roberto_marcelin

Deuxième weekend de chôme oblige, j’ai offert mes services aux pauvres académiciens qui parfois, il faut le dire, se retrouvent dans l’impossibilité de voir leur équipe favorite et de vous en narrer les méfaits les plus accomplis. 

Me voici donc devant un match de serie A, championnat que je n’ai visionné qu’il y a un temps conséquent. J’ai accepté de donner la main et le coude à mon ami Roberto, que je ne lis pas si souvent que cela.
Il faut que je déclare présentement que ce championnat me fait frétiller la guimbarde, un tant soit plus qu’ailleurs sur le Vieux Continent.
Bon, voyons cela, la Juventus, le club qui subjugue passion et soulève quolibets et crachats tout autant. Un rare sentiment d’amour et de haine qui s’entremêlent dans une tarentelle sauvage, allègre si l’en est, ne le cachons pas. 

En face, le vrai club de Turin, comme ils disent, paraît-il. On voit furtivement Ventura dans les tribunes, se cachant à la va-vite le visage, lui le Domenech transalpin qui n’a pas eu son Zidane. On voit Nedved qui n’a pas perdu un seul poil de son majestueux caillou (mais qu’y met-il ?). C’est beau un derby della Mole, quand bien même celle-ci se fait à moitié.

Bon, pour le reste, pour ce qui importe, je ne suis pas le taulier habituel, je ne connais pas grand-chose à ce club qui veut tout truster, même les fonds d’investissement européen paraît-il, mais, de longue, je pourrais vous dire cela : on s’est fait chier. La délivrance est venu de celui-là, là-bas, celui venu continuer à se prouver à lui-même que le miroir n’est pas aussi beau que lui, et il a raison, du moins s’il continue à délivrer sa nouvelle bande de copinous de la sorte.

Titolari (on dit comme ça, je crois)

Perin (3/5) : c’est une de ses rares apparitions, ô moi chanceux, et il a livré un spectacle digne de ce que l’on dit sur son arkhê polonais.

Alexandro {oui je sais, on dit pas comme ça mais merde} (2/5) : un peu à la ramasse dans tous les secteurs de jeu, et alors incapable de ranger ses jambes dans la surface, heureusement que les yeux étaient ailleurs.

Chiellini (4/5) : quel caresseur de côtes, quel harangueur de foule, quel défenseur infranchissable, quelle technique de relance. Patron.

Bonucci (3/5) : une qualité de relance connue et reconnue, un marquage un peu plus anonyme, mais bon, il ne coûte que des ortolans, alors ça passe.

De Sciglio (3/5) : alors ça c’est fort de défendre toujours debout et dans les pieds, c’est du bon lavoro petitou.

Pjanic (2/5) : c’est lui, le virtuose ? On dirait plutôt un vieux prodige qui se trompe de touche au moment de l’allegretto.

Can (3/5) :  il apporte beaucoup de coffre et d’impact physique dans l’entrejeu, mais alors, parfois, il faut rebrancher le cerveau et éviter des fautes stupides, bon sang de diavolo.

Matuidi (3/5) : ah il m’avait manqué le chien fou courant langue au vent dans le sens de tous les poils, pressant comme une ex hystérique et se projetant dans tous les sens comme une éjaculation inattendue un soir d’ivresse.

Dybala (2/5) :  comme l’impression qu’on m’a aussi menti sur la merveille, il a semblé bien essoufflé et bien trop imprécis dans l’ensemble de son jeu.

Ronaldo (3/5) : oui, bon, il plante, mais il rate des occasions en or et il sort de ses gonds en allant pousser le gardien, chose rare il me semble pour lui.

Mandzukic (3/5) : il n’a pas démérité, bousculant les défenseurs adverses, leur montrant toute sa haine d’une figure grimaçante, et provoquant le penalty qui mènera à la victoire.

Il baci vignaiolo,
Marcelino Albertini

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