Montpellier – Qatar (0-1) : la Paillade Académie résiste, prouve qu’elle existe

Blaise, m’as-tu dit ?

Une heure. Soixante petites minutes qui s’égrènent patiemment, petits grains de gravelle glissant sur la paume sèche et ridée d’Hélios, le roi immortel des sabliers. Le temps qui passe, divisé en ces quartiers souverains, est un salaud, il ne laisse pas durer toutes ces choses qu’on voudrait voir fichées dans le marbre de l’éternel.

Soixante minutes. Une heure pour faire le fier affront de résister, de dresser bien droite sa tête face au dominant, contre ce mâle alpha qui a pris le pouvoir sans laisser de place pour le débat, emportant une élection sans votants, césarisme financier vissé autour de la tête, en attendant les lauriers. Qui vinrent vite, d’ailleurs, au bout d’un an, après avoir échoué à conquérir l’entière surface hexagonale, car des irréductibles avaient choisi ce moment pour grimper au sommet et diriger les opérations. Trois mille six cents secondes. Battements réguliers qui se meuvent en une symphonie merveilleusement technique. Tic. Tac. Tic et re-tac. Les onomatopées prestes, voici le cri du temps, son chant qui bruisse dans la plus petite manifestation de vie sur ce bas monde.

Trente minutes. La moitié de cette heure, donnée aux chiens par les petits, a suffit pour l’estocade. Mes cadets avaient su auparavant dérouler la longue corde du temps pour y enserrer les abordages féroces des corsaires de Qatar Airways. La blessure précoce du métronome Xavier Pastor, frère de Thierry qui n’a rien compris, permit de profiter de la perdition du jeu parisien et de remonter d’un cran le bloc pailladin.
Mais, si la défense tint bon durant ces soixante minutes de passes d’armes égales, l’attaque joua la fanfare en sourdine, la parade muette en noir et blanc, et la domination montpelliéraine ne se concrétisa que par quelques frappes maladroites. Regrets en béton pour une ligne offensive en mousse.
Cela nous donne donc toujours un compteur bloqué sur la plus petite des mesures, et une saison qui n’en finit plus de ne pas démarrer.


Onze :

Ligali, suppléant de l’Alain Delon de la Ligue 1, rend une copie très propre et obtient un 3, mais aurait pu mieux fermer son premier poteau sur le but parisien.

Dabo était parti pour être milieu défensif, mais Rolland la Malice joua un de ses tours de filou et le plaça latéral droit, lui permettant de faire le métier sans trop tricoter et donc d’obtenir un joli 3.

Hilton a réalisé un match plein et a sauvé les meubles, il repart avec un 3 csp ++, je ne pouvais pas lui mettre plus, il a un peu disparu en fin de match et a foiré sa dernière couverture, sur le but, un peu comme un enfant chinois en fin de chaîne.

Congré, placé en défense centrale pour l’occasion (t’es pas jobastre Rolland ?), a bien observé les anciens pensionnaires du poste et s’est caché dans les jupons de Vito, sans faire de cagades et même en sortant quelques ballons chauds, voilà pour toi manant : 3.

Roussillon, forcément prédestiné à jouer chez nous, flirte avec la moyenne mais reste à 2, au vu notamment de sa faiblesse défensive et de ses multiples passes ratées. Deplagne le remplaça et voulu faire des centres réussis. Raté.

Bensebaini remplaça donc Bryan en milieu défensif, idée pas dégueulasse de Rolland pour notamment contrer Pastore, mais, la cible disparue trop vite, il se rabattit sur le reste, méritant amplement pour cela son 3. Il laissa l’attaque se renforcer avec Camara, qui tenta une bicyclette pour ramener le score sur un pied d’égalité, mais la balle passa à côté.

Martin eut plus de mal à canaliser les assaut ennemis, trop occupé à regarder si ses pieds poussaient, et n’aura pas plus de 2.

Boudebouz a beau avoir une crête interminable, il n’est pas aérodynamique et se planta souvent lorsqu’il éperonna un choix de passe ou d’ouverture, il accroche donc un petit 2 sur sa sculpture capillaire.

Lasne couru beaucoup sans qu’on lui demande, et sans carotte, c’est un comble, mais ne réussit pas grand chose si ce n’est se fatiguer, et ramener un 2. Marveaux, son remplaçant, ne fit pas mieux que lui, si ce n’est qu’en plus il manqua de se claquer.

Mounier perdit totalement son football, ratant dribbles, passes, faisant des choix digne du crétin qu’il n’est pas censé être, je le tiens responsable de bon nombre d’occasions ratées, et je lui colle un 1.

Bakar lui n’a jamais vu naître son football, mais persiste à faire croire qu’il est professionnel, le problème étant qu’il en reste pour le croire, moi pas : 1.


Un ivre un jour :

Désormais, chaque académie se clôturera avec le regard un peu flou d’un membre d’horsjeu sur le club de Montpellier. Expression libre, expression ivre, sans tabou ni censure.

Cette semaine, nous avons le droit à une visite princière, de cette île où péter plus haut que son cul sur le football est sport tout aussi national que le premier cité, de notre sprinter favori, adepte de la calembredaine comme de la bedaine, voici pour vous le Père Fidalbion, approximatif devant l’éternel.

 

Morning les tagazous,

Bon, apparemment, le type a une des plus belles plumes horsjeuïennes mais il s’adresse à nous autres tâcherons de la vanne pour qu’on vienne parler de son club. Putain de fainéant, Le Point pourrait faire une couverture là-dessus tiens. Dire que je saurais même pas foutre Montpellier sur une carte déjà. Bon si. A 100-150 kilomètres près. C’est dans le sud-est, un peu comme Béziers ?

Mais puisqu’il faut parler, parlons, même si j’en connais pas un gros rayon. Je pourrais évoquer ces couleurs douteuses déjà. Oui, bon, c’est sur le blason vous allez me dire. Mais faut changer ça les mecs, c’est pas possible l’orange DDE là. C’est pas élégant. Ceci dit l’élégance, c’est pas la boisson maison de ce que j’ai compris. Seafer s’est déjà exprimé sur les cagoles et les mecs qui portent encore la crête et le marcel rose en 2015, j’en rajouterai pas une couche. Mais je parlais plutôt niveau football. Nicollin, Courbis, ce beauf de René Girard, Gogole Jourdren, ce connard de Stambouli qui signe guilleret à Tottenham… Même Giroud tiens. Bonne pioche que vous nous avez refilée là, et pas trop cher. Le nez d’Arsène, oui. Je l’aime bien Oli, son jeu en déviation, le fait qu’il fasse marquer les copains ; c’est très Arsenal ça. Mais en slibard avec une tepu dans le plumard, t’avoueras qu’on est encore pas dans la finesse hein. Et faites pas les surpris, ça fait dix ans qu’il croque dans tout ce qui passe le bonhomme. Syndrome DSK.

Mais je m’égare encore. L’idée de qu’est-ce que je voulais dire (vous avez vu, j’ai même emprunté une expression locale !), c’est que je me demande bien, avec un tel passif, comment on a fait pour récupérer un académicien qui écrive correctement. Mieux : un académicien qui écrive. Sur ce, je pars sur une dernière pirouette : Daniel Congré.

Allez, Montpellier, je t’aime bien quand même.


On n’en doute pas.

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert.

10 thoughts on “Montpellier – Qatar (0-1) : la Paillade Académie résiste, prouve qu’elle existe

  1. Du France Gall dans les titre, c’est très nîmois comme façon de faire. Mais c’est une belle académie quand même.

    Le Père Fidalbion est aussi un peu nîmois avec son « tagazou ».

  2. Je crois que bon, il faudrait quand même trouver un juste milieu entre le parcage de bus syndical de Courbis à domicile et l’offrage d’anus gangbangesque de Furlan à l’extérieur.

    Il revient quand Sanson sinon, parce que là, c’est pas bandant bandant quand même

  3. Putain, grâce à notre venu, vous faite plus de 5000 spectateurs(payants) et vous nous cassez les couilles avec le Qatar…
    Votre équipe pue la merde mais son proprio est français(Et quel français,une synthèse!).
    Merci le Qatar d’avoir acheter le PSG, rien que pour voir les bouseux cracher sur du riche bougnoule ça valait le coup!(les titres et les stars c’est du bonus).
    Par contre faut dire au gros tas de merde qui vous sert de président, de s’essuyer la bouche quand il suce Nasser, c’est dégueulasse…

  4. JPR tu suces plus Bielsa…Ah bah non c’est vrai,vous avez changer de queue…Hier à la commanderie,Labrune a ouvert l’entrainement pour un taillage de pite géant à Michel…Faut dire que 6-0 contre une équipe de quasi L2 ça vaut au moins ça…
    Si il y a bien un club où les gens n’ont pas de face c’est bien Marseille…Des girouttes qui donnent leur cul à qui veut bien le prendre.

  5. Dans ces cas là, ce serait plutôt Éboueurs Hérault 0 – Qatar 1.

  6. Bah alors copain, on peut supporter le PSG sans avoir de grosses difficultés à assumer sa sexualité alternative.

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