Manchester United – Brighton (3-1) : La Raide et Vile Academie livre ses notes

La vie professionnelle c’est de la merde. Et cela s’explique par plusieurs raisons que je m’en vais vous narrer (on parlera football aussi promis).

Il existe un principe dit « de Peter » (pas le verbe, le nom) qui se résume ainsi : dans une entreprise, tout employé s’élève jusqu’à son niveau d’incompétence (ce qui du coup est relou puisque vous pensez bien que des gens incompétents démontent la chaîne de responsabilité, bloquent les gens meilleurs qu’eux en dessous etc etc, dépression, burn-out, Cyril Hanouna à la télé ce soir). Principe qui se vérifie aisément : Pensez (pour celles et ceux qui ici ont hélas un boulot) à votre directeur/directrice.

Autre exemple : un jour on m’a confié les « responsabilités » d’Horsjeu. Bon…

Mais là nous sommes hors cadre ; on devait parler football. Et il est temps que j’érige l’habile comparaison entre ces histoires de vie professionnelle et de ballon pied, du coup. Ça arrive. Après la compo préparée pour la réception du Barcelone anglais (pour les séjours linguistiques et les touristes en bord de plage) : Brighton & Hove Albion. Les mouettes.

Revenons en à mes grandes analyses du monde professionnel. L’autre jour (et ne me demandez pas comment je ne sais plus, tout est flou), je suis tombé sur BFM business, le pendant économie et MEDEF de BFMTV… C’était une journaliste (enfin je pense) qui se lance dans un édito truculent (pour BFM business hein) sur « comment se comporter en entreprise pour « avancer » » (dans sa carrière, pas à la cafèt). Et son diagnostic appuyé sur des études américaines (attention) était clair : il faut ouvrir sa grande gueule. Tout le temps. Se vanter. En permanence. Parce que selon les études (des Etats-Unis of America), un patron (From the USA, les best-of the best) il est toujours plus enclin à aller vers ceux qui ouvrent leurs grandes gueules (même s’il n’en foutent pas une dans les faits) pour leur confier des chose (comme des promotions) alors que l’employé (soumis) efficace et travailleur qui fait bien son taf, s’il se contente de bosser en fermant sa petite bouche : il n’aura rien.
Donc voilà, la morale c’était : arrêtez de vous plaindre intérieurement que vous n’avancez pas et que c’est pas juste alors que vous faites bien votre travail bouhouhou : devenez un connard, sinon c’est un connard-branleur alpha original qui aura votre poste/promotion/bureau avec vue sur la tour Total.

Mais quel est le rapport avec Manchester United – Brighton ?
Andreas Pereira.
Il est le connard original. Il est mauvais, mais il parle de ses rêves de Ballon d’Or. Il passe son temps à ralentir le jeu avec des gestes techniques inutiles. Il perd la balle parce qu’il refuse de la donner. Mais il se donne des airs de soliste qui « pue le football ».

Il est la preuve qu’avec un peu de bagout (mossieur est brésilo-belge #fuego #beau-jeu), trois tricks et un manque de concurrence (Jesse Lingard est son seul opposant « sérieux »), on peut enchaîner les matchs et mettre « meneur de jeu de la grande institution Manchester United sur son cv ».
Et il serait même capable de se vanter de son but. Ah ça oui. Et quel but. Il part en contre, ignore tout le long Martial et James sur les ailes, seuls, pour nous offrir 20 mètres en passement de jambes (on entendait pas les « shhhh shhhh » mais c’est tout comme). Evidemment il perd la balle qui miraculeusement revient sur Martial qui, malin, attend que la défense se jette sur lui pour la rendre à Andreas. Le génie du football samba envoie ensuite une vielle saucisse molle sur un défenseur qui dévie la dite saucisse et prend le portier Ryan à contre-pied. (1-0, 17e).
Tout l’inverse du deuxième but où notre McSauce national en se jetant dans la bagarre sur coup-franc (de Fred) pousse Propper au « own goal » Ça c’est faire le boulot pour l’équipe, peu importe l’esthétique. (2-0, 19e).

Le match est prodigieusement pénible, les Red Devils ronronnent et salopent leurs rares occasions.

Arrive l’heure de jeu où bien évidemment Manchester United encaisse un but con, sur un corner con par Dunk (le joueur, pas le geste de basket ball). (2-1, 64e)
Plot twist intéressant, Pour une fois, même pas le temps de paniquer, Manchester reprenant deux buts d’avance dans la minute qui suit. Et là encore une fois, il faut remercier le génie de monsieur Pereira. Si ce master des skillz ne s’était pas lancé dans une tentative de roulette vers l’arrière au milieu du terrain, jamais un joueur de Brighton n’aurait pu lui enlever la balle pour l’expédier vers Fred, qui, en une passe (tu entends André ?) ouvre Birghton en deux et lance Martial en profondeur. Le Français au terme d’un petit numéro d’abnégation dans la surface trouve Rashford au point de penalty qui allume. Barre rentrante. (3-1 66e)
On passera sous silence le moment ou Marcus a réussi a tirer à côté d’un but vide, depuis la ligne des 6 mètres.
C’était un beau match pour ronronner avec sa gueule de bois.

Les Diables

De Gea (2/5) :
Rien à faire et puis un but.

Williams (3/5) :
Quitte à ce que ça ne soit pas fantastique au poste de latéral gauche, plutôt que de perdre du temps avec Young, au moins on se dit que le petit Williams apprend, se développe et nous fera bientôt oublier qu’on a aussi Luke Shaw dans l’effectif.

Maguire (2/5) :
Ça va ce corner ? On a bien regardé Dunk sauter ?

Lindelof (3/5) :
Euh… match propre, ça vous va ?

Wan Bissaka (3/5) :
Son addiction au tacle se soigne un peu jour après jour. Son association à droite avec James sera potentiellement mortelle une fois qu’il aura progressé dans l’apport offensif.

McTominay (3/5) :
Tellement dévoué à la cause qu’il est sorti sur blessure en refusant la civière. Parfois les héros portent des shorts blancs tâché d’herbe.

Fred (3/5) :
C’est vraiment devenu un joueur utile (on partait de loin). Son coup-franc pour McSauce, son ouverture pour Martial… S’il n’aura jamais le niveau de Pogba, il compense en jouant, vite et simple ce qui fait gagner un temps précieux (et baisser la tension du supporter)

Rashford (3/5) :
Il est clairement en train de trouver sa place. Reste à régler la mire et enfin, enfin, on pourra recommencer à faire un peu peur.

Pereira (1/5) :
Pérorer : Discourir, parler d’une manière prétentieuse, avec emphase.
Pereirer : Jouer au football de manière prétentieuse, avec emphase. Faire les mauvais choix, perdre la balle.

James (4/5) :
Tout ce qu’il fait est beau, malin et utile. C’est dommage que personne ne daigne conclure quand Daniel offre.

Martial (3/5) :
C’est comme James mais avec des gants et une attitude nonchalante de petit branleur génial (ce qui vaut un malus). Surtout… C’est son taf à lui de finir, notamment.

Les suppôts de Satan :

Lingard pour Pereira, 70e (NN) :
La gastro ou le choléra…

Greenwood pour Rashford, 90+1e (NN) :
Vingt minutes trop tard pour que ça serve à quelque chose, Ole.

Rojo pour Williams, 90+1e (NN) :
Parce qu’il était là, le changement pour gagner du temps en fin de rencontre.

Prochaine sortie, un sexy déplacement à Sheffield pour y affronter le United local.
La bise inféranale

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

3 commentaires

  1. Et Luke Shaw il devient quoi d’ailleurs ? Il est décoratif sur le banc ou juste nul ?

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