Juventus – Udinese (4-1). La Bianconero Académie écarte la mer

Salut les zèbres,


Il fallait un sauveur pour le peuple bianconero. Pourchassé par la médiocrité depuis des semaines, il s’est trouvé coincé entre une armée de performances insipides et une mer de merde. Durant la fuite effrénée, les hérauts attendus ont bien été au rendez-vous lorsqu’on a fait appel à eux, mais ces victoires d’apparat contre d’innombrables escouades de joueurs moyennasses n’ont pas eu l’effet escompté.

La victoire est génétiquement ancrée dans le peuple élu bianconero, c’est un fait.


Mais plus que cette routine, nous avions besoin d’espoir. Gagner certes, mais avec panache.

Ma foi ce ne sont pas les joueurs habiles qui manquent dans cet effectif turinois. Mais les dernières semaines les ont éprouvés les uns après les autres. Résultat ? Aucun digne du costume de sauveur. Puis Moïse s’est levé. Et du haut de ses dix-neuf ans, il a ouvert la mer de merde en deux. Et un club du Frioul qui passait par là. Las de vaincre sans gloire, et terrifié à l’idée de redevenir esclave de la médiocrité, le peuple bianconero n’a pas demandé le reste et s’est engouffré là où quelques instants auparavant une étendue fécale semblant infinie lui barrait la route.


Alors que j’écris ces lignes, la traversée n’est pas encore terminée. La médiocrité nous talonne de près. Peut-être même que nous nous ferons ouvrir comme une vulgaire Udinese par l’Atletico dès mardi. Mais nous auront une arme que nous n’avions pas au match aller. Un gamin de dix-neufs ans en est l’incarnation. Jouer la tête haute, la rage au ventre, avec de l’espoir à vous en faire pleurer de rage. Si nous faisons ça, nous maintiendrons encore quelques temps l’illusion que ce club n’est pas devenu une machine froide, calculatrice et dépourvue d’âme, tout juste bonne à jeter des pelletées de pognon dans la fournaise ardente d’un capitalisme dopé comme une star du calcio des années 90 (et quand on parle de dopage on maîtrise nôtre sujet à la Bianconero Académie).

Et si vraiment nous croyons avoir encore une âme aujourd’hui, après cette victoire éclatante contre Udine, nous le devons à Moïse Kean.



LES NOTES


SZCZESNY (3-/5) : N’a rien eu à faire sauf un arrêt, qu’il a décidé de ne pas faire du coup pour être homogène dans le rien.

CACERES (3/5) : Solide tout le long, sauf sur l’occasion de Lasagna qui fait but. C’est con quand même, non ?

BARZAGLI (n.n.) : Naufragé de la vieillesse. Remplacé par BONUCCI qui n’a pas été énormément sollicité.

RUGANI (3/5) : Bon match face au Dégun FC, comme toujours.

LA SPINAZZOLE (3/5) : Honnête mais pas fou.

BENTANCUR (3/5) : Sympa dans un registre plus « constructeur » que d’ordinaire, sûrement aidé par l’opposition virulente comme un globule blanc chez un immunodéprimé.

CAN (3+/5) : Homme de pénalty, il aurait pu laisser Moïse s’offrir un triplé. Il en a décidé autrement. Can I kick it ? No you can’t.

MATUIDI (4/5) : Charo buteur, charo coureur de fond, charo niqueur de mères (celle de ses enfants, calmez-vous). DYBALA le suppléera pour vingt minutes mais il n’y aura plus rien à faire.

BERNARDESCHI (3/5) : Une vendange tardive trop sucrée. La douceur prend le pas sur la belle tension que l’on retrouve d’habitude sur ce cépage. Pas mauvais mais quelconque.

ALEX SANDRO (fort contre les faibles/5) : Pour marcher sur la tronche d’un mec en train de se noyer il y a du monde, mais pour arracher les couilles d’un taureau en rut, plus personne.

KEAN (5/5) : Go down, Moses, way down in Cholo land. Tell old, Diego, to let my people go (through the last 16 round). Pour ceux qui ne bitent rien à la langue d’Aaron Ramsey ni à Louis Armstrong, ça veut dire qu’il a très bieng joué. Doublé, pénalty provoqué et converti pour faire un triplé, une activité de chaque instant, et une innocence balle au pied dont on avait bien besoin. JE VEUX LE VOIR MARDI (aucune chance). Remplacé par CAVIGLIA qui semble incroyablement avoir rajeuni depuis ses années lyonnaises.


On se voit mardi la bave aux lèvres avec une plus grande envie d’en découdre que les méchants de Jean Cholo.

FINO ANAL FINE.

ROBERTO.




Horsjeu a besoin de toi pour continuer à boire de la bière tiède en canette pendant Radio Horsjeu. Regarde, c’est juste en dessous que ça se passe. Et n’hésite pas à nous rejoindre aussi, on est gentils. Sauf un. 

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

2 commentaires

    • On peut le dire. On doit le dire même. Sinon comme on peut pas répondre aux réponses, je suis content que nous ayons les mêmes goûts en matière de GIF de la Dragão Académie. Incroyable Iker Casillas. Je devais vous le dire.

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