Reims – Montpellier (2-4) : La Paillade Académie sort le champagne

Cool le match Yolo

 

Y’a plusieurs personnes qui sont passées par votre siège là, et beeen, le tout premier, je crois qu’il s’appelait… Carbure, ça fait vachement longtemps qu’on l’a pas vu. Moi, je serais vous, je lancerais des recherches.

 

 

Cela faisait bien longtemps que votre serviteur n’avait pas vu cela. 4 buts ! Non, ce n’est point possible, pincez-moi ! Par pitié, ne prenez pas de gants avec moi, giflez du plus fort que vous pouvez, que je me réveille pour de bon. Quoi ? Ce n’est pas un rêve ? Vous mentez ! Effronté que vous êtes, vulgaire butor ! Vous vous jouez de moi, sombre quidam ? Soit. Ma vengeance sera terrible. Terrible, vous m’entendez ? Tremblez, du sommet du plus poussif de vos cheveux jusqu’au bout de vos ongles pédestres ! Comment ? Qu’est-ce ? Le… résultat officiel ? Mais alors…

Alors tout ceci n’était pas songe ! Le doublé de Cabella, le but de Marveaux, le quatrième de Niang ! Pure vérité ! Ce match plein d’allant et de maîtrise technique s’est donc tout à fait déroulé, j’avais cru encore que la Mireille avait envoûté la vinasse, chafouine qu’elle est cette cougourde ! La dernière fois qu’elle m’administra ses potions diaboliques, je me suis retrouvé dans un champ de topinambours en train de danser une gigue avec Annie Cordy en récitant du Francis Ponge. J’ai tout de suite percé la supercherie à mon réveil, ne pouvant pas admettre ne serait qu’une once de vraisemblable dans les bribes que me restituaient mon inconscient magnanime : je ne sais que danser sur le pont d’Avignon, Annie Cordy me file la courante à la première note qu’on m’impose et je refuse d’entendre un seul vers d’un dégénéré congénital qui a écrit une ode à un verre d’eau.

Mais le réveil cette fois-ci ne s’est pas effectué sous la délicieuse égide du mal de crâne carabiné et de la rotation birectangulaire des orbites. Non, j’ai émergé comme une marmotte au sortir de l’hibernation, repu et dispos. J’ai écouté les nouvelles, lu toutes les feuilles de choux qui me tombaient sous la main, je n’obtins que la confirmation reçue aux prémices : oui, ce samedi soir, le Montpellier Hérault a mis quatre buts. Si les nues n’étaient pas si haut pour mon corps vermoulu, j’en serais volontiers tombé.

Mais finalement, comme dirait Tryphon, tout est relatif. Tout se retrouve au firmament de l’incomplétude humaine en ce qu’elle est le prolongement du doute. Doute qui ne se peut se mouvoir en une finitude future au nom de la morale. Car la morale est la morale par amour du goût. Les défenseurs de Reims avait cet amour pour un placement de mauvais goût, dégueulasse et permissif. Comment les petits ne pouvaient-ils pas profiter de ce comportement si étrange d’une défense habituée à la solidité, à domicile en tout cas ? Comment ne pas bondir sur cette passivité pour ravir la victoire et repartir avec un bol d’air supplémentaire en vue du maintien ? Le contraire aurait été un crime passible de nouvelles sueurs froides.

Et pourtant des sueurs, on en aurait presque eu lorsque les Reimois revinrent à 3-2, avec un dégagement malheureux des points de Jourdren et une toile de El-Kaoutari. Mais une nouvelle approximation défensive de leur part permit aux petits d’en planter un quatrième.

Alors quoi, le miracle Courbis ? Aux chiots Fernandez ? Pas loin, mais pas tout à fait. Dans le Sud, la mauvaise foi c’est comme les couilles, si tu veux te faire respecter, faut que ça soit gros. Mais comme certains, les vrais, ceux dans le secret, le savent, j’ai de quoi déposer mes couilles et ma mauvaise foi dans le vestibule le temps de quelques phrases. Pour ce qui est de Fernandez, personne ne le voulait, sauf Nicollin. Mais lorsqu’il est arrivé, il a su se faire apprécier des joueurs et il serait complètement stupide de dire que ce sont ces derniers qui ont fait le forceps pour qu’il soit éjecté. Ce club a toujours marché à l’affectif et tous les joueurs qui y sont ou y étaient pourront étayer ces propos. Fernandez s’en va en chialant, il fait chialer les joueurs en face de lui. Il fallait prendre une décision parce que le discours n’était pas adapté pour bousculer et relancer des joueurs qui sombraient peu à peu dans une apathie digne de Jean-Michel. Courbis était l’homme idéal pour cela, lui qui fonctionne aussi à l’affectif et qui accorde une place prépondérante à une approche psychologique calculée et parfaitement dosée. Alors ce n’est pas un miracle, juste une bonne solution trouvée à un problème donné. Un miracle démenti par la logique, voilà de quoi faire bander les frangins Bogdanov.

En attendant, y a les notes là :

 

Jourdren (3/5) : renvoie la balle dans les pattes d’Agité pour le premier et se fait planter dans le dos par l’autre zèbre pour le deuxième. Sinon, rien à signaler.

Congré (3/5) : s’il continue à jouer de la sorte, sur qui on va taper gratuitement maintenant ?

El Kaoutari (2/5) : pas mal fébrile dans ses interventions, à l’image de sa remise de la tête qui finit dans les filets, ou encore de sa blessure dans un duel à peine musclé face à deux bonhommes. Tabatha Cash likes this.

Hilton (3/5) : comme un chef de PME qui chanterait du Bashung.

Stambouli (4/5) : le CAC40 du milieu défensif. Capitalisme sauvage du cuir, toussa toussa.

Marveaux (4/5) : un rendement énorme à la récupération, et puis ce but tout en bestialité tel un numéro 9 des grandes heures !

Cabella (5/5) : le petit génie hyperactif du fond de classe, enfant-roi et tête à claques.

Martin (3/5) : une drôle de façon de courir mais bon, il arrive à jouer au foot alors gardons le glaviot qu’on lui prévoyait pour sa face de diplodocus.

Mounier (4/5) : il commence à retrouver son niveau, chouette ! On pourra le vendre à Gyor !

Niang (4/5) : si seulement il conduisait comme il joue, les arbres de Grammont dormiraient tranquilles. 

 

 

Entrés de sortie :

Tiéné : la fausse patte d’Abidjan.

Camara : Dark Joker. Niark Niark.

Montaño : appelez-le VHM.

 

 

Le bisou vigneron, 

Marcelin Albert.

 

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