DC United – Impact Montréal (1-0) : L’Impact Académie retourne sur terre

Atterrissage compliqué

De l’air frais glisse le long de mon corps… Je peux presque le toucher. Où suis-je… ? Le vent est marin, froid mais vivifiant.

« ……brzkrikzrk……. »

D’où vient ce son ? Il ressemble aux coques d’acier des navires qui s’entrechoquent dans les ports de commerce.

« ……brizkkrzkRicio Vincelkrizkzikrr…. ? »

Cette fois j’ai bien cru entendre mon nom. Je dois rêver, pourtant j’ai l’impression de me réveiller d’une longue errance inconsciente. Et cette amnésie…

VVVVVVVVVVVVOOOOUUUUUSSSSHHHHHHHHHHHHHH !!!

« Putain de bordel de nom de Dieu ! Qu’est-ce que c’était que cette merde-là ?! » hurle-je !

C’est un oiseau ? Non. L’empreinte temporelle de Gwen Tagrenmer un lendemain d’épopée guingampaise ? Possible. Un avion ? Plus probable. En tout cas, me voilà définitivement réveillé. Mais pas plus avancé sur ma localisation.

« …bkrkbz… Monsieur Vincello ?…. bzrkrikzkr… Me recevez-vous Monsieur Vincello ?, me crie une voix dans l’oreille. Je me retourne brusquement. Personne.

-….Monsieur Vincello, ici le capitaine Hismane, armée de l’air… Si vous me recevez, vous pouvez parler librement, nous vous entendrons.

– …Oui alors oui, dis-je, prenant le temps de la réflexion. » Autant jouer franc-jeu, si je bobarde, ces cons sont capables de m’abattre.

« À tout hasard, pouvez-vous m’indiquer ma position et me briefer, les derniers jours me semblent flous. Mon ton assuré de gros con autoritaire était parfait.

– Effectivement. Vous avez décollé du stade olympique de Montréal aux alentours de 22h, mardi 3 mars. Nous avons perdu contact avec vous mercredi 4, vers 6h12, alors que vous sortiez des eaux territoriales, au-dessus de l’Atlantique. Nous tentions de vous localiser depuis. Un premier contact a été vaguement établi il y a une heure. Fort heureusement, il apparaît que votre hélicobite a fonctionné sans cesse depuis mardi dernier. Les vents ont tourné et vous ramènent petit à petit vers nous. Vous êtes actuellement encadré par deux F16 de la RAF. D’autres questions ?

– Mmm, oui, une seconde », dis-je, perplexe.

Je porte rapidement intérêt à mon engin qui fonctionne effectivement à merveille, malgré quelques éraflures que j’attribuerai plus tard à des attaques de goélands dont quelques flashs me parviendront.

« Comment puis-je vous parler et vous entendre sans équipement (la question me paraissait alors primordiale) ?

– C’est très simple. Lors de la victoire du championnat en 2004, vous aviez dérivé pendant trois mois, provoquant des gros problèmes de circulation aérienne. En vous ramenant inconscient sur le plancher des vaches, nous en avons profité pour vous équiper une sonde anale qui réagit aux stimulis que nous lui envoyons. Les vibrations de vos cordes vocales parviennent à l’appareil qui nous les retranscrits. L’effet inverse de produit pour les messages reçus, vers votre oreille interne, explique le capitaine.

– Très ingénieux… Et si je lâche un gros pet ?

– N’essayez même pas, cela pourrait être dramatique.

– C’est noté, affirme ma bouche. Mais mon cerveau pense tout autrement. Pas d’autre incident ?

– Un souci avec une équipe de tournage lorsque vous avez dérivé au-dessus de l’Argentine, mais on a dit que c’était un accident pas d’inquiétude.

Ah oui quand même.

-Merci capitaine. Je reprends direction de la côte. »

Alors que j’allais prendre congé de mon interlocuteur, je me rappelle soudainement que j’ignore encore la date du jour d’aujourd’hui.

« Capitaine ! Quel jour sommes-nous ?

– C’est samedi ici, il est 14h, heure de Montréal. »

Merde ! Le match à DC ! Dans une heure !

« Je vais devoir en larguer une paire capitaine !

– Non Vincello, nooooooon !!! »

Vole mon hélicobite, vole !

Alignement

Les gros gars.

Quelques changements dans le XI partant de l’Impact à Washington. Cabrera est remplacé à droite par Camara, qui revient d’une petite blessure à la cheville. Toia continue sur sa lancée à gauche. Donadel souffle ses deux premières performances moyennes au bénéfice de Mallace, passeur de génie contre Pachuca. Mais toujours pas de Patrice Bernier. Devant, Jack Mac est préféré à Oduro. Normal.

Le Matchauricio

-5’ : Puissance de l’hélicobite encore étonnement forte quatre jours après la qualification. J’ai pu arriver largement à temps au-dessus du RFK Stadium. Je ne pouvais quand même pas louper le début de la saison.

0’ : Le retour qui fait plaisir, c’est celui de mon Camara sûr. Cabrera était quand même pas mal en difficulté à droite. Sinon, je suis personnellement content d’être dans les airs, vu la gueule de la pelouse, lâchement violée par une gang de taupes.

18’ : Mon gros gars Ciman me donne la première frayeur du match. La MLS demande un petit temps d’adaptation. Quand tu viens d’Europe, t’as tendance à penser que c’est comme si t’étais le seul gars au milieu d’un party de nymphomanes, et que tu peux toutes te les serrer tranquille. Lolo tricote et perd un ballon dangereux aux 30 mètres face à Arrieta. Pontius hérite du ballon mais Soumaré l’écarte sereinement. Je descends déjà dangereusement sous la barre des 1800 tours minute, m’indique mon hélicobitomètre.

35’ : Pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent sinon. Toia tente une bonne frappe de 20 mètres, sortie par un Bill Hamid qui a bien mangé pendant la trève. L’escarmouche de Rolfe avant la mi-temps ne réveille qu’à peine les spectateurs du RFK. Vol stationnaire. Easy.

58’ : Minute fatale. Mapp se procure une occasion en pénétrant comme il sait le faire dans la surface de réparafion. Sa frappe du droit est boxée par Hamid. Sur le contre, Soumaré oublie le hors-jeu et couvre Arrieta qui prend la profondeur sur une passe lobée. Alors que Baky allait tranquillement empêcher le joueur de DC de repiquer vers l’axe… Patatras.

C’était quoi ce truc mauve ?
Vers l’infini et au-delààààà !

Bush tente une sortie Buzz l’Eclair qui vient tout niquer les efforts du Bleu-Blanc-Noir depuis heure, qui allait tranquillement chercher son nul. Un cadeau dans le plus pur style Impact, en meilleure qualité ici et ici. Plus aucun jus pour mon hélicobite. Je me pose après près de 90 heures de vol. Prends ça Solar Impulse 2.

61’ : Trois minutes plus tard, le petit jeu dans la surface entre Rolfe et Pontius est à deux doigts de faire mouche. Le second reprend une balle en cloche au 6 mètres et défonce la barre en préservant nos anus du rude souvenir des matches de l’an passé, où subitement tout ne va plus à l’heure de jeu.

76’ : Sauf que non, les nouveaux entrants vont apporter un nouveau souffle à l’Impact, après qu’Hassoun Camara eut assommé son joueur hebdomadaire d’un grand dégagement dans les dents à bout portant. Alexander et Porter dynamisent le secteur offensif. Sur son premier ballon, l’ancien des Red Bulls transmet à Camara qui tire à bout portant. Le ballon est stoppé sur sa ligne le torse (bras) de Doyle. On méritait le but, que c’est frustrant.

Main ? Pas main ? Appuyez sur la touche Echap pour sortir du mode plein écran.

82’ : La dernière action du match confirme définitivement le retour sur terre pour l’Impact. Mapp, lancé par Alexander, file seul au but. Mais l’américain au crâne moins garni que mon pubis manque d’abord son duel, avant de se disloquer le coude sous les yeux d’en Bill Hamid qui sent remonter son Taco Bell d’avant match.

Brrr la sauce spicy !

Après avoir fait trois fois le tour du stade en voiturette, Justin Mapp est évacué. On parle de 4 mois. Plus rien ne se passera dans ce match, malgré les efforts de Porter. Fin du rêve. Pour l’instant.

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici.

Un pack de Montréal 

Evan Bush (1/5) : Presque rien à faire du match, tant Soumaré notamment a contrôlé les attaquants adverses. Mais une sortie aussi inutile que coûteuse qui ruine le match nul qu’on était venu chercher après une longue et dure bite semaine. Pas trop étonné cependant, c’est le genre de la maison. Mais cette fois, c’est pas vraiment mérité.

Allez gorille.

Donny Toia (3/5) : Aussi solide que lors de ses deux premières rencontres. Il n’a pas laissé d’espaces sur son côté. Dommage, car si Ciman avait été plus occupé à défendre, il se serait peut-être moins permis ces folles aventures libertines. Donny a également apporté devant, se permettant une belle frappe et quelques prises d’espaces dans son couloir.

Laurent Ciman (2/5) : A donc vécu le syndrome « merde la MLS c’est pas si facile que ça, je peux pas prendre le ballon et dribbler tout le monde comme en district ». Une grosse frayeur dès la 18e et des risques considérables pris. Reste au-dessus du lot et solide défensivement, mais va devoir se reconcentrer. Pas trop d’inquiétude.

Bakary Soumaré (3/5) : Baky aurait presque mérité un 4. Mais le but. Parce qu’il ne joue pas un hors-jeu évident, laissant Arrieta largement libre. Je suis pourtant certain qu’il l’aurait tranquillement amené sur le côté si Bush n’était pas sorti, en attendant les renforts ou la précipitation de l’adversaire, comme il l’a fait avec brio pendant tout le match. A largement compensé, du coup, les errances de Ciman.

Hassoun Camara (4/5) : Le retour d’Hassoun est sauf. Infranchissable pendant toute la rencontre. Des retours judicieux à base de gros tacles. Il a failli égaliser et a mis KO un adversaire d’un grand botté dont voici le GIF. En grosse forme.

Nigel Reo-Cocker (2/5) : Dans le ton de son précédent match. Beaucoup de ballons passent dans ses pieds, mais rares sont ceux qui en ressortent proprement, commun symbole d’une sodomie douteuse. S’épuise rapidement mais communique intensément sur le terrain, gêné que Piatti ne fasse pas plus le relais.

Calum Mallace (2/5) : Trop discret. Le terrain pourri n’a pas aidé à la qualité de ses transmissions, mais Calum a assez peu compensé avec un plus gros travail à la récupération. Plus intéressant (évidemment) quand il s’est montré aux avant-postes, apportant un surnombre bienvenu. Énormément confondu avec Mapp autour de moi. C’est pourtant simple, au soleil, lui brille, Mapp reflète.

Dilly Duka (2/5) : « Dilly Duka, c’est mon gars sûr », me dit-on au moment où l’ancien de Chicago part dans une folle conduite de balle. Stoppé virilement, mais correctement, quelques mètres plus tard, les regards se croisent… Non Duka ne réitèrera pas sa performance de Pachuca à chaque match. Il n’en reste pas moins un joueur qui provoque, tente, et mérite son temps de jeu. Prenons ce qu’il donne et n’en demandons pas trop, surtout maintenant que Mapp est blessé et sans Romero.

Ignacio Piatti (2/5) : Cherche Di Vaio devant, ne le voit pas, garde le ballon trop longtemps. Il a cherché, à outrance, LA solution à chaque ballon. Ciman voulait être partout, sous tous les ballons. Piatti voulait changer tous les ballons en chance de but instantanée. Il a donc pris beaucoup de coups, pour le respect de la journée de la femme, et n’a jamais rien apporté de mieux que ses rares gestes en première intention.

Justin Mapp (3/5) : L’offensif montréalais le plus dangereux. Il s’est créé, sans parvenir à les conclure, les plus belles occasions de l’Impact, toujours en provoquant et en prenant les espaces dans son couloir droit, bien soutenu par un Hassoun au taquet. Il aurait pu marquer le but de l’égalisation à 5 minutes de la fin et être l’homme du match. À la place de ça, il rate sa frappe et se disloque le coude en retombant. Ne me parlez pas de poisse.

Jack McInerney (1/5) : Ah… C’est peut-être bien lui là…Ou alors là ?

Substituts

Cameron Porter : Encore une bonne entrée. La troisième. A marqué plus de points qu’Oduro et Jack Mac réunis depuis le début de la saison. Je le verrais bien partant pour 60 minutes, histoire de voir. Avec Oduro qui rentre derrière. Au point où on en est devant…

Eric Alexander : A failli donner l’égalisation sur un tir une passe un centre un raté bizarre. Et une autre à Mapp qui finalement l’envoi à l’hôpital.

Dominic Oduro : File.

C’est tout pour cette première Académie de saison MLS, moins joyeuse que les précédentes mais on s’en doutait un peu. Tant pis, c’était quand même pas si mal et on remonte direct dans les étoiles dès mardi 18, au stade olympique contre les Costariciens d’Analjuenense ou que sais-je, demi-finale de Ligue des champions s’teuplait. Pas de classement encore, Toronto est trop haut (victoire 3-1 à Vancouver), Orlando et Manchester New York City c’est trop sale (1-1, but daubé de Kaka). Mais sinon, Dempsey et Oba régalent.

Becs anaux,

Mauricio Vincello

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