Manchester – Arsenal (1-1) : La Gunners Academy piétine

Salut vous tous,

Ah, Manchester United… Il y aurait un roman à écrire sur notre histoire commune depuis la fin des années 90, avec Sir Alex en Némésis ultime de Tonton, les réunions tupperware entre Vieira et Keane, Danny Michel et cette putain d’incapacité qu’ont les nôtres d’aller gagner dans le Vieux Trafford.

La saison passée déjà, nos Gunners avaient été freinés dans leur élan, aussi bien au niveau du classement que physiquement, Holding et Ramsey ayant semble-t-il trouvé le climat à leur convenance et décidé de différer leur retour à Londres. Cette fois-ci, sans briller, Arsenal parvient cependant à s’accrocher au Top 5, quand les hommes d’Olé Gunnar Saoule Cher pagayent dans la mélasse et pointent à une onzième place indigne de leur rang. Va-t-on enfin ramener trois points de Seaferie ? Spoiler : non


THE GAME : 


Ah parce que vous veniez pour du football ? Mince, qu’est-ce qu’on peut vous offrir à la place ? Du cirque ? Mince, Luke Seafer a déjà utilisé cet angle, je vous laisse y jeter un oeil et revenir. En attendant, on peut éventuellement vous ravitailler en 8.6, vu qu’il va en falloir quelques-unes pour tenir toute la saison.

Au milieu d’un spectacle ressemblant à tout sauf à du football (oui, même à des Monster Trucks, regardez Sokratis courir pour vous en convaincre), il faut attendre vingt-huit minutes pour voir enfin une occasion franche et c’est Andres Pereira, pourtant pas le joueur le plus apprécié des locaux, qui s’y colle après un slalom dans notre défense.

De notre côté, pas grand-chose à se mettre sous la dent, sinon une frappe en tribunes de Pepe, pourtant en bonne position (30e), ou un contre qui voit Saka, puis Guendouzi, buter sur De Gea (44e). Le corner qui suit voit les Mancuniens contre-attaquer et Arsenal confondre repli défensif et finale mondiale du relais 4 x 100 mètres (logique qu’ils se soient faits abuser ceci dit, le climat de Manchester et celui du Qatar étant si proches) et reviennent tambour battant sans se soucier de voir si des joueurs ne resteraient pas en retrait. Ceci permet à Rashford, à la réception d’un centre raté de James, de servir tranquillement McTominay pour l’ouverture du score (1-0, 45e).

A ce moment-là, la soirée peut encore évoluer dans tous sens, jusqu’au plus improbable. En début de deuxième mi-temps, Arsenal, bien que brouillon, tente de pousser, à l’image de… Torreira, qui cafouille un bon centre d’Aubameyang (51e). Fair-play (ou apitoyés), les Raides et Vils décident de nous ouvrir l’égalisation lorsque Tuanzebe relance directement sur Saka. Intelligemment, le minot remet à une touche de balle sur Aubameyang, qui trompe De Gea d’un joli (Gérard) piqué tout en finesse (1-1, 58e). Afin de rajouter encore un peu d’absurde au spectacle, le but n’est pas validé dans un premier temps pour un hors-jeu vraiment point net et il faut l’intervention de la VAR pour remettre le score d’aplomb.

C’était pourtant pas évident, au vu du révélateur. Copyright Gooner Frog

Dans la foulée, une combinaison Guendouzi-Chambers de bon aloi permet à l’Anglais de centrer pour Saka, dont la frappe est contrée in extremis par Maguire. Le même Jerry permet peu après à Leno de sortir un chouette arrêt « pour la photo ». Toutefois, alors que la rencontre était partie pour s’emballer, les vingt dernières minutes s’avèrent parfaitement publiables (et oubliées par mes soins), avec un coup-franc de Rashford claqué par Leno comme seule alerte calecismique. 

C’est donc sur un score nul à la dénomination particulièrement pertinente que les deux équipes se séparent. Manchester poursuit son exploration du ventre mou, tandis qu’Arsenal se hisse sans trop comprendre comment à la quatrième place (chut dans le fond, je ne veux rien entendre). Sept journées et je n’ai absolument aucune idée de ce que cette saison va donner. Attendons et voyons, comme dirait l’autre.


THE BÂCHES :


Leno (3+/5) : Impuissant sur le but (masqué par Xhaka et Sokratis et frappe contrée en prime par le Grec), irréprochable sur les autres occasions mancuniennes. Sans faire de bruit, l’Allemand a su s’imposer comme une valeur sûre à un poste maudit chez nous.

Chambers (3+/5) : Comme Maitland-Niles, il dépanne à ce poste qui n’est pas vraiment le sien. Mais quelle différence entre les deux ! Bien meilleur défenseur, Calum se paye également le luxe d’avoir un apport offensif supérieur, en témoigne un centre pour Saka qui aurait mérité d’être décisif.

Sokratis (2/5) : Comment on dit « mouais » en grec ?

David Luiz (2/5) : Comment on dit « mouais » en Tahiti Bob ?

Kolasinac (2+/5) : Plus efficace pour défendre un coéquipier agressé que pour tenir un couloir.

Xhaka (2-/5) : Selon Emery, les joueurs ont voté pour lui confier le brassard. Le résultat électoral le plus étrange depuis l’élection de Paul Deschanel, le président qui finit en pyjama sur une voie ferrée.

Guendouzi (4-/5) : Auteur de trous d’air défensifs lors du premier acte, mais toujours irréprochable dans l’attitude. Sans être le joueur le plus rapide de l’équipe, il arrive toujours à être la retombée du ballon sur les contres, que ce soient les nôtres ou ceux des adversaires. Il récolte donc un point supplémentaire pour sa combativité.

Torreira (2/5) : Il semblerait vraiment qu’Unai veuille en faire un 8. Sauf que sa qualité de frappe tient plus de Marco Verratti que de Frank Lampard, donc ça pue l’erreur de casting à ce poste. Remplacé par Ceballos (non noté), qui a bien tenté d’amener un peu de football dans tout ça. Sans grand succès.

Pepe (1+/5) : On va éviter de lui tomber dessus à bras raccourcis comme notre fanbase adorée. Le gamin découvre un autre championnat, une nouvelle façon de jouer, c’est normal qu’il galère dans un premier temps. D’autant que je pense qu’il a besoin d’un pivot comme Lacazette devant lui. Remplacé par Nelson (non noté), pas meilleur.

Saka (3-/5) : Toujours aussi prometteur, le minot. Du mouvement, une qualité technique intéressante (cette passe décisive, mazette) et de la percussion. En espérant ne pas voir un Iwobi 2.0. Remplacé par Willock (non noté), entré trop tard pour apporter quelque chose.

Aubameyang (3/5) : Vous dites ? Il a encore marqué ? Heureusement qu’il n’est pas technique, qu’est-ce que ce serait sinon.


THE GUEST :


A la recherche du plan de jeu d’Emery, je me suis dirigé vers les Archives secrètes au sous-sol du Hors-jeu building. Quelle ne fut pas ma surprise d’y retrouver non pas Mesut Özil, qui semble disparu corps et âme, mais Wayne Boulet, qui somnolait appuyé sur une pile d’Académies de Fernando Nandrolonas et la liste des comptes Twitter du Géranal. Bien que mécontent d’être réveillé de sa sieste, le camarade a accepté de me donner son avis sur cette purge. C’est à lui.

Photo non contractuelle

Hum?? Hein, quoi?? Mais qu’est-ce que vous faites tous dans ma bière?? Non, vraiment, j’avais dit que j’arrêtais d’écrire pour les Raides et Viles, moi. Pardon?? Laisser un mot pour décrire ce que j’ai vu de ce match pour le compte de la Gunners Academy, et puis quoi encore?? Comment?? C’est Johny qui paie ma bière?? Ah, bon, forcément là… 

Salut à tous les enfants qui jouent contre des adultes (non, ce n’est pas sale, et oui j’utilise de vieilles références. Vous m’excuserez, je fais ce que je peux avec ce que j’ai, l’état de déchéance actuel des Rouges Diables vaut à peu près le mien). Aujourd’hui, je tiens à vous dire merci. 

 Oui, merci à vous, bande de petits chenapans?! Vous, qui, alors que nous arrivons avec une confiance proche du zéro absolu, êtes capables de nous faire passer pour une équipe de football, par intermittence. Vous qui, après nous avoir offert un buteur digne de ce nom en échange d’un clown capable de s’auto-crocheter dans la surface et avec une calvitie douteuse, vous attachez désormais à aider le petit Jessie Lingard à poursuivre ses rêves de joueurs de foot, aussi consciencieusement que Agnès Cerighelli tente de prouver sa bêtise crasse par tous les moyens sur les réseaux sociaux. Merci, donc, d’avoir fait en sorte qu’entre deux phrases pleines de sens (et de houblon) partagées avec votre académicien, j’ai pu voir une ou deux actions intéressantes?(©CJP je crois). 

Merci Wayne, on se revoit l’année prochaine pour ton retour dans l’équipe Raide et Vile. 


IF NOTE :


  • Vraiment, aucun de vous n’a de nouvelles de Mesut Özil ?
  • Comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’ancien de la maison Serge Gnabry s’est fendu le lendemain d’un quadruplé en Ligue des Champions. On taira le contexte et le nom de l’adversaire car vous savez parfaitement de quoi il retourne.
  • Tu as pensé à cliquer sur les deux boutons du dessous ? Non ? Mais alors qu’est-ce que tu attends ? Notre prochain titre ?

Sur ce, bise sur vous et à la prochaine.

Johny Kreuz featuring Wayne Boulet

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 commentaires

  1. Promettez-moi de ne pas pleurer, promettez-moi d’être fort. Rambo ne reviendra pas. Il a goûté le Barbaresco de la focacceria Sant’Agostino (plein de mots en Italien pour se la raconter quoi) et il a décidé de prendre ses quartiers dans le Piémont.

  2. C’est très rigolo (non) de voir ce que vous faites de Ceballos parce que c’est EXACTEMENT le type de joueur qu’il manque au Real en ce moment.

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