La Meringue académie note Real – Racing Santander (4-0)

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L’homme mystérieux veut vous plaire.

J’étais assis devant mon bureau. Il y avait une feuille. Elle était blanche. Je l’ai bien regardé, elle était toujours blanche. Elle m’a regardé, on s’est regardé, ça a duré. Bref, j’ai piqué mon intro à bref, c’est vous dire si je suis une merde sans vergogne ni honneur. Mais voilà, la semaine dernière, j’ai fait le con, j’ai merdé, je me suis laissé aller à mes bas instincts. Poussé par je ne sais quelle muse aux seins trop lourds, j’ai vomis une acad’ originale, généreuse, racée. Autant dire que je me suis sabordé. Et me voilà devant ma feuille blanche : « vas-y, fais rêver maintenant. ».

Comment faire face à l’attente créée ? Comment contenter cette horde de geeks footballistiques drogués à ESPN classics, pointus comme le pied de Ronnie et exaltés comme un Roustan sous amphèt’ ? En somme, comment plaire au lecteur d’horsjeu ? Une question que chaque académicien, mystérieux ou pas, s’est posé un jour.

Enfin ça, c’était avant que je me réveille et que je me dise que tudieu, ce n’est qu’une académie, qu’il y en aura d’autres bonnes, mauvaises, très bonnes, très mauvaises, alors fais pas chier avec tes états d’âmes et parle du match par le saint prépuce du Kaiser !

 

Avant-match :

C’est peu dire que tout va bien au pays de Philippe II. On baigne dans la joie et l’allégresse. Pour fêter les dix points d’avances, votre serviteur a même organisé un grand banquet festif autour d’une fondue géante qui s’est terminé en orgie fromagère. Je vous passe les détails. Bon comme on n’a pas encore tout à fait gagné la Liga, le Mou à déclaré avant le match que l’équipe prenait trop de but à domicile. C’est pas faux, avant d’en mettre trois ou quatre, les gars avaient pris la mauvaise habitude d’en laisser passer un. Une grandeur d’âme que le patron ne goûte plus. Il paraît que la défense a bossé sévère dans ce sens alors on va bien voir ce que ça donne. Une équipe mené par le Mou qui ne sait pas défendre : utopique, comme disait mon ami Thomas More.

Pas de chance pour le Racing Santander, il vont tâter des nouvelles résolutions Madrilènes à Santiago. Et comme ils sont gentiment 18éme de la Liga, il y a peu de chance qu’ils repartent avec le sourire.

 

Las composiciones :

Casillas – Ramos Varane Pepe Marcelo – Xabi Granero – Özil Kakà Ronaldo – Benzema

Arbeloa est suspendu, Lass’ blessé. Le Mou a donc replacé Ramos à droite, plutôt qu’Altintop, pour offrir du temps de jeu à Varane dans l’axe. Sympa. Le banc redécouvre le fessier de Di Maria. Granero passe encore devant un Khedira en disgrâce Özil et Kakà vont jouer à droite ou au centre ou les deux voir même à gauche si son altesse Ronaldo décide de changer d’air. Benzema est en pointe. Logique.

En face, les défenseurs s’appellent Bernardo, Francis et même Picon. Autant dire que ça fait flipper. Devant, une ligne d’attaque qui fait rêver à Football Manager, Lautaro Acosta et Khouma Babacar. Dans la réalité, en revanche, c’est mignon, tout au plus. Sinon, pour les puristes de FM, on regrettera l’absence de Kennedy Bakircioglu, le Suédois (ben oui, comme Ibrahimovic).

 

El partido :

3′ : Ronaldo centre pour Benz’ mais Tono, ci-devant gardien du Racing, plonge devant le Français. Le match va être long pour Santander. Trrrrèèès long. Sauf si le Real continue sur sa lancée des matchs précédents et prend un but tout con avant de revenir et de marquer trois buts en deuxième mi-temps. En supériorité numérique bien sûr.

5′ : Sur corner, CR pique sa tête sur le poteau de Toño. Juan José Gonzales se rend compte que le match va être long, vraiment long.

6′ : Benzema lance Kakà seul dans la surface. La frappe croisée du Brésilien est repoussée mais le ballon revient miraculeusement sur la tête de Kakà, attiré par la lumière de l’auréole sans doute, et ce dernier remet vers le but. Ronaldo utilise ses deux mètres de détente sèche pour assurer le coup et propulser la gonfle au fond. 1-0. Il reste 90 minutes à jouer. 90 minutes, c’est long.

18′ : Santander souffre comme prévu. Marcelo joue n’importe où et fait n’importe quoi mais c’est pas grave, c’est fun. CR7 est partout en même temps, même ses coéquipiers ne le suivent plus.

24′: Ramos démonte Acosta à droite. Jaloux, Pepe fait la même de l’autre coté sur un autre Racing-man. C’est le match dans le match.

25′ : Le Real amorce un contre mais Cisma lève la main bien haut pour détourner le ballon de contre. D’aucuns diront geste malin, d’autres gestes d’anti-jeu. Je dis ennemi de la couronne. Il prend un jaune.

34′ : Après trois occas’ pour le Real, Santander s’offre un petit moment de gloire sur une sortie hasardeuse de Casillas qui plonge un peu n’importe comment. Le ballon s’attarde dans la surface et les Madrilènes se jettent tous comme des malades devant les pieds des Racingueux. Mourinho a dû menacer les joueurs de punition en cas de but encaissé.

37′ : Di Maria est applaudi pendant son échauffement. De quoi espérer pour tous les moches de la terre.

38′ : Sur un centre de Cris’, Cisma a le malheur d’effleurer le ballon de la main. Le centre ne dévie même pas de sa trajectoire mais pas de chance pour Cisma, l’arbitre est tatillon sur le règlement. Second jaune et au revoir. Malgré le fou-rire qui me gagne, il faut bien dire que c’est sévère, mais juste, mais sévère. Sur le banc, Gonzales écrase sa montre à grand coups de talon.

45′ : Alvaro s’offre la cheville de CR7. Mauvais calcul. Sur le CF, Xabi lance Karim en profondeur dans la surface. Petite balle piquée par dessus le gardien de Benz’, accompagnée par Ramos. Le but est accordé au français magique. Plus qu’une mi-temps Juan José. 2-0

 

Mi-temps.

Trois choix pour cette seconde période à dix contre onze.

A: Madrid fait un carnage avec 3 ou 4 buts supplémentaires.

B: Les Blancs arrêtent de courir et on s’emmerde sec jusqu’au sifflet. Improbable.

C: Le Racing se rebelle et profite de l’apathie madrilène pour marquer trois fois et se replier dans sa surface jusqu’au sifflet. Voir Thomas More.

 

48′ : Seul dans la surface, Kakà écrase lamentablement sa frappe. Rendez nous le ballon d’or.

50′ : Encore une main, et dans la surface en plus. Mais l’arbitre ne dit rien cette fois. Bizarre ce type.

55′ : Ça chauffe dans le camp Santandérien, l’adjoint de Gonzales lui signale qu’il reste 30 minutes de jeu. Le coach ne répond pas car il pleure.

60′ : Ramos prend un jaune pour une faute d’Özil juste en dehors de la surface. Étonnant cet arbitrage. Bizarrement, les débats s’équilibrent un peu. L’entraîneur adverse n’est pas là pour le voir, il a filé jusqu’au disjoncteur de Bernabeu pour éteindre la lumière. Bien vu, mais il n’avait pas prévu le coup du groupe électrogène. Après quelques secondes d’arrêt, le match reprend tranquillement, au grand dam de Gonzales.

62′ : Di Maria retrouve la pelouse de Santiago en lieu et place d’Özil. Joie.

66′ : Angel est chaud pour son grand retour, il dribble trois joueurs, puis un panneau publicitaires avant de se rendre compte qu’il est derrière les cages.

70′ : Khedira pour Granero. Ce qu’on appel dans le jargon un changement inutile.

Babacar sort pour un ancien de la maison, Pedro Munitis, deux ans en blanc.

72′ : Alors qu’on s’achemine gentiment vers la solution B, Di Maria se décale sur son pied gauche et enroule à l’entrée de la surface. Toño a les mains molles et ça fait but en lucarne. On ne m’ôtera pas de l’idée que ce mec a un truc en plus, peut être les oreilles, comme Samson avec les cheveux. 3-0. Gonzales écrase la montre de son adjoint qui se plaint sous prétexte qu’il aurait pu lui retirer du poignet d’abord.

75′ : Carvalho remplace Pepe. Un peu de temps de jeu pour le Portugais.

85′ : Une-deux Ronaldo-Benz’, mais CR est gêné par la bonne sortie de Toño. Ces deux-là sont sur une autre planète.

88′ : Le Real est à quatre contre un. Xabi pénètre dans la surface mais effrayé par le petit doigt de la main gauche de Toño, il ne frappe pas et tergiverse avant de remettre en retrait à Di Maria dont la frappe butte sur le gardien. Benzema s’empare de la gonfle et balance une mine sous la barre. Il faut toujours laisser faire les professionnels. 4-0.

90′ : Faute sur Di Maria qui se blesse bien sûr. Il faut absolument que je pense à demander à Luke Seafer ce que l’Ange a bien pu faire pour énerver ses pairs à ce point. Bon en même temps avec un nom pareil.

 

Final del partido.

 

Las Notas :

Casillas (3/5) : A part une sortie pas top, rien.

Ramos (3/5) : Solide, mais son vrai poste est au centre, depuis toujours. Son apport offensif est limité mais il a l’avantage de faire peur aux latéraux adverses.

Pepe, Varane (3/5) : Match tranquille pour la charnière centrale, seulement inquiétée sur CPA. José a dit « on prend pas de but », alors on prend pas de but. D’ailleurs, sur les quelques actions dangereuses, ils semblaient prêts à donner leur vie pour préserver le clean sheet.

Marcelo (3/5) : Le match idéal pour le Brésilien fou. Comme prévu il a joué toute la partie dans la surface adverse. Il a combiné avec Ronaldo, Kakà et Benzema. Bref, il a fait du Marcelo. Pas de but ni de passe néanmoins donc seulement 3.

Granero (3/5) : Khedira avec une dégaine de pirate. Est-ce que Sahin joue toujours au Real ?

Xabi (4/5) : Décisif. Une première passe pour le but de Benzema et une percée qui amène le but de… ben de Benzema, encore. Le reste n’était pas mal non plus. Les deux ont bien maîtrisé le milieu.

Özil (3/5) : Moins en vue sur ce match, comme la dernière fois. Manifestement fatigué. Pas de déchets pour autant.

Kakà (3/5) : En forme et volontaire, il offre le premier but à Ronaldo. Par contre il croque beaucoup trop pour un joueur de sa qualité, mais ça va finir par rentrer, forcément.

Ronaldo, Benzema (5/5) : 3 buts à eux deux (dont deux magnifiques pour Benz’), du contrôle soyeux, des courses dans tous les sens, des décrochages, des appels. Ils sont thaumaturgique en ce moment et en plus, ils s’entendent comme larrons en foire. Le duo du moment.

 

Le Real sera en représentation exceptionnelle à Moscou ce soir avant une nouvelle date dimanche en Liga. Profitez en.

 

Analement votre.

L’homme mystérieux.

4 thoughts on “La Meringue académie note Real – Racing Santander (4-0)

  1. Le Real vit bien de jouer pratiquement tous ses matches en supériorité numérique? (une mi-tps ou + ^^)
    Bon pour une fois, y a pas eu un péno gratis…

  2. je sens comme une odeur de chiage dans le cul des gens qui n’est pas pour me déplaire
    le real est grand

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