Depuis la mascarade du samedi en coupe de la Ligue, je me sentais obligé de servir une violente diatribe contre ce football dont la prostitution est en voie d’achèvement pour le plus grand bénéfice des marchands de produits inutiles, de services ineptes et d’ordre moral nauséabond.

Passons sur la modification du protocole à seules fins d’épargner à sa majesté moustache les sifflets que son apparition sur la pelouse n’aurait pas manqué de lui attirer. Après tout, il est de notoriété publique que l’individu a depuis longtemps égaré son dernier résidu de courage au creux d’une fistule anale. Voyons l’aspect positif, l’ignominie de l’enculé pileux aura eu au moins le mérite de rendre au peuple corse® une humanité qui d’ordinaire ne transparaît pas de manière flagrante dans les tribunes de Furiani.

Passons sur la zlatanisation des événements, aidée plus que nécessaire par un arbitre décidé à s’assurer que le scénario prévu ne connaîtrait aucun accroc, et tant pis pour les téléspectateurs qui espéraient passer un samedi soir un peu plus intéressant que devant le Patrick Sébastien hebdomadaire.

Non, ce sentiment douloureux, c’est celui que, je suppose, tout un chacun ressent lorsqu’un événement a définitivement porté le coup de grâce à son enfance voire, pour les moins aigris d’entre nous, à ses idéaux. Car en vérité je vous le dis, qui peut encore croire sincèrement au football lorsqu’il voit nos gladiateurs des temps modernes faire la chenille avec un lynx en peluche ?

Ouais ben désolé, j’ai grandi avec Cantona, moi, pas avec Zouzou Pitchoun.

Auparavant cette semaine, bien sûr, la Ligue de Football professionnel avait une nouvelle fois frappé fort en suspendant pour deux matches Dimitri Payet, avec la même absence de scrupules que le juge colle une amende aux jeune de banlieue pour avoir dit « merde » à un flic au moment de son huitième contrôle au faciès de la journée. Pourtant, le côté spontané de la chose aurait pu atténuer la sanction, une excuse que l’écrit ne permet pas : par exemple, il nous serait déplacé d’écrire que nous commençons à en avoir ras le fion d’être sodomisés à vif par toutes les décisions de cette saloperie de Ligue, du plus haut échelon où certains se remettent encore plus de cinquante ans après d’avoir été accouchés sans amour dans les chiottes d’un bar routier par leurs putes de mères, jusqu’au plus mince brin d’herbe souillé par ces étrons d’arbitres plus prompts à englober avec leurs lèvres le chibre de Jean-Michel Aulas que leur putain de sifflet, d’écrire que la guillotine en place de Grève méritera d’être rétablie le jour où il faudra juger tous les collabos qui aurait prêté le concours de la force publique au respect de l’interdiction dans les stades de fumer, de chanter, de dire des gros mots, d’agiter des drapeaux non officiels, de ne pas être assujetti à l’ISF, bref aux apprentis sorciers tentant de fusionner dans nos stades le mercantilisme de Mickey Mouse avec le flicage de Pinochet, ou encore d’écrire que le monde se portera bien mieux le jour où l’on rejouera un 1789 du football avec Nasser, ses apprentis imitateurs et la cohorte de ceux qui n’ont de cesse de les pomper en espérant qu’il feront jaillir des pétrodollars de leur bite. C’est pourquoi nous ne le ferons pas.

Passons au match, dans la sérénité.

L’équipe

Alessandrini remplace Ayew suspendu suite à l’ajout par Clément Turpin d’une perle supplémentaire à notre collier de fions. Imbula est de retour de suspension, tandis que Nkoulou prend place sur le banc.

 

Le match

Les deux équipes livrent un début de rencontre équilibré, où les Bordelais nous opposent un bloc haut. Notre volonté de relancer proprement s’en trouve contrariée mais, persistant dans cette voie, nous multiplions les pertes de balle dangereuses. Mandanda ajoute sa touche personnelle au camaïeu de marron qui commence à orner nos sous-vêtements, en foirant un dégagement : à la retombée, Mariano expédie une volée sur le poteau. Alessandrini répond juste le quart d’heure de jeu, en trouvant à son tour le poteau après un bon service de Gignac.

Nous nous procurons d’ailleurs d’intéressants espaces dans notre couloir droit, pas toujours exploités malheureusement faute de centres de qualité pour conclure les actions. Nous dominons alors de plus en plus nettement la rencontre. Doté d’une qualité technique à faire passer Oscar Pistorius pour Garrincha, les Bordelais ne proposent rien sur les attaques placées, mais continuent à représenter une menace permanente sur nos ballons perdus.

Devant, l’entente entre Payet et Alessandrini s’avère rien de moins que bandante. Le sommet survient à la 41e minute lorsque, servi par Dimitri, Romain place un amour de frappe enroulée que Carrasso détourne de justesse sur le poteau. Le supplice bordelais se poursuit lorsque, lancé dans la surface, Alessandrini est lourdement bousculé par Pallois.

Et là tu te dis : « c’est bon, cette fois, la faute est flagrante, on ne va pas pouvoir couper au pénalty assorti d’un carton rouge ». Tu attends, confiant.

ET LA, TU SAIS CE QU’IL SORT, CET EMPAFFE DE BARTOLOMEU VARELA ?

« Vous avez glissé, Monsieur Alessandrini ».

 

Comment ça, je ne suis plus la moustache la plus surréaliste de l’histoire ?

 

A partir de ce moment et vu l’inanité de la chose footballistique, je pense qu’il est plus utile de consacrer la suite de cette académie à te parler des passereaux.

La vie des oiseaux : le pipit rousseline

Ce petit passereau affectionne les milieux ouverts, chauds et secs, du littoral à la montagne. Il peut fréquenter une gamme assez variée de milieux, mais se rencontre le plus souvent dans les pelouses sèches, crêtes, steppes, gravières et autres milieux pourvus d’un sol nu et d’une strate de végétation rase. Migrateur, le Pipit rousseline passe ses hivers en Afrique. Dans nos contrées, l’espèce accuse un déclin : se reproduisant en milieux ouverts, tels que les garrigues, ou encore dans les champs, son habitat est menacé par la déprise agricole. L’intensification de l’agriculture, avec notamment l’utilisation des pesticides, nuit également à son écologie.

Pipit rousseline (Anthus campestris)

Après la mi-temps, l’OM passe son niveau de domination en « BDSM hardcore », non sans avoir remplacé Mendy – au bord de l’expulsion après deux grosses fautes – par Nkoulou. L’équipe bordelaise tient par miracle, jusqu’à ce qu’une nouvelle décision (bartolomeu) vérolée nous soit préjudiciable. Sur un corner, Gignac subit un contre de volleyeur de la part de Yambéré.

Que croyez-vous qu’il advint ?

La vie des oiseaux : l’alouette lulu

Ce petit passereau doit son nom à son chant « lulu, lulu ». Elle est dépendante des prairies permanentes entourées d’arbres sur lesquels elle aime se percher. On la rencontre dans les zones de bocage ouvert, les landes, garrigues et pelouses sèches arborées. Une alouette lulu se nourrit essentiellement d’insectes et d’araignées pendant la saison de reproduction. Durant l’automne et l’hiver, son menu est composé de graines et de semences. L’Alouette lulu subit un fort déclin du fait de l’intensification agricole des zones bocagères et de la déprise agricole. Faute d’un suivi réel, le déclin de ses effectifs n’est pas facilement quantifiable.

Alouette lulu (Lullula arborea)

Bon, vu le niveau de délire du match, je vais te la faire courte, d’autant que la suite est connue. Evidemment, Bordeaux marque sur son premier et seul tir cadré suite à un relâchement défensif de notre part (sur une touche…). Les changements de Bielsa restent discutables (Ocampos inefficace, pas de tentative d’associer Gignac et Batshuayi) et, fatiguée et sans doute démotivée, l’OM ne parvient plus à inquiéter Carrasso.

L’histoire se finit sur les jérémiades de Labrune, que nous nous permettrons de trouver déplacées. Puisqu’il est acquis que l’arbitrage prétendument objectif du football se rapproche en réalité du comptage de points en boxe ou de la notation en danse sur glace, le devoir d’un président devrait être d’effectuer ce qui compte dans les exemples sus-mentionnés : c’est-à-dire fermer sa gueule et travailler plutôt à gagner une capacité d’influence dont il dispose pour l’instant beaucoup moins que ses confrères.

Les joueurs

Mandanda (2/5) : Le seul tir cadré bordelais s’étant avéré impossible à arrêter, Steve s’est distrait en multipliant les relances foireuses.

Romao (3+/5) : Match honnête d’Alaixys, ponctué de quelques sauvetages du meilleur goût.

Fanni (3-/5) : S’est évertué à chercher des solutions de relances courtes dans des espaces plus restreints qu’une collégienne moche, d’où quelques crispations.

Morel (2-/5) : Un match hommage aux racines réunionnaises de Jérémy : sur le but son placement est à peu près aussi cohérent que celui des types croyant qu’aller buter un requin tigre au large fera cesser les attaques de requins bouledogues sur les côtes. Et je ne parle même pas de ses relances, dont le risque équivaut à celui d’aller faire du surf costumé en barquette Charal.

Imbula (1-/5) : « Ecœurant et grave. »

Dja Djédjé (2/5) : Devant, derrière, au milieu, Brice a été partout. Partout moyen, mais partout.

Mendy (1/5) : Il n’a réussi à rien, même pas à se faire expulser.

Nkoulou (48e, 2/5) : Une bonne entrée, qui se voit gâchée lorsqu’il se met à défendre comme une esque face à Yambéré.

Thauvin (2/5) : De beaux moments en première période, mais que tout ceci reste laborieux.

Ocampos (64e) : Il fait tout pour nous consoler d’une éventuelle non-qualification en Ligue des Champions, qui aurait le mérite de nous faire économiser les 14 millions d’euros de son transfert.

Alessandrini (4/5) : Il a violé du Girondin pendant les deux-tiers de la rencontre. Alors, bien sûr, on pourrait lui reprocher son manque d’efficacité, mais dans cette rencontre aussi biaisée qu’une partie de cache-cache avec Anne Frank ce serait un peu injuste.

Payet (4-/5) : Il a appris aux girondins le sens du Beau, même si tout ceci s’est avéré finalement un peu vain.

Gignac (2/5) : Après s’être vidé les gonades sur la défense parisienne dimanche, André-Pierre n’a pas eu le temps de recréer ses réserves de testostérone.

Batshuayi (69) : Il s’est bien battu sans cependant parvenir à s’extirper de la défense, si ce n’est en position de hors-jeu.

 

L’invité zoologique : Isaac Telline

Avec Tavernost et Triaud aux commandes, nos adversaires déploient le charisme d’un plat de mollusques en persillade, renforcé par un jeu dont l’ennui ne peut faire mouiller que les pétasses friquées élevées au cinéma d’Antonioni. Ainsi qu’à la rigueur les habitants d’une ville dont la principale source d’amusement depuis l’abolition de l’esclavage est la noyade éthylique dans l’estuaire. Bref, notre bivalve était l’invité approprié pour te commenter ce match avant de retourner donner la chiasse aux touristes.

  • Les autres : La même escroquerie que lorsqu’on avait fini deuxième avec Elie Baup et un jeu faisandé.
  • Vu d’en face : Varela a fait le plein de carburant pour que l’hélicobite de la Scapulaire puisse décoller.
  • Le classement : Derrière nous, c’est affreux !
  • Les jeunes : L’OM se fait sortir de la Gambardella 2-3, après avoir remonté deux buts et s’être trouvé en supériorité numérique. Je ne sais pas si les footballeurs ont un devoir d’exemplarité, en tout cas il est des choses pour lesquelles les jeunes de l’OM sont dignes de leurs modèles.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Rémi M. Remporte le concours zoologique.

 

 

Bises massilianales,

Blaah

30 thoughts on “Bordeaux-OM (1-0), La Canebière Académie vit la quatrième dimension

  1. Ah ouais quand même.

    Même les parties sur les oiseaux sont tristes. Ils sont tellement fragiles et nous sommes tellement des batards.

    Ca fait des mois que je le dis, je le redis, Thiriez démission (LES CORSES AVEC NOUS!!!!).

    Alessandrini doit débuter les matchs maintenant, en début de saison il avait réussi à vraiment concurrencer Thauvin et je pense qu’il a plus la rage que le jeune.

    Les pénaltys, je n’ai pas vu, mais ça m’étonne à peine. En dehors de pleurer, il ne reste pas grand chose, sauf gagner sur le terrain et sortir les tripes, ne pas être sur le podium serait un vrai vrai crève-coeur.

  2. Et dire qu’on risque de finir 4ème… Le championnat de France est un mystère. On joue juste assez bien pour amèrement regretter la fin de saison.

  3. Ben c’est simple si Varela voit Alessandrini glisser, c’est pas un complot mais de l’incompétence…et le contre de voleyeur pour les champions de la règle de la main volontaire ben sauter le bras en l’air pour défendre c’est bien une action pour contrer le ballon de la main…finalement heureusement que t’as pas fait un laïus genre peine de mort collabo moi j’aurais pas pu me retenir…

  4. Etonnamment j’avais très mal à l’anus en allant aux toilettes. C’était octobre rouge en avril.

  5. Ah non putain, déconnez pas hein, je veux pas des quenelles avec nous en LdC….
    Et pour l’arbitrage je n’ai pas vu les images, mais il n’y a pas 5 arbitres sur le terrain en L1 comme pour la coupe de la Ligue ??

  6. J’ai pas les mots. Si ! Enculés ! Non… J’ai pas les mots.

    Allez les Mots !s

  7. Dis donc, pour un mec dont le club a défilé sur le Vieux-Port pour une Coupe de la Ligue, se moquer d’une chenille avec une mascotte, je trouve ça un peu gonflé.

  8. La vérole a encore frappé sur nos gueules. Alessandrini sort un bon match mais a vraiment un karma de merde, va falloir appeler Mulder et Scully pour nous trouver une explication quant à la défaite d’hier soir. Putain mais comment a-t-on pu perdre ce match ? Effectivement tout n’a pas été parfait sur le terrain, à l’image d’Imbula complètement transparent mais dans l’ensemble nous étions largement supérieur à cette équipe bordelaise dont le niveau est le même que celui sous Gillot.

  9. 500 bites pour 32000 trouduc.
    Ce vol putain.
    C’était en plus la 1e frappe cadrée de la carrière de Yambéré enculé.

  10. Je décroche perso, j’ai plus la force de m’infliger ça

    je suis loin de verser dans les théories du complot, etc. mais là, c’est trop.
    Mon aversion latente pour les arbitres français est en train de prendre une nouvelle dimension qui me bouffe littéralement les viscères.

    il est temps d’éteindre la télé et de remercier Marcelo pour ces quelques mois de bandaison.
    Ce pays de merde, comme le dit si bien le Z, n’est pas prêt ni pour lui, ni pour un OM sur le devant de la scène.

    J’ajouterai quand même une chose : abattue ou pas par la tournure des évènements, cette équipe n’a absolument pas le droit de baisser les bras comme elle le fait chaque fois qu’elle encaisse un but.
    Il n’y a aucun mental chez elle et c’est bien la le problème.
    Pas une équipe du top 4/5 tapée cette saison. Avec ou sans arbitrage, c’est minable.

  11. Tu sais où on te la met la chenille?

    Indices n°1: orifice le plus usité par vos joueurs et vos supporteurs.

    Indice n°2: lieu où Moustache se sent le mieux quand il vient vous visiter.

    Indice n°3: chez vous, la Vaseline a laissé place au gros sel.

    Bonne chance Dromadaire.

    PS: même si je suis fait de coton et de tissus synthétiques, il y a un petit cœur qui bat. Snifff!

  12. La dernière fois que j’ai eu l’anus dans cet état c’était de mon plein gréer à la fistinière

  13. Moi je remarque que depuis que Rocco Sifredi a annoncé sa retraite, c’est vous que vous faites poutrer… pour notre plus grand plaisir!

  14. J’étais neutre sur ce match, mais les commentaires canal + m’ont transformé en supporter marseillais. Tellement pénible le nain qui cours après tout le monde en disant que Marseille est une machine qui persécute ses joueurs qui rêvent de lui dire que l’important c’est les 3 points

  15. Au risque de me faire traiter de Busiris, il y a toujours pas penalty car il y a toujours pas de volonté dans la main, sauf à considérer que Yambéré se repérait via les écrans géants.

    Par contre pour Alessandrini oui (qui je le rappelle mérite bien + sa place de titulaire que d’autres)

  16. L’OM a un passé trouble, un présent sombre, et un futur noir… le chemin anal est tout tracé !

  17. Dites moi si je me trompe, mais le nom de Varela me parait familier quand il est question d’enfilade à l’encontre de l’OM.

    Aurait-il déjà sevit contre nous dans un passé plus ou moins lointain ?

  18. On parle assez peu du coaching gagnant de Sagnol pour le coup (but juste après son double changement) et deuxième mi-temps plutôt équilibrée.

    Puis putain, c’est bon. Y’avait 45 minutes pour aller se le chercher ce match. Un moment faut savoir passer au dessus de ces « coups du sort » et aller chercher des victoires compliquées comme Paris à Chelsea.

    Aucune victoire contre les gros, aucune victoire à l’extérieur contre des équipes « moyennes » (Bordeaux, saint Étienne, montpellier, Rennes, bientôt Lille …).

  19. @Busiris: Le fait que Yambéré ne pouvait voir le ballon n’implique aucunement que sa main soit involontaire à moins de postuler que les aveugles se déplacent toujours vers une destination inconnue et que Ray Charles ou Stevie Wonder n’ont jamais eu l’intention de faire du piano.

  20. En sachant que le Lynx, ils l’ont quand même foutu au sol et fait semblant de le tabasser. Ca rachète pas tout, mais ça doit au moins servir de circonstance atténuante.

  21. Que c’est bon de voir ces pleureuses de sardines se faire sodomiser! A l’année prochaine et toujours sans vaseline…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.