New York City – Montréal (1-1) : L’Impact Académie livre ses notes

Un Dominiiiic qui surgit hors de la nuit, court vers le but en héroooos… Son noooom, il le signe à la pointe de ses cheveuuuux, d’un O qui veut dire Odurooooo !

Salut les p’tits loups. Académie hommage aux éjaculateurs précoces aujourd’hui, notamment parce que je n’ai pas vraiment le temps de faire plus et également parce que le match entre New York City et Montréal était pas mal chiant, il faut l’avouer.

J’aurais aimé vous parler plus en longueur du gros ventre de Lampard, absent car blessé au muscle gastrocnémien. Vous savez, c’est celui du mollet, appelé comme ça car il ressemble à un estomac. Ça ne s’invente pas. Ou encore du complexe micropénien de New York City et son ridicule terrain pour enfants du Yankee Stadium. Mais passons.

L’alignement

Mauro Biello lit l’Impact Académie, c’est un fait. Il titularise donc à la fois Bernier et Donadel dans un 4-3-3, qui redeviendra un 4-2-3-1 en fin de match, parce qu’on est revenu endormi des vestiaires après la pause. Mais notre problème, c’est qu’on n’arrive pas à jouer sans un vrai 10, alors qu’on n’a pas de vrai 10 dans l’effectif. En voilà une belle anal-yse.

Le Matchauricio

Trois occasions et demi en 90 minutes. Autant dire qu’on s’est fait chier sur le mini-terrain de NYCFC. Tiens d’ailleurs, je vous pose là ses dimensions comparées à celles de notre stade Saputo, qui sont chouettes, parce que c’est chez nous et qu’on vous emmerde. Et puis un tiers du terrain est recouvert de tourbe. Peut-être pour faire du whisky, qui sait.

Courtoisie de RDS.

Ah oui, on a aussi eu le génial Silviu Petrescu au sifflet. Quel homme. Le seul capable d’arbitrer sans avoir jamais vu un match de football de sa vie, alors qu’il a officié lors de plus de 100 rencontres en tant que ref’ en chef.

Pour en revenir au football, et il y en eut assez peu mercredi dans le Bronx, après une première demie stérile mais durant laquelle l’Impact a été correct dans l’engagement et l’intensité, ce qui a manqué contre Toronto, l’équipe est ressortie endormie des vestiaires. Probablement qu’un gaz y fut diffusé, rappelant, au grand désarroi de tous, les plus sombres pages de notre histoire.

Allen ouvre donc le score sur une action où la défense s’est un peu oubliée, avec peut-être un hors-jeu(.net) au poil de cul. Mais loin de moi l’idée de l’utiliser pour expliquer ce but.

Je vous laisse juger, parce qu’en vrai, on voit que dalle.

Mais, bonheur et allégresse, alors que l’on se dirigeait vers une défaite somme toute méritée, le divin Dominic a surgi sur un coup franc de Drogba, à la 91e minute, pour rappeler au plaisir de ces dames la taille monstrueuse de ses burnes. Un point, c’est ce que l’Impact était venu chercher semble-t-il, et vu le scénario du match, on ne va pas chier dessus. Va falloir faire mieux samedi contre Colorado, parce que c’est loin d’être fameux.

Un pack de Montréal express

Evan Bush (3/5) : Il ne peut rien faire sur le but. Il a fait les arrêts qu’il fallait et nous a également offert un superbe panel de relances foirées. Classic shit.

Maxim Tissot (3/5) : Bon match du Québécois, réglé comme une horloge. Pas de folie, pas vraiment d’erreur non plus. Participe au ratage généralisé sur le but en n’empêchant pas le centre, mais je chipote.

Laurent Ciman (3/5) : Match solide, des interventions précieuses, mais il se fait manger par Allen sur le but, qu’il laisse filer. Pas son meilleur match, à l’image de l’équipe, mais lucide et conscient de nos problèmes du moment.

Wandrille Lefèvre (3/5) : Après l’analité des dernières performances de Cabrera, il semblait normal que Wandou ait sa chance. À mon sens, il n’a pas raté sa première titularisation de la saison, en faisant royalement chier Villa toute la rencontre. Rate un peu son placement sur le but, car il aurait sans doute dû se mettre entre le centreur et son destinataire, mais pense peut-être au hors-jeu, lui aussi.

Ambroise Oyongo (3/5) : Le seul à ne pas être dans le coup sur le but de City et probablement le plus dynamique et volontaire avec l’entrée d’Oduro. Un vrai bon match pour le Camerounais.

Marco Donadel (3/5) : Très bien dans son rôle de sentinelle devant la défense, pas dégueux à la relance non plus. Mais clairement pas un terrain pour lui.

Patrice Bernier (3/5) : On n’a pas mieux pour la circulation du ballon au milieu. D’autant que l’activité de Bekker lui a permis de se concentrer là-dessus plutôt que de se tuer à la récupération.

Kyle Bekker (3/5) : Vraie grosse performance, à la fois physique et à la récupération. Alors ce n’est pas le meilleur joueur du monde hein, mais à courir partout, il a fini bouilli tout en permettant à l’Impact de ne pas sombrer.

Nacho Piatti (2/5) : Meh… Très emmerdé parce que peu d’espaces et serré de prêt. Donc peu d’occasions, mais aurait peut-être mérité un penalty en fin de première mi-temps, s’il n’avait pas accentué sa chute comme fauché par une rafale de mitraillette.

Johan Venegas (1/5) : Je vais plagier l’excellent Heinrich Heineken, joker de luxe pour l’Impact Académie et n’en déplaise à Kimberly… Johan qui ?

Didier Drogba (2/5) : Joue en pantoufles, semblant (j’insiste sur le « semblant » et j’espère me tromper pour les mots qui suivent) s’en battre un peu les couilles mercredi, mais fini par offrir le but à Oduro, avec son maillot sans numéro. A partir de bon, je crois que là…

Attention à ne pas faire l’amalgame entre la coquetterie et la classe.

Les substituts

Dominic Oduro (Sauveur) : Entre en posant ses énormes roubignoles sur le minuscule terrain, quitte à le recouvrir, et joue comme il dit qu’il faut le faire, avec envie, malgré ses limites techniques, comme toujours. Crée le danger et profite de l’effet de surprise qu’a été son dynamisme pour nous offrir un point vraiment important, pour le moral et pour la suite des opérations, en reprenant victorieusement un coup franc de Drogba. Actuellement poursuivi pour braquage à crête armée, je suis prêt à le cacher aux autorités. On pourra se pelotonner ensemble sous la couette.

Harry Shipp : Sanctionné pour ses performances moyen-nulles de ses derniers matches. Son entrée n’a pas changé grand-chose.

Lucas Ontivero : J’eusse pensé que Mauro l’aurait fait entrer plus tôt sur ce petit terrain où il aurait pu s’amuser. La perf’ d’Oduro ne me fait pas regretter ce choix.

Le tableau

C’est tout pour cette Académie express. On se retrouve ce week-end, donc, pour un match qui risque d’être, si on s’y prend bien, passionnant face aux Colorado Rapids.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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Mauricio Vincello

Vraie fausse légende du soccer montréalais (ou l'inverse), Mauricio Vincello, après une carrière bien remplie sur les terrains des Amériques, a décidé de prendre sa grosse plume pour conter au commun des mortels les folles aventures de l'Impact de Montréal.

3 commentaires

  1. Il se fout pas un peu de la gueule du monde le Didier à la jouer perso comme un gros sac à merde ? Et puis pourquoi il pas de numéro ce con ?

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