Manchèsteure Uni / Paris SGEL (1-3) – La Porte de Saint-Cloud Académie aime toujours son ex

Je vous parle d’un temps que les moins de 10 mois ne peuvent pas connaître. Edinson en ce temps-là marquait son dernier but avec Paris-Saint-Germain-en-Laye. Son deux-centième, pile poil. Lui qui a si longtemps été injustement décrié pour son manque de précision, on peut dire qu’il aura soigné sa sortie, niveau comptable. C’était le 23 février, contre les grumeaux de Bordeaux. Avant le confi. Avant le départ.

Eddy est parti comme ça, sans qu’on ait pu lui dire au revoir, comme un petit vieux reclus dans son EHPAD, pauvre gusse incinéré sans témoins. Son contrat s’est fini, c’est tout. Une date sans signification précise au bas d’un papier signé et tamponné : 30 juin 2020, lu et approuvé, et puis s’en va, tout simplement.

Il est parti pour aller nulle part et partout à la fois. Mon petit cœur, encore tout engourdi du deuil de son grantatakan, s’est tordu d’un peu de jalousie en le voyant revêtir une nouvelle couleur, un rouge qui ne lui va pas au teint, si vous voulez mon avis (le camarade Bobby Carlton saura me contredire). Mais c’était tout de même joli de te revoir si vite, Edinson. J’espère que tu donneras encore beaucoup d’amour à tes nouveaux copains, et je t’embrasse, bel homme.

 


LA RENCONTRE


 

Pour commencer : oui, je sais, j’avais pourtant promis qu’on ne me prendrait plus à académiser les victoires et les bons mâches de PSGEL, j’avais pourtant dit que je me réservais le droit de ne parler que de l’échec, du mauvais, de la défaite, bref, de tout ce qui est vraiment intéressant en ce bas monde. Et bien sachez que mes belles promesses, je m’assieds dessus, sans d’autre considération pour ma propre diginité que Darmanin pour celle de l’humanité toute entière.

 

 

Résumons tout ça dans les grandes lignes : après l’ouverture du score précoce de Némarre qui reprend une frappe repoussée de Mbappouze (1-0), Paris-Saint-Germain-en-Laye confirme qu’il est bien sorti de sa crise de novembre de novembre (puisqu’on est en décembre, suivez bien) en proposant vingt premières minutes de très belle facture face à son adversaire nord-angliche. Du jeu vers l’avant, de belles combinaisons, des permutations sur les ailes, une défense parfaitement imperméable, tout ce qui fait une belle victoire en devenir.

Sauf que bien évidemment, avec ce PSGEL-là le drama n’est jamais bien loin, et il suffit que le Freddo rouge vienne s’essuyer le front sur la face de repris de justice de Paredesse sans être expulsé par l’arbitre vidéo-assisté pour que l’équipe parisiano-saint-germanoise perde tous ses moyens. Le jeu se fait hâché, les nerfs sont à vif, la concentration des joueurs est placée sur courant alternatif, la défense s’étiole et à la demi-heure, l’adversaire trouve enfin l’espace pour que saint Racheforde des enfants perdus frappe, prenant Navasse à contre-pied avec l’aide de ce bon vieux Daniel Péréra (1-1).

Et les choses ne vont pas en s’arrangeant après la pause, les contres angliches se faisant de plus en plus dangereux pour la propreté de nos sous-vêtements : Toto Martial manque d’abord le but vide, puis Eddy (ce traître que j’aime) trouve la barre transversale sur un lob, et Markiki doit se jeter pour sauver ses cages dans la foulée. Mais heureusement, PSGEL peut compter sur… quelque chose que je ne saurais pas décrire mais qui n’appartient qu’à eux : à vingt minutes du terme, sur un corner consécutif à une belle RAIE du goal adverse, le ballon est repoussé mais revient sur le Marquis-capitaine, qui peut le pousser au fond et redonner l’avantage aux siens, après avoir déjà fait trembler la barre sur un énième bon centre de Florenzo quelques minutes auparavant (2-1).

C’en est fini des espoirs manchesteuriens, surtout après l’expulsion (mieux vaut tard que jamais) du Freddo local juste après ce but. PSGEL tient le coup – non sans mal bien sûr, ça reste PSGEL – et se permet même d’en planter un troisième sur un contre dans le temps additionnel, initié et conclu de fort belle manière par ce (très) cher Némarre (3-1). Tout ça n’aide pas vraiment à y voir beaucoup plus clair pour la suite, mais ça, de toute façon, c’est un peu le running gag de ces derniers mois dans ce monde de merde.

 


LE SOVIET ENCORE TRANSI D’AMOUR


 

Kélore Navasse (2+/5) : Trompé d’abord par une déviation de son défenseur, sauvé ensuite par sa barre et par Marki, l’équilibre des boules costaricaines fait toujours loi pour le protégé de Kimberly.

Flirenzo (3+/5) : À l’inverse de la BAC et des stormtroopers, Alex sait viser (et il sait même défendre). Mais ni Némarre, ni Kiki, ni Marki n’ont réussi à concrétiser ses excellents centres. Le Ritalien n’en reste pas moins de plus en plus indispensable sur l’aile droite de PSGEL (à la différence de son affreux collier de barbe). Remplacé à la 79e par Titi Kerrère, ce qui en soit n’est pas follement intéressant.

Marquigol (4/5) : Quel homme. Il a tenu la baraque, dans les bons comme dans les mauvais moments de son équipe, et est venu marquer un but qui vaut de l’or en barres. Le Marquis comme on l’aime.

Kimpemboum (2+/5) : Moins en verve que son compère de la défense, surtout face aux contres éclairs des flèches d’en face, mais ça a tenu le coup quand même.

Abdiallo de Bourgogne (2+/5) : Exilé côté gauche faute de mieux, il n’a pas eu peur d’aller vers l’avant en première mi-temps, tout enthousiaste qu’il était d’avoir moins de responsabilités défensives sur les bras… au point de nous sortir quelques passes ratées bien traîtres (de Sarrasin) pour ses partenaires. On retiendra tout de même que sa récupération est à l’origine de l’action de l’ouverture du score, et que c’est lui qui glisse la balle à la Marquigne pour le but salvateur… On a vu pire comme dépannage. Remplacé à la 90e par Idrissa Guegueye, sur le compte duquel on dira simplement que parfois, mieux vaut jamais que tard.

 

Y a comme un air, non ?

 

Paredesse (2+/5) : Sa plus belle action reste sa magnifique chute sur le semi-coup de boule de son copain Freddo, qui lui a valu une semi-expulsion sous forme de carton jaune. Bientôt, grâce au VAR, on pourra distribuer des fractions de cartons jaunes proportionnelles à l’intention de porter atteinte à l’intégrité physique ou psychique de l’adversaire qu’on pourra lire en temps réel dans les yeux des joueurs. Gérald est déjà sur le coup. Remplacé à la 65e par Andrérrerra, qui a achevé le travail de son prédécesseur en subissant la demi-faute qui causa l’expulsion du Freddo susnommé (œil pour œil…).

Daniel Pereire (2/5) : Physiquement présent dans une première demi-heure dominée par PSGEL, franchement à la peine après son autogoal malheureux qui a ouvert la porte à tous pleins de problèmes pour son équipe. Le convoité trophée de « thermomètre du match » est donc pour lui ce soir.

MARCO ! (3/5) : Indispensable comme à son habitude, même s’il a sensiblement plongé par manque de rythme en seconde période. Remplacé à la 79e par Rafignâ, pour la passe décisive sur le dernier but.

Némarre (4/5) : Buteur opportuniste en début de mâche, buteur impliqué du début à la fin de l’action dans le temps additionnel, et dans une tripotée de bons coups offensifs de son équipe entretemps. Un mâche pas dégueulasse du tout pour le numérodisse.

Mbappette (2+/5) : Bon, pour aller contrer à onze contre dix à toute berzingue quand on mène déjà au score, ça, y a du monde. Mais quand on subit ses morts et qu’il faut marquer un but décisif, heureusement qu’y a Markiki pour suppléer Kiki, hein ?

Moïse le gentil (1/5) : Le jeune remplaçant d’Edinson a eu peur de faire de l’ombre à son illustre prédécesseur, et il a préféré se rendre totalement invisible à nos yeux. Mais t’en fais pas Moïse, toi aussi on ne demande qu’à t’aimer (mais pas Icartruc, là, lui j’en veux pas). Remplacé à la 65e par Mikk Bakk, dont la frappe suite au décalage de Némarre provoque le corner qui mène à la frappe contrée qui elle-même abouti enfin au but du Marquis : une entrée décisive, donc.

 

Et voilà, la crise est bel et bien finie, ça y est, le monde d’après peut commencer,

Respirez bien,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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