La PL Academy vous présente la trente-quatrième journée

La PL n’a pas encore rendu son verdict même si les champions du haut et du bas de classement sont d’ores et déjà connus. Reste désormais la course acharnée pour le top 4, voir 5 pour les nullos et ceux qui comptent sur une victoire de United en Europa League pour espérer voir la Ligue des Champions. Sacrés opportunistes, ceux-là.


Southampton 1 – 1 Leicester

Avouons-le sans détour, lorsque Jannik Vestergaard a vu rouge dès la dixième minute, après avoir cisaillé Jamie Vardy en tentant de rattraper un contrôle raté, nous ne donnions pas cher de la peau des hommes de Ralph Hasenhüttl. D’autant plus que les Renards ont profité de cette supériorité numérique pour assiéger la cage d’Alex McCarthy (22 tirs au total, dont 10 cadrés). Sauf qu’une main dans sa surface de Kelechi Iheanacho à l’heure de jeu a rebattu les cartes, en offrant un penalty à James Ward-Prowse, qui n’en demandait pas tant. Heureusement pour les hommes de Brendan Rodgers, le même Iheanacho se rachète dix minutes plus tard en déposant un centre sur la tête de Jonny Evans. Juste ce qu’il faut pour limiter la casse et s’accrocher à la troisième place.


Crystal Palace 0 – 2 Manchester City

Pep avait besoin de faire tourner avant de finir le travail face à Paris alors il a titularisé…Sergio Aguero. Pas rancunier, l’Argentin a renvoyé l’ascenseur à son coach en montrant qu’il avait encore des qualités d’attaquant exceptionnelles. Son enchaînement en début de seconde période pour ouvrir le score nous le rappelle à tous : peu importe son club, le Kun manquera à la PL.

Le second but, à peine une minute plus tard, est l’œuvre de Ferran Torres qui se balade dans une défense des Eagles complètement dépassée. C’est pas trop grave de perdre contre le champion, surtout quand on est sauvé.

Encore une petite victoire et Pep et ses Citizens pourront sabrer le champagne.


Brighton 2 – 0 Leeds

Fin de saison en point de mire pour ces deux équipes qui ont rempli leur objectif : le maintien (pas mathématique pour Brighton mais quand même). Autre point commun : les deux ont la tête hors de l’eau en jouant bien au foot. Dernier point commun : aucun match des deux équipes n’a été vu en entier par Pierre Ménès (ni par aucun jeune de moins de 20 ans si l’on en croit les pignoufs qui nous dirigent).
Seul enjeu : continuer sa route, gagner pour le plaisir. Caramba ! Marcelo Bielsa a failli sur ce coup-là. Les Seagulls ont profité d’un cafouillage dans la surface leedsienne pour ouvrir le score sur péno. Jamais vraiment dans le coup, les hommes d’El Loco ont délivré une performance très sloppy comme disent ceux qui peuvent boire des bières actuellement. Le match a perdu tout suspense après un magnifique enchaînement de Danny Welbeck. Si, c’est possible. On espère que Leeds finira dans la première partie de tableau. Après tout, ils sont 11e à deux points d’Arsenal.


Chelsea 2 – 0 Fulham

Chelsea fait peur. Depuis l’éviction du pauvre Frank Lampard, le redressement est spectaculaire autant en Europe qu’en PL. Désormais, même Kai Havertz semble capable de s’acclimater au point de marquer des doublés, c’est terrible. Manquerait plus que Timo Werner s’y mette et il se pourrait que City trouve un challenger réellement sérieux la saison prochaine. Heureusement ça n’arrivera pas.

De leur côté, les Cottagers ont bien essayé mais n’ont réussi qu’à afficher leur infériorité et à mettre en valeur Edouard Mendy qui lui ne semble pas souffrir de problèmes d’adaptation.

La lutte pour le top 4 n’est pas encore terminée, en revanche celle pour le maintien semble bien s’arrêter là pour Fulham.


Everton 1 – 2 Aston Villa

Les hommes d’Ancelotti ont fort mal débuté le match, la faute notamment à Mason Holgate : le défenseur, pris de panique quand il a vu Ollie Watkins le presser, a perdu tous ses moyens. Le joueur de Villa a profité de l’occasion pour aller ouvrir le score. Tout de même, on n’a pas idée d’être aussi mauvais, on dirait un joueur d’Evert… Ah bah oui. Mal embarqués, les Toffees ont toutefois rapidement réagi par l’intermédiaire de Calvert-Lewin à la réception d’un corner de Lucas Digne. L’ancien gardien d’Arsenal, Emiliano Martinez, n’est pas exempt de tout reproche, déjà à moitié sur les genoux avant même que le ballon ne soit parti. Le reste de la partie fut parsemée d’occasions, avec quelques beaux arrêts notamment de Jordan Pickford (comme quoi, tout arrive). Mais Villa a fini par trouver la faille sur une frappe enroulée d’Anwar El Ghazi à dix minutes du terme.


Newcastle 0 – 2 Arsenal

Deux actions et… pas grand-chose. Il faut dire que quand deux équipes plutôt faibles s’affrontent et que la moins nulle des deux ouvre le score au bout de cinq minutes sur un but moche (un centre de Bellerin, Aubameyang qui rate le ballon et Elneny qui en profite), cela incite rarement l’autre à faire quoi que ce soit. Et quand Aubameyang double la mise à l’heure de jeu sur un bon service de Gabriel Martinelli, les intentions des Magpies passent de très neutres à inexistantes. Le maintien est assuré, on ne va pas se fatiguer. Du côté des Gunners, tout se passe comme prévu : Aubam a marqué, il sera donc titulaire en pointe contre Villarreal et n’apportera rien dans le jeu. Hâte.


Manchester United – Liverpool : reporté

Les protestations ont quelque peu échappé au contrôle supposé des autorités ce dimanche à Manchester. Une foule très remontée a d’abord arpenté le parvis d’Old Trafford, mais aussi celui de l’hôtel des joueurs (le rassemblement de MU a toujours lieu au Lowry hotel). Un peu plus tard dans la journée, ce sont quelques centaines de fans qui ont réussi à accéder directement à la pelouse du stade, faisant irruption un peu partout et nous offrant quelques vidéos mémorables dont les réseaux sociaux se sont déjà amplement délectés.

La démonstration de force de la part des vrais fans, hommes du match à tous les niveaux, est spectaculaire et cela ne peut que nous combler de bonheur.

L’avis côté liverpuldien en rouge : Bravo aux fans de Manchester pour cette action. Bravo et également merci à la League de nous accorder trois points sur tapis vert.


Spurs 4 – 0 Sheffield

La vie sans Jouzé, c’est mieux. Surtout pour Gareth Bale, qui semble avoir retrouvé son post-it “tu as le droit de marquer” et décide d’inscrire un triplé, comme à la belle époque d’il y a dix ans. Heung-Min Son en rajoute un quatrième, histoire de soigner ses stats (seize buts). Voilà, les Blades sont en Championship, sauf rétrogradation des six salopards pour séparatisme (on peut rêver).


West Brom 1 – 1 Wolves

Les Baggies jouent toujours leur survie, au duel contre Fulham pour la place de barragiste. En accueillant les joueurs de Nuno, incroyablement irréguliers et moyens cette année, et après la défaite des Cottagers à Chelski, il y avait un coup à jouer. Mais le Black Country Derby n’a pas réussi à WBA, la faute notamment à leur niveau général avec un ballon. Si Sam Johnstone a repoussé plusieurs fois l’échéance, les Baggies ont logiquement pris un pion en fin de première période par Fabio Silva, future pépite toujours pas éclose. Mettons au crédit des relégables d’y avoir cru et d’être allés chercher l’égalisation grâce à Mbaye Diagne, buteur de la tête dans une défense très passive. WBA ne prend qu’un point et reste, là aussi, un point derrière Fulham.


Burnley 1 – 2 West Ham

Dans ce duel entre deux des trois équipes que les non-suiveurs de la Premier League confondent systématiquement (avec Aston Villa), les Marteaux ont fait respecter la hiérarchie. Ce sont pourtant les locaux (les fous en espagnol) qui ouvrent le score au bout de vingt minutes, grâce à un pénalty généreux obtenu et converti par Chris Wood. Mais pas le temps de gamberger pour les hommes de David Moyes, qui égalisent dans la foulée sur une tête de Michel Antoine. En prévision des soldes flottantes, ce dernier rajoute un pion huit minutes plus tard en coupant un centre de Said Benrahma. Trois points supplémentaires pour le West Ham de David Moyes, qui reste en course pour la Ligue des Champions à quatre journées de la fin (on a dû relire trois fois cette phrase avant d’appuyer sur “publier”, mais on vous jure que c’est vrai).


The table : ainsi.

Edgar Allan Poeteau

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