Liverpool – Stoke City (4-1) : la Reds academy livre ses notes

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gazza
Un chapô doit répondre aux questions « Who ? What ? Where ? When ? Why ? ». On va la faire court : Liverpool a collé une branlée. Oui, encore.

Il est probable, quelques heures après avoir festoyé avec la moitié de ta famille et vu tes neveux arriver tout fiers avec leur nouvel ensemble de Chelsea, qu’il te restait un petit fond de bouteille dans un placard. Tu as intelligemment choisi de terminer ce petit Puligny-Montrachet avant que Madame ne décide de la mettre dans la blanquette. Puis, légèrement pompette, tu découvres le XI aligné par Kloppo. Oui, la composition reste la même depuis quatre matches.

Mignolet
Clyne, Lovren, Klavan, Milner
Henderson, Lallana, Wijnaldum
Mane, Firmino, Origi.

Subs : Karius, Lucas, Ejaria, Woodburn, Can, Moreno, Sturridge.

« Bordel mais OÙ EST DANIEL !? ». Un brin énervé et enivré, tu descends les escaliers en ronchonnant direction la cave. Tu pousses ton gamin qui a encore niqué une hélice du drone que tes beaux-parents lui ont offert. « Va plutôt lire horsjeu.net au lieu de m’emmerder avec ton robot à la con ! » Inutile de dire qu’après ce Noël un peu trop fêté, tu manques de patience. Tu sors de la cave avec un savoureux Romanée-Conti. Quitte à voir et boire devant les Reds, autant sortir un grand rouge. Game on.

 

Belle séquence pré-anal. Croyez moi, je suis un expert en la matière.

 

« Suis-je le seul à avoir bu !? ». Sur le moment, ta question est légitime. Liverpool, qui a peut-être continué de fêter Noël jusque dans le vestiaire, est apathique. Les joueurs ne se trouvent pas, déjouent pour certains, manquent de mordant… A tel point que Stoke City, fière équipe stagnant à la 13e place du classement, mène 1-0 à Anfield. C’est un peu comme si Joe Allen avait réussi à coller une balayette à Teddy Riner. Le monde à l’envers. Peter Crouch, homme aussi affûté et habille que le lampadaire au coin de ton salon, manque même la balle du 2-0. S’en est trop. Supporter beaux-parents et beau-frère pendant une journée, ça peut aller. Se coltiner la soupe aux oignons avec ton frère qui t’aide en ouvrant les bouteilles et les vidant tout seul, passe encore. Mais se faire manger par Stoke City « NON MERCI ! », cris-tu, affalé dans ton canapé ruiné par tes neveux quelques jours plus tôt.

Ta voix, ou peut-être celle de Jürgen, a été entendue par nos Reds. A moins que ce ne soit l’amour-propre qui parle. Peu importe pour toi et les fans venus se cailler les couilles à Anfield, les Reds reprennent des couleurs. A moins que ce ne soit les Potters qui ne tiennent plus le rythme après 30 minutes d’un pressing agressif. Qu’importe, après un une-deux hasardeux dans la surface adverse, Lallanal cloue le gardien au premier poteau et redonne de l’espoir à tout un peuple. Propre. Quelques minutes plus tard, Firmino aggrave la marque, les rayés blanc et rouge lui laissant tout le temps nécessaire pour contrôler et frapper du gauche. 2-1 à la mi-temps, l’honneur est sauf et le rouge bien torché. Bravo à toi.

 

Que dire de la seconde mi-temps ? Rapidement dépassés, les Potters n’ont pas réussi à retrouver le rythme de début de match alors que les Reds, eux, restent sur leur lancée. Les quelques 3 000 fans de Stoke City (oui, cette espèce existe réellement), se disent déjà que les 1h30 de route pour rentrer à la maison vont être longues. Endormi par ce Romanée-Conti qui méritait un bien meilleur sort, tu as raté le doux CSC d’Imbula, jeune-homme à qui on promettait le meilleur de la Premier League. En vivant à Stoke-on-Trent, il l’a eu. Et le pire, dans cette histoire, c’est que tu as manqué le but de Sturridge, ton chouchou. Tout juste rentré, l’avant-centre intercepte une passe en retrait de Shawcross, dribble le gardien et pousse la chique dans le but vide. 4-1, la messe est dite et tu as raté le meilleur du match. Finalement, ce sera ton gosse qui te réveillera à 20h43 avec cette question : « Papa, je suis allé sur Horsjeu.net… Et…. Ça veut dire quoi « l’anal » ? ». Bonne chance avec ça mon con.

 

Deux possibilités s’offrent à nous : soit cette homme a fait des saloperies à la Mère Noël OU c’est un supporter de Stoke un peu trop passionné qui n’a pas peur du ridicule et qui va avoir une fière gueule au boulot demain matin avec une barbe pareille.

LES NOTES

Mignolet (3/5) : Aussi rassurant qu’un lépreux dans les cages, Simon a sorti un match ni mauvais, ni très bon. Le pire dans cette histoire, c’est qu’il est meilleur que Karius. On n’a pas un gardien chaud pour venir à Anfield ?
Clyne (3/5) : Clyne est le thermomètre de l’équipe. Quand elle va, il est fort. Quand elle va mal, il ne sait plus quoi faire. Il est donc monté en régime tout au long de la rencontre.
Lovren (2/5) : On a retrouvé le bon vieux Dejan qu’on aimait insulter à outrance. C’est dire à quel point il a été mauvais hier soir.
Klavan (3/5) : Ragnar est un homme discret. Très discret. Trop diront certains. Pour ma part, je pense que c’est un agent secret estonien et qu’il est à Liverpool pour enquêter sur Paul McCartney : est-il mort, oui ou non ?
Milner (4/5) : Fourré dans tous les bons coups, un passe décisive pour Firmino, Milner prouve une fois de plus qu’il est aussi à l’aise en tant qu’arrière gauche que dans les fesses de ta maman. Oui, c’est gratuit.
Henderson (3/5) : Pas la match de l’année pour Hendo qui a dû passer des fêtes de Noël très tranquilles, voire un peu trop vu son état de forme. Il serait temps qu’il se réveille.
Lallana (4/5) : Notre héros, notre sauveur, à l’image de ton pote arrivant tout sourire avec une tournée de pintes dans les mains.
Wijnaldum (3/5) : Un bon match pour le Néerlandais, homme très gentil qui ne crie même pas quand Lallana lui pique le ballon sous les yeux alors qu’il était en bonne position de tir. Good boy Georginio, boog booooy.
Mane (4/5) : Quand il a vu que son équipe buvait la tasse, Mané était aux choux. Son contrôle plein de désinvolture nous a coûté un but. Il est monté crescendo en régime quand il a compris qu’en fasse, les mecs étaient hors limite.
Firmino (5/5) : Dangereux, l’œil affuté, Firmino a joué un match presque parfait. Qu’il se fasse contrôler bourré tous les quatre matins si c’est pour nous sortir de tels matchs, nous sommes preneurs.
Origi (5/5) : C’est bien simple, à mon sens il était le meilleur des Reds quand ses coéquipiers décuvaient encore. Sa prestation était en suite à la hauteur de celle de ses coéquipiers et Divock aurait mérité mieux. Il se contentera d’être à l’origine du CSC d’Imbula.

Can (Nonnoté/5) : bien coiffé.
Sturridge (5/5) : un ballon, un but, une danse. The Stu’ est content et toi aussi.
Moreno (Nonnoté/5) : n’a pas beaucoup joué mais s’est montré bien plus efficace quand il évolue haut que quand il doit défendre. C’est pourtant presque l’inverse qu’on lui demande.

Steve Macadam

 

NB : toute coïncidence ou ressemblance avec des personnages réels n’est ni fortuite ni involontaire. Ce récit est une œuvre de pure fiction. Par conséquent toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Les Reds Academy ne marche pas seul, on a plein de copains au sein de la French Branch.

3 réflexions sur “Liverpool – Stoke City (4-1) : la Reds academy livre ses notes

  1. magnifique comme toujours , une plume trempée dans l’acide tartrique de la cafetirere de mémé , ça s’ecoute comme du audiard bravo mon saigneur !

  2. Si je peux me permettre, sans remettre en cause les qualités évidentes et reconnues de l’auteur de ces lignes, si Lovren est nul, pourquoi il a 2 ?

    1. Parce que 1 c’est très sévère, 3 c’est trop donner à ce cher Dejan et que, rapporté à 10, 4/10 c’est foncièrement nul. Mathématiques.

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