0-1 : La Breizhou Académie note Rennes-Lyon

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C’est aussi la rentrée en Bretagne

C’est la rentrée et une bonne occasion pour la Breizhou Académie de sortir de sa torpeur rédactionnelle, qui ne sera pas expliquée ici, mais qui l’a déjà été plus ou moins , à l’occasion de cet euro pas bien palpitant, et qui a donc vu l’Irlande ridiculiser les Espagnols, peut-être pas mauvais pour jouer au foot, mais autrement plus dégueulasses dès qu’il s’agit de chanter ne serait-ce que sur son hymne national ou simplement de foutre un peu d’ambiance. A ça, pour faire le gogol avec ses doigts et ses manitas, il y a du monde, mais dès qu’il s’agit de faire preuve d’un peu de talent et d’originalité, les Ibères sont froids, comme la galette qui entoure la saucisse.

Pour cette rentrée pas d’enjeu et d’éclaircissement servi par le professeur Roazh en personne, trop occupé à surveiller les récoltes de blé en ce mois d’août au temps estival, ce qui est pour le moins étonnant. A la place, retrouvons un bref récapitulatif de ce qui s’est passé durant cette pause eurolympique.

Malgré un festnoz de buts et de blagues footballistiques qui piquent un peu le cucul de Patoche Carteron, les Rennais voient l’Europa league leur passer sous le nez, spoliés par des Bordelais que personne n’avait vraiment vu venir. Avec le père Gillot, qui nous avait déjà fait plus ou moins le coup l’an passé, on aurait pourtant dû se méfier.

La saison qui démarre se fera donc sans coupe d’Europe, sans défaite en phase de poules, sans autres grandes stars que les Qarisiens en visite Route de Lorient. Et ce d’autant plus que le mercato réalisé par les Rouges-et-Noirs s’annonce aussi excitant qu’un film érotique diffusé sur NT1.

Bien que tout le monde s’accordait à dire que cette équipe manquait cruellement de caractère, les dirigeants acceptèrent de voir partir son captain Kader vers Al-Hilal pour 3 M€. Dans le même genre, Youssouf Hadji réalisa un transfert similaire en plus sympa. Dégraissage logique compte tenu de l’absence de coupe européenne, mais il n’y a pas besoin d’être Einstein ou un galet pour comprendre que cela signifiait que John « Chien Fou » Boye, et Totorugo Montano allaient encore avoir leur carte à jouer avec Rennes.

Autre départ, le gars Tongo Doumbia a été envoyé en prêt à West Ham, sa carrure et son jeu s’accommodant très bien à la Premier league. Ce qui signifie donc que toujours personne, pas même un club qatari ou norvégien ne souhaite nous racheter Tettey. Yacine Brahimi aussi veut soudainement partir au point de provoquer la colère de Dréossi. Le joueur ayant effectivement près d’un tiers de demi saison dans les pattes, il semble temps pour lui d’aller voir si l’infirmerie est plus verte ailleurs.

On allait oublier le départ de Stéphane Dalmat dans le plus grand anonymat. Parti en L2, pour se relancer, le joueur a finalement décidé de rompre son contrat et de prendre sa retraite. Faut dire qu’ayant cité Jérôme Rothen comme modèle, il était évident qu’il n’avait plus toute sa tête. Les conséquences de son délirium troemens sans doute.

Consolons-nous avec les arrivées, puisque Rennes a fait deux jolis coups en recrutant Sadio Diallo au nez et à la barbe de Gourcuff père via la Totonetti connexion, et Romain Alessandrini, annoncé à Saint-Etienne puis à Sochaux, mais qui doit avoir quelques problèmes en géographie. Quoi qu’il en soit avec ces deux recrues, Rennes prépare encore l’avenir et ses arrivées s’inscrivent pleinement dans l’ambitieux projet dréossien de gagner quelque chose avant 2028.

 

Konpozision

Pas de dessins cette semaine, parce que c’est la rentrée, et que la rentrée se fait toujours en douceur, à l’inverse de la pénétration pour qui ce n’est pas une obligation.

En pointe Mevlut, avec un u comme dans début, fort de sa préparation avec l’équipe rennaise, et qui va pouvoir tout casser cette saison.

Comme d’hab, l’attaquant turc sera soutenu par le trio Pitroipa-Féret-Kembo, dont l’un ressemble étrangement à un footballeur les soirs où il a envie de jouer.

A la récupération, Pajot est associé à M’Vila, plus personne ne voulant vraiment de notre ex-pépite en solde. Quoi que Tottenham reviendrait à la charge.

En défense, Apam est titularisé avant blessure et/ou suspension, pour le reste c’est du classique.

 

Ar Matc’h

Fort de ses matches de préparation dignes d’un relégable, avec une victoire pour 4 défaites, dont une contre Guingamp, et une autre contre Madère (dont on ne savait même pas qu’il faisait autre chose que de la sauce), le SRFC attaque ce match avec la même confiance qu’un candidat Modem des élections. Pourtant, l’OL d’en face n’a rien d’un ogre UMPS. Vercroute dans les buts, Cris et Cissokho encore alignés, Fofana libéré, Gonalons toujours pas emprisonné… Même Yoann Gourcuff est titulaire. C’est dire à quel point cet OL-là ne peut plus faire peur à grand monde.

Sauf bien sûr à nos petites pucelles rennaises, déjà violemment intimidées par Quevilly. Et pour que l’humiliation soit complète, le premier quart d’heure, terne et sans saveur est logiquement conclu par le 4e but de Yoann Gourcuff contre son club formateur, réalisant par la même occasion son premier geste réussi depuis 2010 et son seul du match. Le ballon est récupéré par Reveillère. Le centre est fait par Briand. Il ne manquait plus que Källström, avant son transfert, et John Mensah, avant une blessure, participent à l’action, et la blague aurait été parfaite.

Les optimistes, qui ne sont plus bien nombreux du côté de Route de Lorient, auraient pu penser que c’était un mal pour un bien, car voilà que les Rennais se mettent à aligner parfois jusqu’à 4 passes et à s’approcher du but de Vercroute. Une belle passe de M’Vila permet à Féret de trouver un peu d’espace côté gauche avant d’adresser une balle en retrait dans la course de Kembo, dont le missile passe de peu au-dessus du but. Rainville siffle corner, Vercroute, trop content qu’on ait pu penser qu’il ait fait un arrêt ne proteste pas.

Le plaisir de Vercroute va s’arrêter net moins de 10 minutes après. Sur un long ballon en profondeur, Kembo lève haut le pied mais ne touche que la tronche du Rémi sans ami de l’OL, qui reste au sol «  inconscient ». Antonetti réclame le pénalty et le carton rouge. L’arbitre donne coup-franc et carton rouge quand même, mais à l’ailier rennais.

Autant dire que si le match commençait à peine à se réveiller, Nicolas Rainville a pris la courageuse décision de l’anesthésier au plus vite. Il reste encore une heure de jeu, mais c’est à se demander si on ne va pas regretter d’être resté à la maison voire les basketteuses françaises se prendre la branlée promise en finale des JO.

Fofana capture la balle dans les pieds de Pitroipa, fonce au but mais manque de tuer le match en ratant le cadre. La mi-temps est sifflée après deux fautes grossières du même Fofana, et de Gourcuff, qui n’était donc pas loin de réussir un deuxième geste dans la soirée.

Mi-temps. R.A.S, comme un symbole de match pas bien excitant, pendant que les Lorientais réalisent « l’exploit » de la journée en allant gagner au Parc comme tous les ans.

Pour cette deuxième mi-temps, le 4-4-1 rennais a pour consigne semble-t-il d’attendre les Lyonnais, et les forcer à se livrer avant d’exploser en contre. Mevlut se bat comme il peut à la pointe de l’attaque, Pitroipa s’auto-dribble, Féret somnole côté droit. Les Lyonnais ne sont de toute façon pas pressés de porter l’estocade finale, malgré quelques tentatives de Lacazette, ou de Briand. Gourcuff n’est pas loin une fois encore de réussir un deuxième geste dans la soirée, mais sa reprise est cette fois-ci contrée par Boye, là où celle de Briand sont contrés par Kana, comme un symbole du vieil adage grec : « on a les contres qu’on mérite ».

Rennes parvient à se procurer d’intéressantes semi-occasions. Un long dégagement de Costil pour Pitroipa permet au Burkinabé d’aller se présenter dans la surface avant de s’emmêler les crayons, et de tenter de trouver l’ami Mevlut. Mais sans puissance, la maîtrise n’est pas grand-chose, et le ballon finit dans les pieds de Cris. Le même Cris contre une frappe de Mevlut du coude, mais le bras étant collé au corps, le pénalty n’est pas sifflé. Les dernières tentatives ne sont guère plus fructueuses, les Rennais semblant de toute façon manquer de conviction dans à peu près tout pour inverser une tendance évidente depuis le quart d’heure de jeu. Des mots propres de son entraîneur à la 89e ; « C’est ça qui me tue dans cette équipe… on s’arrête à 3m ! »

 

Les gars du Stade

Costil 3/5 : Billy n’a pas vraiment eu d’arrêts à faire samedi, et s’il avait pu en faire un sur la frappe de Gourcuff, ça aurait été un putain de miracle. On retiendra surtout de son match cette belle ouverture pour Pitroipa qui a amené le contre rennais le plus intéressant du match.

Danzé 3/5 : Un couloir bien tenu défensivement, malgré les montées d’Aly Cissokho dont les problèmes de dentition n’ont pas effrayé notre courageux capitaine. Mais un apport offensif bien maigre, rarement servi dans de bonnes conditions. Il faut attendre l’heure de jeu pour voir son premier centre, permettant à Vercroute de faire un arrêt. Pas rancunier pour un sous, il a échangé son maillot avec Gourcuff à la fin du match. Mais c’était peut-être pour le brûler remarquez…

Apam 1/5 : Son running gag de la blessure est pas mal, surtout qu’il provoque l’entrée en jeu de John Boye. L’ami Onyekachi est visiblement un sacré déconneur. Ce coup-ci, c’est donc en taclant Gourcuff qu’il s’est blessé. Sûr que si John Mensah n’avait pas été plus ou moins licencié de l’OL, il aurait apprécié et salué comme il se doit des tribunes cette auto-blessure.

Kana-Biyik 3/5 : A fait une première mi-temps assez tranquille, avant de monter en puissance en seconde. Le moment idéal donc pour tenter sa chevauchée vers le but adverse, mais il n’obtiendra même pas un corner, incapable qu’il fut de dribbler le pharaon Cris. L’érudit observera d’ailleurs que ça rime avec Anubis, Osiris, Isis, et Pulapis, les célèbres dieux égyptiens.

KTC 3/5 : Plus conquérant que la majorité de l’équipe quand il s’agit d’aller récupérer le ballon, mais à l’image de son collégue Danzé, un apport offensif insuffisant. On n’a pas eu à attendre bien longtemps pour voir son premier centre, mais ça a donné un 6M. Sinon, il s’est laissé pousser les cheveux, alors qu’on ne savait même pas qu’il en avait.

Pajot 2/5 : Bien trop discret. Peu de ballons récupérés, il a tenté de jouer long vers Mevlut sans trop de résultats, le général Bakary Koné étant assez souverain dans les airs. Sorti à la 77e.

M’Vila 3/5 : Se disant prêt à rester, préférant visiblement une année de plus en Bretagne que la découverte du championnat russe, on a craint le pire en voyant sa première passe vers l’avant sortir en touche. Pour le reste, il s’est bien repris, étant systématiquement à l’origine des mouvements offensifs rennais et jouant juste. Par contre, récupérer des ballons, c’est plus trop son truc.

Kembo 1/5 : Bel hommage à la finale de Graffe sur ce joli high kick qui méritait facile 2 points si ce n’est 3. Mais peu amateur de Taekwondo, ce vil être qu’est Rainville sorti le carton rouge alors que personne ne réclama la vidéo. Sinon, deux trois mouvements intéressants ont laissé présager qu’il était plutôt bien en jambes, bien remis de son non-transfert pour Lille.

Féret 2/5 : Si le cache-cache était une disciple olympique, sûr que Juju aurait ramené une deuxième médaille d’or aux Côtes d’Armor. Quasiment invisible aux yeux de ses coéquipiers, il n’est pourtant pas maladroit dans ses transmissions, à l’image de la première occasion de Kembo, qu’il sert idéalement. Doit aussi améliorer ses CPA. Sorti à la 65e.

Pitroipa 1/5 : Ce n’est même pas qu’il a pitroipaté à tort et à travers, c’est qu’il a tout raté, et que les plus belles occasions qu’il a amené sont lyonnaises avec ses pertes de balle. Cela dit, comme il est infatigable, on a vu du mieux à partir de la 80e, quand les milieux lyonnais étaient trop fatigués pour revenir sur lui précipitamment, et déjà avertis pour oser faire une faute grossière.

Mevlut 3/5 : il en a tenté des trucs, et ça se pourrait même qu’il en réussisse un jour. Quelques beaux gestes, des occasions intéressantes, mais une complicité avec le reste de l’attaque encore à travailler.

 

Les entrées en jeu

Boye – 25e– 2/5 : Aussi rassurant en défense que de passer des vacances avec sa fille dans un camping en Ardèche. Mais Roazh Takouer s’en fout, il n’a pas de filles. Ou alors, il ne la connait pas.

Diallo – 65e – 3/5 : Du potentiel, joueur habile balle au pied. C’est tout ce qu’on a remarqué puisqu’on a pas jugé bon de regarder de près les matches de préparation.

Montano – 79e – 1/5 : Moins de potentiel, ça c’est sûr. Entrée discrète, si ce n’est qu’il s’est fait engueuler par Totonetti pour son pressing à 3M, et par Roazh Takouer pour sa frappe pourrie contrée du pied par Cris.

 

Les autres apparitions

Gourcuff 1/5 : Certains aimeraient crier et applaudir son retour, mais la Breizhou ne voudrait pas donner de fausses illusions à ses groupies. Fabio Grosso-Modo, la copie rendue par le playboy autiste est dégueulasse. Il a juste marqué l’unique but de la rencontre pour permettre à l’Equipe de rappeler que Rennes est l’équipe contre laquelle Gourcuff marque le plus.

Briand 2/5 : Belle semaine pour Jimmy, entre un retour inattendu en équipe de France et une passe décisive dans son ancien stade. Il aura it même pu marquer lui aussi s’il n’avait pas eu à faire à un Jean-Mamelle mode patron. Et en plus, il déchire au Mic’, les Stéphanois en savent quelque chose.

Reveillère 2/5 : Venu faire un petit coucou avant d’aller rejoindre le PQ$G, puisqu’on parle régulièrement d’un échange avec Milan Bisevac. Contrairement à ses deux compères ex-rennais, il n’a pas fêté cette première victoire d’un carton jaune, preuve qu’il n’est plus trop concerné par ce qui se passe.

Erminig 1/5 : Déjà, on était contre l’existence d’une mascotte pour neuneu à Rennes, mais en plus ils se sont permis de remplacer le seul truc qui la rendait supportable à savoir son air de toxico squattant le canap. Maintenant, on dirait une mascotte chien toute bête avec un maillot rennais. Autant prendre un vrai chien à ce moment là. Ou John Boye à la limite.

Deschamps 1/5 : Le dernier Basque français à être rentré Route de Lorient, c’était Bergeroo non ? Ils doivent nous porter la poisse, ces cons. On préfère l’ETA.


La non-apparition

La confiance 0/5 : Si l’équipe a montré un réel sérieux, et une certaine solidarité, on ne la sent toujours pas capable de renverser des montagnes, ou même des collines. D’après Antonetti, c’est la faute à l’année dernière, et à l’environnement du club. Personne n’a trop compris ce qu’il a voulu dire par là, mais ça a l’air terrible et éco-responsable.

6 réflexions sur “0-1 : La Breizhou Académie note Rennes-Lyon

  1. si vous jouez en 4-4-1, faudra pas vous étonner de jamais vous qualifier pour les coupes d’europe…

  2. Ah Roazh ! Ton retour fait plaisir.
    Y avait Raymond Domenech présent au stade également et j’ai même vu des gens qui voulaient prendre une photo avec lui. Mais juste après j’ai entendu « Oh regarde y a Laurent Blanc »

    @Romek : A 10, il faudrait jouer comment ? En 2-5-2 ?

  3. Salut Roazh!
    J’ai beau trouver toutes les excuses possibles pour défendre nos rennais, mais ça devient de plus en plus irrationnel…
    Ne pas dramatiser pour le premier match de la saison, mais le début ressemble beaucoup à la fin du précédent exercice!
    Je ne sais plus sur quel pied danser (la gavotte)!

  4. Ben, ça c’est un bon mardi : la breizhou, cette belle plume est de retour, des promesses de galettes saucisses pour le week end et des espoirs de 1-1 tout pourri à bordeaux dimanche. Merci.

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