Par Porthos Molise, en direct d’un bar de con dans le 20ème,

Un jour, quelqu’un a dit que les vrais derbys ça n’existait pas en France.
Vrai.

Mais celui qui s’en rapproche le plus, de nos jours, tant historiquement que géographiquement c’est le périphérico.
Je passe sur les rivalité prétendues ou réelles entre ceux qui se réclament plus ou moins du supportariats, la proximité géo-ethno-sociographologique (ou un truc comme ça) entre les deux clubs suffit pour y insuffler un souffle suffisant de souffre (sans parler de mes amies saphiques).

Donc, oui, putain, c’est un derby.

Sans être foncièrement anti-parisien, entendre des « Paris, on t’encule » à trois centimètres du périph’ à quelque chose d’assez inattendu et jouissif. Par ailleurs, les supporters parisiens semblent nous aimer vraiment en retour, puisqu’ils ne furent pas les derniers à nous proposer différents rapports anaux.
Comme les grands, des médias avaient essayé de faire parler un peu les protagonistes de l’histoire, dans l’espoir d’un peu de grabuge sur et en dehors des terrains.

Grabuge il n’y eut. En tout cas, pas qui mérite d’être mentionné ici.

D’un point de vu match, ça s’est plutôt pas mal chauffé, bien aidé par les supp’ du Red engoncés dans leur cage à poule. Le match a fini à neuf parisiens contre dix redstarmen. Makhedjouf ayant été expulsé à la toute fin pour avoir fait des bisous à un péfécien.

Comment tout ceci a bien pu arriver ?
Les supporters du Red Star s’étaient donnés rendez-vous un peu en avance afin de vérifier si la bière de là-bas était la même qu’ici.
Effectivement. Et puis tout ce petit monde pris route vers le Stade Déjérine, stade à l’analité bien profonde, ci à la Porte de Montreuil, Paris, France.
Une fois le prix exorbitant de l’entrée payé, nous priment place dans ce qu’on appel vulgairement un clapier à lapin. J’ai pas d’autres mots, je crois. Non.
Tout le monde sourit pour la photo et le match démarre.

Ça joue bien des deux côtés. le PFC nous la met bien profond avec un pénalty déniché d’on ne sait trop où, mais l’arbitre fait parti du jeu, ce genre de trucs.

26ème : Penalty. Boum. But. 1-0.
La mi-temps se passe comme un souvenir d’antan sans trop savoir différencier le vrai du faux, ou comme un rêve frustrant dans lequel on arrive pas à changer la fin. C’est chiant, mais on y crois.

Le retour est bien plus folichon.

Déjà Soeur Sébastien Robert (ze next Ferguson) change son système de jeu en sortant Ricca pour Orsatonni. Vachement plus offensif le mec, et on vit tout de suite la différence. On est remis dans le bain grâce à Allegro (encore et toujours et enfin et encore et toujours lui), dès la sortie des waters. Ensuite voilà que ça s’emballe dans les deux sens. Un match plein, un match bien entre deux belles équipes que tu te dis que putain, si ça continue à jouer comme ça, c’est la montée qu’elles vont jouer les deux.

Bon, on y est pas encore.

Mais déjà, les esprits s’échauffent. Et l’inénarrable Lee dont la descente (huhu) n’a d’égale que sa souplesse (hihi) s’écroule à trois pas de la surface, fauché comme une feuille morte par la rafale d’hiver en un après-midi morne sur les bords du canal Saint-Denis (et ouais, mec). Carton rouge pour le parisien malhabile et coup excellemment tiré qui ne donne malheureusement rien. On peut dire que ça lui fait la bite.

Mais on s’en fout parce que deux minutes plus tard, Lee, décidément dans une forme olympique audonienne, te claque la jolie tête en pleine lucarne (ou presque), au grand dam d’un petit gardien qui sur le coup aurait bien fait de s’acheter des bras.

J’aime les phrases bien longues.
Et c’est le premier but de Lee sous les couleurs de l’Etoile Rouge. Je pensais que ce jour n’arriverai jamais.

On ne se réjouis pas trop vite.
Car les putasses parisiennes égalisent. Nous sommes à la 74ème minute de jeu.

On se calme et on boit frais.
Parce que Laborde nous redonne l’avantage deux minutes plus tard. D’un tir doublement insisté que le gardien il ne savait plus où donner de la tête avec ses quatre fers en l’air.

Crac boum hu. Paris l’a dans le cux.
Voyez la belle image.

Des joueurs :
Planté (3/5) : Toujours propret. Un peu coupable sur le deuxième but, enfin je crois, j’ai pas vraiment vu, j’ai juste fait « ooooh ».

Marie (4/5) : Ah !

Allegro (6/5) : Quand équipe avance pas, capitaine mettre but. Lui toujours faire ainsi.

Cros (4/5) : La prochaine fois, je vous le chanterai.

Ielsch (5/5) : This is madness.

Ricca (2/5) : Le schéma initial était de blinder un max. Et puis le pénalty a tout changé. Du coup, on l’a pas trop vu car remplacé à la 45eme par Orsatonni.

Makhedjouf (4/5) : Avec ou sans lui, c’est pas pareil. Nous le verrons dans le prochaine épisode.

Lafon (2/5) : Frappe de mule et engagement total. Maladresse et course de poney également. Remplacé par Cissé à la 60ème pour que plus jamais ça.

Fardin (3/5) : Ne peut pas arrêter mille fois mille ballon. Mais presque.

Lee (4/5) : Un très beau but + une chute toute relative qui entraîne le carton rouge adverse. A sa propre technique pour rouler par terre, très étudiée. A quand même raté l’immanquable à moult reprises. Remplacé par Ben Amor à la toutoute fin pour gagner du temps.

Laborde (6/5) : Ce… joueur… est… juste… trop… bon… pour le… national…

L’interview de fin d’acad’ :
Désormais la Jules Rimet Académie laissera le dernier mot à un spécialiste connu et reconnu dans le
domaine du sport collectiviste audonien. Après le très glop Pifou, le sympatoche Kim-Jong 1 et la très-relativement-communiste Jacqueuline R.
C’est au tour de Jean-Queja MANDRICHI, héros de la saison précédente, de s’exprimer ici :

Porthos  Molise : Alors Jean-Queja, ça va ?

JJ. Mandrichi : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

PM : Oula, alors que penser de la saison des Audoniens ?

JJ. Mandrichi : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

PM : Un mot aux dirigeants peut-être ?

JJM : ENCUUUUUUUUUUUULEEEEEEEEEEEEE !

PM : Jean-Queja, merci.

Cordianalement,
Porthos Molise

2 thoughts on “Paris FC – Red Star (2-3) : La Jules Rimet Académie livre ses notes

  1. – Jean-Queja, comment se déroule la ré-adaptation à la Corse ? Je me suis laissé entendre dire qu’il n’y avait pas de Quick a proximité du stade.
    – AAAAAAAAAH !!

  2. C’est à peu prêt ça. Quoique j’ai entendu dire qu’en Corse ils avaient des Quick à l’ail.

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