Rennes-Reims (1-1), la Breizhou Académie livre ses notes

Billy jusqu’au bout de la nuit

Bonjour la France qui vous la coupe,

On est de retour dans cette compétition qui perd un peu plus de son charme chaque année pour bien vous faire rigoler . Le succès de notre réussite l’an dernier avec « J’ai perdu la Gaule au Stade de France » place la barre un peu haut, mais on va essayer de tenir le cap pour une nouvelle franche rigolade.

Konpozision

« On ne change pas une équipe qui gagne » a dit un jour Janprouff, le Dieu des entraîneurs. Ou en tous cas un de ses disciples. Mais Guy-Gilbert n’a pas dû être très attentif pendant la messe parce qu’il applique sa propre règle « on ne change pas trop non plus une équipe qui ne gagne pas, parce qu’elle va bien finir par gagner un jour. »
Le onze qui affronta Saint-Etienne (0-0) est donc reconduit, si ce n’est que Pajot prend la place de Benjamin André.

En face, on ne va pas trop s’en foutre quand même parce qu’ils nous l’avaient bien mise en championnat. On notera par exemple que Fortes, qui nous avait marqué un but venu d’ailleurs mais bien arrivé en notre cimetière indien, est à la CAN.
Il y a d’ailleurs plus de CANistes chez les Rémois que chez les Re(n)nois. Prends bien ça dans la face M. ‘je-répète-trop-souvent-une-vanne-limite-que-jai-entendue-il-y-a-4ans’
Mavinga n’en profite pourtant pas devenir titulaire, Franck Signorino n’ayant rien d’un international africain, même pas ses sélections.
On notera qu’ils sont organisés en 4-4-2 losange avec de Préville dans le rôle de l’attaquant de profondeur, Charbonnier dans le rôle du 10 limité, et Ngog dans le rôle du finisseur de chiotte un peu maladroit.
Ar Matc’h (version courte)

Ben oui… c’est plus compliqué de marquer depuis que Ntep n’est plus là.
Heureusement, Billy Costil est cet ange qui s’envole dans notre cimetière indien. Il brille tellement fort qu’on a envie de le regarder dans les yeux et de lui dire : « t’es beau, bien plus qu’Alexis, tandis que Kossi agaça »

Ar Matc’h (version longue)

L’entame était satisfaisante, voire encourageante. Profitant de l’absence de milieux latéraux chez l’adversaire, le Stade Rennais insiste dans les couloirs et parvient à menacer à plusieurs reprises l’adversaire du soir. Les meilleurs centres viennent de la droite (théorème d’Alain Juppé) mais la délivrance n’est pas encore au rendez-vous. A gauche, ça contre et ça perfore plus vite, tel un Brésilien au rendez-vous. Glombard se laisse aller et comment la faute. Armand applique la sanction. Bienveillant sur ce coup, le gardien du temple rémois indiqua où placer l’offrande. Il n’en demeure pas moins qu’en sachant notre défenseur central tireur-désigné, on se dit qu’il va mieux valoir éviter les tirs-aux-buts.

Car, si l’entame est positive, les serrages de sphincter sont inévitables tant que l’écart n’est pas creusé. Il aurait pu en être autrement. Si par exemple, Toivonen avait plus de réussite dans ses gestes ou dans ceux des autres, Glombart et Agassa compris.
1/0 à la mi-temps, oui, mais comme au match de championnat qu’on a perdu 3/1.

On ne peut pas dire qu’on attaque vraiment mal la 2e mi-temps. Ah si, en fait, on peut déjà le dire. Et la sortie sur blessure de Pajot n’augure pas franchement quelque chose de très positif pour la suite, puisqu’on fait rentrer le fils de Konrad, celui qui ferait peut-être du bien s’il tuait son père.
Sans grande surprise tellement les blagues les plus courtes sont les plus durs, Reims égalise sur sa première grosse accélération signée Nicolas de Préville et conclue par son jeune étalon « blackstar ».
Trouvant leur propre équipe un peu trop forte, les deux entraîneurs décident d’attirer un peu de ‘fraîcheur’ en plein hiver, faisant sortir de Préville pour Courtet d’un côté et Toivonen pour Habib Habibou de l’autre.
Privée donc de deux joueurs pouvant apporter un vrai plus vers l’avant, la confrontation repart avec un Stade Rennais qui laisse la lente domination rémoise s’imposer, et qui limite principalement ses chances de contre au côté gauche, celui de Pedro Henrique. Pour compenser l’absence de menace plein axe, Sylvain Armand s’improvise box-to-box à l’occasion, mais les locaux se livrent ainsi eux-mêmes à une possibilité de contre rémois. La fin du match est sifflée. Et l’on en est soulagé car on ne voit plus comment Rennes pourrait marquer autrement que par un fait de jeu. Même la solution trouvée sur coup de pied arrêté semble être inenvisageable.

Les prolongations passent en confirmant cette impression, et on serre fort les sphincters surtout par peur de voir le quasi-irréparable que serait un but rémois se produire. Le poteau est touché à la 99e, le but est trouvé mais illicitement. On tient et c’est tant mieux, parce que tel que c’est parti on a plus de chances de gagner à la loterie qu’au football sur cette sombre demi-heure.

Mais c’est la coupe. Ceux qui veulent du spectacle n’ont qu’à pas regarder eurosport et profiter de youtube. Seule la qualif’ est belle, puisqu’à chaque tour, ceux qui ne le sont pas voudraient être à la place des qualifs.
Alors oui, Agassa laisse à certains le goût d’une élimination qui reste dans les an(n)ales de ceux qui l’ont vécue de près. Mais les Rémois ont déjà la politesse de pas tout faire pour marquer un but, alors on va quand même pas leur demander d’en marquer un dans le leur.

Egalité parfaite à la fin de la première série de tirs-au-but : chaque gardien réalisa deux arrêts. Agassa avait lancé les débats, Costil avait doublement rétorqué avant que ‘Nan-Armand’ ne trembla dans l’exécution du geste final.
Konradsen marque finalement le dernier. Voyez-y le symbole que vous voudrez. Le héros, c’est Billy.

Les gars du stade

L’important dans cette longue soirée d’hiver, c’est la qualification. Et c’est bien gentil de nous donner des émotions avec des tirs-aux-buts à défaut de ne plus vraiment pouvoir le faire pendant 90 minutes.

Costil 6/5 : Le plus beau. Il n’est pas seulement plus classe qu’Olivier Giroud en slip, il est surtout plus sexy qu’hostile.

Danzé 5/5 : Le plus courageux des capitaines. A sa place, Thiago Silva serait parti chier sur un ballon.

Mexer 4/5 : Oui, toi aussi, tu es beau. Mais moins quand tu tombes.

Armand 4/5 : Toi, tu n’es pas vraiment beau. Même si tu souris. Mais c’est pas grave, on t’aime plutôt bien quand même dans le fond.

Moreira 4/5 : Digne représentant de l’utilité d’un centre de formation. Pas seulement du nôtre, mais de tous ceux de l’Hexagoal. Hormis Lyon, plus perforant au niveau de la Gaule au sens large. Ceci était peut-être une faute de frappe.

Gelson 5/5 : Oh oui, toi tu es beau aussi. Y’en a qui peuvent toujours dire que tu as un peu une tête de poisson, on leur répondra qu’elle nous donne envie d’être nu sur les galets.

Pajot 3/5 : Toi tu seras plus beau quand t’honoreras les propositions de prolongations. Et quand t’arrêteras de te blesser aussi.

Doucouré entre 1 et 5/5 : Toi, tu es beau quand tu marques ton péno. Mais tu es maladroit…Tu es endurant et persévérant mais tu es foutrement maladroit.

Brüls 2/5 : Toi, rien à faire, tu es roux. Et à peine de secours.

Toivonen 3/5 : Toi tu es plus beau quand tu marques. Ou alors quand tu souris. Et comme tu ne souris que quand tu marques…

Pedro Henrique 5/5 : Toi tu es notre meilleur chance de marquer. Et ça, c’est moche.

Les entrées en jeu

Prcic -pour Brüls 45e2/5 :Coaching pas gagnant à droite.

Konradsen – pour Pajot, 57e2/5 : Le sacrifice de Pajot a suffi pour convaincre les Indiens de taire ‘la malédiction du chat noir pas farouche ‘ un soir de coupe de plus.

Habibou – pour Toivonen, 68e– 1/5 : Coaching qui tire même pas en pointe.

Les autres apparitions

Bourillon 2/5 : ça doit lui faire plaisir de revenir à Rennes. Ça doit lui rappeler l’époque où personne ne se foutait particulièrement de sa gueule. La Breizhou a plutôt tendance à s’en foutre.

Agassa 2/5 : ça a été plutôt délicat de sa part d’avoir indiqué à Armand où tirer son pénalty mais on lui saura surtout gré de ne pas avoir volé à Billy son rôle de héros.

Jean-Luc Vasseur 3/5 : s’il n’a pas laissé un souvenir impérissable en tant qu’arrière, le Jean-Luc part devant dans un certain sens puisqu’on peut dire qu’il nous a un peu ouvert la route des 1/8e de finale. Merci à lui.

Roazh Takouer

 

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