La Murciélago Académie note Betis Séville-Valence (2-1)
L’histoire de Valence en un seul match.
-Et toi, t’es pour le Barça ou pour le Real?
-Je suis pour València.
-Ah bon? Et comment ça se fait?
Et comment ça se fait? En voilà une question comment qu’elle est bonne. Comment se fait-il que je sois hincha valencianiste à l’heure où la Liga se résume à un sempiternel mano a mano? Je serais tenté de répondre que je suis né comme ça, un peu comme les homosexuels. J’avais 8 ans, c’était l’été, il faisait chaud, c’était un València/Flamengo à Mestalla. C’est là que j’ai été touché pour la première fois, comme un symbole d’enfant de choeur vendéen à la Messe de Minuit. Depuis, je vis avec. Parfois, je le sens, je dois vivre avec. Malgré les quolibets. Malgré l’incompréhension qui se lit dans les regards incrédules. Gagner rarement, soupirer souvent.
Tandis que le monde du football sortait les cervezas du frigo avant le fameux clasico, que j’avais déjà enfilé ma veste en quête d’un bar, il restait seulement 3 minutes à jouer à Séville et les Chés menaient 1 à 0. Trois points salement remportés qui nous mettaient à quatre longueurs des Merengues, à la deuxième place du classement. A un match de la trêve, nous étions encore au contact du duo infernal. Pas un mince exploit. Trois minutes plus tard, on repartait d’Andalousie une main devant, une main derrière, défaits 2-1 dans les arrêts de jeu par un ersatz de Baby Face Killer. Etre valencianiste, vaste programme. Presque une question philosophique. Gagner rarement, soupirer souvent.
Depuis que le Barça déglingue tout sur son passage, on croise des Catalans partout. C’est bien simple, depuis 3 ans, tout le monde a de la famille en Catalogne. On se croirait à Paris en 40 sauf que les maillots de Messi ont remplacé les casques à pointe. Tout amateur de beau jeu se doit d’être pour le Barça. Un matraquage qui me ferait presque supporter le Real Madrid l’espace de 90 minutes. Sauf qu’il faut pas trop déconner non plus. Miracle de la science, ironie de la génétique, à l’image des camé-Léon, les Culés d’aujourd’hui sont souvent les Madridistas d’hier. Triste monde. Devant moi, j’ai entendu une Meringue déclamer magistralement: « Depuis que je regarde la Liga, j’arrive à dire quelques mots en espagnol: tarjeta amarilla! ». Vu son accent, sans doute un mec qui a pris allemand LV1 au collège et que ses parents ont forcé à faire S en 1ère pour ne pas être mélangé aux branleurs de L et ES. Mais, après tout, comment en vouloir à ceux qui préfèrent la victoire, quitte à changer d’équipe au gré des performances? Je me demande s’il n’y a qu’en France qu’on en fait autant autour de ce match. Une de la Pravda sportive hexago-anale, battage médiatique constant sur la chaîne cryptée avec décompte des secondes avec flash info toutes les heures: même pas sûr qu’à TV3 et TeleMadrid on en fasse plus. C’est ce qui arrive quand on ne peut plus sur-vendre la Liguain. Mais est-ce une raison valable pour nous dégoûter des autres championnats ?
J’ai vécu mon samedi avec un jet-lag de deux heures. Réveillé en sursaut à 14h30 du matin, j’ai filé direct à l’apéro organisé par l’éditeur, ce bel homme. Un « pubing » à horsjeu.net, c’est encore mieux qu’une soirée chez l’ambassadeur, les putes en moins, les pintes en plus; surtout, on y rencontre la fine fleur à la limite du footballistiquement correct. Empégué ce qu’il faut, je rentre à 20h, juste à temps pour voir LE match de la soirée: Betis/VCF ché! Match insipide, but foireux, streaming flou entrecoupé par les hallebardes qui tombent sur Séville et défaite dans le diner-temps. Si on veut être positif, on se dira qu’on ne refoutra plus les pieds à Séville de la temporada. Ci-gisent 6 points offerts gracieusement par les Blanquinegros aux deux équipes sévillanes. Inutile de préciser qu’à 22h, les nerfs à vif et la bouche pâteuse, le vainqueur du clasico, ça m’intéressait autant que la synthèse du programme du PS pour les dernières élections européennes. A ce propos, que deviennent les Valls de Vienne? Sacré François Feldman, génie parmi les génies.
-Et toi, t’es pour le Barça ou pour le Real?
-Je suis pour València.
-Ah bon? Et comment ça se fait?
-J’aime souffrir. Et je t’emmerde.
Equipe
Diego Alves semble avoir pris le leadership pour les matches de championnat. Signe qui ne trompe pas, Guaita a fait son retour en Copa del Rey contre Cadiz (0-0). C’est mauvais signe ça… Rami et Jordi Alba suspendus, c’est toute la pine dorsale de la défense ché qui en prend un coup. Ainsi, Unai n’a d’autre solution que d’aligner une charnière aux frontières du réel Dealbert/Ruiz. Sur les côtés, Barragan s’installe à droite tandis que Mathieu recule d’un cran côté gauche. Au milieu, la doublette Topal/Tino est reconduite. Le quatuor offensif est constitué de Feghouli, Jonas, Pablo et, évidemment, Soldado.
Diego Alves – Barragan, Dealbert, Ruiz, Mathieu – Topal, Tino – Feghouli, Jonas, Pablo – Soldado
Le Connerie de Séville
Le portero verdiblanco s’appelle Casto. Ikea de son prénom. Nan, j’déconne pas ça aurait eu de la gueule.
Dorado a la même stat que Jonas: 1 but en championnat pour le VCF.
Santa Cruz ne Roque plus la Casbah. Parce que l’offrande de la défense blanquinegra, fut un temps, il l’aurait mise au fond (14′).
Jonathan Pereira est le sosie officiel de Saïd Taghmaoui.
Juanma ne payait pas de mine quand il est entré en jeu pour les dix dernières minutes. On aurait mieux fait de se méfier.
Rubén Castro les burnes.
Pendant ce temps-là, devant le Stade Santiago Bernabeu
Cyril L.: Dis-moi Thomas, je peux te parler ? C’est important.
Thomas T.: Bien sûr patron.
Cyril L.: Ecoute, on a joué ta place au shifumi… Tu restes devant le stade et c’est Elie Baup qui commente avec Josse.
Thomas T.: Comment ça?
Cyril L.: Tu sais qu’à Canal, on mise beaucoup sur la qualité des consultants. Denoueix n’était pas dispo alors on a tout de suite pensé à Baup.
Thomas T.: Et moi je fais quoi alors?
Cyril L.: Toi, tu fais les flashs infos avec vues sur le stade vide en duplex avec Darren Tulett. Tiens, je te laisse une traducteur de poche, ça va te servir.
Thomas T.: Eh mais c’est pas normal ça, j’ai le même palmarès qu’Elie Baup en plus!
Cyril L.: Il a été champion de France en 99 avec Bordeaux quand même…
Thomas T.: Patron, les blagues pas drôles, c’est mon filon normalement.
Cyril L.: De toutes façons, c’est réglé, c’est Baup qui expliquera la tactique de Guardiola. N’oublie pas ton écharpe, il risque de faire un peu frais. Tu pourras regarder le match dans le car régie. Te plains pas, c’est pas comme si tu t’y connaissais en ballon. Et évite de faire des miettes avec ton sandwich dans le car, tu s’ras gentil.
Thomas T.: Ah parce que Baup, il s’y connais en ballon maint’nant! De mieux en mieux!
Cyril L.: Allez, pleure pas. Promis, je te ramène un poil de zgueg de Messi. Tu pourras t’amuser avec.
Buts
Dorado, csc, 66ème minute: dans l’axe, à 35 mètres de la cage de Casto, Tino ouvre pour Parlapoco qui centre en première intention pour Gudari. Dorado a la bonne idée de couper la trajectoire et de nous offrir le but. C’est le troisième autogol en faveur des Chés cette saison. Pour une fois qu’on est en tête d’un classement, on va pas se plaindre hein!
Rubén Castro, 91ème minute: mouvement côté droit pour le Betis. David Albelda est pris de vitesse par Juanma. Le centre du Bético est dévié par le visage de Topal. Placé entre Dealbert et Barragan, Rubén Castro place sa tête à deux mètres des cages. Bon, bah, c’est pas grave, un point à l’extérieur, c’est toujours ça de pris.
Rubén Castro, 93ème minute: Aduriz loupe son contrôle, le ballon sort en touche. La défense ché est placée trop haut, Juanma le voit et adresse un amour de loupe à Rubén Castro, couvert par Barragan. Diego Alves ne peut rien. Délire dans le stade. On ne changera jamais!
Notes
Diego Alves (3/5): vigilant sur un corner rentrant (14′) et après une relance loupée de Ruiz (35′), le portero a également sorti un coup franc de Beñat en début de seconde période (48′). Abandonné sur les deux buts.
Barragan (1/5): décidément, on a un vrai problème côté droit ! Fautif sur les deux buts, il n’avait pas brillé avant de toute façon, ni d’un point de vue défensif, ni d’un point de vue offensif comme à la 62ème minute, où il aurait dû prendre sa chance plutôt que de centrer aussi salement.
Dealbert (2/5): 3 pour sa prestation jusqu’à l’égalisation; -1 pour son air défense, grillé par Rubén Castro. Bien plus rassurant que Ruiz. Fatche.
Ruiz (1/5): relances foireuse (35′) ou dans l’axe (56′), souvent trop court dans ses interventions, il a failli nous jouer le remake de son intervention lumineuse contre Chelsea avec Santa Cruz dans le rôle de Ramires. Il grappille un point grâce à une ouverture pour Soldado qui aurait pu finir en passe dé (33′).
Mathieu (3/5): aucune faute, pris en défaut une seule fois (30′), il a inscrit son nom dans la colonne passeur décisif (66′). Moins offensif que d’ordinaire.
Topal (3/5): précieux au milieu, dans l’ombre. A tenté deux fois sa chance, preuve qu’il est en confiance.
Tino (3/5): toujours lent, toujours auteur de fautes inutiles mais toujours à l’origine du but ché. Remplacé par Albelda (84′).
Feghouli (2/5): placé côté gauche en raison de la suspension de Jordi Alba, il n’a pas assez pesé alors que ses rares tentatives étaient plutôt intéressantes.
Pablo (3/5): très actif sur le côté droit, il a légèrement mangé la feuille en la jouant perso (19′). C’est quand même dommage que Jonas n’ait pas cadrée (61′), ça aurait fait une jolie passe déc’!
Jonas (1/5): mettre deux gigues devant, c’est peut-être pas le meilleur choix. Une frappe en tout et pour tout (61′), peu de solutions apportées. Son challenge « je ne cadre qu’en Champion’s » se poursuit. Remplacé par Parejo (77′).
Soldado (3/5): de suite dans le coup sur une frappe détournée par Casto (9′), il s’en est fallu d’un cheveu pour qu’il contrôle le ballon alors qu’il était seul devant les bois (29′). Capable de percer, il lui manque toujours ce brin de lucidité pour mettre le feu dans les 20 derniers mètres (50′). Son pressing a conduit Dorado à la faute (66′). Pourrait mieux faire mais sa volonté reste précieuse. Remplacé par Aduriz (88′).
Suplentes
Parejo: RAS.
Albelda: pas le meilleur coup de coaching tenté par Unai puisqu’il a été pris de vitesse par Juanma sur l’égalisation.
Aduriz: cramé. Si c’est pour faire jouer un attaquant pendant les 5 dernières minutes, autant choisir Alcacer.
Les David Albelda facts
Rien n’arrive à la cheville de David Albelda. Sinon, il met la semelle.
Quand David Albelda fait une faute, c’est l’arbitre qui se met un carton jaune.
A Lourdes, les vieux prient Sainte-Bernadette; en Espagne, les victimes de David Albelda prient Saint Tol.
David Albelda a battu le record du 100m. Il a fait 102m.
David Albelda coupe sa viande avec des crampons de 16.
David Albelda comprend Adil Rami.
David Albelda a donné un coup de téléphone à Cristiano Ronaldo. Dans la gueule.
La rencontre de Messi et David Albelda est restée gravée. Sur la cuisse de l’Argentin.
En Valencien, tondeuse à gazon se dit David Albelda.
Si Messi avait suivi un traitement aux hormones de David Albelda, il aurait mesuré 2 mètres.
La musique adoucit les moeurs: Copla andaluza
Rafael Farina y Porrina de Badajoz
Joan Manul Serra: Ay pena, penita , pena
Besitos (C)anales,
Amunt València, és il millior!
El Piojo
La Murciélago Académie est disponible sur l’interface cara-libro. Benvinguts xiquets! Venez proposer votre David Albelda facts. Les meilleurs seront publiés lors de la prochaine acad’.
Horsjeu.net a besoin de toi xic! Alors tu piques dans la caisse, tu fais une sex-tape, tu fais du chantage à l’amant de ta femme, tu fais comme tu veux mais tu t’abonnes au site à la limite du footballistiquement correct. Celui qui ne le fait pas un buveur de Tourtel!
pourquoi Murciélago?? pour moi c’est les lamborghini murciélago
ma question peut sembler un peu pouri mais quand meme…. porc quai
Murciélago veut dire chauve-souris en espagnol, comme un symbole de notre symbole sur le maillot.
en effet sa se tien
ben merci pour l’info donc
puis psartek pour l’academie ; bien garnie comme toujour
Michel est plutôt Sexta que TV3. Because of Lara Alvarez.
Et bien moi tout comme toi j’arrive plaza Xuquer pour voir le classico et là, je vois que VCF est en train de faire le coup de la soirée en revenant sur l’un des deux de devant et finalement le fils spirituel de Fidel le bien nommé nous en mets 2 en 3 minutes…..mais bon hier on a fait le travail face à Malaga et avec les bonnes nouvelles concernant el Nou Mestalla finalement la semaine n’a pas été si mauvaise que cela!!