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L’avant-môtch :

En jetant un oeil au classement au coup d’envoi du match, le match face à Bordeaux fait figure d’occasion rêver de prendre un peu d’avance devant nos poursuivants pour la 3ème place. René est revenu à la hauteur de Lionel qui a jugé bon de perdre à Gerland face à des Caennais dont la tactique a porté ses fruits (le but du week-end est d’ailleurs l’oeuvre d’un Nabab pas réputé pour ses talents de finisseur). Il est ainsi possible d’acquérir, en cas de victoire, 3 précieux points de plus que ces deux clubs tout en sachant que le LOSC compte un match en retard face à Sochaux. Devant, c’est plus compliqué (non pas qu’il faille faire des passes, tout ça) au vu du tempo imposé par Paris et Montpellier qui s’affronteront au Parc le week-end prochain. Bref la troupe lilloise serait bien inspirée de l’emporter face aux marine et blanc. Je mets de côté la nécessité de réagir après la défaite à Valenciennes, ça devient un running gag – mais pas très drôle en fait.

 

Les Bordelais :

Les portes du temple girondin sont protégées d’une aura magique qui émane directement de son gardien, le seigneur Carrasso, qui réalise miracle sur prodige sur merveille sur chef-d’oeuvre. On rapporte que sur les routes d’Aquitaine, plusieurs individus auraient été témoins d’apparitions divines du gardien bordelais. La défense, elle, est moins providentielle. Les trois piliers du temple respirent le raffinement, comme un symbole de David Rozehnal : Planus, Ciani et Henrique composent une robuste troïka axiale. Trémoulinas et Mariano sont chargés de faire l’essuie-glace sur les ailes. Nguémo et Plasil forment la paire de milieux relayeurs, le premier ayant un office plus défensif (pressing, récupération, relance simple) que le second, qui doit faire briller sa qualité de passe. Maurice-Bailey’s doit animer le côté gauche offensif alors que « Lud’Obraniak« , le félon polonais, a la charge de faire de même à droite. Yohan Gouffran est aligné seul en pointe. Jûssie n’est donc pas titulaire pour ce match. A moins qu’il ait enfin réussi à pérenniser son désormais célèbre sortilège d’invisibilité…

 

La compo :

Rudi ne change pas de formule. Vous, fidèles lecteurs du Sergent, commencez à y être habitués. Comme prévu, Payet débute à la place de Cole sur la droite (coucou, nous sommes en février et n’avons toujours pas fixé de titulaire faute de rendement). Même rengaine au poste de milieu axial à côté de Balmont : la rotation suit la logique d’ « une fois sur deux » ; Gueye ayant joué (peut-on vraiment utiliser ce terme ?) contre VA, c’est Pedretti qui débute. Cetto n’est pas titulaire – il est clair que Rozehnal est cent fois plus convaincant. En images (toute nouvelle esthétique coquette et classe) :

Le film du match (catégorie thriller comique)  :

1′ : les lignes du terrain ont été repassées en rouge…

2′ : … comme un symbole des fesses du Sergent après cette première action : Obraniak dépose Rozehnal sur le côté droit, repique dans la surface, et frappe sur Landreau. Le ballon revient dans les pieds de Bailey’s, qui lui, frappe sur Debuchy dont le contre prend Landreau à contre-pied. 0-1

5′ : Olivier Rouyer annonce que Pedretti est hors-jeu sur un coup franc. Tiré par Pedretti.

8′ : Obraniak concède un corner côté gauche, dont se charge Payet. Le ballon arrive sur la tête de Rozehnal qui l’envoie vers les buts. Carrasso s’interpose facilement (pour lui hein, pour d’autres gardiens c’est un arrêt fantastique) mais renvoie le ballon sur Rozehnal, qui cette fois-ci reprend le ballon du pied. Ciani n’a pas chaussé ses patins, glisse, et permet à Rozehnal de marquer. 1-1

9′ : Carrasso fact : quand Carrasso prend un but sur corner, c’est après avoir réalisé un une-deux avec le buteur.

17′ : Planus réussit une ouverture pour Jussiê. Sur le banc.

18′ : Alors que la balle est lilloise, Debuchy foire complètement sa passe en retrait. Bailey’s récupère puis élimine facilement Rozehnal, qui naturellement l’aide en le laissant passer, et centre pour Gouffran. Ce dernier remise intelligemment pour Obraniak qui ajuste Landreau de manière efficace. 1-2

19′ : Se séparer du mauvais Polonais, ça c’est vraiment PD.

20′ : Rozehnal envoie un ballon dans la face de Gouffran. Sa manière a lui de dire « je t’aime ».

25′ : Sur un centre venu de la droite, Roux se précipite pour cadrer son coup de tête, qui finit dans les bras de Carrasso. Seuls car partis à la limite du hors-jeu, Roux et Payet manquent sur cette action une très belle opportunité pour recoller au score.

34′ : Carrasso fact : quand Carrasso glisse en dégageant le ballon, ce dernier arrive dans les pieds de son partenaire.

39′ : Êtes-vous familiers avec le challenge Marc Planus ? Et bien c’est très simple, il suffit de multiplier les fautes pendant 45 minutes et de rejoindre les vestiaires à la pause sans carton jaune.

42′ : Ciani s’écroule sur Balmont et se disqualifie du challenge Marc Planus.

44′ : Henrique tatane Payet et est également éliminé.

45’+2 : Hazard met un vent à Ciani et Planus en se faufilant entre les deux et sert Payet en profondeur. Malheureusement le ballon rebondit plusieurs fois et Carrasso, sorti en ayant bien anticipé, écoeure à nouveau l’attaque lilloise.

45’+3 : Obraniak perd le ballon au profit de son idole Florent Balmont, qui lui apprend les bases de la récupération propre. Pedretti achève le travail et Obraniak.

Mi-temps : y a pas à dire, c’est open fouffe.  Ah, et une chose à savoir : cette année, le Sergent, ce bel homme, est exilé par-delà l’Atlantique. Ce qui implique que pour ce match, le visionnage a dû commencer à 9 heures du matin.

46′ : Bailey’s se retrouve en duel face à Landreau et tente de frapper sur le gardien losciste de l’extérieur du pied gauche. C’est réussi.

50′ : A nouveau Bailey’s, sur l’aile gauche, hérite du ballon dans une zone où aucun joueur lillois ne se trouve. Pedretti monte au pressing. Mais c’est sans compter sur l’allant de David Rozehnal qui sprinte sur 20 mètres pour aller foutre un taquet à l’ailier bordelais. Problème : Rozehnal rate son coup d’épaule et taquine le vide. Bailey’s se présente donc face à Landreau, qui anticipe et se couche bien trop rapidement. NMB ne se fait pas prier et grand finisseur qu’il est, tire tout droit du plat du pied dans le but vide. 1-3 et premier doublé en Ligue 1 pour Bailey’s… à 26 ans. VDM.

« 50ème minute : doublé de Nicolas Maurice-Belay. »

51′ : 10h du matin, 3 buts de Bordeaux, 2 de NMB, déprime, vociférations, bières.

52′ : A la grande surprise du Sergent, Balmont est sorti par Rudi. Soit, il faut bien faire rentrer des munitions offensives, Roux étant un peu trop esseulé. Mais pourquoi ne pas sortir Pedretti qui se met (encore) minable depuis presqu’une heure ? Bref, Gianni Bruno et sa perruque le remplacent. Dans le même temps, Payet est changé pour son concurrent sur le banc, JC.

54′ : Cafouillage ridiculo-minable entre Debuchy et Rozehnal en pleine surface et devant Landreau, qui a failli coûter cher.

56′ : Mariano a tout du latéral brésilien : puissance, vitesse, qualité de centre correcte, marquage aléatoire, et surtout frappe de bourrin au-dessus.

58′ : Bruno sur la gauche est parfaitement décalé, mais son pied gauche n’a d’égal que l’équilibre de Mickaël Ciani. Grosse occasion foirée alors que Roux attendait, seul, un centre. Comme un symbole de Kévin Gameiro.

60′ : Jaro Plasil récupère un ballon dans les pieds de Hazard, physiquement mais précisément. Il porte le ballon de lui-même sur le côté droit, et centre en retrait pour Gouffran. Rozehnal est sur la trajectoire de la passe mais s’efface comme il sait si joliment le faire. Gouffran pousse mollement le ballon au fond. 1-4

61′ : Paie ton réalisme.

62′ : Le Sergent sort les grands moyens et la bouteille d’eau-de-vie.

63′ : Sortie de David Rozehnal, remplacé par Digne, sous les ovations des supporters. Bordelais.

65′ : Coup franc direct des 30 mètres, tiré par Eden Hazard. Il frappe sur la droite de Carrasso et… miracle ! Carrasso est battu ! à 30 mètres ! 2-4

69′ : Bruno a aussi un pied gauche sur la tête, et frappe à côté.

73′ : En pleine surface, Bruno encore. Il élimine deux défenseurs d’un crochet du gauche, et frappe du droit, mais c’est contré par Ciani.

76′ : Transversale appliquée du pied gauche de Mavuba, qui trouve Debuchy dans la surface. La défense bordelaise est remontée pour le mettre hors-jeu, mais c’est un échec. La Bûche contrôle le ballon et le fouette du pied droit pour marquer un fort joli but. Rudi harangue la foule. 3-4

77′ : Entrée du prestidigitateur : Jussiê se matérialise sur le terrain.

88′ : Incroyable mais vrai, Gianni Bruno frappe du gauche et cadre ! Mais Carrasso sauve son but cette fois.

90′ : Après un relais entre Hazard et Pedretti, ce dernier tente de trouver Roux dans la surface. Sa passe est contrée par Ciani, mais arrive dans les pieds de l’ancien brestois qui avec beaucoup de sang-froid trompe Cédric Carrasso, qui vient donc d’encaisser 3 buts d’affilée. 4-4

90’+3 : alors que le LOSC pousse pour égaliser, Mariano envoie un ballon dans la surface de l’aile droite. Sertic dévie du crâne et Béria est pris à contre-pied. Obraniak, comme à la parade, reprend de volée et crucifie Landreau et tout un ancien club. 4-5

Ludovic Obraniak célèbre son second but.

90’+4 : Fin du match. L’eau de vie, comme la défense lilloise, en a pris pour son grade. C’est marrant, avec la moitié de la bouteille dans le gosier, on comprend mieux le handicap de Rozehnal pour défendre. En tout cas, c’est la branloute : entre une petite branlée et une grosse déroute.

Les Ch’tis :

Landreau (2/5) : Cinq buts dans la musette et aucun exploit à mettre à son actif. Il souffre de la comparaison avec Cédric ‘magic’ Carrasso qui, s’il ne prend qu’un but de moins en définitive, aura été plus décisif. Plus décisif, certes, mais aussi bien plus plus sollicité que son homonyme lillois : comme contre VA, mais à plus grande échelle, on ne peut pas accabler Micka face au réalisme des adversaires. Sa seule erreur à mon sens est d’anticiper trop vite devant le second but de NMB.

Béria (3/5) : Franckie a encore une fois été bon sur son côté gauche, ne se laissant déborder Mariano qu’à peu de reprises. Son envie d’attaquer et de ne rien lâcher surpasse largement ses erreurs défensives que d’ailleurs je n’ai pas retenues. Un spectaculaire retour à mettre à son crédit sur un Bordelais qui s’était échappé sur l’aile droite (Gouffran). Il finit le match dans l’axe. Le Sergent excuse son placement sur le baiser de Judas d’Obraniak, alors que l’équipe n’avait plus du tout la tête à défendre (comme sur tout le match à vrai dire).

Rozehnal (0/5) : 

1 pour son but. -1 pour tout le reste : fautif sur le premier but, impliqué sur le deuxième, incompréhensible sur le troisième, mal placé sur le quatrième. Il sort et on recolle au score. Coïncidence ? Je ne crois pas. Putain de Tchèque en bois. (Remplacé par Digne)

Chedjou (3/5) : Aurélien n’a paradoxalement pas été mauvais malgré le nombre de buts encaissés. La plupart des buts sont venus de contre-attaques et sont passés par/dans/via/pour/avec Rozehnal. Un match sobre de Power-Man (jugement peut-être biaisé par la non-prestation du Tchèque).

Debuchy (1 puis 3/5) : La première période a été son pire moment de la saison. Après avoir malencontreusement détourné la frappe de Maurice-Belay dans les cages lilloises, Mathieu a déjoué comme rarement : pas de montées offensives, très mal à l’aise dans les duels et des passes ratées avec en point d’orgue l’offrande pour les Bordelais sur le deuxième but. En revanche, son mental d’acier lui a permis de réaliser une très bonne seconde mi-temps, ce qui a coïncidé avec la grosse demie-heure de domination lilloise et les 3 buts d’affilée. Son but est, au moment où il le marque, aussi extra qu’important.

Mavuba (2/5) : Rio a livré un match relativement terne, notamment à cause de l’abattage de Nguémo à la récupération bordelaise. Moins en vue qu’à l’accoutumée, il n’en reste pas moins meilleur qu’Alou Diarra à ce poste. Son ouverture pour le but de Debuchy est un régal.

Balmont (¿ por qué ?/5) : Possiblement son plus mauvais match cette saison. Pourtant, si ce n’était pas Balmont, on aurait pu parler d’un match honnête voire très correct. Flo n’a pas raté grand chose, le problème résidant plutôt dans la bonne gestion de son cas par le milieu marine et blanc. C’est au niveau du nombre de ballons touchés et de son influence sur le jeu que son match déçoit. Dans tous les cas cela ne justifie pas à mon sens la décision de le sacrifier pour un attaquant en comparant son match avec celui de Pedretti… (remplacé par Bruno)

Pedretti (1/5) : Pfff. Toujours la même chose. Cette note paraîtra sévère à certains, mais Beubeu est vraiment constant dans la médiocrité que ce soit au niveau de l’engagement physique que de la transmission de balle. Son seul fait d’armes est d’être passeur décisif sur le but de Nolan. On ne se consolera pas en se disant que Gueye n’aurait pas fait mieux.

Payet (1/5) : Pétard mouillé (nom masculin) : « action, révélation qui devrait être sensationnelle ou spectaculaire, mais qui ne fait aucun effet ». Ses uniques faits d’arme : deux coups de pied arrêté bien frappés, et un retour défensif intelligent. lol. (remplacé par Cole)

Hazard (3/5) : Que sa première mi-temps fut une plaie à regarder. Avec en moyenne 36 touches de balle sur chacune de ses actions, il a constamment tenté de créer le danger tout seul en plus d’aller chercher les ballons très bas pour multiplier ce genre d’entreprise. Seulement comme souvent cette saison, il s’est réveillé après la mi-temps (j’imagine qu’il se fait régulièrement bouger le cul dans les vestiaires) pour jouer plus haut et plus sur les côtés, ce qui a aéré les attaques du LOSC. Il place une très belle frappe sur coup franc (signe qu’il s’améliore enfin dans ce domaine) qui redonne de l’espoir.

Roux (3/5) : Nolan a joué comme lors de ses derniers matches : tout en décrochages, surtout en première mi-temps – qui a été complexe pour lui. En seconde, il a joué bien plus haut, a été présent dans la surface notamment après l’entrée de Bruno et le passage au 4-4-2, et c’est dans cette zone qu’il marque son but, ce qui nous fait donc 4 buts en 4 matches. Reste efficace comme ça !

Les intérimaires :

Bruno (3/5) : Ça y est, le chouchou belge (supervisé par Wilmots, adjoint de la sélection belge) du Sergent est à coup sûr passé devant Jelen. Ses appels de balle ont été un poison pour les Girondins, et même s’il a encore un gros paquet de déchet technique, on sent dans son envie tout le potentiel qu’il a. Par contre, il est né sans pied gauche. Son association en 4-4-2 avec Roux est à revoir.

Cole (1/5) : Shut up. Kiss my ass. QU’EST-CE QU’IL EST LENT.

Digne (3/5) : bonne rentrée, grosse accélération. Et ce n’est pas sale.

Ils ont fait le hold-up :

Je vous redirige vers Claude Pèze, qui n’a pas vu le même match que le Sergent.

Le Sergent a mal au fondement, et commence à imaginer l’Europa League dans le Grand Stade. En attendant, il vous file les images du match et vous envoie des poutoux bien anals. Pas de bonus cette semaine, le Sergent n’a rien trouvé d’intéressant. Si vous tenez vraiment à rire un bon coup, regardez un résumé du match en vous concentrant sur Rozehnal. Prochaine étape : la visite chez le génial Christian Gourcuff.

6 thoughts on “La LOSC Académie note Lille-Bordeaux (4-5)

  1. « […]Cédric Carrasso, qui vient donc d’encaisser 3 buts d’affilée. 4-4

    90?+3 : alors que le LOSC pousse pour égaliser, Mariano envoie un ballon dans la surface de l’aile droite. »

    Intéressant comme analyse du score. Sinon belle acad’ sympa à lire.

  2. Excelent !

    Continues comme ça mec !

    J’aime la justesse des notes, l’acadamicien qui ne joue pas la présence des siens au onze mondial.

  3. Je trouve cette académie excellente, même si tu as trop joué aux jeux de rôles.

    Continue Sergent.

  4. @chantivlad : je voulais dire « arracher la victoire », mais j’ai glissé.

    Merci, sinon !

  5. Excellente académie, supporter Girondins, je trouve une autre lecture très complémentaire à celle de l’ami Claude Peze. J’ai beaucoup aimé la présentation de Bordeaux, tellement juste.
    Carrasso fait la différence chez nous depuis bien longtemps et encore une fois, il tient la baraque, chaque WE on brûle des cierges pour qu’il tienne un match de plus. Etant plus proches de Lourdes que vous, on s’en fait livrer par semi entiers.

    Bon courage pour la suite.

    Et si Le Sergent a un compte twitter, je serai content de le suivre, si le verbe est aussi agréable à suivre en 140 caractères.

  6. Il faut vendre Rozanhal (et Pedretti et Jelen) et acheter un vrai défenseur.
    Parce que là Rozenhal c’est un film d’horreur vivant.
    Un but issue d’une ballon dévié, une passe décisive de Debuchy, une perte de balle de Hazard, une sortie parisienne de Landreau, à chaque fois une couille = un but, efficacité maximale ?
    Lille est vraiment un club qui n’a pas le droit à l’erreur…
    ET POURQUOI LE LOSC N’A PAS MIT de CLAUSE POUR PAS FAIRE JOUER OBRANIAAAK BOWDEL DE MEWDE ?

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