C’est au Stade Monumental de Buenos Aires que River Plate accueillait València pour cette rencontre au sommet… Comment ? Les mecs à la bande rouge n’étaient pas les Millonarios ? Quoi ? Le Rayo Vallecano dites-vous ? Et le stade, c’était Vallecas avec ses trois tribunes ? Ah bon. Z’êtes certains ? Bref, les Chés poursuivaient leur trip spécial Madrid avec un déplacement en banlieue madrilène. Après avoir été arnaqué à Mestalla face au Real Madrid (je persiste et je signe), les Murciélagos devaient impérativement l’emporter pour conforter leur troisième place. Après l’avoinée infligée à Genk en Champion’s (7-0), match que je n’ai évidemment pas vu, les hommes d’Unai ne tremblaient pas devant les Rayistas qui réalisent un bon début de temporada.

Comme le disait si bien Laurent Boyer dans Fréquenstar, « on va pas s’mentir »: ce match ne restera pas dans les mémoires. Néanmoins, l’essentiel est là: victoire, 3 points, retour à un point du Barça. Pour autant, malgré un spectacle moyen, nous avons eu le mérite de marquer quand il le fallait afin de ne pas subir un retour impromptu des Bukaneros. C’est peut-être cela la grande nouveauté du València version 2011/2012. Désormais, même quand nous ne régalons pas la chique, nous parvenons à arracher des points. Autrefois, nous serions certainement revenus avec un seul point dans les valoches. Car face à un adversaire certes limité mais volontaire, les Chés peuvent s’estimer heureux de n’avoir encaissé qu’un seul pion, en fin de match, par l’éternel Tamudo.

Ah! Le Rayo Vallecano ! La première fois que j’en ai entendu parler, c’est quand il était monté en Primera avec la grosse abeille sur le maillot et Jean-François Hernandez en défense centrale. C’était en 1998/99 et, à l’époque, le Mister était un certain Juande Ramos. Après, faut bien admettre qu’en dehors du transfert de Milene Rodigues aka « Ronalda », une des ex de Ronaldo (au dernier recensement, on franchirait la barre des 2500), mon intérêt pour le club s’était légèrement distendu. Actuellement, regarder une partie à domicile des Franjirrojos (une pinte offerte à toute personne parvenant à prononcer correctement ce surnom), c’est surtout pour profiter des chants des hinchas. Chose assez rare en Espagne, les supporters du Rayo mettent l’ambiance pendant tout le match. Mini stade, maxi bordel. Plaisir.

 

Equipe

Toujours pas remis de sa blessure à la mano izquierda, Guaita reste sur le banc. En défense, point de charnière Ramuiz puisque Ruiz, victime d’une contracture, est trop court. Malgré sa bonne prestation contre les Meringues, Miguel est en tribunes et c’est Barragan qui est titulaire pour la première fois de la saison. Le côté gauche Jordi Alba/Mathieu est reconduit, tout comme le milieu Albelda/Tino/Feghouli. En revanche, dans l’axe juste derrière Soldado, Parejo décarre au profit de Jonas. Par conséquent, 4-2-3-1 maison, comme d’hab’:

Diego Alves – Barragan, Rami, Dealbert, Jordi Alba – Albelda, Tino Costa – Feghouli, Jonas, Mathieu – Soldado.

 

Les hommes à la bande rouge qu’il ne faut pas confondre avec ceux de River Plate

Delibasic s’est débrouillé pour placer une tête sur le poteau alors qu’il était tout seul face à Diego Alves. C’est dommage,s’il avait planté, les Rayistas auraient pu râler sur le hors-jeu inexistant signalé par l’arbitre assistant.

Tamudo est toujours en vie et nous a offert une fin de match tendue après avoir réduit l’écart à la 84ème minute.

Koke n’est pas entré en jeu. Les supporters de l’OM se souviennent d’un goleador de légende, un mec qui avait du nez et qui avait dû être conçu dans un Concorde.

 

Match

Buts

Jonas, 21ème minute: après une relance ché mal repoussé par le Rayo, Jonas s’impose, sollicite Parlapoco. Contrôle et remise du rouquin pour le Brésilien qui frappe en première intention et ouvre la marque. Miracle à Vallecas ! Jonas a cadré ET marqué en championnat!

Tino Costa, 57ème minute: contre pour le VCF. Côté droit, Feghouli combine avec Soldado. Le Français centre en retrait; Mathieu laisse filer. Tino, totalement seul, a le temps de contrôler et de trouver les filets de Cobeño d’une frappe croisée du gauche.

Tamudo, 84ème minute: les Rayistas jouent vite un coup franc à 45 mètres des bois chés. Au milieu de Rami et Dealbert, Tamudo s’impose, contrôle de la main et aligne Diego Alves. Certes, l’ancien buteur de l’Espanyol touche le ballon de manière illicite, mais ce but est mérité pour le Rayo.

 

Notes

Diego Alves (5/5): face au Real Madrid, il s’était entravé; samedi, il a gagné le match quasiment à lui tout seul. En plus de deux arrêts énormes (42′ et 47′), il a repoussé l’échéance, peu aidé par une défense dilettante.

Barragan (2/5): j’attendais sa première titularisation de la saison avec impatience; au final, il n’a pas réellement convaincu.

Rami (3/5): son duo avec Dealbert est moins complémentaire qu’avec Ruiz. Toujours des problèmes en relance mais il a compensé les difficultés rencontrées pas Barragan et par Dealbert.

Dealbert (2/5): en conf’ de presse d’avant-match, Unai avait affirmé qu’il avait toute confiance en lui pour remplacer Ruiz. Pour affronter une équipe moyenne, ça peut suffire.

Jordi Alba (3/5): a fait son boulot sans plus.

Albelda (2/5): dans la mesure où il choisit ses matches, il aurait peut-être mieux valu le laisser au repos. Malgré tout, avec un rendement minimal, il reste correct.

Tino Costa (3/5): +1 pour son but. En dehors de ça, il tient la route mais sans plus. Quand une équipe classée 10ème a 55% de possession, c’est bien que le milieu de terrain a connu quelques soucis en récup’.

Feghouli (3/5): il a beaucoup moins trituré la gonfle, ce qui s’est ressenti dans son jeu et a distribué un passe déc’ à Tino. Pas de quoi s’enflammer mais c’est bon signe. Remplacé à la 77ème minute par Piatti.

Jonas (4/5): enfin, il a cadré et marqué en Liga! O Detonador a réalisé son meilleur match en Liga cette saison. Buteur en Champion’s, ce serait bien s’il pouvait avoir la même réussite en championnat. Remplacé à la 69ème minute par Pablo.

Mathieu (3/5): une passe déc’, beaucoup de frappes au but et une activité de tous les instants.

Soldado (3/5): énorme pressing en premier rideau et quelques déviations intéressantes pour Jonas. Remplacé à la 60ème minute par Aduriz.

 

Suplentes

Aduriz: de Camargue.

Pablo: est entré.

Piatti: est entré aussi.

 

Un brin d’Histoire : Jocelyn Angloma

Partout où il est passé, il a laissé un souvenir impérissable. Jocelyn Angloma a toujours été le good guy. Arrivé à València en 1997 après une saison pleine à l’Inter (30 matches, un but), le Guadeloupéen a, en cinq saisons, tenu son couloir droit de main de maître. Oui oui, fut un temps, nous avions un arrière droit inamovible ! Avec les Murciélagos, Angloma a remporté une Copa del Rey, une Supercopa d’España en 1999, un titre de champion en 2002 et fait partie de l’escouade double finaliste en Champion’s en 2000 et 2001. Evidemment, avec un tel palmarès, il a été élu parmi les 25 cracks du club, titulaire au poste d’arrière droit. Pour vous donner une idée de la place qu’il a dans le corazon des Valencianistes, il figure en défense aux côtés d’Arias, vainqueur de la C2 en 1980, du Raton Ayala et de Carboni. Avec 120 matches joués pour cinq buts inscrits, Angloma a fait preuve d’une longévité extraordinaire, jouant au plus haut niveau européen jusqu’à 37 ans! Admiré partout où il est passé, Angloma reste une véritable référence et, à l’image de Roberto Ayala, les Chés attendent toujours son successeur.

 

La musique adoucit les moeurs: Mon Rivera

Que gente averigua

Karakatiski

La Plechanga de trabalengua

 

Besitos (C)anales,

Amunt València, és il millior!

 

El Piojo.

El Piojo a été ravi de provoquer beaucoup de réactions dans son acad’ précédente. Cependant, je tiens à préciser qu’en aucun cas je n’ai voulu être condescendant envers les hinchas merengues. Vous n’avez déjà pas de chance, je ne vais pas en rajouter. J’ai émis un avis qui, heureusement, n’est pas partagé par tout le monde. Je n’ai pas cherché à être anti-Real Madrid mais j’ai simplement voulu expliquer que ce club-là avait un tel passé glorieux que se mettre à ce niveau-là juste pour gagner un titre, c’était indigne de son Histoire.

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3 thoughts on “La Murciélago Académie note Rayo Vallecano-Valence (1-2)

  1. Pourquoi El Piojo devrait s’excuser de déféquer dans la bouche des madrilènes? Ils sont là pour ça.

  2. M’excuser devant des Madridistas??? Sûrement pas! C’était juste une petite précision car, apparemment, certains n’avaient pas compris le sens de mon intro. Toutes façons, j’suis vraiment pas sûr qu’ils lisent cette acad’-ci.

  3. J’ai une sympathie de longue date pour le FC Valence. Je ne dis rien donc…

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