La PL Academy vous présente la douzième journée

“I can’t believe the news today, I can’t close my eyes and make it go away”. Le décès de Gérard Houllier ce 14 décembre 2020 a serré beaucoup de cœurs, de son Pas-de-Calais natal jusqu’à Lyon, de Paris jusqu’à Anfield. Fait rare : il y eut davantage de larmes dans les yeux des Scousers que de gouttes dans le ciel de Liverpool et de crachin sur les bords de la Mersey.


Leeds 1 – 2 West Ham

Nouveau drame à Ellan Road où Leeds prend pourtant très tôt les devants grâce à Fabianski qui fauche Patrick Bamford dans sa surface puis plonge trop tôt (selon le VAR) avant le tir tout pourri de Klich. Ce dernier a l’occasion d’assurer sur sa seconde tentative, ce qu’il ne fait même pas vraiment mais de guerre lasse, le gardien polonais laisse le ballon passer plutôt que d’avoir à affronter une nouvelle fois cette règle absurde.
Le match ne bascule pas pour autant et au mental, les Moyes boys vont chercher l’égalisation un quart d’heure plus tard grâce à Soucek qui s’envole littéralement sur corner. En seconde période, les Whites semblent incapables de faire progresser le ballon, si bien que ce sont les Hammers qui se procurent les meilleures occasions. Seulement Haller est un croqueur alors on s’en remet aux coups de pieds arrêtés. Cresswell trouve la tête d’Ogbonna à dix minutes de la fin et les Hammers confirment leur forme du moment avec une belle sixième place tandis que Leeds s’approche dangereusement de la ligne de flottaison (mais reste devant Arsenal, signe tout de même que ça ne va pas si mal).


Wolves 0 – 1 Aston Villa

Match musclé entre deux formations en difficulté pour faire preuve d’un poil de régularité. Les cartons ont plu comme drache sur les Midlands à Molyneux mais heureusement les occasions ont suivi en nombre elles aussi.
Les Villans peuvent s’estimer fort heureux de sortir de ce match avec une victoire tant ils ont été dominés. Néanmoins, ils ont opposé une défense courageuse à des Wolves pas assez tranchants au moment de tromper un Martinez en forme.
Le penalty obtenu en toute fin de match Par McGinn et transformé par El Ghazi soulage les Villans et leur permet de se replacer en dixième position. Les Wolves, treizièmes, devront retrouver de l’efficacité.


Newcastle 2 – 1 West Brom

Dans ce choc attendu par l’ensemble de nos lecteurs, les Magpies démarrent pied au plancher et ouvrent le score au bout de vingt secondes par Miguel Almiron. Déguisés en joueurs de Norwich, les (ex-?) hommes de Slaven Bilic semblent en adopter les stratégies défensives, mais finissent par égaliser en début de deuxième période grâce à une superbe reprise de Darnell Furlong (le frère d’Edward, petit ange parti trop tôt). Mais à dix minutes de la fin, un superbe centre de Murphy trouve la tête de Dwight Gale, qui catapulte le ballon dans la lucarne de Sam Johnstone (pas le joueur de City, l’autre). Les Pies remontent à la douzième place, Bilic se prépare à rejoindre Laurent Blanc sur les terrains de golf.


Manchester United 0 – 0 Manchester City

Derby au score nul et vierge mais surtout nul entre les deux Manchester.
Du côté des nuls en rouge, les difficultés à domicile perdurent notamment du point de vue offensif. Si on a retrouvé un peu de sérénité derrière, on peine toujours à atteindre la ligne d’attaque et celle-ci accuse un déficit d’efficacité.
Du côté des nuls en bleu ciel, on balance sur De Bruyne et on attend qu’il offre une passe décisive magique à quiconque, mais ce n’est pas facile pour le Belge quand on a un double pivot spécialement façonné pour le faire déjouer sur le dos.
Pas de cinquième victoire d’affilée pour le Raides et Vils, pas plus que de coup d’éclat pour les Skyblues : les deux clubs se talonnent, respectivement huitième et neuvième. On a vu des courses entre prétendus cadors plus intéressantes.


Everton 1 – 0 Chelsea

La vengeance de Carlo s’est déroulée sans accroc face aux jeunes Blues de Lampard.
Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Pickford qui a coûté des points à son équipe mais Edouard Mendy. En se laissant aller à un contact franc du collier sur Calvert-Lewin qui partait au but, le portier sénégalais a offert un penalty à Sigurdsson qui s’est fait un plaisir de le convertir. On ne devrait pas voir Kepa refaire surface dans les cages de Chelsea pour autant, mais cette erreur met fin à l’une des meilleures séries de PL en cours et relances les Toffees après quelques semaines compliquées.
Du côté des Blues de Londres, on a touché deux fois les montants mais surtout on s’interroge toujours sur le niveau réel du dénommé Havertz, annoncé comme le giga crack de la saison et qui semble trainer sa peine sur les terrains anglais à la recherche du succès annoncé. Espérons pour lui que le début d’année prochaine lui sera profitable.


Southampton 3 – 0 Sheffield

Pour résumer, disons juste qu’on espère que les bouchers-charcutiers de Sheffield ont des lames plus affûtées que celles de leur équipe de football, parce que couper un rôti avec un couteau à beurre, ça ne rime à rien.
Solides depuis le début de saison, les Saints n’ont pas forcé leur talent pour se défaire des pauvres Blades de Sheffield. Un premier but un peu bizarre pour concrétiser une légère domination, un second chanceux sur un tir dévié d’Armstrong pour bien mettre un coup de marteau sur les têtes des quelques valeureux adversaires et un joli une-deux petit filet de Redmond : tada, ca fait 3-0, merci, au revoir.
So’ton est un étonnant mais agréable quatrième avant d’aller défier l’habituel quatrième de Premier League, cette année au plus mal, Arsenal. Quant à Sheffield, ca fait onze défaites et un nul en douze matchs, cinq buts marqués. Je ne dirais pas que c’est un échec, mais je dirais que ça n’a pas marché. Heureusement, ils accueillent Man Utd c’est le moment idéal pour se lancer.


Crystal Palace 1 – 1 Tottenham

Que ceux qui souhaitaient voir le vétéran Roy Hodgson mettre une branlée au Flixbus One lèvent la main ? Tant pis pour le résultat final, c’était déjà pas si mal, pour un papy.
Et pourtant, ça avait mal commencé : les Spurs ont fait le siège de Palace pendant de longues minutes, les hommes d’Hodgson s’en remettant aux belles parades de Guaita. Malheureusement, c’est presque sur son arrêt le plus “simple” que (David) Guaita s’est troué : la frappe lointaine un peu molasse mais tordue d’Harry Kanenculé finissant au fond. “Comment ? on mène 1-0 ?” s’exclama José. “MAIS ARRETEZ DE VOUS FAIRE DES PASSES ET RECULEZ. RECULEZZZZZZZZ. BALANCEZZZZ DEVANT”. Ah, le football, quel beau sport parfois : après un cafouillage sur coup-franc, notamment de Lloris, Schlupp (c’est son nom) a égalisé. Contraints d’attaquer, les hommes du Mou ont essayé, essayé, mais se sont heurtés soit aux montants de Selhurst Park, soit à l’inévitable Guaita, soit aux deux en même temps.
Un match nul qui ne permet pas à Tottenham de prendre des points d’avance sur la concurrence, ce qui est bien l’essentiel. Palace prend un bon point et reste en milieu de tableau.


Fulham 1 – 1 Liverpool

Les semaines se suivent et se ressemblent sans se ressembler du côté des Reds : fortes disparités entre les Reds qui ont écrasé les Wolves y’a sept jours et ceux qui ont été nuls à Craven Cottage. Toutefois, permanence dans les annonces de blessures : Jota sera absent deux mois (mini). En attendant, retour sur un match que les Cottagers auraient bien pu gagner.
Les joueurs de Fulham ont tout simplement étouffé ceux de Klopp pendant la première période. Ils couraient partout, étaient assez justes, mordaient les genoux des Reds. Après le but de Decordova-Reid, Fulham n’a pas réussi à faire le break, la faute à un très bon Alisson Becker. Liverpool bienheureux de ne repartir aux vestiaires qu’avec un seul but dans la musette. Le réveil fut timide en seconde période, les Reds ne parvenant à revenir que sur un pénalty dégueulassement tiré par Mohamed Salah après une main sur coup-franc d’un joueur dans le mur.
D’un côté, Fulham aurait pu prendre trois points. De l’autre, Liverpool aurait perdu ce match il y a quelques années, sans aucun doute (et ils l’auraient gagné l’an passé, sans aucun doute non plus). Choc annoncé quoiqu’il arrive ce mercredi entre les deux premiers du classement, Liverpool accueillant Tottenham.


Arsenal 0 – 1 Burnley

Tout ce qu’il y a à savoir sur les Gunners est à écouter dans cette émission au nom énigmatique.


Leicester 3 – 0 Brighton

Dans cette version anglaise de Poules-Renards-Vipères, les Foxes ont croqué les Seagulls. C’est d’abord James Maddison, à la vingt-sixième minute, qui récupère un centre de Justin mal renvoyé par la défense mouette. La frappe de l’international anglais est plus molle qu’un sénateur UDI pendant le vote d’une loi de finances rectificative, mais Matt Ryan, fair-play, la laisse tout de même passer.

Moins d’un quart d’heure plus tard, le même James Justin adresse un nouveau centre parfait, à destination cette fois de Jamie Vardy, pour un but de pur avant-centre (qui a dit “renard des surfaces” ?). Enfin, dans la foulée, Maddison clôture la marque après avoir fait danser toute la défense de Brighton et envoyé une lourde du gauche en lucarne. Une mi-temps a suffi à Leicester pour remonter à la troisième place. Les Seagulls, pour leur part, confirment leur abonnement à la seizième place.


The table : Jouzé et son armée de rédacteurs déçus de ne pas pouvoir retourner au Tottenham Hotspur Stadium occupent la tête, les deux Manchester sont dans le ventre mou et Arsenal vise le maintien. 2020 donc.

Edgar Allan Poeteau

Un commentaire

  1. Je ne sais pas si on peut vraiment dire que « être devant Arsenal au classement » soit encore un signe que « ça va pas si mal », du coup.

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