Lazio – Juve (1-2) la Bianconero Académie ne brille pas.


Salut les zèbres,

Petite saillie footballistico-pantoufle en perspective avec cette partita domenicale contre la délicieuse Lazio. Une victoire des méchants les verraient revenir à hauteur de la quatrième place occupée par les testiculairement gonflés soldats Gattusiens. Oui mais voilà, on n’a pas pour projet de laisser gagner une équipe supportée, en curva en tout cas, par des Julien Rochedy transalpino-chauves. J’ai rien contre les chauves (ce serait drôlement malvenu), mais j’ai tout contre les Giulano Rocheddi qui peuplent le monde. Il est déjà bien assez merdique comme ça. Et puis surtout, après le match nul des partenopei, on peut potentiellement se retrouver onze points devant. Alors les états d’âme des biancocelesti hein…


On arrive avec seulement trois milieux de terrain sur la feuille de match, (Pjanic est blessé, Khedira est blessé+nul) et un fraudeur fiscanal (au moins, je connais pas les feuilles d’impôts de Douglas Costa et Dybala) en attaque. Mais ne nous cherchons pas d’excuses avant le début du match, on aura tout le temps de s’en chercher après si besoin.


C’est peut dire que cette Juventus n’a pas mérité de gagner. Sans les changements faits par Max en seconde période (Berna et Cancelo, passage en quaquat’ deux) on aurait probablement perdu d’ailleurs. L’invincibilité préservée en championnat et le premier trophée glané contre le Milan en janvier (académie ici) ne doivent pas cacher le cruel manque d’imagination et d’intelligence de cette équipe. Avec un milieu de terrain Can – Bentancur – Matuidi, on était en droit d’attendre un minimum de football. On a assisté à ce que la Juve a produit de pire dans ce compartiment du jeu depuis très longtemps. Mention spécianale à Emre Can, sous-Khedira d’un soir. Ajoutez à ça des latéraux en panne d’inspiration et vous vous retrouverez avec le seul Dybala pour allumer la mèche. Et autant dire que tout seul, il n’y est pas arrivé. Can a marqué une tête piquée dans les bois de Szczesny (1-0, 59e) puis Cancelo a remis les équipes à niveau en reprenant un centre de Bernardeschi (1-1, 74e) avant de provoquer le pénalty que Cristiano Ronaldo ne s’est pas fait prier pour transformer (1-2, 88e). Cruel pour les laziali, même si on n’en a rien à branler.

Depuis que j’écris ici, je m’évertue à moquer les adeptes du beau jeu en leur opposant le pragmatisme tout turinois de mes bianconeri. Mais aujourd’hui, j’ai mal. Et le mal est profond. Le virage amorcé par le club (nouveau logo, nouvel organigramme, nouvelle politique de recrutement, augmentation du prix des places, vision à très court terme, libéralismo-droitisation à l’extrême) témoigne de la politique de l’hémorroïde, nouvelle loi suprême à Vinovo : on mange de la harissa en pagaille en se moquant des conséquences. Et si parfois ça peut passer presque sans mal, la plupart du temps ça finit en un assemblage douteux mi sang-mi merde. On attend et on croise les doigts (et on serre les fesses) mais on ne se fait guère d’illusions quant à l’issue finale de l’orgie pimentée : on va se faire sublimer nos morts contre l’Atletico.

Et en bonus, on se retrouve avec sept joueurs de l’équipe première à l’infirmerie. On a beau être très performants lorsqu’il s’agit de médecine, ça n’augure rien de bong.


LES NOTES


SZCZESNY (4/5) : Wojciech a assuré. Des arrêts incroyab’, et un Rugani qui lui sert de paramerde en dernier recours. Continue comme ça mon grand.

DE SCIGLIO : (3-/5) : Pas vraiment mauvais, mais le retour du portugais prodigue l’a rendu au minimum quelconque.

RUGANI (3+/5) :
Il continue les bonnes prestations. Tant mieux parce qu’il est parti pour jouer un moment après la blessure de Leo.

BONUCCI (grimace/5) :
Et ben voilà. Il rejoint le FC Agricola, a priori pour un mois. Remplacé par CHIELLINI qui a réussi à ne pas manger de laziale tout cru.

ALEX SANDRINE (3-/5) : Le retour du joueur préféré de Mozerfunker. Bon je suis dur avec lui parce qu’il a beaucoup proposé. Mais bon, Marlène Schiappa propose beaucoup de trucs aussi.

EMRE CAN (0+/5) :
Oh Roberto, zéro plus sérieusement ? Et bien oui. Nul à chier, un autogoal des plus dispensables, mais tout de même une intervention défensive des plus appréciables à la 95e. Alors oui, zéro plus.

BENTANCUR (ingrid/5) :
Ni inspiré, ni bon, ni mauvais, ni pute, ni soumise.

MATUIDI (3-/5) :
Le meilleur des milieux en ayant pas été bon. Beaucoup de ballons perdus, une nervosité inhabituelle… Probablement un peu cramé. Dommage, on n’a pas d’autres milieux de terrain Blaisou. Remplacé par BERNARDESCHI qui remet la Juve dans le coup en servant bien Cancelo.

DYBALA (3-/5) : Sans sa rampe de lancement bosnienne, Paulo a erré comme un ivrogne sur la piste de danse. Quelques pas de danse magnifiquement exécutés entrecoupés de longs moments passés à tituber.

DOUGLAS COSTA (3/5) : À l’instar du peuple brésilien, Douglas a arrêté de faire les bons choix. CANCELO est rentré à sa place et à tout simplement fait gagner le match. Puto puto crack crack.

CRISTIANO RONALDO (18 000 000/5) : Passé à ça (je fais un geste pour dire vraiment un tout petit peu avec mes doigts) de la prison ferme mais épargné parce que c’est un salaud de riche c’était sa première fois, Cricri n’a pas fait un gros match. mais il a donné la victoire, alors ça compense. Il semblerait tout de même qu’à 30 myions par an, ça fasse un poil cher. Et je dis pas ça parce qu’il est Portugais.


Au fait !



HORSJEU a besoin de toi, tout est expliqué ici.


PROCTOPHILES DU MONDE ENTIER, UNISSEZ-VOUS !



La défaite contre l’Atalanta en Coppa arrive dans la semaine, ne soit pas trop pressé.

FINO ANAL FINE,

Roberto.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

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