Valenciennes-Nancy (1-1) : La Chardon à Cran académie est encore relax

La revoilà, la revoilou, la Ligue 2 est de retour avec son fleuve d’immondices, de peines injustes, de déprime et d’insatisfaction. Ce cher Piantoni-Vairelles vous a parlé du match d’ouverture la semaine dernière car il est désormais le maître en ces lieux, mais il a eu la bonté de m’autoriser à m’exprimer à mon tour, avec une seule consigne : boire avant, pendant et après les matchs et ne surtout pas écrire sobre. Cette nouvelle saison sera en conséquence une nouvelle fois placée sous le signe de la rigueur la plus extrême, de la plus grande précision scientifique et de la plus irréprochable abstraction métaphysique. Bref, on va se marrer.

Valenciennes est une ville qui a prohibé le végétarisme, banni l’amour et condamné la joie en espérant faire de ses citoyens de féroces buveurs de sang d’une énergie démente et d’une agressivité pulsionnelle, ce qui nous promettait un déplacement cauchemardesque comme seul le Nord peut en offrir. Et si la première mi-temps a bien été compliquée avec un but plutôt pas moche du très laid Gauthier Hein (39e), la seconde nous a offert une domination nancéienne propre à rappeler que bordel, qu’ils sont nuls ces Valenciennois, ils n’ont pas recruté Geoffrey Cuffaut pour rien. Vagner égalise sur coup-franc (76e), on rate des occasions immanquables, VA pense marquer le but de la victoire dans les arrêts de jeu mais finalement non (quel hold-up ç’aurait été). Bref, la Ligue 2 est de retour, et le moins qu’on puisse dire c’est que vous avez beau vous penser, vous avez beau vous savoir prêt, vous ne l’êtes jamais vraiment. Jamais.

À noter que ce schéma reproduit le placement du gardien au moment du but de Valenciennes


Les notes

Valette 2/5
Pas très inspiré sur le but de VA, mais il a eu le mérite d’assurer le reste du temps et de surtout se rouler par terre comme il faut à la fin pour amadouer l’arbitre et lui faire annuler le but qu’on venait de prendre dans les arrêts de jeu.

Karamoko 2/5
Parfois dépassé sur son côté, il a néanmoins pris le temps de respirer un grand coup et de venir apporter son soutien serviable à Bertrand dans son couloir avec quelques centres pas toujours très ajustés.

Lybohy 3/5
Solide vétéran prêt à tous les excès physiques pour imposer sa domination sexuelle sur des adversaires rarement consentants, il sera cette saison à n’en pas douter l’un des tenants du nouveau virilisme qui nous manquait désespérément en défense les années précédentes : phallocratie, couilles sur ton front, j’éclate ta tête entre mes cuisses jusqu’à étouffement et ferme ta gueule sinon je te la fous dans le petit sans anesthésie.

El Kaoutari 3/5
Son domaine à lui est plutôt l’élégance, mais qu’on ne s’y méprenne pas : quand il faudra sortir les fourches pour y planter des têtes arrachées, il ne sera pas le dernier à se souvenir d’où il a mis la clé du râtelier.

Muratori 3/5
Il est encore là. Il est toujours là. Le latéral gauche préféré de ton latéral gauche préféré, capitaine revenu d’entre les morts pour gagner et rien d’autre, en s’essuyant les crampons sur ta mère de préférence. Vincent, si tu ne te blesses pas à nouveau, on te promet que ce n’est plus à toi qu’on demandera de créer du jeu.

Akichi 3/5
Vraie sentinelle sobre et tranquille, ça change des chiens fous qui partent tellement vite courir après le ballon qu’on les retrouve subitement à Lorient.

N’Guiamba 2/5
Pourquoi pas la jouer discrétos quand on a 20 ans et qu’on n’est pas premier choix (Amine, ton départ à Metz se passe bien, petite vérole du Tartare ?), c’est vrai, quoi. Sauf que là on était tous derrière nos écrans, tu n’as pas les vénérables hêtres de la forêt de Haye pour te cacher… Montre-toi, petit !

Marchetti 3/5
Indulgence du jury parce qu’il a dû être au four et au moulin pendant toute sa partie, la faute surtout à un Nguimba vraiment emprunté. Ceci dit, confondre à ce point volonté de bien faire et marcher sur le ballon, passes dans l’intervalle et déménagement, jeu dans les petits espaces et maçonnerie ancienne, faut avoir un sérieux manque de discernement. On espère que ce n’était que passager.

Vagner 4/5
Il est de retour. Une petite première période pour se remettre en jambe, et il n’a pas tardé à faire la misère aux défenseurs adverses ensuite. Impact, vitesse, dribble, frappes de demeuré de loin, un peu d’égoïsme et de sauvagerie dans les duels, et puis un coup franc de criminel de guerre comme on les aime. Et c’est lui qui a voulu revenir. Paraîtrait même qu’il change l’eau en bière.

Bertrand 2/5
Étrange affaire que celle-là : on sent un potentiel indéniable mais aussi de grands moments à boire de l’eau de vaisselle tant il semble doué d’un talent exceptionnel pour manquer des choses trop faciles.

Ndoh 2/5
Son jeu en pivot tâchera de nous faire oublier celui de Santy Ngom, pour l’instant c’est sa précision qu’on attend, tant il a l’air de s’être obstiné à vouloir tirer dans la foule tel un flicard en manque de suze.


Remplaçants :

Gueye NN
Une ombre est passée sur le Hainaut quand il est entré, puis les spectateurs se sont rassis : c’est bon, c’est pas encore le ciel qui nous tombe sur la tête, c’est juste un grand noir de service qui va jouer la dernière demi-heure. On brûlera une gonzesse ou deux en disant que c’est des sorcières pour se calmer après le match.

Rocha NN
Vif et effronté comme on aime, il a tenté d’allumer de trente mètres, de combiner, d’apporter un peu de cette fougue cap-verdienne qui fait fureur en ce moment sur les rives de Meurthe. On apprécie à la redac’.

Dembélé NN
On n’est pas sûr sûr qu’il ait touché un ballon alors que c’est lui qui devait nous donner la victoire. Nous après, tant qu’il continue à donner des coups de genoux dans des Messins, on l’aime toujours, vous savez.


Note artistique de l’équipe : 2/5

Le Picon n’est pas du genre à s’emballer, surtout après un match nul où le sphincter anal a quand même pas mal souffert pour retenir toute cette huile. Cependant, il se peut que quelque part, la fin de saison dernière (dernier match mis à part) et les changements divers aient commencé à porter leurs fruits.

Alors c’est sûr que les automatismes portent plus sur qui va ramasser le ballon pour le rendre à l’adversaire après une frappe en touche que sur du Garciaball à renforcer la psychose maniaco-dépressive de Guardiola pour l’instant, mais eh, ça se VOIT qu’on essaye, ok ? Et puisqu’on est encore en période de mercato, chacun a bien droit d’exprimer un peu de pensée magique. Avec moins de visibilité qu’un Damien Degorre, certes, mais au moins c’est pas chez Horsjeu qu’il y aura des publi-redactionnels pour des maillots de bain avec des fions huilés dedans (enfin, au moins vous n’aurez pas le rédactionnel).

On recommence à s’essayer au football sur des bases presque saines, et ces deux points en deux match n’ont rien d’angoissant pour l’instant. C’est la magie des débuts de saison, ça : on disait presque la même chose après deux défaites d’affilée l’année dernière. On aura déjà l’occasion de se plaindre en accueillant un favori pour la montée la semaine prochaine. En attendant, c’est encore un peu les vacances dans nos têtes, alors buvons un verre, et ne nous faites pas chier.

Marcel Picon


N’oubliez pas les boutons ci-dessous mes cocos : pilule rouge, tout rentre dans l’ordre mais vous êtes légèrement délesté de quelques inutiles deniers. Pilule bleue et on se retrouve de l’autre côté du miroir pour insulter Amine Bassi ensemble.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

Un commentaire

  1. Vous savoir de retour m’emplit d’une joie si débordante que mon sphincter a du mal à la retenir, mon bon Picon. Et l’on vous sent presque d’humeur joviale en ce beau début de saison. La bise à Amine.

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