Rennes-Krasnodar (1-1) : La Breizhou Académie se dépucèle

J’vais pas refaire l’histoire, mais après Fauvergue, après Guingamp, après Quevilly, après Montanier, quel.le supporter.rice rennais.e aurait pu penser que, le 20 octobre 2020, les Rouge et Noir allaient disputer le premier match de Ligue des champions de leur histoire tout en étant sur le podium de la Ligue 1 ?

Sauf que la dynamique récente n’est pas si reluisante. Deux matchs nuls contre les deux derniers du championnat, des blessures et des nouveaux arrivants à intégrer rapidement tout en débutant cette compétition face à l’adversaire le plus faible, à domicile. De quoi se mettre plus de pression qu’au bistrot le week-end.

Que dire de ce match ? Que l’on en ressort avec des sentiments mêlés. Déjà, malgré une jauge réduite à 5 000 spectateurs, quelle ambiance. Un Roazhon Park des grands soirs qui a poussé les joueurs jusqu’au bout. Evidemment, soulagement d’avoir été à la hauteur de l’événement et de ne pas avoir pris une avoinée au Roazhon Park. L’équipe a fait mieux que tenir son rang puisqu’elle a dominé son adversaire et aurait sans doute mérité de l’emporter. Certains ont sorti un match de haut niveau (Nzonzi, Terrier, Guirassy et Camavinga dans une moindre mesure) et on a globalement vu un football plaisant côté Breton. A nouveau une première période maitrisée et une fin de match en trombe, grâce à un passage en 442 qui a failli s’avérer payant avec trois occasions monstrueuses.

Pourtant, sans être géniaux mais en faisant montre de plus d’expérience et de vice, les Russes se sont procuré les meilleures occasions de la première période et on su profiter de l’euphorie rennaise post-but pour égaliser en moins de cinq minutes. Cramés physiquement en fin de partie, ils ont subi les assauts rennais sans rompre, aidés par un gardien écoeurant. Ayant subi vingt tirs donc douze depuis la surface, les visiteurs ont célébré leur point arraché en levant les bras, preuve que le SRFC a livré une grosse performance.

Certes, on aurait préféré un happy end, mais on n’était pas dans un salon de massage naturiste asiatique et bien en Ligue des champions. Et comme on dit après un dépucelage : pour une première, on saura largement s’en contenter. En espérant faire mieux la prochaine fois. Merci messieurs. (Oui, mon dépucelage était d’un genre particulier.)

Les joueurs :

Gomis : 3/5. Pour une première, il y a plus facile qu’un match de Ligue des champions mais il a fait le taf avec quelques bons réflexes. La frappe de Ramirez est tellement dingue qu’on ne peut pas lui en vouloir.

Dalbert : 1/5. Des fautes, des courants d’air dans le dos, des passes à l’adversaire, aucun impact devant. C’était mieux en deuxième période, en même temps c’était difficile de faire pire. Je lui laisse encore un ou deux matchs avant de lancer la cagnotte Leetchi pour payer son retour de prêt. Remplacé par Truffert (80e, non noté), qui a encore montré de belles choses pendant le temps fort de fin de match. Il a du cran, le gamin.

Aguerd : 4/5. Des relances aussi soyeuses que du Moltonel triple épaisseur.

Da Silva : 3/5. Quel sauvetage sur la reprise de Berg.

Traoré : 1/5. Sale soirée pour Hamari. Hormis sa frappe qui lèche le poteau, il a été inexistant devant tout en se faisant plus facilement contourner que le fair-play financier.

Camavinga : 3/5. Une première période éblouissante avec une activité incessante, des prises de balles percutantes et de belles frappes. A plongé physiquement après la pause. Remplacé par Hunou (80e, non noté), à un bout de gant d’être le héros de la soirée.

Nzonzi : 4/5. Quel patron. Son absence avait été criante contre Dijon, sa présence a été impressionnante face à Krasnodar. Le métronome.

Bourigeaud : 2+/5. Toujours le premier à déclencher le pressing, il ne ménage pas ses efforts mais il peine à faire la différence. Remplacé par Tait (69e, non noté) qui confirme son aisance au milieu. En revanche il va falloir vite corriger cette manie agaçante de toucher la barre dans le money time.

Terrier : 4/5. Martin confirme sa bonne forme. Intelligent, percutant, il provoque le pénalty et de nombreuses situations dangereuses. Et si son but l’avait libéré ?

Guirassy : 3/5. Les défenseurs russes s’en souviendront longtemps. Il a pesé toute la rencontre sur la charnière, souvent décroché pour offrir des solutions à ses coéquipiers, marqué le premier but de l’histoire du club en Ligue des champions et, avec son ultime occasion manquée d’un cheveu, a évité à tout le voisinage de faire la connaissance de mon chibre.

Del Castillo : 2/5. Il n’a pas démérité, mais que d’imprécisions dans les derniers gestes. C’est cruel, mais c’est dans ces moments-là qu’on voit ses limites. Remplacé par Doku (62e, non noté) qui, malgré une légère tendance à vouloir créer l’exploit à chaque prise de balle, a électrisé notre fin de match. En deux apparitions, il a déjà montré un potentiel érectile digne de nos plus beaux samedis soirs cryptés.

L’avantage de la période actuelle, c’est qu’on doit immédiatement se remobiliser : dès vendredi, il faudra taper Angers histoire de ne pas laisser le doute s’installer.

ALLEZ RENNES

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Marco Grossi

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