Le Havre-Nîmes (3-1) : La Costières Académie (Ra)nique ses morts

Avec jeux de mots et montage photo de qualité.


Soyons honnêtes, le concept de « défaite encourageante » a toujours été un cache-sexe assez pénible, prioritairement utilisé par les entraîneurs appartenant à la catégorie « pleutres ». Laissons encore quelque temps le bénéfice du doute à Fredo Bompard quant à savoir s’il y a sa place, pas sûr qu’il ne se barre pas de lui-même avant d’avoir trouvé la réponse en se rendant compte de l’étendue du merdier dans lequel il est venu se fourrer.

Or donc, nous voici repartis du Havre, leader du championnat, avec la désagréable sensation d’avoir bien joué pour que dalle. C’est toujours mieux, me direz-vous, que de jouer comme des tanches. Je dirais qu’après tout oui, au moins a-t-on eu la preuve, après de nombreuses semaines de doutes, que nos gars savaient encore jouer au sport pour lequel on les paye, mais le mérite ne rend pas la défaite plus douce, c’est connu. Et comme à l’amour souvent succède la haine, laissons là la tristesse pour la colère.

Sans transition, voici une nouvelle proposition de bannière et de base visuelle pour cette académie, déjà largement connue dans le Gard et en France pour la qualité de ses prestations dans ce domaine.

(courtesy of Le stagiaire DA de la Costières Académie, MGT Quidam approved).


LE MATCH

Fred Bompard et ses boys étaient déjà dos au mur avant ce déplacement, et on ne peut pas dire qu’on en attendait grand-chose, surtout après la pitoyable dérouillée à domicile contre Metz (c’était là, viens on t’essplique). Et bizarrement, nos gars attaquent fort et bien. Mais vraiment bien, avec du pressing coordonné, des sorties de balle propres, des courses et des appels pertinents. Nouveau schéma en 4-4-2 avec Guessoum derrière Vargas sur le côté droit, c’est suffisamment costaud pour nettement dominer le premier acte. Ne manque que la finition, avec cette règle pénible qui veut que c’est celui qui marque des buts qui gagne. A ce jeu-là, notons un retourné de Koné, et une mention spéciale à Pablo Pagis, qu’on va finir par nommer maître dans l’art de la vendange. On parvient malgré tout à passer devant sur une bien belle action construite (si, si) avec Saïd à la remise d’un centre de Vargas, et Fomba qui pousse au fond (0-1, 50e): on se dit alors qu’un blocage allait peut-être enfin sauter.

Las, tel une funeste statue du Commandeur périoxydée, vague spectre pailladin évoquant Savanier, survint alors Quentin Cornette et sa teinture de pétasse, qui se chargea presque à lui seul de nous remettre la tête sous l’eau. Les signaux étaient déjà présents : on se met sur le reculoir, nos titulaires sont cramés et le banc manque de profondeur. Après quelques minutes à subir, ce fut la débandade : d’abord avec une fort jolie lourde lointaine (sur laquelle, quand même, on a tous hurlé à Guessoum de le découper) dans le petit filet (1-1, 61e), puis sur un but gag, le genre de but que n’encaisse qu’une victime consentante ou un candidat tout désigné au National (ça tombe bien, on est les deux). Résumons : corner havrais repoussé, le susmentionné Cornette reprend de loin, sans danger pensons-nous pour Maraval. Mais c’était sans compter sur son positionnement, ses nerfs, sa coordination des membres, etc., bref, Axel se chie, recule, fait rebondir la balle et entre dans le but avant de relancer comme si de rien n’était. L’arbitre de touche indique que c’est rentré, il n’y a pas de VAR ni de GLT, donc on remballe, et le CSC est généreusement accordé à notre héroïque rempart, faut dire qu’il y a mis du sien (1-2, 81e).

Derrière on lâche tout mais y a plus rien, c’est brouillon et sans danger pour l’adversaire. N’oublions pas un dernier but du même Cornette sur une contre-attaque en toute fin de match, pour faire bonne mesure (3-1, 91e).

Evidemment, il est tentant de hurler à la sodomie arbitrale : il paraît objectivement très peu probable que le ballon ait entièrement franchi la ligne, nonobstant la cagade de Maraval, et encore moins probable que l’arbitre de touche ait pu le voir à l’oeil nu à vitesse réelle. Le bénéfice du doute aurait pu nous épargner ce but aussi grotesque qu’important, et nous faire nous sentir moins cocu à l’arrivée. Mais quelque part, c’est le genre de signe du destin que tu t’attends à ramasser sur la gueule quand tu joues avec le feu depuis tant d’années. Parce que ne nous y trompons pas, tout ceci n’est que l’aboutissement logique d’une longue décrépitude. Nous travaillons à l’élaboration d’une chronologie des années Assaf, afin de reprendre ce merdier à la racine. Mais sans repartir trop loin, comment ne pas voir en cette saison de merde la quintessence de l’assafisme, avec un effectif faiblard en quantité comme en qualité, censé assurer un « maintien tranquille » et qui va plus probablement nous ramener en National, le tout dans un contexte plus plombé que jamais, en évoluant désormais à domicile dans un stade en kit où nous n’avons pour le moment connu que deux défaites, en remplacement des Costières où l’équipe avait pris l’essentiel de ses points sur la phase aller.

Les promesses de jeu entrevues au Havre peuvent être un signe d’espoir, mais rien ne garantit qu’on soit capables de les réitérer contre des équipes évoluant plus bas. En attendant, on est à 5 points du premier non-relégable.

Allez, place aux artistes.


LES NOTES

MARAVAL (0/5). La giga-boulette mentionnée plus haut, qui nous coûte probablement les points. Notons aussi sa grooooosse fébrilité dans les sorties aériennes…

BURNER (2+/5). A force de ne pas avoir grand-chose à dire de lui, on va finir par en dire du bien. Remplacé par SADZOUTE.

DE GEVIGNEY (3/5). Préféré à Poulain, le jeunot a bien fait le taf. Un peu naïf sur le dernier but, mais c’était déjà plié.

DJIGA (3/5). Un gros sauvetage juste avant l’égalisation, qui aurait pu se transformer en CSC. Pas si mal dans l’ensemble, mieux que son match cauchemar contre Metz, mais ça c’était pas compliqué.

GUESSOUM (2/5). Appliqué sans être génial, on aurait aimé qu’il tacle Cornette au genou à la 60e au lieu de poliment l’accompagner. Comme son collègue de couloir, il a progressivement sombré en deuxième MT.

FOMBA (3/5). Un bon jour, symbolisé par ce but. Faut croire qu’il sort de sa léthargie de temps à autre pour émietter des comprimés de Berrocca dans ses joints.

N’GUESSAN (2/5). Quelques coups de rein spectaculaires, des passes qui cassent les lignes, mais aussi une fâcheuse tendance à disparaître en cours de match.

VARGAS (2+/5). Une bonne MT dans l’intensité, un centre presque décisif, puis une baisse physique après l’heure de jeu et une fin de match où il se fait copieusement bolosser par les entrants havrais. Remplacé en fin de match par BENEZET pour son décrassage de pré-retraite hebdomadaire

PAGIS (1/5). Trente occases pour en mettre une, à ce rythme faut aller au Cap d’Agde, garçon. Remplacé par BENRAHOU.

SAÏD (2+/5). Du mieux dans la consistance et le replacement, une remise décisive pour Fomba. C’est à peu près notre vrai seul ailier de toute façon.

KONE (1/5). Du Moussa classique, dont on a arrêté de croire qu’il pourrait revenir à un niveau correct. Il a dû naître hors-jeu, je sais pas. Remplacé par TCHOKOUNTE, rentré alors qu’on prenait déjà l’eau.

Sinon, toujours le calme plat niveau mercato… Déstressez ! Allez, la bise.

Karoud

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