France – Croatie (1-1) : l’Académie Française n’a pas la technic sans ses cacic
Après la défaite d’il y a quelques jours face au Danemark, les Bleus arrivent en Croatie comme des morts de faim (non). Le match s’en est ressenti tout au long des 90 minutes (non plus).
Les 4-2 ne vous manqueraient pas un peu ? Moi si. Les académies de Blaah et des nouvelles du mercato marseillais aussi ? Ca tombe bien : au vu des nombreux joueurs de l’ohème sur la pelouse ce soir, votre camélidé se charge de leur notation – en toute objectivité bien sûr.
La compo :
Vous rêviez que l’US Castelbajac affronte une équipe internationale ? Votre rêve se réalise. Quelle allure ce onze ! Hormis Tchouaméni, aucun rescapé du dernier match perdu face au Danemark. On revient par ailleurs à un 4-4-2 ce soir, à la fois pour se rassurer défensivement et pour faire tourner (on n’a pas un réservoir fou pour un 3-5-2 cohérent).
Le derrière : alors que Maignan prend la place de Lloris dans les cages, il voit devant lui un nouveau (Saliba), un ancien éternellement second couteau (Digne), un champion du monde par erreur (Pavard) et un teubé (Kimpembé).
Le milieu : place aux jeunes ! L’excellent Tchouaméni, auteur d’une très bonne saison et convaincant lors de ses premières (et dernières) sorties en Bleu, garde sa place acquise en l’absence de Pogba. Le chevelu extravagant Guendouzi l’accompagne, tout comme Adrien Il Duca Rabiot.
Le devant : Nkunku, Diaby et Ben Yedder, habituellement remplaçants ou non appelés, démarrent cette fois-ci. Le premier légitimement avec ses 20 buts marqués cette saison en Bundesliga ; le second, idem avec ses 13 buts avec Leverkusen et sa troisième place en Buli ; quant au dernier, sa saison avec l’ASM parle pour lui (au contraire de toutes ses apparitions en Bleu depuis trois ans…).
Le match :
Quel plaisir ces matchs amicaux de fin de saison avec des remplaçants sur le terrain ! Que de sensations fortes et d’émotions ! Que de certitudes engrangées et de doutes dissipés !
Tout est vrai hormis qu’il s’agit pas vraiment d’un match amical ni vraiment d’un match qui compte donc démerdez-vous avec ça. La première période voit deux équipes qui annulent les forces et faiblesses de l’autre, réciproquement et vissé vers ça. Nos jeunes Bleus, pour la plupart globalement inexpérimentés du haut niveau international, essayent d’être sérieux, appliqués et de servir un beau blokéquipe. Ca marche plutôt bien face à des Croates aussi volontaires que limités.
Devant, le manque d’automatismes entre Nkuku, Diaby et Ben Yedder est criant et le dernier cité est certainement le moins influent du trio. Côté occasions : un retour salvateur de Saliba (après une cagade du même) empêche la Croatie de mener tandis qu’un léger horsjeu de Nkunku laisse le score nul et vierge à la pause malgré un joli Gérard piqué de Christopher.
En seconde période, rien de bien nouveau. Il faut attendre un relais inspiré entre Ben Yedder et Rabiot pour que ce dernier, lancé en profondeur, ajuste le portier adverse d’un plat du pied et donne l’avantage aux Bleus (1-0, 54e). Après les quinze minutes de sieste règlementaire, une passe moisie d’un défenseur central croate atterrit sur Diaby, lequel fixe et offre le ballon à Grizou. La confiance d’Antoine étant cette année aussi grande que le palmarès d’Everton, sa frappe est repoussée et Toinou manque sa deuxième chance en frappant comme un poussin.
Quelques instants après, une double action croate aboutit à une faute du tout juste entré Jonathan Clauss : le péno, logique, est transformé par Kramaric (1-1, 82e). Le temps pour tous les Bleus, banc compris, de gueuler sur la manière de tirer le péno du susnommé – façon course presque arrêtée mais pas vraiment ; ça reste de la merde – que la fin du match arrive : les Croates poussent mais ne trouvent pas la faille. Grizou, lui, profite d’une passe en retrait loupée pour devancer le portier croate, bénéficier d’un contre favorable et envoyer le ballon tout doucement en six mètres.
On en reste là : on pourra dire pour se consoler qu’une équipe B inexpérimentée de la France a obtenu un nul face à l’équipe A de la Croatie. Vendredi : Autriche !
Les notes (avec l’aide de votre dromadaire préféré pour ce(ux) qui le concerne(nt) :
Maignan (4/5)
La relève au 1er janvier 2023.
Digne (2/5)
Reprendre toutes les analyses de ses matchs en Bleu depuis sa première cape. Prestation standard d’un joueur dont on n’attend rien de plus, rien de moins.
Saliba (3/5)
Quelques erreurs grossières inévitables dès lors que l’on fait appel à un défenseur d’Arsenal, mais rattrapées par des gestes de grand talent qui rappellent son excellente saison marseillaise.
Kimpembe (3/5)
Lorsque son cerveau de CRS l’empêche d’agir comme tel, ça donne un défenseur agressif dans le bon sens du terme. Ca n’en fait pas un grand défenseur pour autant. OU EST IBOU KONATE DIDIER ?
Pavard (1/5)
Parmi la pelletée de mauvais matchs de Benji depuis 3 ans, celui-ci se noie dans la masse. Du cœur à l’ouvrage, ce qui est la moindre des choses.
Guendouzi (3/5)
Devance Rafael Nadal et Elizabeth II au Guiness Book des saisons de mamouth et envoie un message clair : des trois, ce n’est pas lui qui mourra le premier. Même s’il en bave.
Tchouaméni (3/5)
Pas aussi souverain qu’on aurait pu s’y attendre mais suffisant pour que le Real décide d’aligner 100 miyons dessus (comment ça ils sont ruinés ? Mais pas du tout!). Remplacé par Boubakar Kamara (non noté mais qui appelle toutefois ce commentaire de camélidé : nul, manque de concéder un pénalty grossier dès son entrée en jeu. En même temps, on se demande bien ce qui peut passer par la tête du sélectionneur à aller chercher des joueurs à Aston Villa).
Rabiot (4/5)
Au milieu de l’inexpérience générale, Adri a tenu son rang, fait un match sérieux et engagé, notamment en seconde période – ce qu’on aimerait voir plus souvent. Son but, le deuxième sous le maillot bleu, ne gâche rien.
Nkunku (3/5)
Le plus intéressant des trois de devant, ce qui n’est pas grand chose mais tout de même.
Diaby (2/5) :
Pas très convaincant, pour dire le moins. Reste moins à critiquer que son remplaçant J. Clauss (non noté) qui réussit l’exploit de concéder un pénalty dès son entrée en jeu avant même d’avoir touché le ballon.
Ben Yedder (1/5) :
Hormis la passe dé’, absolument rien. Rien. Il serait temps de rendre le totem d’immunité du remplaçant qui sert à rien. Remplacé par A. Griezmann (non noté) dont toute la saison et les performances des mois passés se sont incarnées dans son tir moisi face au but presque vide.
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