C’est pas pour nous vanter, mais València est bien la seule équipe au Monde capable de résister à la furia blaugrana et de lui casser les pieds. Attention, quand j’écris résister, cela ne signifie pas camper à onze dans notre moitié de terrain mais bien de proposer du jeu et une tactique cohérente.

Ainsi, après avoir arraché le match nul en championnat, nous avons une nouvelle fois réussit un excellent match qui nous permet de croire à une qualification en finale. Take that Mourinho !

Depuis le début de l’année, les performances blanquinegras foutaient la trouille. Aucune victoire en Liga contre des cadors comme Villarreal, la Real Sociedad, Osasuna et Santander. En revanche, les Chés sont transfigurés en Coupe. Vainqueurs du FC Séville en 1/8, les Murciélagos avaient récité leur football face aux voisins de Levante (7-1 sur les deux matches).

Face à l’ogre culé, les Valencianos ont mis les tripes sur la table et, même s’ils ont pioché face au festival Messi, ils ont mérité ce résultat. Et mercredi prochain, nous irons au Camp Nou pour nous qualifier !

 

Equipe

Depuis plusieurs mois maintenant, c’est le lunatique Diego Alves qui prend la cage. L’arrière-garde est composée de Miguel qui avait été plutôt bon en championnat, de la charnière traditionnelle Ramuiz et de Parlapoco Mathieu. Au milieu, Albelda est titulaire comme à chaque grand match aux côtés de Banega. Devant, le quatuor offensif est constitué de Piatti, Jonas, Jordi Alba et Soldado.

 

Le Pep-Show

Pinto: une gueule faisandée, un maillot floqué Colorado et des mains baladeuses.

Puyol: non seulement il égalise mais, en plus, il se permet de claquer une double roulette les cheveux au vent.

Dani Alves: manquer une telle offrande est un véritable exploit.

Fabregas : ressemble à Mamie Nova.

Messi: try again!

Alexis: la même que pour Dani Alves avec supplément banane.

 

 

Buts

Jonas, 27ème minute : au milieu de trois Barcelonais, Jordi Alba parvient à lancer Mathieu. Parlapoco déborde et centre en retrait pour Jonas qui expédie son plat du pied dans la lucarne du Sean Paul catalan.

Puyol, 34ème minute : corner pour le Barça après que Diego Alves a détourné une tentative immanquable d’Alexis. Fabregas le tire ; le gardien ché part à la pêche. Puyol claque une cabeza seul au second poteau et égalise.

 

Notes

Diego Alves (borderline/5): cela fait plusieurs matches que je me demande pourquoi Guaita est relégué sur le banc. Hier soir, Parapenaltis n’a pas failli à sa réputation en détournant le péno de Leo (9 arrêts sur 14 en carrière. Prends ça Mika Landreau !). Cependant, le Brésilien est sacrément irrégulier. Capable de sortir une tentative à bout portant d’Alexis, il se troue salement sur le corner qui suit et qui offre l’égalisation à Puyol. En plus, il relance extrêmement mal.

Miguel (3/5) : si Messi avait transformé son penalty, il aurait -40. Miracle ambulant, le Portugais a tenu le coup. C’est déjà pas si mal.

Rami (2/5) : anxiogène l’Adil. Toujours aussi mauvais en relance, El Coloso n’a cessé de défendre en reculant, à tel point que Ruiz a semblé rassurant. Faut te reprendre xic !

Ruiz (3/5) : autant en début de saison, Rami parvenait à masquer les errances de l’ancien Napolitain ; autant maintenant, c’est bien l’Espagnol qui tient la baraque.

Mathieu (4/5) : il est de retour ! Quelconque lors de ses dernières sorties, Robocop a mis le turbo. Un caviar pour Jonas, des prises de couloir incessantes, une bonne couverture défensive : en face, Abidal avait l’air d’un Playmobil dans un évier.

Albelda (3/5) : quand El Patriota est titulaire, València est au quignon. Un petit jaune pour commencer la 2ème période. Râle, se plaint, ratisse, colle des targettes. La routine. Remplacé par Tino Costa (66’).

Banega (3/5) : moins en vue que d’habitude dans la mesure.

Piatti (3/5) : de l’activité, une passe qui doit être décisive sans la main de Pinto mais un physique toujours ric-rac. Remplacé par Feghouli (57’).

Jonas (4/5) : buteur, il a apporté son écot dans le repli défensif, harcelant le premier relanceur culé. Remplacé par Aduriz (74’).

Jordi Alba (3/5) : le duo qu’il forme côté gauche avec Mathieu a encore posé des problèmes aux Culés. Lance magnifiquement le rouquin sur le but de Jonas.

Soldado (3/5) : aurait dû être buteur. Sinon, à l’image d’O Detonador, il a harcelé la défense barcelonaise. Je prends les paris : c’est lui qui nous donnera la qualif’ mercredi prochain.

 

Suplentes

Feghouli : excellente entrée, beaucoup d’activité côté droit.

Tino Costa : gominé.

Aduriz : a taclé.

 

 

Un brin d’Histoire : Eduardo Cubells (1900-1964)

Il est certainement le joueur le plus emblématique des premières années du club. Né en 1900 dans le quartier de l’Algiros (où se situait le premier stade du VCF), Eduardo Cubells a été le tout premier joueur ché international espagnol. Valencien de naissance, il était évidemment le joueur le plus apprécié des supporters, honneur qu’il partageait avec Montes qui était considéré comme le meilleur attaquant du Royaume (on parlait à l’époque de ‘Cubellistes’ et ‘Montistes’). Milieu de terrain, Cucala était le meneur de jeu de l’équipe, celui qui régalait ses coéquipiers avec des passes millimétrées, notamment pour son grand ami Rino né, comme lui, à l’Algiros.

Après avoir joué une décennie chez les Blanquinegros, il rejoignit la toute nouvelle direction technique, à l’âge de 28 ans. Il y resta près de 20 ans et fut également l’entraîneur de l’équipe pendant deux saisons. Il démissionna en 1959 en même temps que le président Luis Casanova.

 

Les images de le match. Egalement disponible l’analyse du Footballologue et les notes catalanes de Fernando Nandrolonas.

 

Amunt València, és il millior !

Besitos (C)anales,

El Piojo

2 thoughts on “La Murciélago Académie note València-Barça (1-1)

  1. Belle académie, seulement 2 jours après le match !
    Soldado m’inquiète un peu il se procure peu d’occasion ou est pas assez trouvé depuis le début de l’année, même s’il cadre au moins. T’en pense quoi ?

    J’espère qu’on va se qualifier en finale ( enfin le premier gros coup d’Emery ), même si j’y crois pas trop. Sinon sa serait vraiment la fin de saison, on est largué en Liga et l’Europa league … On l’a vu avec le match contre le Racing, on dirait qu’on jouait un match amical vu la motivation

  2. La tendance s’inverse, c’est Ruiz qui sauve Rami. D’après e-foot, il a bien suivit les déplacements de la Messi.

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