Marseille (0-0) Guingamp, la Paysan Breton Académie livre ses notes

 

Ma sérieuse absence de décembre est le fruit d’une aventure. Anne-Sophie fréquentait la même ligne du bus que moi et fût la première femme que je parvins à attirer dans l’intimité sans avoir à utiliser un atemi dans le creux de son cou ou un mouchoir imbibé de chloroforme. La première à avoir la majorité également du haut de ses quatorze ans. Nous avons vécu une idylle brûlante pendant plusieurs semaines, m’obligeant à ne plus regarder les matchs de l’En Avant de Guingamp pour ma part, et à ne plus donner des signes de vie à la famille pour sa part.
Nos week-ends étaient dictés par nos sorties en amoureux entre brunches sur bateaux-mouches et balades sur les quais de Seine main dans la main. Nous avons même entrepris des ateliers poterie où la belle maniait avec une excellente dextérité la roue de potier.

 

Les histoires d’amour finissent mal en général me chantait Catherine Ringer dans ma jeunesse. Son incroyable mauvaise foi sur l’histoire du Mont-Saint-Michel ou sur la situation de Nantes depuis feu notre Maréchal délimitaient un profond fossé pour notre histoire, ce fut le départ d’une lente séparation.
Nous nous sommes quittés, en bons termes je crois, autour d’un chaleureux repas de Noël.

 

Pendant tout ce temps l’En Avant vivait à peu de chose près la même intrigue amoureuse avec la Ligue 1, chutant à Montpellier et face au FC Rennes avec l’honneur d’une chatte en pleine gestation de treize ratons laveurs albinos, pour venir se poser sereinement à une solide 18e place. Le tout, sans sourciller la moindre réaction. Non c’est bien la 18e place, on va attendre que papy Le Graët nous gère une descente à deux équipes et ça va le faire, on peut continuer à enculer des mottes de terre sur le banc de touche ou sur le terrain comme si de rien n’était.

Les Bretons ont tout de même sauvé leur face en coupe de la Ligue et en Coupe de France face à Nice et Chantilly.

Dans le sens des départs, Julien Bègue est parti garnir les rangs de Bourg-en-Bresse en prêt.
Dans les sens des arrivées, Jonathan Martins Pereira est revenu dans le Trégor après ne pas avoir trouvé mieux, et sportivement et financièrement, à Troyes ou ailleurs. Mevlüt Erding a signé pour cinq mois. J’ai repris deux fois un mixte cordon bleu-kebab sauce algérienne pour l’occasion.

Pour démarrer l’année en liguain, les Costamoricains rendent visite à la Bonne Mère Michel et sa petite chatte étroite pour ce qui est l’affiche du dimanche soir. Manche soir. L’OM culmine à la 10e place malgré une moitié d’effectif membre du Cécifoot et un entraîneur au charisme d’un acteur des mystères de l’amour.

Pour triompher de tant de déshonneur concentré dans un si grand club, Gourvennec propose le onze suivant :

Lössl – Jacobsen, Sorbon, Kerbrat, M.Pereira – Giresse, Sankharé, Mathis, Salibur – Briand, Coco.

La bataille

Ce que l’on va oser appeler « match » ici-même en insultant copieusement la mémoire de nos illustres prédécesseurs Ferenc Puskas, Alfredo Di Stefano ou Fabrice Fiorèse, débute par une incursion olympienne maladroite avec NKoudou qui crochète Mathis pour s’ouvrir l’angle adéquat et envoyer son ballon dans les cieux dans les deux premières minutes de ce « match ».
Marseille insiste sur son côté gauche avec Nkoudou qui centre en direction de Batshuayi pour une tête non cadrée à la quatrième minute.

Malgré un début de match prometteur, le rythme de la rencontre nous a tous rapidement permis de copuler avec une table basse sans rater le moindre fait d’intérêt.

Chronologie du match, (allégorie).

Barrada entre deux imitations faciales de Diam’s et d’un équidé, puis Salibur, se sont tout deux essayés sur coup franc sans succès avant la pause.
En seconde période c’est Rolando qui se démarque d’entrée en fracassant la barre d’un tête rageuse sur corner.
De notre côté, quand nous ne nous efforçons pas de défendre, nous attaquons timidement avec ici une frappe forcée de Sankharé qui ne trouve pas le cadre et là Jacobsen qui bute sur Mandanda dans la surface dans les derniers instants.
Mevlût Erving s’est aussi mis à son avantage sur un faible temps de jeu . Il ne cadre pas une tête devant Mandanda dans les derniers instants.
Je ne vous ferai pas l’insulte de vous conter davantage ce « match ».

Les Paysans notés

Lössl (4/5) : En dehors d’une relance malheureuse, Jonas a été précieux notamment en fin de match en captant une multitude de centres olympiens.

Jacobsen (3/5) : Pas bien à l’aise sur ce nouveau côté, le Danois s’en tire plutôt bien en étant tout proche d’ouvrir le score en fin de rencontre.

Sorbon (4/5) : Joséphine, Dracula, D’Artagnan, Cendrillon, Jules César, Arlequin, Superman, Colombine, Napoléon, Bécassine, Casanova, Marylin.

Kerbrat (3/5) : Il a joué les pompiers de service sur deux-trois ballons chauds. Pas de quoi nous l’énerver non plus.

M.Pereira (4/5) : L’idée de son retour et les extraits de sa prestation face à Rennes m’ont laissé fort sceptique quant à son rôle ici-bas. Mais je dois dire que ce soir j’ai re-adoré son côté chien. Il a fait belle figure face au client Nkoudou.

Sankharé (2/5) : Alternatif comme souvent, il a été précieux sur de rares percées et agaçant sur des pertes de balles évitables ou sur son incroyable facilité à se comporter comme le joueur de Champion’s League qu’il n’est pas.

Mathis (2/5) : Il a couru à tort et à travers et a souvent été en dehors des débats sexuels. Sur l’interview de fin de match, j’ai également aperçu un vilain bouton qui avait bien fleuri sur son menton. Cela m’a quelque peu choqué et déçu vis-à-vis de l’image de légende vivante que je me fais de lui.

Giresse (2/5) : Il a rapidement abandonné le travail offensif pour se muer en second arrière gauche. S’il a fait du bon travail, on espère un peu plus à ce poste. Va falloir se résigner à se dire que Thibault a fait son temps.

Salibur (3/5) : Percutant comme souvent, il a un peu bousculé la défense marseillaise mais a été trop abandonné par ses coéquipiers.

Briand (2/5) : Jimmy n’a pas conservé suffisamment de ballons et a été trop brouillon.

Coco (2/5) : Muscle ton jeu Robert.

Les grouillots :

Erding : Mevlut a loupé une grosse balle de match que je peux lui pardonner mais a complètement déconné balle au pied par la suite, en ne prenant pas sa chance dans la surface pour finalement jouer en retrait et perdre la balle. On a aperçu de belles choses qui nous laissent espérer le meilleur tout de même.

Diallo : Moustapha a conservé son esprit de Noël pour ne pas déverser le sang sur les chaussettes de ses adversaires.

Gwen tagrenmer

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

4 commentaires

  1. Très belle introduction, si je puis dire. La lecture de cette acad’ restera pour moi le meilleur moment du match!

  2. La côte d’Amor rend Hommage à Patrick Swayze avec la scène cachés de Ghost. Les acteurs du match ont en fait de même en étant à demi mort et fantomatique.
    Merci.

  3. Merci pour ce retour digne des plus beaux réalisés par Nixolas Laspalles

  4. Un match sans queue ni tête. Ni Angoua ni Privat ne sont rentrés.
    Espérons voir du football ce soir à Roudourou contre Lille, mais ce n’est pas gagné.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.