Ukraine – Macédoine du Nord (2-1) : l’Alcoolo-Skopje Académie se prépare à plier bagages

Salutations, manant !

L’invasion de l’Europe par la glorieuse Macédoine du Nord ne s’est finalement pas déroulée comme prévu. Ce n’était toutefois qu’une deuxième bataille, la guerre n’est pas encore perdue !

Ah, on me dit dans l’oreillette qu’en fait si, car même en cas de victoire improbable contre les Pays-Bas, nous ne pourrions pas passer devant l’Autriche ou l’Ukraine, compte tenu de nos défaites contre elles. Pas grave, nous nous contenterons de ravager leurs pays, comme au bon vieux temps.


LE MATCHEV 


Il faut croire que les paillassons préférés du camarade Vladimir ont mal pris leur défaite inaugurale. A peine sept minutes de jeu et Malinovskyi (le Malinois dans la langue de Shevchenko) sollicite déjà Dimitrievski. Notre bel homme de portier doit à nouveau s’employer quelques minutes plus tard devant Yarmolenko, seul aux six mètres. Malheureusement, sur le corner qui s’ensuit, Karavaev dévie le ballon pour le même Yarmolenko, qui cette fois ne tremble pas (1-0).

A peine le temps de digérer que ce diable de Yarmolenko (pour citer le camarade Kristian Jean-Piev) s’illustre à nouveau, pour lancer cette fois en une touche Yaremchuk pour le 2-0. Le Général Pandev tente bien de répliquer en humiliant la défense et le gardien ukrainiens, mais l’arbitre annule le but pour un hors-jeu d’à peine un mètre. 

La mi-temps fait du bien à nos troupes, qui repartent de l’avant. Trajkovski s’illustre avec une merveille de frappe enroulée que Bushchan dévie du bout des gants sur la barre. Dans la continuité de l’action, l’Illustre Goran Pandev passe devant Karavaev et profite de la lourdeur de son vis-à-vis pour obtenir un pénalty. Alioski s’avance et, comme malheureusement beaucoup de joueurs entraînés par Bielsa, voit sa tentative repoussée, mais se montre suffisamment vif pour réduire la marque sur le deuxième ballon (2-1).

Comme souvent dépassés lorsque l’Armée Rouge se présente, les Ukrainiens font le dos rond et procèdent par contres. Voire, chose nouvelle pour nous autres, sont aidés de la VAR pour obtenir un pénalty pour une main d’Avramovski sur un coup-franc ukrainien. Le fait qu’il soit en train de se tourner au moment de heurter le ballon a visiblement amadoué M. Rapallini, qui ne lui adresse qu’un carton jaune pour cette faute abominable, qui aurait mérité qu’il soit jugé devant le TPIY à La Haye. Karma oblige, Dimitrievski sort le pénalty du Malinois. Malheureusement, le score en reste là et il reste à nos camarades une dérouillée contre les futurs éliminés aux tirs au but avant de quitter la compétition.


LES GORAN PANDEV


Dimitrievski (4+/5) : On ne va pas faire les étonnés.

Alioski (3/5) : Comme quoi, on peut manquer un pénalty et récolter une bonne note. Suffit de suivre l’action.

Musliu (2/5) : Je le préférais dans Mulan.

Velkovski (3/5) : Quelques relances intéressantes, mais une fébrilité dommageable pour un meneur de défense

Ristovski (2+/5) : Mouaisvski

Nikolov (2-/5) : A une mi-temps près, on aurait pu penser qu’il avait la condition physique adéquate. Remplacé par Trajkovski (3/5), à une phalange adverse de signer la LOURDE de cet Euro

Ademi (2+/5) : Toujours noté en conséquence. Remplacé par Ristevski (non noté car non remarqué).

Spirovski (2/5) : Décidément peu inspiré sans Fantasiov. Remplacé par Churlinov (3/5), dont l’entrée a coïncidé avec le temps fort macédonien.

Bardhi (2+/5) : Une nouvelle prestation convaincante, un peu ternie par un placement hasardeux sur le deuxième but ukrainien. Remplacé par Avramovski (non noté) pour laisser une chance à l’Ukraine en offrant un pénalty.

Elmas (3+/5) : Dans une équipe qui ne prendrait pas l’eau de toute part, il serait délicieux.

Goran Pandev (Goran Pandev/5) : Renard, sacripant, sacripouille, sacrée fripouille. Sauf quand il s’agit de jouer le hors-jeu(.net).


LES CAMARADES DU GROUPE C :

  • L’Ukraine : la Tchernobyl Akadémie vous irradie de son humour
  • L’Autriche : la Prater Akadémie sonde votre âme. Et presque seulement votre âme.
  • Les Pays-Bas : l’Oranje Académie vous conte le parcours des Bataves. Jusqu’à leur élimination piteuse contre le Portugal

Sur ce, bise sur vous et gloire à l’Empereur !


Darko Pancetta

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.