait un peuple, un pays. Et je me demande parfois ce qui a pu se passer dans leurs têtes à ce moment-là…

Je vous avais fait découvrir Sardar AZMOUN et Alireza BEIRANVAND la dernière fois, à présent, on va découvrir :

 

Ramin REZAEIAN (Autre chose que Modric ou Vida, non ?)

 

Ramin est né le 21 mars 1990, à Sari. Il est le troisième, d’une famille de quatre enfants. Il se distinguera très tôt par son caractère solitaire. Il aime les frites et la mayonnaise. Sans doute cela sera un choix déterminant pour signer plus tard au KV Ostende en Belgique.
Petit, il adorait taper dans tout ce qui se trouvait à proximité. Des camarades de classes, des canards, des poules. Il avait un vrai instinct pour shooter tout ce qui pouvait se trouver proche de ses pieds.

 

Une rare photo de son enfance. Oui, les iraniens ont une barbe très tôt.

 

Alors, ce mercredi 20 juin, lorsqu’il s’est retrouvé face à Diego Costa, ballon au pied, sur le point de tirer au but… Un flash a parcouru son esprit… Il s’est rappelé son enfance… Son pays natal… Son instinct de shooter d’élite… Et là…

 

C’était plus fort que lui…

 

Il a tiré. Il a fait ce qu’il savait faire. Ce pour quoi il avait été entraîné à faire. Ce pour quoi il était né… Il a shooté le canard. Ramin a regardé la scène, impuissant. Il a vu le petit volatile rond et noir rebondir malheureusement sur la cuisse de Diego Costa et filer tragiquement dans les cages iraniennes. Alireza n’a rien pu faire malgré son mètre 94, le vilain petit canard condamnera la défaite pour l’Iran…

 

Dans les filets… Le tragique palmipède qui enterre l’Iran…

 

Ne t’en fait pas Ramin, personne ne t’en veut ici. Sauve-nous contre le Portugal et tout sera pardonné.

Au final, on a bien joué, personne ne pourra nous enlever ça. Vahid AMIRI a même humilié Piqué sous les yeux du monde entier…

 

Par devant…

 

… ou par derrière : Tout est magique !

 

Mais ce n’est pas ce que le monde a voulu retenir… Au lendemain du match… Ce n’est pas du tout ce que les gens ont voulu commenter… Non… Après un tel match, le monde entier a préféré se moquer de Milad MOHAMMADI…

 

Tu resteras le numéro un dans nos cœurs.

 

Milad est né le 29 septembre 1993 à Téhéran. Le plus petit d’une famille de cinq enfants, il doit très vite apprendre à trouver sa place. Son père est très exigeant. En effet, en tant qu’ancien professeur de sport, il a toujours poussé ses enfants à se développer sur un plan physique. Cela au grand dam de sa femme qui voulait faire de Milad un médecin.

 

 

C’est ainsi que Milad grandit sur un versant plus athlétique. Il est très souple, et son père voit en lui un futur gymnaste. Il est agile, et très discipliné. Milad excelle surtout dans l’exercice des « pirouettes » auquel il se découvre un talent précoce…

 

 

Alors, ce Mercredi 20 Juin… Lors de ce match contre l’Espagne… A une minute de la fin… Lors d’une touche… Milad avait la pression de tout un pays sur ses épaules… Milad devait faire ce qu’il savait faire de mieux… Ce pour quoi on l’avait entraîné depuis son plus jeune âge… Milad a fait une pirouette…

 

 

Et qu’est ce que le monde retient de ce grand match ? Juste ça… Oui, Milad a foiré sa pirouette…

 

Mais il a réussi son dunk.

 

 

LA CONCLU DU BARBU :

Voilà deux matchs que je commente cette Team Melli. Mais déjà plusieurs semaines que je me documente sur eux. Avec mes amis, lorsqu’on joue à FIFA, je prends systématiquement cette équipe pour mieux apprécier les qualités de chacun. Syndrome de Stockholm ou non… Je commence à m’y attacher… A considérer cette équipe comme la mienne. Franchement, ils démontrent de bonnes choses sur le terrain. Ils sont toujours volontaires pour l’effort, au risque d’en faire un poil trop. On ne peut que les apprécier… Ce n’est pas forcément le passage le plus drôle, ni même une conclusion… Mais j’avais envie de partager aussi un peu de cette émotion…

Bonne chance contre le Portugal la Team Melli.

 

Grali Daei

One Comment

  1. C’est une très belle équipe. L’Iran est un pays si particulier que c’est à peine étonnant de le voir réaliser de telles prestations, il est fait pour être grand, au foot également. Et ce fut un très beau match avec de nombreuses émotions et une envie énorme d’aller marquer. Ils l’ont fait, de sombres règles en ont voulu autrement. Faites mal au Portugal, brisez-les, vous le pouvez.

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