Arsenal – Burnley (2-1) : La Gunners Academy engrange

Hermione engrange ?

Salut vous tous,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle saison des aventures du Canonniers Football Club. L’an II de l’ère Emery commence et avec lui son lot d’incertitudes : Arsenal va-t-il enfin retrouver la Ligue des Champions ? Va-t-on enfin aligner une défense digne de ce nom ? Comment Mustafi va-t-il s’adapter au championnat turc ?

Nul besoin de s’attarder sur la saison dernière, ni sur le mercato animé de cet été, les collègues s’en sont déjà chargé. En revanche, j’ai envie de glisser un petit mot sur le fait que ça fait désormais cinq ans que je sévis en ces lieux et que vous subissez mes retards, mes avis approximatifs et mes pétages de câbles réguliers. En outre, coïncidence rigolote, mais qui n’en est peut-être pas une, c’est contre Burnley que j’ai débuté. On s’en fout ? Certes, passons à l’Acad en question.

(NdA : le « ZE » faisant désormais office de signe de ralliement sur les Internets pour les libertariens et autres « ni de gauche », mes intertitres sont donc contraints d’évoluer, pour éviter d’attirer par erreur des fans de Chelsea ou d’EBITDA dans ces colonnes. Merci de votre compréhension).


The Game :


Après notre première victoire à l’extérieur depuis une décennie, nos Gunners sont attendus au tournant pour l’inauguration de la saison au sein de la bibliothèque d’Islington. Compte tenu de l’état de forme de certains et des problèmes extra-sportifs des autres, Unai est contraint de bricoler quelque peu. Ainsi, les recrues Ceballos et David Luiz (je me pince toujours en écrivant ceci) sont titularisées, de même que les minots Willock et Nelson.

L’avantage de jouer ton premier match à domicile face à un adversaire censément plus faible, c’est que ça peut te permettre de dérouler les combinaisons bossées durant l’été. Cerise sur le Gattuso, ça peut même motiver les recrues à se mettre en évidence, histoire de ne pas passer la saison à essuyer des sifflets (même si à l’Emirates, les seuls sifflets qu’on entend sont ceux de la théière du gardien sur les coups de cinq heures). Dani Ceballos semble avoir assimilé cette idée, car il se met rapidement en évidence par la qualité de ses dribbles et de son jeu de passes. De même, David Luiz se distingue lui aussi par son jeu long, qui offre aux Gunners leur première occasion.

Profitant de cet élan insufflé par ses nouvelles tête, Arsenal ne tarde pas à mettre en danger la cage de Pope. Ce dernier s’illustre d’ailleurs par une jolie claquette sur une tête de Lacazette, ce qui fait jaillir de la fumée blanche des oreilles des supporters des Gunners. Une rage qui se transforme en exultation sur le corner suivant. Le centre de Ceballos est mal dégagé par l’arrière-garde des « bordeaux-et-ciel-dégueulasse-que-tu-comprends-pas-pourquoi-trois-équipes-dans-l’-élite-jouent-avec-ces-couleurs-à-vomir » (abrégeons en Beurk pour la suite) et revient sur Lacazette. L’attaquant français a beau hériter du ballon dos au but, il parvient tout de même à se retourner. Malgré un plaquage de fort belle facture de Pieters (De Villiers), il décide de ne pas réclamer de pénalty (le fait que Michel Doyen soit au sifflet, probablement) et poursuit son action, ce dont il est récompensé par son premier but de la saison (1-0, 12e).

On ne s’en lasse pas

A peine un quart d’heure de jeu, Arsenal qui mène au score sans transpirer, c’est donc l’heure de ressortir les brouillons de la moitié de nos Académies concernant l’incapacité de notre équipe à tenir un score convenablement. Il ne faut attendre que cinq minutes après l’ouverture du score pour sentir un premier frisson dans nos échines : sur corner, Tarkowski dévie le ballon pour Barnes, seul face à Leno, qui réalise un joli arrêt-réflexe pour éviter le pire (le Beurk était hors-jeu.net mais bon, Michel Doyen, tout ça). Cet avertissement ne produit toutefois pas d’effet sur notre arrière-garde car c’est d’une action similaire que provient le but égalisateur : un tir dévié par Sokratis qui revient sur Barnes, lequel transperce Leno (1-1, 43e). L’international… autrichien (on ne se moque pas, Carl Jenkinson a bien joué pour la Finlande) en profite pour nous gratifier d’une célébration particulièrement laide, qui aurait mérité un retour de karma immédiat, du genre un but de Nelson juste avant la pause, mais la VAR vient confirmer que Monreal était hors-jeu d’un orteil avant de centrer. 

Cette succession d’événements m’aurait donné en temps normal l’envie de pratiquer une demi-douzaine de sacrifices humains pour passer mes nerfs, mais un je-ne-sais-quoi fait que je suis optimiste pour cette saison, ce qui m’incite plutôt à me dire que le second acte servira de test pour nos Arsenal.

En réalité, de test il n’y eût pas vraiment, les Beurk ne se montrant dangereux que sur coups de pieds arrêtés. A une demi-heure de la fin, Ceballos vient presser un défenseur aventureux avant de servir Aubam, qui s’avance et décoche un joli pruneau à ras de terre que Pope ne peut que regarder passer (2-1, 64e). Dès lors, la fin de match ressemblera à une caricature d’Arsenal, avec des locaux incapables de se mettre à l’abri et une défense ultra-fébrile sur les derniers corners de Burnley (on en est quand même venus à craindre un but de Pope dans les arrêts de jeu). Mais cette fois-ci ça passe, et voilà nos Gunners avec six points en deux rencontres, de quoi souffler un peu avant d’enchaîner Liverpool et Tottenham ces prochaines semaines.


The Bâches :


Leno (3/5) : Non pas qu’il ait été particulièrement sollicité, entendons-nous bien. Mais il s’est montré sérieux sur les rares occasions adverses, et c’est exactement ce qu’on lui demande. 

Maitland-Niles (2/5) : Je commence à avoir de plus en plus de mal avec le minot. Ok, tu n’es censé être que le remplaçant, mais tenir ton couloir face au redoutable Dwight McNeil, c’était trop demander ?

Sokratis (2+/5) : RAS, hormis un énième carton débile et absolument dispensable. La routine reprend.

David Luiz (2/5) : Je ne conteste pas sa technique, notamment sa relance qui a toujours été de grande qualité. Je conteste son sens du placement erratique, qui nous vaut de concéder un but d’Ashley Barnes.

Monreal (3-/5) : S’est distingué par une passe décisive délicieuse mais non-comptabilisée pour un hors-jeu au cordeau de sa part. A bien tenu son couloir sinon.

Guendouzi (2+/5) : On sait qu’il aime jouer un peu plus haut, et il a énormément cherché à participer aux offensives. Mais heureusement que ce n’était que Burnley en face, car il a tendance à ouvrir des quatre-voies dans son dos.

Ceballos (4/5). Ou comment faire l’unanimité après une seule titularisation. Il a attiré quasiment tous les ballons à la construction et les a tous bonifiés, tout en gratifiant le public de gestes techniques de grande classe. MOTM sans contestation possible, en espérant que ce ne soit pas un pétard mouillé. Remplacé par Torreira (non noté), qui reprend en douceur, mais a failli marquer au bout de cinq minutes.

Attention, c’est cochon

Willock (2+/5) : L’ami Franco Barésilles, qui le découvrait, m’a demandé en fin de première mi-temps s’il était toujours aussi moyen. Pour être honnête, c’était peut-être la moins bonne prestation de Joe depuis bien longtemps, mais au vu de ce qu’il nous a montrés ces derniers mois, le jury a décidé de se montrer clément. 

Nelson (2-/5) : Contrairement à Willock, lui est revenu de prêt avec un statut de putocrack-skills-youtube-CLIQUE et une chance à saisir, à la suite du départ d’Iwobi. Sauf que s’il accumule ce type de performances, il va retourner en prêt. En League One. Remplacé par Pepe (3/5), bien plus percutant que lors de son match à Newcastle, mais qui sera tout de même convoqué cette semaine à Old Bailey pour répondre de ce deux contre un vendangé à cinq minutes de la fin.

Aubameyang (3-/5) : Il a croqué, il a marqué, il a pris le carton le plus stupide de l’année pour avoir contré un coup-franc à 45 m de nos cages sans être à neuf mètres. Du Aubam 100% pur jus.

Lacazette (3+/5) : Une fois de plus, il n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, ce qui ne l’a pas empêché de marquer un but comme lui seul peut en mettre. Remplacé par Kolasinac (non noté), qui aura tenté d’amener de l’impact (de Montréal) offensivement. Sans aucune finesse, as usual.


IF NOTE :


  • Figurez-vous Arsène qu’avec ce résultat, nous sommes deuxièmes du championnat, derrière Liverpool. Profitons-en avant notre avoine annuelle à Anfield.
  • Comme vous le savez, Özil a été victime d’une tentative de carjacking, mais les voleurs n’avaient pas vu que Mesut était armé (il avait un Kolasinac sur le siège passager). L’anecdote aurait pu en rester là, mais nos joueurs se retrouvent impliqués dans une guerre des gangs et sont désormais sous protection. La femme de Sead serait même rentrée en Allemagne. On espère que la situation va s’arranger, car Mesut n’allait déjà pas fort avant toute cette histoire.
  • Pour ceux qui l’auraient loupé, Josh Kroenke a été interviewé récemment par David Ornstein. Il en ressort une communication bien huilée, d’autant plus facile que le mercato a été pour une fois plutôt réussi. Reste à savoir si l’ambition affichée par le fiston est partagée par son paternel…

Sur ce, bise sur vous, et on se retrouve après notre victoire dans le North London Derby.


Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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