Manchester United-Barcelone (0-1) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

Au cœur d’une saison paradoxale, il fallait que le MU le plus faible depuis longtemps affronte le terrible FC Barcelone pour faire soit s’écrouler nos dernières chances de titre dans le ridicule le plus cacophonique, soit perdurer un état de grâce déjà redevenu fragile depuis quelques matchs (comprendre par là qu’on n’arrête pas de perdre depuis que Solskjaer a eu le poste). Verdict ?


LOS INGLOS

Soskjaer remet son 4-4-2 losange en branle avec le choix étonnant de Dalot sur le côté gauche qui a à la fois l’inconvénient de bloquer les montées de Shaw et l’avantage de mettre quelqu’un parce que sinon on n’a personne. En défense, la formation s’aplatit pour empêcher les tournicoteurs de tournicoter en rond et préparer les jaillissements, car il est évident que nous n’allons jouer qu’en contre. Évident.


LE MATCH.

Au moins, le suspens ne dure pas longtemps : dès l’entame les Catalans se saisissent du ballon et le tripatouillent jusqu’à la nausée, s’amusant à déconcerter notre bloc par tous les côtés. Au bout d’à peine 10 minutes, Messi aperçoit Suarez zoner dans un coin de notre surface et trouve l’Uruguayen d’une balle lobée. L’abominable mangeur d’enfant raciste marque sans marquer, à sa manière : la grosse chatte à sa maman qui précipite le ballon sur le bras de Shaw et qui entre dans le but. Un peu de doute sur un hors-jeu inepte et la VAR nous valide ça pour ajouter au dégueulasse : 0-1.

On n’a cependant pas assisté à la corrida annoncée. Loin de vouloir enfoncer le clou, les Catalans nous laissent tranquillement essayer de nous dépêtrer de ce mauvais pas en abandonnant le ballon pour attendre de nous crucifier en contre. Notre incompétence technique et la maladresse chronique de Young, à qui l’on s’acharne de manière incompréhensible à donner le ballon, ne font qu’ajouter au constat déjà tiré avant le match : nous sommes largement inférieurs à eux.

Ceci dit, la seconde période donne lieu à un beau sursaut d’orgueil de nos gagneuses, qui loin de s’en laisser compter, prennent quelques risques supplémentaires en s’exposant un brin, et font preuve d’une combativité redoutable dans les duels. Si cela ne suffit pas pour marquer des buts, cela a le mérite de mettre à l’amende les freluquets d’en face et donne l’occasion à des pelures de l’envergure de Sergio Busquets de se rouler par terre en criant mama pour une bonne raison.

Chose étonnante, c’est presque en bétonnant son milieu et sa défense que Valverde vient assurer son succès chez nous. Côté raide et vile, le sentiment légèrement insensé subsiste que la marche est simplement trop haute, mais que l’exploit reste possible et que le match retour fera de cette partie une nouvelle fois raté un nouvel épisode anecdotique dans notre histoire récente faite de beaucoup de bas. Believe.


LES NOTES.

De Gea 3/5
De bons arrêts au moment où il le fallait. Conscient de son jeu au pied toujours hasardeux, il a cherché à soigner ses relances en alternant court et long afin de déjouer le pressing adverse.

Young 1/5
Non, nous disons non. Nous disons stop. Ole, nous t’adorons tous, lui le premier de faire de lui notre capitaine, mais tant qu’il sera là et à ce niveau abyssal, notre côté droit sera le bac à sable de toute l’Europe et de l’Angleterre. La seule chose qui aurait pu rattraper son match, savoir sa qualité de centre, était égale à celle d’un touriste bourré à la vodka coupée de red bull, bref, c’est un naze, virons-le.

Smalling 3/5
Il l’avait annoncé, il ne lâcherait pas Messi d’une semelle, et il a tenu parole. Surexcité dans les duels, intraitable au marquage et bien décidé à pourchasser l’adversaire jusque très haut sur le terrain, il a même défoncé le pif du nabot dans une charge que n’aurait pas reniée Rommel un soir où il avait forcé sur le schnaps.

Lindelöf 3/5
Lui est resté plus discret, mais toujours sur ses gardes, le Suédois nous a offert quelques beaux sauvetages et replis savamment orchestrés à des moments où ça chauffait grave pour notre défense.

Shaw 2/5
Le malheureux a écopé d’un jaune tôt dans la partie. Se sachant condamné à regarder le match retour en tribune, il a tout donné et a bloqué parfaitement son couloir, sans pour autant pouvoir exploiter son potentiel offensif.

Fred 3/5
Très belle montée en puissance pour le Brésilien, qui semble enfin trouver ses marques dans notre milieu. Maître de la récupération, il a été un des premiers à prendre la mesure du tempo catalan et à le contrer avec de très bonnes anticipations. Offensivement, c’est moins brillant que ça pourrait, mais notre défense lui doit quelques frayeurs économisées.

McTominay 4/5
Eh bien s’il y en un qui ne s’en est pas laissé compter, c’est bien le bébé écossais. D’abord autoritaire au milieu pour aller chercher les ballons, il a tenté et réussi des choses que l’on ne pensait même pas réalisables par sa grande nature dégingandée. Dommage pour la réussite, mais il s’est clairement posé comme une alternative crédible après l’annonce du départ de Herrera, ce traître cupide.

Dalot 2/5
De beaux efforts, mais pas mal d’approximations, dans un rôle certes inhabituel. La sagesse norvegienne le replacera bientôt à son meilleur poste, catapultant ainsi l’usurpateur au crâne chauve dans les Limbes ou pire : à Birmingham, d’où il est venu.

Pogba 3/5
Non, contrairement à ce que la presse française autorisée (et un de ses représentants qui devrait cesser d’usurper le nom d’Hors-jeu et de cracher sur notre 6 pour exister) a annoncé, Pogba n’a pas réalisé un mauvais match. Il a peiné certes à se débarrasser des deux Barcelonais qui lui sautaient systématiquement sur le rable dès qu’il avait le ballon, mais il s’en est sorti régulièrement, n’a pas perdu de ballon dangereux et est même parvenu à trouver des décalages. Même quand il s’applique, il faut lui tomber dessus, disons.

Rashford 2/5
De la vitesse, des tentatives affolantes et des ratés sordides. Comme à la maison.

Lukaku 2/5
A énormément couru, mais a rarement été mis en bonne position. Il se rattrapera avec son doublé habituel au retour.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

Un commentaire

  1. C’est vrai que Young n’est plus tout jeune Bobby. Je vous ai vu à l’aller, je vous espère au retour.

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