La Metz Que Un Club Académie est coincée dans l’ascenseur

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Ils sont de retour et ils n’ont pas l’intention d’être plus beaux.

KastandDeuch
Comme dirait Zizou : « Eh oui, c’est la reprise ».

En préambule de cette académie de reprise, votre rédacteur serviteur vous informe qu’il change d’identité. A l’issue d’un suffrage universel direct en cinq manches, débattu à l’apéro et départagé par lancer de chatons dans un ravin, le scrutin s’est montré clair. Feu Dr Jerhille, c’est désormais Kast & Deuch qui vous narrera les exploits et méandres du Metz Que Un Club pour son retour au sommet du foot français.

Pourquoi ? Et bien parce que. Voilà. Si besoin est de se justifier, je vous invite à consulter vos livres d’Histoire de la page 1981 à 2001, et notamment l’encart sur la fin de carrière la plus dantesque de ces 57 dernières années. Pour ceux qui ne sont pas d’accord, vous pouvez aussi aller vous faire élargir le fondement par un ursidé pyrénéen, ce sont des belles bêtes, vous en sortirez grandi.

 

Metz Que Un Ascenseur

Six ans. Cela fait désormais six ans que les Grenats montent, descendent, remontent et redescendent, faisant osciller de concert les courbes de dépression, suicide et mariage consanguin en Moselle. Descendu en Ligue 2 en 2008, le club plonge dans les tréfonds de poubelle du foot professionnel à l’issue d’une saison 2011-2012 épouvantable qui lui fera découvrir pour la toute première fois de son histoire les affres du Natianal. S’en suit une double remontée historique en Ligue 2 puis en Ligue 1, un recrutement exotique sous LSD, une gamelle prévisible puis la montée la plus pétée de tous les temps – bise anale aux Havrais, qualifiée de « à l’arrache » par Coach Hinschberger lui-même.

Ligue 2, National, Ligue 2, Ligue 1, Ligue 2, Ligue 1. Après 6 ans de constance émotionnelle d’un épileptique en plein feu d’artifice, il est temps de trouver une certaine stabilité. A l’orée d’une 59e saison dans l’élite du football français, c’est le projet annoncé. Cela passe par le fameux « retour aux vraies valeurs du club » prôné à l’unisson par tout le personnel du club, du Président Bernard Serin au mi-temps qui sert la purée à la cantoche. Ces valeurs d’humilité, de respect, de dépassement de soi et de gratter le ballon dans les pieds de l’adversaire comme nos ancêtres le faisaient dans les tranchées quand on combattait les Boches. Mais aussi par un recrutement plus cohérent et surtout un dégraissage en règle de l’effectif. Ne poussez pas, le wagon est plein.

 

Metz Que Un Dégraissage

Que tous les petits cœurs Grenat se réjouissent. Il s’en est allé flinguer un autre club. Après avoir apporté terreur, désolation et sécheresse vaginale, cet équivalent footballistique de Vincent McDoom a pris la direction de la Fiorentina. Exit le mafieux Portugay et son réseau bancal, ses faiblesses en communication et ses joueurs trisomiques. Adieu Carlos Freitas.

Un remaniement de gouvernance qui laissera plus de latitude à Philippe Gaillot, et qui permettra surtout de sortir la déchiqueteuse à papier pour broyer les contrats de tous les handicapés moteurs signés depuis son arrivée.

Aller, salut les connards !

André Santos (Arouca, Portugal) –

Avec 30 matchs au compteur, il nous a fait croire qu’il en avait sous le capot. Seulement on a vite vu qu’il traînait une caravane.

Bilan : Illusionniste.

 

Nuno Reis (Panathinaikos, Grèce) –

La vitesse d’un 33 tonnes et l’intelligence tactique d’un carambolage sur l’autoroute.

Bilan : Chauffeur poids lourd.

 

Tiago Gomes (fin de prêt, Braga, Portugal) –

Sa fin de saison dernière a laissé présager qu’il n’était en fait pas handicapé physique, mais juste mental.

Bilan : Bon (débarras).

 

Daniel Candeias (fin de prêt, Benfica, Portugal) –

Comme tous les autres représentants de ce pays qui nous a volé la finale de l’Euro, il est prié de dégager. Il a pourtant apporté parfois un peu plus que son haleine de morue sur le terrain.

Bilan : Bacalhau.

 

Juan Falcon (Santa Fe, Vénézuela) –

Le gros Falcon Punch ne trainera plus sa carcasse sur les terrains Français. Un drame pour la boucherie des Galeries Lafayette de Metz, qui se frottait les mains dans l’espoir qu’on le mène à l’abattoir.

Bilan : F-Zero.

 

Dieudonné Gbaklé (Glenclerbickli, Turquie) –

Sa vivacité de Pikachu et son corps de Kirikou n’ont pas convaincu la direction, et les supporters non plus.

Bilan : Feuille de salade.

 

Sergueï Krivets (Wisla Plock, Pologne) –

C’est la blonde dont t’as été toujours amoureux au collège mais qui s’avère être devenue un laideron. Tu la verras toujours avec une pointe de regret.

Bilan : Syndrome de Stockholm.

 

Ferjani Sassi (Espérance Sportuve Tunis, Tunisie) –

L’annonce avait pourtant l’air prometteuse. Mais à force de l’essayer, on a vu tous ses vices cachés. Une connerie que de ne pas avoir gardé le ticket de caisse.

Bilan : Pirlo cul-de-jatte.

 

José Palomino (Ludogorets, Bulgarie) –

A défaut de ne jamais avoir été mauvais, il n’a quand même pas été trop bon. Va s’essayer en Europa League, sur le banc de touche.

Bilan : Acceptable.

 

Samy Kehli (SV Roulers, Belgique) –

Le Zlatan de Forbach va lancer sa carrière de footballeur/chauffeur-livreur en D2 Belge. Un homme polyvalent.

Bilan : Scoubidou bidou, where are you ?

 

Juan Kaprof (fin de prêt, River Plate, Argentine) –

Ils vont encore se foutre de notre gueule longtemps, les Argentins ?

Bilan : Escroc.

 

Djim (fin de prêt, Porto, Portugal) –

J’espère ne jamais savoir quel salaire il touchait pour ne jamais avoir joué ne serait-ce qu’une seule seconde sous le maillot Grenat. Je risquerai de m’énerver.

Bilan : Néant intersidéral.

 

Marouane Sahraoui (Vitoria Guimaraes, Portugal) –

Il paraît qu’il avait du potentiel. Il paraît.

Bilan : Enigme.

 

Hamza Sakhi et Oumar Gonzales (prêtés à Epinal) –

Une occasion unique de rouler sur la troisième division, comme l’avait fait l’illustre Gaëtan Homme-Bus avant eux. Revenez nous fort.

Mention : Bon courage.

 

Mustapha Kaboré (prêté à Sedan) –

Ses brèves apparitions la saison passée nous ont offert quelques points (on se souvient du but sur la passe de Super Sub’ Fadil Sido), gageons qu’il devrait avoir une saison prolifique en Natianal.

Mention : Futur Diafra Sakho.

 

Médéric Deher (prêté à Avranches) et Lucas Toussaint (prêté à Seraing) ne sont pas assez mauvais pour être mis dehors, mais pas assez bon pour trouver un club un peu plus sexy qu’un croisement entre Joël Muller et une rhinopharyngite.

 

Ça fait beaucoup de monde, mais ce n’est pas fini. Les deux départs les plus déchirants de l’été ont été ceux des enfants du club :

 

Romain Métanire (Courtrai, Belgique) –

Le Tuss, ses légendaires débordements côté droit, ses dix-sept poumons et sa technique de raton laveur malade sont partis. Serviteur de la Croix Grenat depuis plus d’une décennie, c’est le cœur lourd que nous le voyons rejoindre la Belgique. Merci Romain.

Bilan : Le FC Metz et le Klubb sont orphelins.

 

Yéni Ngbakoto (Queens Park Rangers, Angleterre) –

Le feuilleton a été long. L’espoir était permis, tel en atteste l’élan d’affection des supporters sur les réseaux sociaux (#YeniNoSeVa). Mais retenir un joueur contre son gré est vain, et c’est QPR qui a jeté son dévolu sur Génie Ngbakoto. Pour tous ses services rendus au Peuple Elu, souhaitons-lui une carrière à la Sadio Mané. Merci Yéni.

Bilan : A jamais Grenat.

De l’amour pour vous Messieurs

Restent sur la liste des indésirables : Fadil Sido, Saliu Popoola, Kwamé N’Sor, le rebut Thibault Vion et, bien que ce soit triste à dire, Janis Ikaunieks, hype jamais satisfaisante des supporters. Chris Philips, pourtant soutenu par le cheptel Luxembourgeois, est annoncé en D2 allemande. Un mot sur Anthony M’Fa, gardien parti en fin de contrat, qui pointe désormais au chômage et qui a tout à fait le niveau pour évoluer en Ligue 2.

 

Metz Que Un Recrutement Cohérent


Habituée à nous livrer du joueur exotique sous Lexomil depuis plusieurs saisons, la direction est arrivée à court de drogue et semble désormais avoir appris des erreurs du passé en misant sur un combiné expérience-bon potentiel assez salivant. On les observe :

Mevlut Erding (en prêt, Hanovre) –

Le Turc, second meilleur buteur en activité en Ligue 1 (derrière Bafé Gromis), aura à charge de porter l’attaque messine, et surtout ses couilles.

On lui souhaite : Du courage, et devenir meilleur buteur de Ligue 1.

 

Yann Jouffre (Lorient) –

Capitaine Lorientais pendant 9 longues saisons, Yann arrive sur les bords de Moselle avec l’envie d’en découdre. Un joueur qu’il est bien, un joueur qui va faire du bien.

On lui souhaite : De combler le vide du départ de Yéni dans les cœurs et les esprits Grenat.

 

Renaud Cohade (Saint-Etienne) –

Là aussi, de l’expérience à revendre. Avec Jouffre, ils auront à charge de dresser la jeune garde Messine et le futur Ballon d’Or Luxembourgeois (vous connaissez Vincent Thill ?).

On lui souhaite : De ne plus jouer de films comme le Transporteur, Expendables ou Fast & Furious (mais il était bon dans Snatch).

 

Franck Signorino (Reims) –

Formé à la maison et parti en 2005, Francky a roulé sa bosse dans une carrière faite de hauts et de bas. Recruté pour apprendre la vie à Udol, il va surtout être titulaire pour au moins 6 mois.

On lui souhaite : De reformer son duo avec Obraniak à gauche.

 

Simon Falette (Brest) –

Cité dans l’équipe-type de Ligue 2 en défense, il débarque avec un fort potentiel couillu. Assez pour la Ligue 1 ? On va vite savoir.

On lui souhaite : De marcher sur Gomis quand il jouera l’OM.

 

Opa Nguette (Valenciennes) –

Un ailier pépite à polir, qui n’a pas caché son envie de partir quand il jouait à VA. Comportement à surveiller du coup.

On lui souhaite : Le moins de chants liés à Gangnam Style possible.

 

Florent Mollet (Créteil) –

Co-meilleur buteur de Créteil la saison passée avec 11 buts, ce qui est pas mal pour un milieu, il a un énorme défaut : celui d’être roux.

On lui souhaite : Un peu plus qu’une ressemblance physique à Paul Scholes.

 

Eiji Kawashima (Dundee United) –

L’énigme. Sorti de nulle part, le gardien Japonais, star en son pays, arrive en terres mosellanes pour faire le nombre et apprendre le métier aux supposés n°1 Didillon et n°2 Oberhauser. Gageons que Serin a eu une autre idée en tête en le signant. Vendre des maillots au Japon, peut-être.

On lui souhaite : Sortir le tir au but décisif en finale de la Coupe de la Ligue.

 

Sur le papier, ce recrutement a de la gueule. Le club a réussi à surprendre son monde en avançant dans l’ombre et en concrétisant rapidement ces arrivées. Un mix intéressant d’expérience et de jeunesse, qui a eu le temps d’apprendre à se connaître pendant une préparation longue de 6 semaines. Cependant, il manque encore des renforts. Avec la longue blessure de Mattieu Udol, le départ de Yéni et le peu de défenseur en magasin, sont attendus au minimum un DC, un arrière gauche et un attaquant.

Ont été évoqués : Rod Fanni, Ludovic Obraniak, Slavoljub Srnic (Etoile Rouge de Belgrade), Philippe Mexès, Pikachu, Naïm Sliti, l’Islandais Gudmundsson, le vendeur du Décathlon de la Zac d’Augny, Benoit Assou-Ekotto, Adrien Regattin et Mohamed Larbi.

L’état actuel des supporters Messins

Metz Que La Masia

 

Il est important de s’arrêter sur ce point. A l’opposé des récentes saisons, les dirigeants ont décidé d’opérer un virage à 180° dans leur politique de formation. Il était temps de se rendre compte qu’ils ont le cul posé sur une mine d’or. Car après avoir laissé filer des Maxwell Cornet (Lyon), Olivier Kemen (Newcastle, maintenant à Lyon), Younes Marzouk (Juventus) et presque le meilleur joueur luxembourgeois de tous les temps (longtemps dragué par le grand Bayern, voir plus loin), on fait désormais signer les jeunes en pro. En espérant la même réussite que pour Miralem Pjanic.

Ont signé :

 

Vahid Selimovic, DC, 19 ans –

Premier contrat pro donc pour le longiligne (1m90) Luxembourgo-Bosnien. Annoncé comme un futur crack il y a déjà plusieurs années par le seul expert en football luxembourgeois vivant (car il n’y en a qu’un), on attend sa confirmation.

 

Gauthier Hein, milieu, 20 ans –

Le blondinet thionvillois paraphe son premier contrat après 8 ans de formation sous la tunique Grenat. Il était capitaine de la CFA 2, le nouveau n°7 messin est désormais capitaine de son destin.

 

Alexis Larriere, milieu, 19 ans –

Technique et décisif en réserve, Alexis et son nom à bon potentiel de vanne concrétise un contrat de 3 ans. C’est à Larriere qu’on chante, qu’on chante ?

 

Ismaïla Sarr, ailier, 18 ans –

La nouvelle pépite sénégalaise est en ville. Transfuge du puits sans fond de Génération Foot au Sénégal, on le dit plus fort que Sadio Mané et Diafra Sakho réunis. Espérons le, on va en avoir besoin.

 

Vincent Thill, milieu, 16 ans –

Il est là, le futur du FC Metz. Dragué par la moitié de l’Europe, trimballé par Maman et Papa, à moitié violé par le Bayern, il demeure là. En le faisant signer un contrat pro et une intégration progressive au groupe à 16 ans, Bernard Serin a réussi là où tout le monde pensait qu’il allait se planter. Il impressionne ses collègues et les supporters. Laissons désormais l’international luxembourgeois marcher sur la Ligue 1. Vous allez connaître Vincent Thill.

 

Metz Que Un Peu Peur Quand Même

 

Si on reconnaît un recrutement prometteur bien qu’encore incomplet, la vérité du terrain a montré qu’il y a encore du boulot. Les six matchs amicaux ont montré un peu de tout, un peu de rien, mais ont surtout posé des questions plus qu’apporté des réponses.

 

Brest 1-0 Metz

Seraing United 1-3 Metz

Metz 0-1 Red Star

Metz 2-1 Tubize

Kaiserslautern 1-1 Metz

Metz – Dijon 2-4

 

Deux victoires, un nul, trois défaites. Dont un dernier match bien baisé où l’on est capable de mener 2-0 pour finir avec le trou de balle en chou-fleur. On note quand même que les recrues (Erding, Falette, Mollet et Cohade pour ne pas les citer) ont réussi à marquer. Si le bilan est faiblard et que, ne nous mentons pas, je ne suis jamais les matchs amicaux, je persiste à dire qu’on attend que la vraie reprise arrive, celle de la Ligue 1 qu’on aime, qu’on chérie, celle qui nous lacère le dos avec un fouet de cuir. Car vous aussi, vous avez déjà planté tous vos matchs amicaux avant de finir Champion d’Europe sur Football Manager.

Peu importe les moyens donc, pourvu que l’on recrute encore deux ou trois soldats capables de contenir l’impatience des supporters messins, que l’on matraque deux fois le fessier de l’ASaNaL à la manière d’un CRS zélé, et que l’on se maintienne dans la même division pour la première fois en six ans.

« Casser du voisin »

Toujours est il que le premier round de ce combat en 38 actes commence ce samedi, à la maison contre Lille. Dans un Saint-Symphorien que l’on espère en fusion.

Le Grand-Est est Grenat, et il le restera. Bonne saison à tous.

 

Kast & Deuch

2 réflexions sur “La Metz Que Un Club Académie est coincée dans l’ascenseur

  1. Putain ! Incroyable… Y’a encore des mecs qui font des matchs amicaux à FM !!??

    A part blesser de potentiels titulaires, à quoi ça sert ? Hum ? IRL de la tune, mais en vrai (dans le jeu quoi) ?

    Changez votre management môssieur.

    1. Dans le jeu, de la thune aussi quand tu as un petit club, et c’est pas mauvais pour la prépa physique. Du moins, il me semble.

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