PSG-Nîmes (3-0) : La Crocro Académie était en parcage

Non mais je crois que bon, on a été présents.

L’ANALEPSE

La dernière fois qu’on était allés au Parc, c’était en CdF, en 2007, on jouait en National et on avait pris une valise (de mémoire, doublé de Pauleta). Pour la dernière fois en Liguain, il faut remonter à l’époque de Vercruysse et Cantona. Une éternité, putain. Rien que pour le kiff d’être là, je sens que l’après-midi va être belle. Si tu ajoutes à ça qu’il fait un soleil printanier et que je retrouve les collègues à la Porte-de-Saint-Cloud pour descendre quelques pastis avant le match, que demande le peuple ?

Avec ces conneries, on arrive à la bourre dans le parcage, pour se rendre compte que tout est déjà presque aussi plein que nous. Ça chante bien mais c’est pas la folie non plus : aux Gladiators arrivés en bus se sont ajoutés des exilés en mode touristes, le tout est sympatoche mais pas très discipliné. Enfin, on est là, ça fait plaisir.

Préseeeeeeents

LE MATCH

Bon c’est sûr, on a un groupe qui permet à Blaquart de pouvoir varier ses compos. Mais là, franchement, c’est un peu frileux. Le back-four reste inchangé, mais  Valls revient dans le 11, et Bobichon est positionné sur l’aile. Je veux bien qu’on essaye de sécuriser le milieu, mais ça semble quand même assez bancal.

Bernardoni

Alakouch – Briançon – Landre – Maouassa

Valls – Ferri – Savanier

Ripart – Bouanga – Bobichon

L’impression se confirme assez vite. Valls ne sert à rien, si ce n’est de sparring-partner docile à Verratti, qui se trouve être dans un très bon jour, l’enfoiré. Bobichon c’est pareil, il n’en touche pas une et se fait prendre de vitesse sur chaque prise de balle adverse. Comme on ne ferme pas tout à fait le jeu, adepte du joga bonito que nous sommes, ça laisse des boulevards derrière. Et le manque de vitesse devant est très préjudiciable : Ripart et Bobich sur les ailes c’est un peu comme si tu mettais Yohann Diniz dans un 110 mètres haies.

On parvient quand même à se créer quelques situations dans une première mi-temps plutôt ouverte et agréable : deux incursions de Bouanga dont une qui finit par un joli exter’ qui flirte avec la lucarne. Une lourde de Savanier au-dessus, et puis une tête de Briançon sur corner où là on y a vraiment cru. On devait jouer la 20e minute à peu près : c’est clairement l’occase manquée qui aurait pu faire basculer le match dans une relative incertitude et foutre le feu au parcage. On commence ensuite à baisser d’un temps et à laisser des espaces : après un but refusé au PSG pour hors-jeu et un autre pour la main de Mbappé (pas vu pendant depuis là où j’étais, mais quel kiff de faire des doigts à tout un stade qui siffle), la sanction arrive, inéluctable, sur une ouverture classieuse de Verratti pour Nkunku (1-0, 40e minute). On arrive à la pause avec un but de retard, quelques regrets mais surtout le sentiment pénible que le PSG joue au petit trot.

La deuxième période confirme le constat et s’avère être un long calvaire. On est complètement étouffés, avec à peine une petite embellie en fin de match. Heureusement que Paulo nous sort encore quelques arrêts et que Mbappé vendange… On finit par lâcher à nouveau sur un énième ballon dans le dos d’Alakouch : Bernat centre en retrait pour Mbappé, qui cette fois la met au fond (2-0, 69e minute).

La rentrée de Thioub à l’heure de jeu avait pourtant fait du bien, avec quelques débordements qui prouvent qu’on aurait peut-être gagné à leur rentrer plus dans le lard en début de match, c’est un peu frustrant. On s’en prend un dernier pour la route, finalement assez anecdotique, suite à un corner et une perte de balle complètement stupide de Ferri, qui laisse Nkunku, Dagba et Mbappé filer au but dans un trois contre un imparable (3-0, 90e minute).

Perdus pour perdus, comme le dit le capo, on s’en bat les couilles : c’est après le 3e but que le parcage se lâche le plus et qu’on se met à faire le plus de bruit, finalement le meilleur moment de l’après-midi. On finit avec la banane malgré la défaite. Maintenant place à Rennes aux Costières, ils vont voir ce que c’est qu’une équipe de foot après leur ballade contre le Betis, tiens. ALLEZ ROUGES !

LES COLLÈGUES

Bernardoni (4/5) : Il nous évite d’en prendre 5.

Alakouch (1/5) : Après quelques matchs très solides contre les anonymes de Liguain, la comparaison fait très mal. Plusieurs fois à la rue, il a perdu une tonne de ballons et s’est même fait déborder par Choupo-Moting.

Briançon (2/5) : De la présence physique, des tacles qui nous sauvent la mise… Plutôt un match solide, mais un alignement bancal sur l’ouverture du score, et un petit tracteur au cul quand même. Il aurait pu (dû ?) marquer sur corner.

Landre (2/5) : Comme Briançon, il fait une partie finalement correcte. Pas le plus fautif, dirons-nous.

Maouassa (1/5) : Nom de dieu, quand tu le vois courir derrière Mbappé il passerait presque pour un paralytique.  

Ferri (1+/5) : Il a touché beaucoup moins de ballons que d’habitude, mais il fait une première mi-temps plutôt propre, il fut le seul avec Savanier à sortir des ballons de façon à peu près sereine. Il a complètement coulé ensuite. Et puis cette perte de balle stupide sur le 3e but, t’as pas le droit Jordan.

Savanier (3+/5) : Le seul capable de porter la balle dans le camp adverse, à l’origine de nos rares bonnes situations. Et puis il a mis un sombrero à Verratti. Rien que pour ça, même s’il a eu du mal à en toucher une après le repos, merci à lui.

Valls (0/5) : Pour illustrer la grosse partie de Théo, il faut savoir qu’à la reprise, je me suis penché vers le collègue debout à ma droite pour lui demander « tiens, il a fait rentrer Valls ? ». Il s’est fait victimiser par Verratti sans même essayer de mettre de coups, décevant. Remplacé par Bozok, sorti pour faire son décrassage.

Bobichon (0/5) : Oui, là j’ai vraiment pas compris ce qu’il foutait là. Un poste où il a semblé perdu, où il n’a pas vu une balle, où ses qualités ne servaient à rien et où ses défauts (manque de vitesse et de qualité de dribble) étaient très voyants. Un non-match jusqu’à son remplacement par Thioub, qui a apporté la percussion dont on aurait eu besoin en début de match et a redynamisé l’équipe. Dommage.

Ripart (1/5) : Très pénible pour lui aujourd’hui, des courses dans le vide, quelques débordements vite avortés, des replis mais peu d’impact. Dans ce genre de match, tu t’aperçois de la taille des parpaings qu’il a aux pieds. Mais on t’aime, va. Remplacé par Guillaume, à peu près aussi utile.

Bouanga (2/5) : De loin notre offensif le plus dangereux, avec deux incursions conclues par deux frappes dont une qui aurait pu faire mouche. Cramé et peu servi en deuxième mi-temps.

Bonus : florilège des phrases entendues en parcage

« On est sereiiiiiiiiiins les gars »

« Ah ben c’est sûr que c’est autre chose que Manchester, hein ? »

« Tié surcoté Kyliaaaaaaan »

« Oh Paulo je veux un enfant de toi »

« Vas-y Téji mets lui un taquet à ce pitre »

« Bon les gars, 3-0 c’est mieux que 5-1 »

« Oh les gars, on va pas finir sans en blesser un quand même »

Allez merci les gars. Et la bise,

Karoud

Karoud Fider

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