Arsenal – Manchester United (2-0) : la Gunners Academy relève la tête

Salut vous tous, 

J’ai longuement cherché la métaphore idoine pour définir cette semaine d’Arsenal. Comment en effet qualifier une équipe capable en trois jours de subir une des défaites les plus humiliantes de son histoire sur la scène européenne, puis de s’imposer face à un rival direct dans la course à la C1 ? Les idées se bousculent dans ma tête. Une étape de montagne du Tour de France ? Même si la succession de montées et de descentes semble pertinente, comme en juillet le vainqueur est toujours un Sky, cela risquerait de froisser Louis Cifert, grand admirateur de Romain Bardet. Un vol en zéro G ? Entre le prix de la place et les maux de ventre, ça pourrait coller, à ceci près que le mal des transports, contrairement à l’amour d’un club, ça se soigne. Finalement, et si la meilleure métaphore de notre club n’était pas Arsenal lui-même ? 


ZE GAME : 


Autant le dire tout de suite, Unai se contrefout du match nul comme du premier pot de gel vidé dans ses cheveux. Torreira suspendu, on s’attendait à voir Guendouzi titularisé. Que nenni (non, pas l’Égyptien), répond la pompe à vélo, qui ressort son 3-5-2 en alignant simultanément Ramsey, Özil,Aubameyang et Lacazette sur la pelouse, dans un remake de la Charge Héroïque. Notre cher public apprécie et se décide à chanter dès le début de match. 

Restait à savoir si les Gunners se montreraient à hauteur de l’enjeu (se racheter après la douche froide en Bretagne et disposer pour une fois de sa bête noire mancunienne). Il ne faut attendre que deux minutes pour avoir un premier élément de réponse, avec un centre de Kolasinac que Lacazette est tout près de reprendre. Peu après, Aubameyang se met en évidence, avec une tentative de ciseau, qui passe à côté. 

Méfiance toutefois, contrairement à ce que j’ai pu lire la semaine dernière de la part de supporters parisiens ou d’un grand quotidien sportif français, Manchester reste toujours un grand du royaume. Surtout contre Arsenal. Lukaku n’est pas loin de le prouver à la réception d’un centre de Luke Shaw, mais ne trouve pas le cadre. Enfin si, mais seulement le contour. Derrière, je n’ai toujours pas compris comment le cafouillage qui s’ensuit a pu ne rien donner. 

Heureux de ne pas s’être fait une nouvelle fois crucifier par les Raides et Viles, nos joueurs repartent de l’avant. Maitland-Niles combine dans son couloir avec Lacazette. Le Français remet intérieur sur Xhaka, qui arme une lourde, dont l’effet devrait valoir un Prix Nobel au physicien qui saura l’expliquer. Et à De Gea le Razzie Award du pire acteur dans un rôle de gardien de but (1-0, 12e).  

De peur de prendre trop facilement le dessus sur son adversaire du jour, Arsenal commence immédiatement à reculer et à subir. Sept minutes après l’ouverture du score, Pogba se balade côté gauche et centre en retrait pour Fred, dont la reprise heurte le poteau. On l’a connu plus efficace. C’est ensuite au tour de Lukaku de faire briller Leno, et de Rashford d’obliger Xhaka à faire don de son corps pour le club. En représailles, Lacazette fait découvrir à Dalot le bonheur de s’asseoir sur son postérieur, mais sa frappe est contrée in extremis par Smalling. 

Chose suffisamment rare cette saison pour être soulignée : Arsenal mène à la mi-temps. Certes le match est plutôt décousu, mais on a de l’intensité, de la vitesse, de la prise de décision. Bref, tout ce qui nous a manqué contre Rennes

Toutefois, malgré ces bonnes dispositions, les locaux ont à peine le temps de se remettre dans le bain que Leno est obligé de sortir de sa cage à Mach 2 (attention à l’homophonie avec un établissement bien connu de certains gardiens de Ligain) pour éviter un drame. Trois minutes plus tard, Lukaku manque l’immanquable seul aux six mètres. Et c’est alors que Manchester se fait arsenaliser (concept déposé visant à prendre un but à la con alors que tu domines nettement) en concédant un pénalty stupide sur Lacazette, lequel, en souvenir du geste d’Aubam en sa faveur contre Stoke l’an dernier, laisse l’ancien Stéphanois se charger de la sentence (2-0, 68e). Le break est fait, rideau sur ce deux-centième affrontement entre les deux équipes. Une victoire inhabituelle, mais ô combien salutaire dans ce contexte. 


ZE BÂCHES : 


Leno (4+/5) : Peut-être son meilleur match depuis son arrivée. Bernd s’est transformé en mur pendant quatre-vingt-dix minutes et peut savourer sa cleansheet méritée. 

Sokratis (2+/5) : Ou comment ternir une chouette prestation d’ensemble (et perdre un point) avec un nouveau jaune débile. Son troisième de la semaine. Il va peut-être falloir lui apprendre à boire de la tisane. 

Koscielny (3+/5) : Encore un match sérieux de la part du Boss. Dis-moi Stan, elle arrive quand cette statue ? 

Monreal (3/5) : Tout simplement indispensable. 

Maitland-Niles (2+/5) : Rien à redire sur son attitude, son envie… sauf que parfois il a la justesse technique d’un unijambiste parkinsonien. 

Kolasinac (3/5) : Marrant comme il semble toujours meilleur quand il n’a pas à défendre, ou si peu. Pas certain que ce problème s’arrange avec le temps. 

Xhaka (3-/5) : Un énième pruneau lointain qui hante encore les cauchemars de De Gea, des énièmes relances de siphonné du bulbe. Un bon match de Granit, en somme. 

Özil (2+/5) : A défaut de briller, il s’est contenté d’un rôle de l’ombre, dans la fluidification du jeu. Remplacé par un Iwobi (non noté) particulièrement remuant. 

Ramsey (3+/5) : Le métronome de l’équipe. Vous êtes certains que la Juve va le récupérer ? Ils n’en ont vraiment pas besoin. 

Aubameyang (2+/5) : Dans le jeu, c’est toujours pas ça, sa technique de pénalty est l’une des plus dégueulasses du championnat, mais il a eu le mérite de le mettre celui-là. Remplacé par Denis Suarez (non noté), qui s’est signalé par un amour de passe pour Iwobi. 

Lacazette (4/5) : Quel match encore une fois contre un gros !  Techniquement au-dessus du lot, impliqué sur les deux buts, quel dommage qu’il soit absent au retour contre Rennes (edit : ça m’apprendra à écrire les notes à chaud, on a appris entre-temps que sa suspension avait été ramenée à deux matches). 


IF NOTE : 


  • L’avis d’en face vous a été offert dès le lendemain du match par Luke Seafer. Allez donc lire ça rapidement. 
  • Petite dédicace à Jon Moss, le seul arbitre à avoir la condition physique d’un Horsjeuien.
  • Un petit mot sur la suspension de Lacazette : je comprends tout à fait que les Rennais tirent la tronche et crient au complot. De toute façon, c’est trop beau, on va donc perdre aux tirs au but. 
  • Comme d’habitude, on n’oublie pas les deux boutons ci-dessous, pour nous rejoindre et/ou faire comme ce bel homme d’Arsène Vener, vous abonner à notre blog site.  

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

Un commentaire

  1. Figurez-vous qu’on en a bien besoin de ce beau Gallois du milieu. On le laisse soulever l’Europa League tranquillement avec son club formateur voilà tout.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.