Paris SGEL / Zizou FC (3-0) – La Porte de Saint-Cloud Académie fait son retour en fanfare

Salut les pipoutes,

 

Ça roule depuis la dernière fois ? Vous vous souvenez, c’était y a plus d’un mois maintenant, contre ces infâmes Nîmois. Oui, bon, désolé pour le retard, c’est que c’était bien ardu de se trouver du temps libre ces dernières semaines, avec la rentrée sociale, les fournitures à acheter aux p’tit.e.s militant.e.s (vous avez vu comme les prix ont flambé pour les lunettes de piscine et les flacons de Maalox ?), les premiers devoirs à faire avec les gosses (les tracts à la rotative, à l’ancienne, vous-mêmes vous savez qui avez plus de 45 ans), tout ça tout ça…

Bref, j’ai pas eu une minute à consacrer au fouteballe depuis un mois (si ce n’est évidemment pour nos robustes camarades soviétiques, lancés à toute berzingue sur l’Euro 2020 de ses morts avec le beau Dziouba à leur tête). En un mot comme en cent, il était donc grand temps que je me mîsse à l’ouvrage, et donc que je me mette à jour sur les pérégrinations de notre bien aimée section séquanaise de l’Internationale footballétarienne. Alors allons-y sans plus tarder, épluchons donc ensemble l’actualité de ce dernier mois chez nos camarades de Paris-Saint-Germain-en-Laye.

Hmm, bon, le petit accrochage d’entrée contre les Rennais, d’accord… Heureusement, Thomas notre cher secrétaire de section alémanique a du appliquer sur ce merdier ses fameuses serviettes-éponges avec des imprimés dessus. Hmm-m, 4-0 la semaine suivante contre Toulouse, ça c’est bon, c’est épongé… Puis deux autres victoires contre Metz et Strasbourg, le danger national-socialiste est donc écarté, ça c’est bon, c’est réparé… Premier du classement après 5 journées, ça, ça roule… OH PUTAIN ET ÇA ?! MAIS FAUT PAS LAISSER ÇA COMME ÇA LES ENFANTS !

 

???????????

 

Mais ? Qui m’a foutu un merdier pareil ? Je comprends pas, il est où, l’Aréole ? Et le guérillero Cavanuche alors ? Et Kyky ? Némarre, d’accord, c’était bel et bien prévu qu’il gicle, mais ils sont où tous les autres ? Et surtout, comme dirait ce brave Marcelin : c’est qui tous ces cons ? Attendez un peu, on joue contre Madrid là ? C’EST CE SOIR ?!? Non mais attendez, pouce, on est pas du tout prêt, là ! Il en manque au moins huit sur les onze, vous allez quand même pas passer tout de suite à la rubrique suiv

 


LA RENCONTRE


 

Okokok, alors c’est parti, on joue en quelle couleur déjà ? Les p’tites liquettes blanches avec la rayure bleue-rouge là ? Seyant. Un petit air de Safet Susi?, non ? Oui, le match, pardon. Bon, le Marquis qui mène le jeu comme à l’orchestre, c’est bon, je me souviens, c’est normal. Mais qui c’est ce brave petit au milieu qui se démène comme un mort de chien ? Mais attendez, ce serait pas ce bon Blaise, brave pilier de PSGEL ? Idrissa Guy, vous dites ? Avouez que la ressemblance est frappante quand on le voit monter à l’abordage du milieu adverse comme ça. Le Teuton d’en face n’a pas un pète d’espace vital pour lui, et vous savez pourtant comment sont ces gens-là quand ils n’ont pas leur Lebensraum… Il est pas le seul d’ailleurs, les latéraux adverses ne sont pas épargnés non plus, ça les enferme directement au pressing, ça coupe toutes les lignes de passes, voilà du splendide travail de sape. On dirait presque du Cavanuche. C’est un uruguayen, ce nouveau gonze, là, non ? Argentin ? Oui, ça revient au même, c’est du gaucho biberonné à la bidoche, ça. Du carniste qui veut croquer dans tout ce qui bouge.

 

 

Ben écoutez, ça a l’air d’aller en fait. Ça tourne plutôt très bien cette affaire, les nouveaux ont pas mis trop de temps à se faire à la manière PSGEListe en fait… Tenez, le goal est bien solide sur ses appuis, là… Ah, et là, attendez, ça chauffe ça chauffe, dégagement en chandelle… Marki qui remise de la tête, Jean Bernard qui joue directement le une-deux avec Icartruc, débordement, centre en retrait eeeeet PAF ! Hoplà, le pointard de l’Ange de Marie, en angle fermé ! 1-0 au quart d’heure de jeu, c’est qui qu’est pas prêt, là, hein ?

Oui, bah après, c’est normal que l’adversaire se réveille un peu, mais rien de bien inquiétant pour nos solides gaillards de l’arrière. Ben tiens, Marcoco il s’est trouvé un bon copain de jeu avec le petit nouveau, là, Guy… Jamais les derniers pour les prises à deux sur les mollets adverses, ces deux-là… On laisse passer le petit orage madridien, et ça repart ! À droite cette fois-ci ! Touche de la Meule, le Guy qui récupère et joue le une-deux (encore !) avec Marki, projection blaisienne, remise dans l’axe pour l’Angelito… Tout seul à l’entrée de la surface… Contrôle… Frappe du gauche… Limpide, encore une fois côté fermé, et 2-0 ! 30 minutes de jeu ! Dites-moi, mais c’est que ça marcherait presque mieux qu’avec les joueurs d’avant, non ?

Oups alors, oubliez donc ce que j’ai dit : tout de suite après, le Gallois d’en face nous place un petit lob des familles sur notre nouveau goal costarmoricain (ou un truc du genre) après un mini sombrero sur Jean Bernard… 2-1. Mais l’arbitre-dont-je-ne-présumerai-pas-des-pratiques-sexuelles entend les voix de la technologie lui adresser leur sainte parole. Tel Jeanne courant au secours des François, il s’envole vers son écran divin, lequel lui révèle les mystères du ballon rond : l’Antéchrist(iano) gallois s’est emmené le ballon de la main, le but est annulé. 2-0, oubliez mes doutes, on les nique, on est les plus forts.

Et après un dernier quart d’heure à dominer de la tête et des épaules une moribonde équipe réalmadridiste (c’est comme le réal-socialisme mais sans le côté socialiste, donc), nos nouveaux srabs du Ouest Side reprennent d’emblée leurs bonnes habitudes en début de seconde période : et allez hop, le tacle ordurier de Sarrabiata sur le génial génie Hazard, lequel devient le paillasson préférentiel de la chasse parisiano-saint-germanoise. Malgré quelques tentatives des Madridoches, PSG reprend sereinement sa marche en avant, évitant tacles et pressing avec grâce. Un rouleau compresseur dans un jupon de dentelle.

À l’heure de jeu, la machine tourne à plein régime, avec une tentative de lob de l’Ange à la raie, puis une frappe de Sarabiacane détournée par le goal. Tandis que PSGEL relâche peu à peu la pression et se permet de laisser venir, le club-dont-Fred-Hermel-n’est-pas-le-porte-parole-mais-juste-un-journaliste-qui-se-bat-tous-les-jours-pour-avoir-des-infos se montre bien impuissante. La Benz marque à un quart d’heure du terme, mais est signalée hors-jeu. Et c’est finalement la paire de latéraux de PSGEL, la frites-paëlla connection, qui conclut d’un joli toro dans une défense adverse en lambeaux, avec le troisième but de Tommy la Meule. 3-0, et c’est bien mérité, les enfants.

 


LE SOVIET NOUVEAU EST ARRIVÉ


 

Kéké Navos (3+/5) : Ça veut dire « bienvenue » en costarmoricain.

Thomas la Meule (3+/5) : Le bonus pour le petit but qui vient parachever un mâche sans encombre, devant comme derrière.

Titi & Kikim (3+/5) : À la fraîche, décontractés du gland.

Jean Bernard (4/5) : Belle rentrée européenne pour notre Hobbit préféré, avec deux passes décisives à la clé, mine de rien. C’était pas forcément aussi simple derrière avec le Gallois à gérer, mais que voulez-vous, ce sont les risques du métier.

Idrissa Guy (5/5) : Le Blaise noir. Et plus fort que l’éléphant et l’hippopotame réunis, même.

 

 

Marquiquise (4+/5) : Sur la lancée de la saison dernière, notre libéro au sang bleu a régné sur son domaine avec élégance, bien protégé derrière ses deux fidèles aboyeurs.

(Remplacé à la 70e par Anderrera, encore un nouveau avec un nom pas possible, c’est bien gentil d’apporter du sang neuf mais si on pouvait ralentir le rythme ça m’arrangerait, merci)

Marcoco (4/5) : L’aboyeur en question. La version ritale, en tout cas. Le modèle avec l’option intégrée « sorties de balle sous pression ».

Pablito (3+/5) : Pas forcément le plus en vue de la ligne d’attaque, mais il semble néanmoins être un bon bougre, capable de se mettre au service de l’équipe. Un bon bougre, qu’on vous dit.

(Remplacé à la 89e par Abdo Diallou, pour jouer on ne sait trop où)

Aldo Mauro (3/5) : Ah, rien à voir avec le mec assassiné par les Brigades rouges ? Au temps pour moi.

(Remplacé à la 60e par Choupo, l’agent chimique X)

Ange de Marie (5/5) : Pendant que le Guy passait la ponceuse sur le milieu madridoche, l’Angelito posait l’enduit, la peinture et le vernis. Le tout, en même temps. Professionnalisme et efficacité (purée, on dirait une devise de la BAC de Villepinte, je me dégoûte).

 

Des bisous trotskanaux, et à bientôt dans le Ouest Side,

Sans oublier bien sûr les deux beaux boutons ci-dessous,

Crodialement,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.