Manchester United-PSG (1-3) : La Raide et Vile Academy livre ses notes
rouge colère
Salut à tous,
affronter un club construit expressément pour gagner la compétition dans laquelle vous êtes engagé procure ce grand frisson des soirs historiques, des veillées endiablées et des insultes à peu de frais. Quand le scenario vous semble au premier abord favorable, cela vous emporte même vers des ivresses incomparables, sans le besoin d’une goutte de champagne. Lorsque tout s’écroule en revanche sur deux tours pendards du destin, tout un univers de supporter se retire poliment pour ne laisser la place qu’aux grossièretés.

Le match
L’une des équipes a un besoin urgent de points, l’autre d’un nul pour être qualifiée en huitièmes dès ce soir. Devinez qui attaque pied au plancher ? À peine a-t-on le temps de formuler du bout des lèvres un petit « oulah on prend cher, quand même » que Neymar se rue sur un ballon contré dans notre surface et trompe De Gea en force : 0-1, 6e.
Mais cette équipe déséquilibrée qui échappe à l’ancienne crise de novembre grâce aux stars qui ne venaient pas lui sauver le cul il y a de cela quelques années a conservé certaines mauvaises habitudes au rang desquelles reculer de quarante mètres une fois l’avantage au score obtenu n’est pas la moindre. À la demi-heure de jeu, c’est à nos rouges diablesses que le coup de billard est bénéfique quand Rashford, après un raid de Martial qui désorganise la défense parisienne, frappe fort au premier poteau et voit le ballon prendre Navas à contre-pied grâce à la déviation du pied de Danilo. 1-1, 32e.
Après quelques noms d’oiseaux échangés en argentin et en brésilien sur la pelouse, la mi-temps vient séparer les nerveux et les flegmatiques. Ceci dit, ces derniers reviennent drôlement excités sur la pelouse et se procurent dans l’immédiat deux énormes occasions, la première étant salopée par Martial dans des proportions invraisemblables, la seconde nous laissant hagard tant le lob dans la course de Cavani méritait un Puskas plutôt que cette barre transversale.
La chatte à sa mère ayant indiqué avec précision quel camp elle avait choisi, on voit peu après Marquinhos marquer suite à un nouveau rebond heureux dans notre surface (un petit regard sur le VAR aurait probablement fait retirer le but à l’arbitre, mais on ne va pas polémiquer -trop tard), puis dans la foulée, Fred est expulsé suite à un second carton jaune adressé pour une faute façon « je crie très fort, l’absence de public aide tellement dans ces cas-là, cool, l’arbitre s’est fait avoir hahaha je suis trop malin » (un petit regard sur le VAR aurait probablement fait retirer le carton à l’arbitre, mais on ne va pas polémiquer ni affubler tout l’arbre généalogique de Leandro Paredes des qualificatifs habituellement réservés au fond de commerce de l’entreprise Nicollin -trop tard). 1-2, 69e.
Dès lors, il devient facile de prévoir l’issue de la rencontre, quand bien même la solidité mentale égale à celle d’une taie d’oreiller à l’heure du coucher d’un punk à crête de ces citizens du continent nous laisse vaguement entrevoir la possibilité d’une égalisation tardive. Cependant, déjà qu’on ne peut pas compter sur eux pour grand chose, eh bien pour faire n’importe quoi plus que nous dans ces moments-là non plus, figurez-vous. Vraiment des tanches.
Tout cela termine donc dans un brouillon de football indigne, on se rue à l’attaque, Maguire joue ailier/avant-centre et dans les arrêts de jeu, le dénommé Neymar nous crucifie en contre, signe que tout n’a pas été comme sur des roulettes. 1-3, 91e.
D’une position plutôt tranquille, on passe donc grâce à ce match raté à celle du puceau flippé qui va devoir aller contrôler ses élans slipesques en Allemagne, à égalité de points avec son hôte pour une place en huitième. Ah vraiment, c’est toujours un plaisir d’affronter Paris à Old Trafford.
Les notes
De Gea 2/5
Pas aidé par sa défense ni par lui-même.
Wan-Bissaka 3/5
A manqué de son mordant habituel en défense mais il est passeur sur le but de Rashford, ce n’est pas la pire chose de ce match.
Lindelöf 2/5
Pas grand chose à lui reprocher, sauf peut-être de ne pas avoir pété une jambe à Neymar…
Maguire 2/5
Pareil avec Verratti.
Telles 2/5
Il a pour lui cette capacité à bien centrer qui lui vaut nos éloges à chacun de ses matchs. En revanche en défense, ça allait un peu vite pour lui, là…
McTominay 3/5
Il a fait fuir Neymar de sa zone après que ce dernier a échoué à lui arracher les couilles, le Brésilien n’ayant probablement pas l’habitude d’en voir de si bien accrochées. Dommage qu’il n’y soit pas resté cependant, cela aurait peut-être évité qu’il mette son doublé.
Fred 2/5
On ne va pas blâmer l’arbitre pour ses prises de décisions à son encontre, les outils, l’enjeu et les petites mesquineries de Paredes (au point qu’on s’étonne qu’il ne se prénomme pas Sergio) n’aidant pas. On peut en revanche regretter que cet excès d’engagement supposé n’ai pas conduit l’Argentin précité à vomir les os de ses membres inférieurs pas la bite puis à les manger en salade avec les osselets de tous ses ancêtres.
Fernandes 2/5
Ciblé inlassablement par les milieux adverses, il a eu grand mal à s’exprimer et n’a pas su appeler les ballons en faisant appel à sa mobilité habituelle. Un match sans, mais on connaît sa capacité à rebondir vite.
Rashford 3/5
Le seul de la ligne d’attaque à avoir rentré sa tentative, et ce n’était pas la plus facile. Il reste ainsi meilleur buteur de la Ligue des champions en espérant qu’il pourra encore s’exprimer en phase finale.
Martial 2/5
Un raté comme le sien le poursuivra longtemps sur les réseaux, à lui de trouver les ressources pour qu’il lui sorte de la tête au plus vite. On manque terriblement du Martial tueur de la saison dernière, la solution viendra peut-être d’un petit passage sur le banc.
Cavani 2/5
On est dégoûté de devoir lui mettre une note si faible tant son implication a été une nouvelle fois exemplaire. Pourquoi alors n’être pas allé jusqu’au bout en marquant ce but salutaire face à ton ancienne équipe, Edi ?
Bobby Carlton
Ça fait cher. Il manque un i.