Tchécoslovaquie à moitié / RSS d’Ukraine (1-2) – La Tchernobyl Akadémie n’a jamais douté

0

Plus chauds que les fachos !

Yo les appelos,

Le fascisme est à nos portes, il essuie ses bottes crottées sur le paillasson de la décence, d’aucuns diront même que ça fait déjà plusieurs années qu’il les pose négligemment sur tout ce que ce pays compte de bureaux ministériels, et on en est encore à s’écrire gentiment dans notre cercle restreint des derniers Mohicans quelques mots vaguement drôles sur un sport dont tout le monde se branle tellement qu’on ne prend même plus la peine de l’évoquer avec les joueurs dudit sport. A court d’idées, on leur tend le micro en espérant un commentaire navrant sur le jeu politicard en cours. On a ainsi l’occasion de se rendre compte, sans trop de surprise, que Kiliane n’est pas un camarade. Nous, ça nous fait une belle jambe ; aux fachos, un beau marchepied. Le bloc bourgeois a encore quelques beaux jours devant lui, il s’accommodera très bien de ses nouveaux maîtres à chemise brune (à la couleur du caca de l’amphi N de Tolbiac).

Alors ok, je veux bien écrire sur un ou deux mâches de cette compétition vidée de son intérêt, mais faudrait voir à pas trop s’éterniser non plus, les p’tits jaunes et bleus, parce qu’on a d’autres chats noirs à mettre à l’abri du fouet.

 


LA RENCONTRE


 

Après la branlée inaugurale face aux voisins d’outre-Danube, nos srabs du Dnipro side remettent le bleu de chauffe (leur jaune de chauffe ici, soyons précis) pour se frotter à d’autres anciens camarades d’Europe orientale : les moitiés de Tchécoslovaques (la moitié déjà fasciste, oups), surprenants tombeurs de la Gelbique. Parce qu’il faut bien marquer le coup, le bourru Serhiy se déleste de quelques gros nuls avérés du premier mâche (Lounine-la-kétamine, tout le côté DROIT(E) avec Konoplia et Tsyhankov, et même le capiston Stepanenko, pour ne pas les nommer) pour tester d’autres gusses qui, eux, n’ont pas encore fait la preuve de leur nullité. Le Dynamo cher à Chevo revient en force, avec notamment le vieux Iarmo qui récupère le brassard. Pas de gros chambardement côté organisation tactique, ça donne un truc comme ça :

Troubine

Tymtchyk, Zabarnyï, Matviyenko, Zintchenko

Chaparenko, Brajko, Soudakov

Iarmolenko, Dovbyk, Moudryk

Point commun avec le premier mâche : les gars en jaune subissent, et le public est largement avec eux. Différence majeure avec le premier mâche : cette fois-ci, les gars en jaune, ce sont les Ukrainiens. Les séquelles de la chiasse du dernier mâche sont encore dans tous les slops au moment d’entamer la rencontre, surtout que les fascistes d’en face, à l’inverse, bénéficient d’une confiance accrue dans la solidité de leurs sphincters après leur braquage à la belge. Troubine, notre goal benfiquiste (ce n’est pas sale), se voit offrir l’occasion de faire oublier assez vite les gants qui glissent de Losenine dans le premier quart d’heure : contrairement à ce que son patronyme pourrait laisser croire, il ne se troue pas comme sa défense quand il faut repousser qui une reprise à bout portant, qui un coup franc bien placé. Mais son infaillibilité de surface ne suffit pas à compenser les errements de ses coéquipiers, pris de vitesse sur la touche (oui oui, la touche, oui) qui suit : une minorité germanophone, déjà buteuse contre les frites royales, est ainsi laissée désespérément seule pour reprendre, au deuxième poteau, un centre d’une jolie tête piquée, 1-0.

Les moitiés de Tchécoslovaques sont solides au pressing, et laissent les Jaunes sans solution ou presque. Chaque sortie de balle de la Zbirna relève de l’épreuve et, si les espaces existent derrière le premier rideau (de fer), les avants se chargent de les saloper dans les grandes largeurs. Passée la demi-heure de jeu, la donne commence cependant à s’inverser, lentement mais sûrement : on règle la mire devant, les frappes se font de plus en plus courtes, les centres de mieux en mieux placés, on trouve les gants du gardien deux-trois fois, le poteau sur une autre occasion… Mais on reste sur un fil : juste avant la pause, Zintchenko force le goal adverse à la parade sur un joli coup franc, mais sur le contre qui suit, Zabarnyï s’efface devant l’attaquant slovaque comme l’éthique journalistique devant un fasciste en costume-cravate, et Troubine doit nous sortir la fameuse RAIE décisive qui garde sa team dans le mâche (et le cul de Lounine sur le banc).

Pas le temps de douter que la Zbirna repart sur les mêmes bases dès l’entame de la seconde période : dix minutes après le retour des citrons, Moudryk, auteur d’un délicieux petit pont quelques instants plus tôt, récupère devant sa surface et cavale sur quarante mètres pour remonter le cuir jusqu’aux seize mètres adverses, avant de trouver Dovbyk à sa gauche. La temporisation est de rigueur en attendant les renforts, et c’est finalement Zintchenko qui est décalé à gauche, et centre en retrait pour la reprise au point de pénalty de Chaparenko, qui aligne le portier d’en face et fait enfin frissonner le bon côté de nos slips, 1-1.

Le mojo a bel et bien changé de camp, et tout à coup tout semble plus facile : on sort la balle les deux mains dans le slip et même dans le dos du slip, on se trouve les yeux fermés, le soutien est là en attaque… Mais le rythme retombe après les changements de l’heure de jeu, et on en est toujours à chercher la faille qui permettra de trouver la clé qui déverouille la serrure du cadenas de la défense tchécoslovaque. Heureusement, il y a Remtchouk, comme on dit à Lviv : à dix minutes du terme, le nouvel entrant est trouvé à l’angle des six mètres d’une belle ouverture en profondeur de Chaparenko, et nous sort un amour d’enchaînement amorti en extension / pointu du droit qu’un Bergkamp n’aurait pas renié, pour faire rouler tout doucement la gonfle sous le gardien et derrière la ligne malgré le retour des défenseurs, 1-2.

Pas le temps de niaiser, place aux notations.

 


LE SOVIET ÉQUIPE QUI A FAIT BARRAGE


 

Anatoliy Troubine (3+/5) : Bonne bouille.

Oleksandr Tymtchyk (2+/5) : Atchyk atchyk atchyk ?

Illia Zabarnyï (2/5) : Zabarnak d’ostyï, presque un bon mâche !

Mykola Matviyenko (3/5) : C’est bieng.

Oleksandr Zintchenko (3+/5) : C’est encore mieux.

 

Oleksandr fondant sur son aile gauche pour y mettre le feu (le oï, comme on dit dans les quartchiers nord de Radomychl (non))
Oleksandr fondant sur son aile gauche pour y mettre le feu (le oï, comme on dit dans les quartchiers nord de Radomychl (non))

 

Mykola Chaparenko (4/5) : Ça fait un but et une passe dé, oui monsieur.

(remplacé à la 90e par Maksym Talovierov, dont les deux minutes sur le terrain auront peut-être au moins eu le mérite de faire connaître son patronyme canebièresque à Blaah)

Volodymyr Brajko (3/5) : Forcément, ça va tout de suite mieux quand le milieu de terrain n’a pas la consistance d’un morceau de gouda vieux.

(remplacé à la 85e par Serhiy Sydortchouk, l’autre Zaporogue du coin)

Heorhiy Soudakov (2+/5) : On est encore loin du parfait soudard, mais c’est mieux que rien.

Andriy Iarmolenko (2+/5) : Assez vieux pour être né à Leningrad, assez jeune pour encore rendre service quand la concu est trop éclatax.

(remplacé à la 67e par Oleksandr Zoubkov, le Zobnine d’outre-Don)

Mykhaïlo Moudryk (3/5) : J’ai encore le caleçon tout déformé tout mouillé par ce petit pont, là.

(remplacé à la 85e par Rouslan Malinovskyï, malin comme un ski)

Artem Dovbyk (2+/5) : Pour son anniversaire, il entre dans le club des 27 sans marquer, mais sans mourir d’overdose non plus. Un moindre mal, me direz-vous.

(remplacé à la 67e par Roman Iaremtchouk-tchouk, modafuckazzzz)

 

Je vous laisse, les anti-dépresseurs n’attendent pas,

Bisous entristes,

Georges Trottais

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.