OGC Nice – ASSE (1-1) : la Forez Académie en a VAR

Il parie bourré

Le match résumé en 1 phrase : « On s’est encore fait aVAR »

Après Bordeaux il y a 10 jours, c’est une nouvelle fois le VAR qui fait plus parler de lui que le mâche en lui-même. Cette fois, pas de défaite, mais un nul qui a quand même un goût amer, même si les Verts auraient bien pu paumer le maigre point ramené de ce stade en fusion qu’est l’Allianz Riviera (non, bien évidemment).

La compo :

Beaucoup d’absents pour ce mâche : Debuchy, Silva, Subotic, Hamouma sont tous sur le flanc. Du coup, le père Jean-Louis nous bricole un onze avec les moyens du bord. Et c’est donc un 3-4-3 qui sort de sous sa casquette, avec le retour du pestiféré Polomat qui enchaîne du coup sa 3e titularisation. En fait, c’est plutôt mérité parce qu’il n’a pas été mauvais du tout. Devant, Beric et Diony sont associés : on va enfin voir ce que cette association peut donner.

Le mâche :

Et bien comme souvent avec les Verts, ça démarre pied au plancher. Diony part à la limite du hors-jeu, face à une défense qui ne s’était pas alignée correctement, et se retrouve tout seul devant, légèrement excentré à gauche. Et là, mon Loïs ne sait plus quoi faire, temporise, et finalement se retrouve à jouer en retrait alors qu’il se trouvait en position d’aller défier le gardien 5 secondes plus tôt (1e). Y’en a un peu plus, j’vous l’laisse ? C’est bientôt les fêtes, alors M’Vila distribue du caviar à la louche avec cette passe parfaitement dosée dans le dos de la défense. Sauf que c’est KMP à la réception, et que lui, le caviar il le bouffe avec les doigts et du ketchup : vous avez compris, il a raté son contrôle et perdu la balle (3e). Diony va ensuite servir Beric dans la surface, mais son coup de tête est trop mou et trop sur Benitez (8e). Après avoir pris la vague, Nice va refaire surface, notamment grâce à un très bon Attal. Et chose inhabituelle : M’Vila va perdre un ballon. Et ça a failli coûter puisque Nice contre et se retrouve en bonne position pour marquer. Heureusement, Tameze satellise la balle (27e). La plus grosse occasion est quand même ce débordement d’Attal qui crochète Polomat et frappe dans un angle fermé : la Ruff’ is on fire, et détourne sur son équerre (35e).

Pour la 2emi-temps, on repart comme en 1e. Corner pour les Verts, Kolo prolonge au 2e poteau vers Beric qui envoie une tête piquée, malheureusement trop sur Benitez (50e). Encore un corner, mais cette fois, ça va rentrer : la défense repousse plein axe, et Selnæs récupère et envoie un extérieur du gauche qui percute le poteau droit de Benitez. La balle repart côté gauche, Diony a suivi et dans un angle fermé envoie le cuir dans le petit filet opposé (0-1, 54e). Le mâche va s’animer : c’est d’abord Hérelle qui prend un rouge direct pour un tacle par derrière sur Beric qui filait au but (58e). Puis c’est Salibur, déjà averti plus tôt qui prend un 2e jaune pour une intervention plus stupide qu’utile (63e). Bravo champion, tu viens de relancer les adversaires avec ton absence de cerveau. Nice pousse pour égaliser : d’abord Cyprien sur coup-franc (75e), puis malheureusement sur penalty puisque Léonard, appuyé par le VAR, a considéré que KMP a fauché Saint-Maximin dans la surface quand les ralentis montrent simplement qu’en armant sa frappe, le Niçois a tapé dans la jambe du Stéphanois. Penalty transformé par Cyprien, les Niçois reviennent dans le mâche (1-1, 81e). Dans les dernières minutes, Attal met encore la misère à Polomat Abi tout juste entré en jeu, et sert Lees-Melou en retrait, seul aux 6 m, qui va marq… Ah non, il la fout à côté, heureusement pour nous (90e).

Les Verts ont eu chaud, ils auraient pu tout perdre dans les arrêts de jeu, mais au final, ils ramènent un point. Seulement un point on va dire, parce que j’ai personnellement eu l’impression que la victoire était à portée de crampons. Si seulement Diony s’était un peu plus bougé, KMP n’avait pas queuté son contrôle (lol) ou si Beric n’avait pas besoin d’avoir 3 occasions franches pour en mettre une au fond, alors oui, les Verts auraient pu ramener les 3 points. Sauf qu’on est dans la vraie vie, et que même si l’état d’esprit a été très bon, et le mâche plaisant à voir, on a quand même un petit goût amer dans la bouche. Après Bordeaux, ça fait seulement 1 point sur 6 possibles, et au vu des prestations et des faits de jeu, les Verts auraient pu en compter au moins 3 de plus. C’est forcément rageant, surtout qu’on sait déjà que ce championnat pour les places 3 à 5 voire 6 va se jouer jusque dans les dernières journées, et que chaque point perdu coûte cher au final. On fera les comptes à la fin, mais on espère ne pas avoir un gros coup de VAR en mai prochain.

Maradiony, le seul, le vrai. Le problème, c’est quec’est la version « Coupe du Monde 1994 » qu’on a.


Le résumé du mâche :



Les notes :

Ruffier (dommage, 3/5) :

Il a repoussé l’échéance sur les tentatives lointaines de Saint-Maximin ou Cyprien, détourne même la belle frappe d’Attal sur sa barre, mais se fait fusiller sur penalty. Dommage, il est pas passé loin de la clean sheet.

Saliba (apprentissage, 3/5) :

Dans un rôle de 3edéfenseur central, il a plutôt bien tenu la baraque. Appliqué dans son jeu, il n’a jamais cherché à trop en faire, et n’a pas commis d’erreur. La gamin commence à faire son trou, c’est une très bonne chose.

Perrin (retour gagnant, 3/5) :

Son retour était une bonne nouvelle, surtout avec tous les éclopés du moment. Le cap’tain a rassuré pour sa reprise, et du coup, on est bien conteuent de le revoir sur le pré.

Kolodziejczak (leader, 4/5) :

Alors lui, depuis le derby, il est en mode patron. Très rassurant, très fort dans les duels, il a clairement passé un cap et s’affirme de plus en plus comme un leader. Et franchement, quand il est à ce niveau, ça va être dur pour Subo ou Perrin de lui prendre sa place.

Polomat (la rédemption, 3/5) :

Et si Gasset parvenait à nous relancer Polo ? Avec un Silva qui se blesse 1 mois sur 3, et M’Bengue qui se trouve au placard, dans la cave fermée à double tour, il a clairement une carte à jouer. Et pour l’instant, il s’en sort pas mal. Il a quand même vécu quelques sales moments face à Attal qui est un très bon joueur.

==> remplacé à la 88e par Abi (le déclic ?, 4/5), 1e entrée pour ce jeune joueur plutôt prometteur mais qu’on a trop peu vu sur ce mâche pour se faire une véritable idée.

Monnet-Paquet (oui mais…, 3/5) :

Il manque son contrôle dès le début du mâche, et derrière, plus aucune occasion. Après, il fait le taf défensif dans ce rôle de piston, même si son apport offensif est beaucoup trop faible pour un mec qui est censé joueur devant à la base.

Selnæs (il veut rester, 3/5) :

Alors on le prolonge, et vite ! Encore une fois très présent dans l’entrejeu, il bénéficie du rayonnement de son partenaire pour caler quelques petits bonbons, comme cet extérieur du pied qui vient fracasser le poteau de Benitez.

M’Vila (inamovible, 3/5) :

Des transversales en veux tu, en voilà, et une place monstrueuse au milieu de terrain : le bonhomme de cette équipe, c’est lui, et quand il dicte le tempo, peu d’équipes arrivent à le suivre. Par contre, il a perdu un ballon qui aurait pu coûter très cher, donc pas de note surévaluée non plus.

Salibur (pourquoi ?, 1/5) :

Pourquoi cette faute de débile dans une zone peu dangereuse, alors que tu avais déjà mangé une biscotte ? Du coup, tu gâches la bonne impression que tu avais laissé notamment en tirant bien tes corners. Maintenant, son apport offensif est quand même bien maigre, il va falloir te sortir les doigts si tu veux rester la saison prochaine.

Beric (encore raté, 2/5) :

Deux occasions de la tête, mais toujours pas de but. Robert a laissé une meilleure impression que sur ses dernières sorties, mais son bilan reste famélique. Maintenant, on a pas forcément de meilleure solution dans l’axe…

==> remplacé à la 67e par Nordin (non noté), qui a fait une bonne entrée et qui presque pu marquer.

Diony (rien d’essepcionnel, 3/5) :

Bon, certes il marque, mais purée, il a toujours l’air aussi emmerdé avec ses pieds dès qu’il s’agit de faire autre chose que le pousser loin devant et courir derrière. Maintenant, il a bien suivi sur l’action du but, et sa frappe est bien placée, bravo à lui.

==>remplacé à la 75e par Gueye (non noté), très bonne entrée pource jeune joueur, qui a bien foutu le box dans l’arrière-garde niçoise.


La question minitel : la question est VAR de rage.

Bon. Bien. 2 secondes…. (*part au loin hurler saraaaAAAAAAAAAAAGE !!!*). Ahem. On en retient quoi de ce mâche ?

Victoire « à l’africaine » pour le VAR et ses lunettes chaussées de caca. Il n’y a jamais intention de faire faute, les ralentis étaient très clairs, mais visiblement les gars dans le camion avaient pas trop l’air concernés par ce qu’ils étaient en train de regarder. Bref. On va quand même revenir sur cette arnaque de l’indice de performance de Canal+ : je sais pas comment ils calculent leur machin, mais pour que Diony ait une note de 86/100 avec un mâche aussi quelconque (à part son but), c’est qu’à mon avis, on est sur le même logiciel qui fait les notes de l’Equipe. Sinon, ravi de voir que Saint-Maximin est toujours plus préoccupé par faire des grigris que de donner son ballon dans le bon tempo. Dommage pour Robert qui n’aura pas eu le temps de marquer sur sa fameuse 3e occasion du mâche.


Roland Gromerdier

HorsJeu recrute donc si le cœur vous en dit, lancez-vous !

Roland et ses collaborateurs tiennent à remercier EVECT, pour ses infos quotidiennes sur le club, le site asse-stats.com, qui est une mine d’infos chiffrées sur les Verts, Furania Photos pour ses images des tribunes stéphanoises à domicile comme à l’extérieur, ainsi que PoteauxCarrés, où l’on trouve un peu de tout.

N’oublionspas aussi d’encenser la Divette de Montmartre, qui permet à Roland d’étancher toutes ses soifs (de victoires et de houblon).

Enfin la fine équipe est aussi présente sur les réseaux sociaux, alors n’hésite pas à venir nous voir et à tailler l’bout d’gras, la page FB de la Forez Académie est fort enjaillante. Et tu trouveras Roland sur fessebouc aussi, et sur touitère. Il ne mord pas et certains le disant même plutôt sympa. Gruger est aussi  sur le sôchôl net-oueurk, tout comme Robert Binouzaret : viens donc les saluer.

Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

3 commentaires

  1. Moui, bonne acad. Mais je pense qu’elle aurait été mieux si elle avait été écrite par quelqu’un qui n’habite pas à Lyon.

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