Nantes – Rennes (0-1) : la Breizhou Académie retrouve son souffre-douleur préféré

Ah, enfin le retour de notre bonne vieille Ligue 1 et pas contre n’importe qui, le FC « je vis dans le passé  » Nantes. Les mecs ne nous ont pas battus depuis 2013, 2005 à la Beaujoire, et ils continuent à nous gonfler avec leur dernier titre datant de… 2001.

Histoire de ne pas partir vaincus, les Canaris usent de la bonne vieille méthode Coué avant la partie, à coups de déclarations qui sentent bon la mauvaise foi de losers. Halilhodzic qui admet que « 14 ans ça fait beaucoup », mais ajoute que « à [son] époque c’était l’inverse ». Tandis que Rongier, qui n’a toujours rien compris, « n’a pas le sentiment d’une passation entre les deux clubs », car Rennes n’aurait « rien fait d’exceptionnel depuis 15 ans » et que les matchs « sont toujours équilibrés ». Sauf que tu les gagnes jamais, Valentin.

La composition :

Juju nous pond un XI désormais classique. Seul changement, Niang est préféré à Siebatcheu en pointe :

Koubek – Traoré, Da Silva, Mexer, Bensebaini – Grenier, André – Bourigeaud, Ben Arfa, Sarr – Niang.

Le match :

On en a chié des ronds de chapeau.

Après un début de match qui voit le FC Nantes exercer un pressing digne de Jean-Vincent Placé sur chaque premier ministre depuis 10 ans, un 180° du destin permet aux Rouge et Noir de prendre l’avantage au quart d’heure de jeu. D’abord, Diego Carlos se voit refuser un but de la main grâce au VAR. Dans la foulée, Ben Arfa adresse un magnifique coup-franc à Da Silva qui marque de la tête au 2e poteau. Nantes 0-1 Rennes.

Si les Canaris repartent avec la même intensité (Sala enlève une balle de but à Rongier quelques minutes après l’ouverture du score), le but leur a clairement mis un coup sur le bec. La deuxième partie du premier acte est relativement équilibré, les occasions rares mais le jeu n’en est pas moins plaisant et rythmé. Le Stade Rennais est tout heureux de rentrer au vestiaire en tête.

Dès l’entame de la deuxième période, les hommes de Stéphan se procurent une occasion qui aurait dû finir au fond. Au lieu de ça, elle secoue les Nantais, qui prennent le contrôle du ballon, des opérations, de nos slips, et ils ne les lâcheront plus jusqu’à la fin du match.

Complètement cuits physiquement, les Rouge et Noir se montrent incapables de disputer le ballon à leurs adversaires et s’arc-boutent devant leur surface, repoussant les vagues jaunes. Pour autant, la défense est solide et concède peu d’occasion. Le problème est que l’on ne met pas le pied sur la ballon donc on ne soulage jamais Da Silva et ses potes.

A l’heure de jeu, je lance une machine à laver en urgence, faute de slips propres. Sur une nouvelle accélération nantaise, le ballon arrive jusqu’à Limbombe, seul au deuxième poteau à trois mètre du but vide. L’attaquant se précipite et envoie sa tête plongeante sur le poteau d’un Koubek aux fraises. Relâchement généralisé de sphincters à Rennes, rupture de stock de couches Confiance dans tous les supermarchés.

La dernière demi-heure sera du même acabit, les assauts Nantais se heurtant inlassablement à la défense rennaise impeccable. Le Stade Rennais remporte une victoire précieuse à l’arrachée et entrevoit les places européennes. Problème : les matchs continent à s’enchainer et les titulaires sont clairement rôtis. Stéphan va devoir trouver la bonne formule pour reposer les éléments essentiels sans perdre trop de points.

Les joueurs :

Koubek : 3/5. Heureusement pour lui que le VAR a annulé le but nantais, il était sorti n’importe comment. Pas un grand match, mais il fait les arrêts qu’il faut en fin de match pour soulager ses coéquipiers et nos glandes sudoripares.

Traoré : 3/5. Bien moins offensif qu’à l’accoutumée car il avait un gros client en face avec Lucas Lima. Il s’en est très bien sorti.

Da Silva : 5/5. Buteur, patron de la défense, mur infranchissable. Emiliano qui ?

Mexer : 3+/5. Très solide lui aussi, sauf sur le poteau de Limbombe où il se fait prendre la balle dans sa propre surface.

Bensebaini : 5/5. Enorme match de Ramy. Il a enquillé tous les jaunes qui se présentaient devant lui, tel Pacman. Ou René Maleville.

Grenier : 2/5. Il a abattu un gros boulot au milieu, mais il manque d’influence sur le jeu. Il a du mal à trouver sa place avec Ben Arfa en électron libre devant lui.

André : 3/5. Lui, les derby c’est son truc. En 20 mn il avait déjà envoyé trois coups de latte et pris son jaune syndical.

Bourigeaud : 3/5. Gros travail défensif pour épauler Traoré dans son couloir, quelques beaux mouvements devant. Mais il a besoin de se reposer. Remplacé par Léa-Siliki (76e), qui a repris le flambeau défensif et a caviardé un contre qui pouvait nous mettre à l’abri.

Sarr : 2/5. Difficile d’exister quand on a autant d’essence dans le moteur qu’un Solex de lycéen. Lui aussi, il a besoin de faire un gros dodo et de s’enfiler un tube de Guronsan.

Ben Arfa : 3/5. Une superbe passe décisive, quelques beaux dribbles pour énerver les Nantais. Mais il ralentit parfois trop le jeu. Comme ses copains offensifs, a disparu en 2e période.

Niang : 2+/5. C’est du futsal qu’il devrait faire : tout ce qu’il aime, c’est attendre d’être entouré par trois adversaires pour les dribbler avec un coup de coude dans le pif au passage. Soyons magnanime, il a beaucoup donné en défense. Remplacé par Johansson (60e), décevant. L’emmerdant, c’est que je me dis ça à presque tous les matchs.

Bisous à Valentin Rongier et…

ALLEZ RENNES

Marco Grossi (@_MarcoGrossi)


Marco Grossi

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