Strasbourg – Monaco (2-1) : La Verdam mi! académie remporte le Thierryco

Qu’il est beau, qu’il est beau, qu’il est beau le petit Lebo !

 

Les débuts de Thierry Henry en tant que coach.

Telle était la raison pour laquelle tous les yeux étaient braqués sur la rencontre se disputant samedi à la Meinau.

Il s’agissait de savoir si les Monégasques mal en point allaient se réveiller du fait du changement d’entraîneur, ce qui était une réelle possibilité, qui nous foutait un peu les jetons, il faut bien l’avouer. Toi aussi ça t’es arrivé, ne serait-ce qu’à l’école, au début d’année tu te disais que t’allais t’installer au premier rang, acheter tous les crayons de couleur, compas, papier millimétré… faire tes devoirs et arrêter de bavarder comme un sale gosse, tout ça parce que la nouvelle maîtresse mettait des jupes bien affriolantes. Voilà. Et ben là tu remplaces les jolies gambettes par une victoire en Coupe du Monde, un Euro et le fait d’avoir réussi à mettre Dennis Bergkamp sur le banc et ça te donne une idée de la motivation potentielle des joueurs de Monaco quand ils ont vu débarquer à l’entraînement le père Henry. (Bon, en fait, il s’avère que leur prestation fut assez misérable, fausse alerte. Du coup, si la direction de Monaco me lit, je vous propose de tester l’idée de la coach mettant en valeur ses attributs, on sait jamais, de rien pour le plan c.)

Concernant notre équipe, on remarque d’entrée que le coach, ou bien ignore mes papiers, ou bien s’en contrefout, puisqu’il nous ressort la stratégie que j’avais tant fustigée contre Marseille. Et en plus pour un match à la maison. Vraiment, je ne te félicite pas. (Seconde intervention du moi du futur : on n’a de nouveau pas eu droit à du foot, mais on a gagné cette fois. Alors bon, je laisse les lecteurs décider si j’ai raison d’être un peu blasé ou si je suis juste un vieux ronchon qui crie après les nuages).

 Ladite composition. Youpi, on va s’amuser.

 

Et le match dans tout ça :

Tout ceci commence sans grande folie, on voit essentiellement deux équipes prudentes, c’est-à-dire qui ont bien compris que l’adversaire est venu pour les couillonner, et que dans ce cas on va éviter de se jeter dans la gueule du loup en lui offrant un but d’entrée.

Enfin, ça c’est la théorie, puisque dès la fin du premier quart d’heure de jeu, les Monégasques se déconcentrent et commettent l’irréparable, j’ai nommé laisser Kenny Lala passer la ligne médiane balle au pied : ce qui, tout le monde le sait très bien, équivaut toujours à un but.

Cette action part pourtant d’un coup-franc bien placé pour Monaco et Jovetic, mais sur lequel Sels est impeccable. On parvient à se placer pour jouer le contre plus rapidement que nos adversaires parviennent à se replacer, et à la suite de l’ouverture dans la profondeur/centre de Lala, Thomasson place une tête apparemment inoffensive. Mais vous savez qu’il faut toujours se méfier des apparences. En l’occurrence, le gardien se troue et ça finit au fond, 1-0.

Ce but nous arrange bien, on peut se permettre de faire tourner derrière et d’attendre que ça se passe ; quant aux adversaires, on ne sent pas de grosse réaction. Ils auront trois occasions tout de même avant la mi-temps : avec un but (justement) refusé à Falcao pour hors-jeu.net ; une frappe très puissante d’Aholou dans la surface, qui en est encore à se demander comment Sels est allé la chercher ; et une tête sur corner que Lala sauve sur la ligne.

Pas très convaincu par cette mi-temps donc, on a le sentiment de bien s’en sortir alors qu’on affronte une petite équipe de Monaco. On se dit que s’ils venaient à se réveiller, on pourrait regretter de pas en avoir fait plus.

Mais bon, le réveil était visiblement pas au programme, c’est une deuxième mi-temps bien tristounette qui nous attend. La grosse occasion de revenir au score étant une tête bien placée sur corner que Lala sauve à nouveau, et c’est à peu près tout.

On remercie bien entendu l’homme du match, celui qui deviendra à n’en pas douter rapidement l’homme de base de Thierry Henry : faites entrer Samuel Grandsir. Appelé pour remplacer Jovetic, il passera en tout et pour tout deux minutes sur le terrain, le temps de prendre un rouge suite à une intervention totalement aux fraises sur Gonçalves.

A partir de ce moment là, on se dit qu’on peut raisonnablement espérer gagner ce match et, qu’après tout, les monégasques sont peut être pas en position de relégable pour rien. (Le moins qu’on puisse dire étant qu’on n’a pas senti une folle motivation de leur part.)

Face à un adversaire réduit à dix, notre Thierry finit quand même par faire entrer un deuxième attaquant, de manière à ce qu’on ait des gens devant pour tenter de mettre en danger l’adversaire, hein, pourquoi pas, ça semble pas idiot. Et ça ne l’était effectivement pas, puisqu’à la 85′, une poignée de minutes après son entrée, le petit (oui, j’ai récemment appris qu’il avait seulement 22 ans, malgré son look de tonton qui accompagne ses neveux au city du coin) Lebo Mothiba part seul dans la profondeur, les défenseurs de Monaco préférant tous couvrir leur poteau de corner. Da Costa le voit, lui adresse une passe parfaitement dosée, dans sa course, et là ça ne manque pas : le contrôle est excellent, la petite pichenette pleine de sang-froid, et ça fait 2-0. Lebo, c’est une occasion = un but en ce moment, impressionnant.

On trouvera quand même l’occasion de se faire peur en fin de match, sur une action éclatée où l’on offre un penalty à Tielemans, qui transforme d’une bonne frappe au ras du poteau, 2-1. J’ai beau avoir revu l’action, je comprends pas bien ce qui s’est passé. Nos défenseurs en surnombre paniquent devant Sylla, ce qui apparaît un peu disproportionné quand tu te rends compte qu’il est même pas fichu de frapper dans le ballon, mais qu’il se prend le pied dans le tapis tout seul. Bref, on se retrouve avec Martinez et Koné, je crois, qui taclent tous les deux un attaquant qui allait déjà se ramasser : la synchronisation est parfaite, mais l’inspiration reste douteuse.

Ce but dans les arrêts de jeu ne changera finalement rien. On prend les trois points, la 7ème place, et Thierry Laurey en profite pour discuter quelques minutes avec son jeune collègue, sans doute afin de lui expliquer quelques subtilités du métier.

 

Les notes :

Sels : 4/5

Impeccable.

Mitrovic : 3/5

Pas particulièrement mis en danger.

Koné : 3/5

Je suis toujours pris de nausées et vomissements quand je vois Koné, numéro 5, titulaire. Et puis je me rappelle que c’est toi, et que tout va bien.

Martinez : 3/5

Au niveau de ses collègues.

Lala : 5/5

Le tarif habituel. Un bon match et en prime décisif devant comme derrière. Autant, on l’aura compris, je suis pas fan de ce schéma, autant faut reconnaître que ça permet à notre meilleur joueur depuis le début de saison de se mettre en valeur.

Carole : 3/5

Un match correct, mais souffre forcément du fait que notre jeu passe plutôt par la droite.

Sissoko : 3/5

C’est plus facile d’être milieu défensif qu’offensif dans cette mise en place, c’est sûr.

Thomasson : 3/5

Un but qui nous rend bien service, ce serait pas mal que ça lui donne la confiance pour lancer vraiment sa saison, parce qu’on attend plus que ce qu’il a montré jusque là.

Gonçalves : 2/5

Je sais pas. J’ai juste l’impression que je t’ai moins vu que d’habitude. Est-ce que je me trompe ?

Corgnet : 1/5

Toi en revanche, je t’ai presque pas vu.

Da Costa : 4/5

Excellent. Des appels en veux-tu en voilà, et très habile balle au pied. Brima.

Et voilà les images du match. Si j’y pense on va essayer de les rajouter à partir de maintenant. Quand on gagne au moins. (Subtile innovation me permettant de pas avoir à me décarcasser pour écrire une conclusion.)

 

Leonard Speck

 

 

Leonard Speck

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