Real Madrid – Dortmund (3-0) : la Borussia Akadémie est confiante

Jean pleure, il pissera moins ses bières pour oublier.

 

Il y a les lendemains de soirée difficiles, et il y a les lendemains de soirée difficiles. Jean a vécu une longue nuit d’horreur, parsemée de haine et de faux-semblants.
À Dortmund, depuis quelques temps, c’est la pentatombe. Subotic. Schmelzer. Blaszczykowski. Bender. Gündogan. Out. Ajoutez la suspension de Lewandowski et la seule alternative Schieber en poste pour poste et vous avez une soirée de merde qui s’annonce. En plus de cela, le Real joue finement le coup en plaçant une pression de dingues pendant quinze minutes. Quinze minutes d’apnée pour une équipe composée en partie de briques (Hummels, parfait ; Weidenfeller, parfait ; potentiellement les Großkreutz, Piszczek, Reus, Sokratis) mais avec de sérieux brocs (Aubame et Durm, potentiellement Sahin, Miky ou Kehl) qui créent d’infâmes brèches. La première vient de Durm. Benzema prend le meilleur sur lui, sert en retrait pour contourner Hummels, le ballon continue sa route à toute vitesse vers Bale tout proche des six mètres. Trop tard pour agir. 1-0.

Parce qu’en face, le Real la joue avec une grosse présence offensive. Beaucoup de joueurs pour se porter vers les avant-postes, ce qui gêne considérablement le jeu de Dortmund. En terme de compo officielle, ça donne ça.

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En terme de compo officieuse, on doit avoir quelque chose de ce genre pendant la première mi-temps.

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Si le Real ne peut continuer à ce rythme et permet à Dortmund de respirer par intervalles, commun symbole de Klopp, il y a un problème constant cette saison qui pourrit tous les matches : les ballons ne tapent pas dans le fond, bien que ce soit rarement leurs mères en face. Quand Reus et Großkreutz font de bonnes choses, Casillas se pointe et sort tout ce qui bouge. Quand Aubameyang veut réussir à cadrer quelque chose, c’est la tête de Pepe qu’il vise à la perfection (blague certifiée Bild).

Le Real ne marque pas non plus quand il fait le job seul. Mais il sait se faire plaisir si un jaune facilite le travail du grand Capital. Mhkitaryan contre une relance vers Isco, plein axe ; Piszczek fait une passe superbe à Modric. 2-0 et 3-0. Ca n’ira pas plus loin que ça.

Paraît-il que le match retour sera difficile.

 

Les notes :

Weidenfeller (4/5) : sans lui, il y en a cinq de plus.

Piszczek (1/5) : une relance foireuse = un but, qui gâche le reste de son match.

Sokratis (2/5) : de très bonnes interventions, autoritaires. Mais un peu juste sur le premier, notamment, pris par le long contrôle de Bale.

Hummels (4/5) : étrange… Etrange comme Mats a été grand, beau, brillant, efficace, superbe, étincelant, magnifique dans un match où la défense de Dortmund a rompu si souvent. Partout, il a été beau : tacles, relances, ouvertures…

Durm (2/5) : pris sur le premier but, il a alterné des phases où il respire le vieux briscard et d’autres où il paraît être un pré-pubère en plein rêve nudiste au milieu de Bernabeu.

Kehl (1/5) : vieux, usé, fatigué. Son retour dans l’entre-jeu a fait du bien à Dortmund il y a quelques semaines, mais il n’est plus capable d’enchaîner autant de matches. Il faut faire souffler, Jürgen.

Sahin (2/5) : par rapport à ceux d’en face, le constat est dur pour Sahin. Parce que de son côté, les longues passes ne sont jamais allé où il fallait, jusqu’au joueur qu’il fallait. Ce n’est pas seulement de son fait, mais cela a rendu l’écart plus impressionnant encore.

En trois briques : nul, nul, nul. Aubemayang (0/5)

Großkreutz (3/5) : actif, l’un des meilleurs Borussen sur le terrain. Plus intéressant quand même lorsqu’il repasse en latéral droit, où il fait le travail magnifiquement.

Mhkitaryan (0/5) : son frère est prié de retourner immédiatement en Arménie.

Reus (2/5) : seul capable de faire la différence seul, seul lui a manqué la réussite. Et l’impact physique. Et les bons choix. Il a donc fait un mauvais match, en fait.

 

Les remplaçants :

Schieber, pour le fun de se dire qu’il foule la pelouse de Bernabeu, alors qu’on ne sait toujours pas ce qu’il fait au club en vrai. Les emplois fictifs ont la belle vie.

Hofmann, qui a la satanée manie de chercher les penaltys à chaque entrée. Et qui n’a que cette action-là à faire valoir à son bilan, ce qui est bien maigre.

Jojic, qui apporte toujours autant et qui chope des penaltys sans même les chercher. Intéressant pour faire souffler du frais dans l’entre-jeu.

 

Si vous voulez des images, vous demanderez aux Madrilènes, à Google, au service vidéo, qui vous voulez mais pas à Jean. Pas cette fois.

Analen Küssen,

Jean Colère.

Jan-Karl Sabatierung

Akadémitien. Niveau expert en (an)allemand.

5 commentaires

  1. C’était tellement triste de voir les potentiels remplaçants sur la feuille de match.

    Gundogan devait pas être rentré de blessure depuis 2 ou 3 mois?

    Enfin bon pas de malaise pour le retour, jurisprudence Malaga! (je cherche mes tournures de phrases lyriques sur Sofoot)

  2. Gündogan devait revenir mi-septembre 2013 lors de sa blessure. On attend toujours.

  3. Dortmund manque cruellement d’ancien de la Juve pour espérer quelque chose en C1. AH les Moeller, Kohler, Paolo Souza, Julio Cesar…

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