Stade Rennais – Orléans (2-0) : La Breizhou Académie y prend goût

Après la coupe de jeudi, place à la coupe de mercredi. Cette phrase n’est pas de moi à propos du champagne dans une soirée du boulot, mais bel et bien le calendrier rennais. Entre les deux, un match nul contre l’OM, qui permet d’entretenir la dynamique et de ne pas trop décrocher en championnat.

Place à la coupe de France, avec un ticket pour les demies à valider contre Orléans, pensionnaire de Ligue 2. Autant dire qu’une élimination ferait tâche.

La composition :

Notre coach l’a bien compris, qui aligne à nouveau l’équipe-type, à la faveur de la décision de la LFP de décaler notre match du samedi 2 mars contre Nîmes. Cela nous permettra d’avoir enfin une semaine entre deux matchs, idéal pour préparer la réception d’Arsenal. Un bon quart Sud-Est de la France a usé de ses plus belles modulations d’accent chantant pour s’agacer de cette décision, qui pénaliserait la Ligue 1. Que les choses soient claires : le Stade Rennais avait accepté de décaler le match au dimanche, la préfecture du Gard a refusé, la LFP a donc statué et reporté le match. Oui, l’idée est aussi de favoriser le SRFC dans son parcours en coupe d’Europe, ça a déjà été fait par le passé pour d’autres clubs et c’est tant mieux. Pointfinalàlaligne.

Koubek – Bensebaini, Mexer, Da Silva, Traoré – Grenier, André – Bourigeaud, Ben Arfa, Sarr – Niang

Le match :

Je ne vais pas vous raconter ça dans les grandes largeurs, ce match ne restera pas dans les annales. Nos Rouge et Noir n’ont pas été géniaux, mais ils ont été sérieux, à défaut d’être adroits, ont fait preuve de patience face à une équipe d’Orléans joueuse mais limitée. La première période aura été une succession de fautes (coté visiteurs) et d’approximations offensives (côté locaux). La vidéo permet de refuser (logiquement) un but et un pénalty aux Bretons (25e, 40e).

En deuxième période, les hommes de Stéphan accroissent leur domination et les Orléanais laissent de plus en plus de boulevards.

Il ne faut finalement que dix minutes pour que les Rennais plient le match. Après une occasion manquée par Niang sur un centre de Sarr (53e), c’est Bourigeaud qui ouvre le score sur un coup-franc bien placé mais savonné par le gardien (65e). Rennes 1-0 Orléans.

Dans la foulée, Niang se voit refuser un but pour hors-jeu, avant de faire le break sur un service de Ben Arfa (71e). Rennes 2-0 Orléans.

Malgré une très grosse occasion deux minutes plus tard, les joueurs de Didier Ollé-Nicolle ne parviendront pas à inquiéter les Rennais, qui se verront refuser un autre but par Traoré en tout fin de match.

Les Rennais assurent l’essentiel et se qualifient pour les demi-finales sans trembler. Le mois de février promettait d’être infernal, les joueurs de Stéphan s’en sortent en étant toujours en lice sur les trois tableaux, en nous ayant procuré des émotions comme rarement. La saison est loin d’être terminée, elle est d’ores et déjà exceptionnelle.

Les joueurs :

Koubek : 3/5. Peu sollicité, il sort l’arrêt qu’il faut en début de match.

Bensebaini : 3/5. Il a revu 50 fois son but contre le Betis ? Nous encore plus. Remplacé par Doumbia (76e), histoire que Ramy ne finisse pas avec un rouge.

Mexer : 3/5. Tranquille.

Da Silva : 3-/5. Il s’est pris un bouillon crochet-tacle manqué en première période heureusement sans conséquence. Mieux après.

Traoré : 3+/5. Un jour tu marqueras et on sera là, Hamari.

Grenier : 3+/5. Quelle mine sur la barre, ce coup franc. Qu’est-ce qui a changé dans sa vie pour qu’il passe de corners de vieillard sénile dans les genoux à des frappes à la Juninho ?

André : 3/5. Match peinard, il n’a même pas eu besoin de prendre de carton.

Bourigeaud : 4/5. Une ouverture du score un poil chanceuse, mais qui récompense son implication. Remplacé par Hunou (79e), qui aura reçu une ovation presque plus grande que le buteur du soir.

Ben Arfa : 4/5. Le pseudo-incident de la mise au vert était juste Ben Arfa being Ben Arfa, Hatem a poursuivi sur sa lancée de Séville, appliqué, juste et décisif. 89 ballons touchés, plus haut total de l’équipe, le chef d’orchestre.

Sarr : 3+/5. Il était là pour donner des buts refusés, un peu moins dans les bons moments. Remplacé par Laurienté (86e), qui se fait sa place petit à petit.

Niang : 4/5. 6e but de la saison, 5e depuis début 2019. Il faudra penser à un tifo pour remercier sa copine de l’avoir repris.

Marco Grossi

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Marco Grossi

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