Rennes-Ajaccio (2-0), la Breizhou Académie livre ses notes

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Que ça Kadir.

Krampouzision
Philippe Montanier devra se passer de Jean-Mamelle, blessé et de Romain Alessandrini, encore un peu court, tant physiquement qu’intellectuellement. Résultat, c’est le jeune Hountondji, issu du centre de formation, qui prend la place de Jean-Mamelle au côté d’Armand. M’Bengué et Kadir sont à nouveau titulaires.

SRFC : Costil – Mbengue, Armand, Hountondji, Danzé – Makoun, Féret, Pajot – Kadir, Oliveira, Pitroipa

ACA : Ochoa – Bonnart, Dielna, Zubar, André – Mostefa, Pierazzi – Diarra, Cavalli, Lasne – Mutu

Ar Matc’h
1’-10’ : Soit je suis tombé dans une faille spatio-druido-temporelle, soit il ne s’est rien passé de notab’.

11’ : Comme un saint-bol de Bagad, je suis réveillé par un gros n’importe quoi : Hountondji tente une montée à la Jean-Mamelle, qui se conclut par une belle passe à l’adversaire. Contre ajaccien, Costil pare comme il peut devant Mutu et, enivré par ses tatouages de biker, nous fait une nouvelle sortie à 30 m de ses buts pour aller cueillir des fraises alors qu’on sait que ce n’est pas la saison. On n’est pas passé loin du but ridicule.

13’ : Pitroipa dans l’axe donne à Makoun, qui envoie à Kadir sur la gauche de la surface. L’ancien Marseillais crochette vers l’intérieur et Foued bien son ballon (désolé) qui finit dans le petit filet opposé. 1-0.

16’ : C’est la saint-Patrick ! Deuxième but de Kadir ! Sur un long coup franc, la défense d’Ajaccio est placée comme Jean-Vincent, ce qui permet à Foued de contrôler de la tête, puis poitrine en résistant à André avant de glisser la balle sur la droite d’Ochoa, sorti à sa rencontre. 2-0 pour le Stade.

21’ : Frayeur côté rennais avec une passe dans le dos de la défense pour Diarra, mais il est signalé hors-jeu(.net). Et en plus il avait tiré à côté.

26’ : Jaune pour Oliveira après un tacle dégueu. « Superbe », aurait répondu Di Méco.

30’ : Enorme occas’ de Pitroipa. Le ballon est récupéré par Kadir qui centre à ras de terre, Nelson se loupe mais Pit surgit et la met à côté.

34’ : centre fort de Pit qu’Oliveira ne peut reprendre.

37’ : reprise de Mutu sur un centre de Cavalli. Même pas peur.

40’ : Après un corner joué en deux temps, Makoun est trouvé dans l’axe. Il a le temps, donc il s’applique pour bien foirer sa frappe, il tue une taupe et fait pleurer un photographe.

Mi temps : Pour l’instant, Rennes maîtrise le match et s’est facilité la vie en mettant deux buts en 3 minutes. En face, c’est pas génial, comme un saint-bol de barbe que Ravanelli a bien fait de raser.

46’ : Zubfestival acte I : belle ouverture en profondeur de Féret pour Oliveira qui prend le dessus sur Zubar, le « défenseur » semble faire faute, mais Neslon en rajoute, les deux s’écroulent. Yapapéno.

47’ : Pajot prend son petit jaune habituel.

48’ : Ouf, après avoir évoqué le sujet environ 457 fois depuis le début du match, le commentateur de BEIN Sport, bien épaulé par Grégory Paisley (oui oui), sait enfin la Vérité : Sigamary Diarra porte le numéro 11 alors qu’il ne l’avait pas l’année dernière mais en fait personne ne l’avait l’année dernière à Ajaccio. MERCI LES GARS.

50’ : Zubfestival acte II : Féret récupère et lance Oliveira. La frappe du Portos (non, pas le mousquetaire) est écrasée, Juju reprend la balle et centre, Zubar essaie de contrôler, glisse, touche le ballon de la main et dégage. Yapapéno.

53’ : Coup franc pour Ajaccio, Mutu est obligé de ceinturer Danzé pour essayer de faire une tête. Comment on dit fin de carrière en roumain ?

57’ : Très belle phase de jeu entre Pitroipa, Féret et Kadir qui se retrouve bien lancé sur la gauche de la surface, malheureusement son année marseillaise le reprend et il contrôle en sortie de but.

58’ : Ah, Ajaccio se dit que mettre un but pourrait être une bonne idée. Ballon décalé sur le côté droit, mais Lasne frappe trop croisée. Quelle tête de mule.

59’ : Féret se fait plais’ tout seul au milieu de quatre Ajacciens et frappe au ras du poteau, j’ai failli enlever mon slip et entonner du Alan Stivell.

63’ : sortie d’Oliveira, entrée de Romero.

65’ : Pajot tente sa chance, Ochoa relâche, il n’est pas passé loin de nous faire une Porato.

70’ : Sortie de Féret, entrée de Hunou . Frisson anal avec un coup franc ajaccien qui traverse la surface sans être touché.

73’ : Corner pour l’ACA, tête du jeune Camara, entré un peu avant, captée sans problème par Billy.

74’ : Hunou centre pour Romero, qui est trop court.

76’ : Mostefa tente la reprise de volée du désespoir, elle finit dans la Vilaine.

78’ : Sortie de Pit’, entrée de Wesley Saïd.

81’ : Ouh la, troisième incursion ajaccienne en pas longtemps, ça fait bizarre. Petite balle piquée au point de pénalty, tête de Camara, sans danger.

84’ : Incursion de Saïd qui décale Pajot, son centre instantané est repris par Romero qui marque, et s’embrasse le poignet, si, il lui reste un peu de peau entre les poils, mais il est signalé hors-jeu(.net) et ça ne semblait pas évident.

86’ : Alerte changement de slip. Enorme occasion pour Ajaccio. Sur un corner, Diarra se retrouve seul au deuxième poteau à 1m du but et nous offre une des plus belles dédicaces à Bakayoko (le vrai), en se débrouillant pour envoyer le ballon 5m au-dessus. Ker-ouf.

87’ : Frappe de Popescu de loin, et si ce n’est lui, c’est donc son père, à côté.

90’ : Grosse occasion rennaise en contre contre. Saïd centre depuis la droite de la surface et trouve Romero au deuxième poteau. L’homme des cavernes remet intelligemment de la tête plein axe pour Makoun qui frappe, c’est repoussé par Ochoa sur Hunou qui allume à bout portant, mais Ochoa bloque. Fallait bien qu’il fasse son exploit habituel.

90+3’ : Fin du match.

Rennes obtient une victoire très satisfaisante en ayant affiché une belle maîtrise tout au long du match. L’équipe a retrouvé de la sérénité défensive, nous a offert quelques belles phases offensives et a su faire tourner le ballon efficacement pour fatiguer les joueurs de Ravanelli. Et surtout, tout le monde a semblé impliqué sur chaque phase de jeu. Les Rouge et Noir ont été bien aidés par les Corses, incapables de réagir après les deux buts encaissés en 3 minutes.

 

Les gars du Stade :

Costil : 3 saucisses. Match tranquille pour lui, pas grand chose à faire hormis l’énorme raté de Diarra en toute fin de match. A frôlé les 2 saucisses pour sa sortie kamikazo-débile, rappelant un peu la fin du siège du Westgate de Nairobi. A ceci près que les Dieux du football se sont montrés plus cléments, parce que nous sommes issus d’un peuple footballistique qui a beaucoup souffert.

Danzé : 4 saucisses. A très bien gardé son couloir, pris une seule fois dans son dos, mais Diarra était hors jeu. Bon apport offensif, il a bien combiné avec Pitroipa puis Saïd. Sans oublier le fait qu’il avait fait un sauvetage sur la ligne contre Lyon, et que c’est un mec cool. 4 saucisses facile donc. Mais bien sûr, en tant que capitaine, il doit savoir qu’il va horriblement souffrir si jamais on venait à perdre le match de dimanche contre les canaris démoniaques,/

M’Bengue : 3 saucisses. Trois saucisses parce qu’il est nouveau, qu’on est de bonne humeur, et qu’on veut bien déceler (surtout en 2e mi-temps), un apport offensif assez supérieur à ces prédécesseurs à ce poste. Mais on perd pas de vue le fait qu’il ait perdue de vue Paul Lasne et son nom de boulanger à plusieurs reprises au point de permettre aux Ajacciens de tenter de cadrer une frappe.

Armand : 4 saucisses. Serein, appliqué, bien placé. Fait du bien à toute la défense, et ce n’est pas sale. On l’apprécie d’autant plus qu’on sait que beaucoup de nantais ont envie de se mordre les couilles quand ils le voient porter si fièrement notre beau maillot. Rouge et noir, ça c’est des couleurs.

Hountondji : 3 saucisses. Match satisfaisant dans l’ensemble. Bien sur le plan défensif, des montées à la Jean-Mamelle en première, mais l’une d’elles a entraîné une perte de balle et la sortie freestyle de Billy. S’est calmé ensuite, mais il confirme que Marco Grossi fait bien de l’utiliser dans sa rotation en équipe première sur Football Manager. Bonifié sans doute par l’expérience d’Armand. Bonifié physiquement aussi par sa seule présence.

Makoun : 3 saucisses. Ah ben là, c’était bien.. Plus appliqué que d’habitude, a récupéré pas mal de ballons et a en plus bien orienté le jeu vers Kadir ou Oliveira. De bonnes montées, dont une frappe qui aurait pu faire 3-0. Gageons que le sieur Jean II soit juste un peu lent au démarrage, comme Bruno Cheyrou, mais sans le rester toute la saison, pas comme Bruni Cheyrou donc.

Pajot : 3 saucisses. Très grosse activité, court, défend, centre, frappe à tous les sens du terme, d’où le petit jaune habituel. Facile d’offrir des coups à boire après.

Féret : 3 saucisses. N’en méritait peut-être que deux sur ce match. Mais en mérite 5 par jour facile sinon.

Kadir : 5 saucisses et une bolée de cidre. 2e titularisation pour lui et un doublé en 3 minutes qui fait zizir. En plus de ça, il a montré une très grosse activité pendant tout le match avec un très sérieux repli défensif qui aura bien soulagé M’Bengue. En tribunes, Alessandrini a dû apprécier. Tout le monde s’en fout presque maintenant de son cas personnel.

Pitroipa : 4 saucisses. A clairement retrouvé son niveau. Juste avant de peut-être partir, donc avec quelques mois de retard quand même. C’est con.  a montré de belles choses côté droit avec un beau décalage pour Pajot et un centre qui a failli se transformer en passe dé.

Oliveira : 3 saucisses. Pas de but pour notre maçon du cœur, mais il a considérablement emmerdé la défense d’Ajaccio, ce qui a permis à ses partenaires de se créer des occasions. Il a encore montré de la spontanéité et un sens du but qui font des guilis dans le ventre. S’est aussi bien entraîné pour le match de dimanche en taclant seulement un défenseur corse qui passait par là. Il a frit, il a tout compris.

Les entrées en jeu

Romero – 63e – pour Oliveira 3/5 : malgré son physique à se voir refuser d’approcher d’une école à moins de 50m, il a montré de l’envie et même du génie en ayant failli faire marquer Makoun, ce qui n’est pas une mince affaire.

Hunou, _ 70e – pour Féret 4/5 : A couru partout.  Comme un mort de faim.  A provoqué des fautes, en a fait, et a bien combiné avec ses petits copains devant. Prometteur donc.

Saïd – 78e pour Pitroipa 3/5 : a montré de belles choses côté droit avec un beau décalage pour Pajot et un centre qui a failli se transformer en passe dé.

Les autres apparitions

La main de Zubar 2/5 : Difficile de savoir si elle volontaire, parce que c’est quand même Zubar. Puis justement parce que c’est lui, on a aussi envie de lui donner le droit de pouvoir s’aider pour équilibrer un peu.

Le match le jeudi 3/5 : ça fait penser à un match d’Europa league. Donc normalement, on devrait pas gagner, sauf qu’en face, c’est Montpellier et c’est à peine moins ridicule que Nice dans cette belle compétition.
Et sinon, ce sera à suivre sur sportdub.

Le but de Jimmy Briand contre Nantes le lendemain du match 5/5 : Plus que la cerise sur le gâteau , le kir lendemain d’apéro.

La non-apparition

Dennis Oliech 5/5 : la Breizhou a la flemme de vérifier s’il était parti d’Ajaccio pour Nairobi mais c’est bien l’un des rares trucs qu’elle partage avec les Nantais : un mauvais souvenir du Kenyan.

Roazh Takouer & Marco Grossi

 

 

3 thoughts on “Rennes-Ajaccio (2-0), la Breizhou Académie livre ses notes

  1. C’est Der Zak qui s’occupe de l’affutage des crampons dimanche, le bouquet et le muscadet est déja prêt pour Armand

  2. Danzé a dû bouffer Antonetti, en dix minutes il n’a pas lâché Saïd sur son placement; Sûr qu’il lui a fait faire pipi dans son short, c’était beau.

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