Nancy-Caen (1-0) : La Chardon à Cran Académie peu amène

Lorsqu’un fâcheux vient frapper à votre porte pour vous vendre des assurances, quémander votre attention au bénéfice de son barbu imaginaire dans le ciel ou vous proposer de vous ramoner la chaudière, plusieurs solutions s’offrent à vous : le déclin poli, la porte dans la gueule, la conversation relativement impatiente ou encore ouvrir son cul en grand. Suffit en revanche que vous soyez mal luné comme ça arrive parfois (tout le temps) et l’importun risque sans s’y attendre d’encaisser une rude volée de bois vert au sens figuré bien entendu car le bois que vous avez rentré pour le sauvage hiver lorrain est parfaitement sec et le déversement d’un stère entier sur la grosse gueule d’embrouille de l’emmerdeur qui vient de sonner à un honteux quatorze heure du matin vous tirant de votre troisième gueule de bois de la semaine ne lui laissera aucune chance. Manquerait plus que vous ayez un a priori négatif à son encontre, comme à peu près contre l’entière humaine condition, et il se pourrait que ledit bois soit maculé de napalm et que vous ayez, malheureux hasard, décidé de reprendre la clope ce matin-là. Il y avait du brouillard, monsieur le juge, j’ai cru qu’un lynx m’attaquait.


Les notes

Valette 3/5
Il n’a pas encaissé, cet ahuri ! On ne va pas excuser ses errances passées pour autant ni faire l’impasse sur les lourds soupçon qui pèsent sur lui, au rang desquels être une raclure de fond de capote trouvée dans les eaux usées de la prison de Toul n’est pas le moins grave, mais on peut néanmoins déclencher le plan « Tout arrive » pour le félictier officiellement tout en faisant circuler sous le manteau l’idée qu’il n’y était en définitive pour rien puisque sa défense a fait tout le boulot.

Lefebvre 4/5
Nouveau match au poste de latéral, soit le plus dur et le plus noble poste du football, quoi qu’on en dise, et nouvelle performance non pas de haute volée (faut pas déconner) mais tout à fait honorable ponctuée par une nouvelle passe décisive.

Seka 3/5
Même topo qu’au match précédent : l’éloigner des zones où le ballon se trouve et laisser Giovanni Haag faire son boulot est probablement le meilleur coup tactique de ces derniers matchs.

Haag 4/5
Le phare dans la nuit de cette défense n’a pas l’air d’être une lumière mais brille dans un secteur qui nous semblait être le cadet des soucis de cette équipe capable de se mettre des buts elle-même pour aider ses adversaires à la battre, voir de porter des sous-pulls et de fumer des menthols. Bref, un peu de bon goût fait du bien.

Coulibaly 3/5
Autre bénéficiaire de cette défense à trois, il semble avoir besoin de beaucoup moins d’énergie qu’avant pour flinguer les attaquants adverses. Imaginez qu’il se remette à marquer dans le bon but et c’est toute l’équipe qui risquerait d’en sortir grandie (ne faites pas attention à mes délires, c’est l’ivresse).

Latouchent 3/5
Il progresse réellement : il est passé de taupe commune à taupe étoilée dans notre cœur : par un seul nominalisme, on identifie la contiguïté de l’espèce mais on s’interroge sérieusement sur la nature de l’évolution de l’un à l’autre.

Akichi 3/5
Tonton Edmond a bien compris que pour sortir son épingle dans toute cette débauche d’énergie, il allait falloir déménager sérieusement. La tendance est aux armoires en ce moment à l’ASNL, fi de ces petits profils techniques tout le temps blessés ou qui chopent le COVID dans les bringues qu’ils organisent eux-même en période de reprise (personne n’est visé mais quand même Amine, fais un effort pour te montrer moins bête que tu en as l’air).

Nguiamba 3/5
On s’était dit qu’on l’observerait histoire d’être un poil moins vague sur son rôle dans ce double pivot où personne ne semble parvenir à s’installer durablement et il ne nous a pas déçus : vif, mobile et souvent bien placé, il nous a fait l’effet de se savoir scruté. Promis au prochain match on te regarde pas, tu pourras faire n’importe quoi.

Rocha 2/5
Complètement accro à la violence, aux jeux vidéos et aux boissons énergisantes, il joue en dix comme on conduit en Seine-Saint-Denis : au mépris de tout danger, il faut montrer à ces impatients conducteurs d’Audi que si votre 405 break est beugnée de partout, ce n’est pas par négligence mais avant tout parce qu’elle est championne départementale de départ arrêté.

Biron 3/5
Le nabot court partout et se glisse dans les petits espaces tel un malicieux nain de jardin piqué dans le jardin du maire de Raon-l’Etape qui retrouve ses copains sur le rond-point du coin pour un apéro festif au nez et à la barbe des autorités, ces fascistes qui baisent leurs mères soirs et week-ends. On apprécie toujours.

Scheidler 5/5
L’ASNL n’avait pas besoin de l’homonyme d’un acteur médiocre portant catogan, mais d’un porte-avion nucléaire tellement massif qu’il pourrait boucher le canal de Suez à lui tout seul. Du haut de ses 3 mètres 12, il se plaît désormais à marquer, signe que les gabarits du crétacé on encore un peu leur place dans le football.


Note artistique de l’équipe : 4/5

Le Picon est amer, mais il sait s’adoucir en fonction de la situation. La recette est simple : il suffit d’ajouter un peu de Picon, encore un peu de Picon, une petite larme supplémentaire, allez…, en souvenir de cette soirée où faute de bière, on avait bu l’amer à la bouteille pendant que les hôtes des lieux baisaient dans une baignoires où louvoyaient des sardines vivantes (instants bénis).

En terme de jeu, on n’a certes pas vu de miracle, mais que valent des années de théorie tactique et de circulation de balle fluide face à une victoire contre une équipe dont les membres jouent avec la carte du RN qui dépasse du short ?

On respire un peu au classement dans un début d’année plutôt à notre avantage et surtout avant d’entamer un calendrier final jalonné des pièges les plus fourbes et des adversaires les plus coriaces. Nous ne pouvons pas nous vanter de les attendre de pied ferme et en bons lâches, on se contente désormais de regarder le fond du classement avec dédain, depuis notre 10e place. En voilà un vrai récit de la gloire.

Marcel Picon

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

2 commentaires

  1. Tout ceci transpire le vécu à grosse gouttes. Sauf l’histoire de la baignoire, ça, je suis sûr que c’est juste pour rajouter une scène porno alors qu’y en avait pas en vrai. Vous vous êtes pris pour HBO ?

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