Metz – Lens (2-0) : LA Metz que un club académie vise la postérité.

Peut être que l’on parlera de ce match pendant vingt ans. Peut-être pas. La mémoire, c’est ce vieux fripponneux qui change aussi souvent que l’on se tripote la nouille. Moi, j’avais décidé de faire de ce moment : un événement ! Un blême de taille pour épicer la soupe : je savais que je ne serais pas de taille tout seul… Alors j’ai décidé de recruter une équipe de choc ! J’ai appelé les plus gros tocards de mon répertoire. Des types que j’avais gentiment ignoré depuis des années parce qu’il faisait tache avec ma nouvelle vie chébran. Des beaufs d’élites. Des mastards de la perloute fruités et sonores. J’avoue, j’ai ri et dégoisé sans vergogne avec ces personnes – des types à qui vous ne serreriez pas la main même si elle vous sortait de la fange dans laquelle vous pataugiez.

C’est qui cette équipe ? Ils se présenteront tout seuls au fil du match… D’ailleurs, il va bientôt commencer…


Le match :

On attend tous la compo. On est 4 dans mon petit salon et Karim a déjà sorti le mot « bite » à peu près sept fois. Karim, c’est la finesse… si la finesse c’était une grosse pute vulgaire. Il dit merde à tout, et c’est un spécialiste du pari à la con. Mais il n’a pas que des qualités, c’est aussi lui qui zigouille vos binouzes plus vite que vous n’allez les chercher dans le frigo, sans jamais faire la mule lui-même. Pas bête la guêpe. D’ailleurs, c’est comme ça que notre histoire commence :
– Sur la tête de ma bite (et de huit), Si l’autre gouine d’Antonetti, il remet N’guette, je mise vingt bouliches sur ces putois de Lensois !
– Que de la gueule ! Moi je viens de plâtrer deux paplards sur le match nul à la mi-temps. D’ailleurs, ça a intérêt à passer sinon Sylvie va me fourrer ma belle lampe steampunk dans la niche fécale !

Le fan de steampunk, c’est Fred. Fred, c’est le plombier. Fred, c’est celui qui mise gros pour toucher gros. La Sylvie du Fred, c’est l’expression même de ce principe : 155 kilos sur la balance, mais quand elle pose ses énormes loches sur ta tête, tu as intérêt à te raidir mon gars car elle peut te briser la nuque d’une simple contraction du tété. Miser gros pour toucher gros, c’était sa devise. Et Fred, ce n’était pas le genre à se trahir.

– Haha ! Comment tu te laisses trop dominer Fred… Je vais aller me chercher une bière, qui en veut une ? Ouais, Karim, ouais, bien sûr… Dis, tu ne veux pas y aller mollo, s’il te plait ? Non ? Ok. Qui d’autre ? Ok, donc tout le monde s’en branle de ce que je dis…

La victime ? C’est Julien. Il me faisait chier Julien. C’est un geek à la mine blafarde qui te léchait tellement les miches que tu pouvais aller jusqu’à la poste rien qu’en glissant sur le cul. Julien… Un petit bichon devant sa copine Chloé, mais un clebs plein de puces lorsqu’il se retrouvait avec des mecs. Julien, le mec nécessaire dans tout bon groupe de blaireaux qui se respectait. C’est lui la victime, vous pigez ? D’ailleurs, c’est lui qui ramène tout le monde à la maison après, et ça, ça le faisait déjà légèrement suer le Julien… Parce que la dernière fois, Karim avait dégueulé dans sa voiture pendant que le Josselin essayait de montrer ses noisettes à une Chloé avec juste ce qu’il fallait d’expression offusquée et d’œil qui traîne. Ouais… Marrante cette histoire d’ailleurs…

Josselin pourrait vous la raconter, mais il taquinait de la pendule à rebours. Comme toujours. Josselin, le dernier de la bande, c’est l’ordure qui lorgne sans vergogne sur tout ce que vous pouvez avoir. Et là, je suis presque sûr qu’il est en train de se faire payer des bières par un collègue, et qu’il va se barrer subitement en prétextant qu’il avait oublié une soirée, et qu’il est super à la bourre, et patati, et patata… Et que je demande mais qu’elle est où la sert-godet, bordel ? Faut que me dépogne et que je file, moi…Hein ? Eh merde, j’ai juste ma plastifieuse… Eh, vieux, ça ne te dérange pas de payer ? Je te paierais la prochaine, je suis grave à la bourre là… Ouais ? T’es le meilleur frangin ! Merci ! Je te renflouerais ça… On se recapte bientôt !

Tu parles… Dans deux mois, lorsque l’autre zigotard aura oublié, peut être… Autrement, c’est pas sa fripette que vous reverrez de si tôt…

Voilà mon équipe. Que de la superbe pouliche… du gras en plus, de la classe en moins. Le match est lancé, et Tonton ‘Neti nous dévoile à son tour sa team de chaudasses :

 

Franchement pas les plus beaux jojos de Ligue 2. Et s’ils se sont fait baiser par la nature, ce soir, ils vont se venger…

 

Pas de Boye, Fofana à la place. Et… surtout… N’guette sur le terrain… Karim nous lance un regard placide et inexpressif. On sent la tempête sous son crâne. Le mépris pour ses valeurs, ses décisions. Un début de bilan de sa propre vie aussi peut être… Sa main ne tremble pas. Ses narines sont dilatées. Il y a de…
– MAIS NIQUEZ TOUS VOS MATRONNES BANDE DE LOTIFEURS AUX BOULES SPONGIEUSES !

… de l’élégance dans son contrôle de soi.

Pour le match en soi, j’espère que vous l’avez vu parce que je ne vais pas le raconter ici. Je vais seulement vous laisser avec les commentaires de mes amis. Je vous retrouverais à la fin pour La Conclu du Barbu.

8e : Lors d’un débordement de Delaine.
Fred : – Tu m’étonnes qu’il passe ! Il doit aimer se faire défoncer, le Lensois, c’est pas possible autrement. Te-ma comment il tend ses grosses goules spongieuses !

16e : Cohade a une bonne occasion pour tirer, mais il tarde à armer sa frappe.
Fred : – Trop timide ! il est aussi jouasse qu’une pucelle qui sent le désir monter dans le braqueto de son re-pé !

36e : N’guette est superbement lancé par une balle en profondeur et tombe. C’est le rouge pour le Lensois.
– Karim : – Bordel, ça c’est bon ! Il m’a déplissé la verge ce cafouin !

42e : Oukidja récupère le ballon et veut relancer rapidement à la main sur N’guette… Le ballon et les adversaires se précipitent sur lui, mais ce dernier patiente… patiente… patiente… Jusqu’au tacle et à la récupération de l’adversaire.
Fred : – Glatouille dévideur de narine broglé, il m’a courroucé le darno façon Pol Pot, l’autre calfouinette ! (Ouais… moi aussi je n’ai rien compris là…)

 

Mi-temps. Je vous laisse souffler. Juste le temps pour moi de vous livrer mes premières impressions dans un petit poème… parce que vous avez eu assez de vulgarité jusque-là. Je l’ai appelé « Songe d’une nuit de beauf ».

Hmm…

Gratte. Gratte. L’étiquette de bière se détachait lentement.
Inquiétude non nécessaire et défaut de confiance.
Tape. Tape. Les doigts dansent sur le verre des téléphones.
Besoin, toujours, et permanent de se relier aux autres.
Vrrm. Vrrm. Message de Sylvie : Passe au DoMac en revenant.
Lové à ce message, c’est la promesse d’une nuit de gigote de chair pour Fred.
Boum. Boum. Des cœurs de mes amis et du mien.
On est ensemble, beaufs, ligodu, mais ensemble aussi, ligodu, ligodu…

48e : But plein d’initiative, de talent et de chance pour Diallo.
Julien : – Et bim, rangez vos chiourmes, lotifeurs de chevaux de lensois : Diallo est passé par là !
(1-0)

66e : N’guette sort, remplacé par Rivière.
– Josselin (qui est arrivé entre temps) : – Allez, fini pour lui… va, oublie que tu es joueur de foot, sale lustreur d’éperon mal tangué !

76e : Rien. Mais Julien est à sa troisième bière.
Fred : – Oep, Julien, gargarise pas trop la bouteille, c’est toi qui conduis la j’rentremobile !
Josselin : – Ah, d’ailleurs, que j’y pense avant que le cigare ne le jarte de ma conscience… elle dégaine pas sa frimette avec nous la Chloé ?
Julien : – Ta gueule Joss…

77e : Diallo sort, remplacé par Niane.

80e : Super technique de Boulaya, qui parvient à effacer un défenseur et délivre une belle passe pour Niane.
Fred : – Wow, il lui a tout fait. Une dézingue pareil, c’est sur plusieurs générations. Même les glaires de sa mère-grand ont dû y passer !

89e : Riviere en est à sa quatrième fautes, dont deux à moins de trente mètres de nos buts.
Karim : Mais que quelqu’un lui fasse couler le raisiné ! Il veut faire gagner Lens, je le sens !

93e : Niane récupère un ballon compliqué, parvient à effacer le goal adversaire, vraiment bon lors de ce match, efface le défenseur, et conclut tranquillement l’action avec une petite frappe.
Karim : DEBRAQUETTEZ-MOI LES GARS ! RECULER LES CHIOURMES ET LES VIEILLES JE SENS QUE CELA VA EXPLOSER DANS MON FALZAR ! (2-0)


LA CONCLU DU BARBU :

Pas de « Metz que des notes », ils ont tous été bons… N’guette : moyen plus. Ce qui est déjà pas mal.

Ce match était vraiment important. Lens, ce sont nos rivaux. Certes depuis cette fameuse saison de Ligue 1 où les Lensois ont remporté le titre de champion à la dernière journée, mais surtout cette année. Plus gros budget de Ligue 2… et de beaucoup de club de Ligue 1. De bons joueurs et une défense solide qui sort de quatre clean-sheets. Alors, forcément, pour le coup… Je suis un peu déçu du match.

Ravi bien sûr de la victoire. Mais j’ai l’impression qu’on n’a pas vraiment vu les Lensois… Les joueurs avaient tous l’air absents. L’expulsion en fin de première mi-temps qui n’arrangent rien. Je ne les ai jamais vu rager ou s’énerver contre leur sort. Ils ont accepté la défaite. Et j’avoue que c’est assez incompréhensible. On se reverra au match retour. En attendant, Metz est sur le toit de Ligue 2. J’espère qu’elle nous éblouira encore comme ça longtemps.

Pour l’équipe du FC METZ. Rien à dire. On a juste été très bon. On a étouffé leurs milieux avec un pressing haut. On a un peu reculé en début de deuxième mi-temps mais c’était dans l’ensemble maîtrisé. Mention spéciale pour le duo Fofana – Angban. J’étais un peu sceptique au début en voyant Fofana en défenseur central. Cela m’a perturbé. Mais en fait, c’était magique. Son duo à double lame avec Angban était vraiment très efficace. Ils se comprenaient vite, se trouvaient bien. Cela a permis nombreuses relances propres, ce qui était peut-être notre seul point faible jusque-là.

Et pour finir, un petit mot sur Delaine, le petit nouveau, qui est vraiment intéressant même si pas assez efficace offensivement parce qu’il jauge mal ses centres.

Les beaufs sont rentrés chez eux. Je crois que Josselin m’a tiré mon feu, mais je le savais. Je dois vous laisser, je dois aérer les fenêtres… Les pets post-ingurgitation de kebab, les bâtards…

Ça, c’est de la conclusion.

Bises.

LeGrasAuLLy

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