Hail readers !

Vous l’avez remarqué, vous nous l’avez souligné dans des courriers incendiaires, hurlé dans des manifs véhémentes, il n’y a pas eu d’académie mancunienne depuis l’élimination en demie-finale de League Cup contre Sunderland.

Pourquoi ? 

Ben je viens de vous le dire. Manchester United s’est fait éliminer en demie-finale de League Cup par Sunderland. Et ça a été un peu la goutte de sang qui fait déborder la vierge de fer. « Pose ton tison, détache ton esclave, fais ta valise, on part à Bergen » lançais-je à mon fidèle acolyte Wayne Boulet, ulcéré par une nouvelle performance. Une cure de repos dans la fôret, voila ce qu’il nous fallait, après une nouvelle performance qui repoussait les limites de la lose cette saison. Et croyez pas qu’on en fait trop. Oh non, là, on a dépassé les limites de l’entendement, on s’en fout de la manière tant que le résultat est là. Mais il est pas là en ce moment.
On tenait la victoire, un petit 1-0 dégueulasse sur un but de Jonny Evans en plus. Un score qui nous forçait certes à aller en prolongation, mais qui au bout de la fameuse demie-heure nous envoyait à Wembley.
Certes pour prendre une rouste contre City en mondovision, mais au moins le minimum aurait été assuré, on avait l’Europe pour la saison prochaine.

Et non.

Le dernier mec sur qui on pouvait compter nous lâche. David purée putain, pas toi, pas le coup des gants qui glissent sur une frappe à la 119e et sur une frappe de Bardsley en plus bon sang. Un ancien de la maison. COMME UN SYMBOLE qui va à vau l’eau ou quelque chose du genre. 1-1, il reste une minute.

C'est ça une vierge de fer pour ceux qui ne sont pas rompus à l'art des parties fines chez Satan.
C’est ça une vierge de fer pour ceux qui ne sont pas rompus à l’art des parties fines chez Satan.

Et là c’est le miracle, dans un surprenant sursaut de volonté et d’abnégation, United se rue à l’attaque, écrase les chats noirs et Chicharito tel le plus grand des gentlemen cambrioleurs redonne l’avantage aux Rouges. « Comme avant bon sang ! Fergie time you son of a pitch ». Enfin ça c’est que tu crois. Mais United planifiait en fait une sortie encore plus ridicule, avec la pire séance de tir aux buts vue depuis un bail.

WOUWOU Assassin de la police. WOUWOU
WOUWOU Assassin de la police. WOUWOU

5 tireurs de chaque côté, résultat : 2-1 pour Sunderland. Le pauvre David aura beau se reprendre en sortant au moins deux des tirs adeverses, tous les efforts du filiforme gardien auront été piétinés, souillés par des Mancuniens ridicules sur ce coup : Welbeck sur la lune. Januzaj sans élan et une main dans le slip tire directement sur Mannone. Mannoné putain, un gunner. Enervez vous bon sang. Jones atteindra directement Jupiter, Rafael offrira lui aussi son ballon au portier adverse.
Seul Fletcher, savait visiblement tirer un penalty ce soir là. DARREN FLETCHER.


Si elle est dedans c’est pas pareil.

Voir Sunderland jubiler sur la pelouse d’Old Trafford c’est simplement pas possible. C’est un fussoir totalement ahurissant. La décision de se barrer en cure de repos était donc nécessaire. Chaises longues, froid polaire, bloody mary, masseuses, des sapins à perte de vues. Parfait pour se relaxer. Absolument parfait. Franchement, on vous a oublié. On se rappelait le bon temps avec Wayne, en rigolant.
C’est à peine si l’arrivée de Mata nous faisait quelque chose, tellement on était déconnecté, plus occupé à dragouiller des infirmières  et à s’offrir des courses de traineau au clair de lune. Plus gros transfert de l’histoire de United, classe internationale, meilleur joueur de Chelsea sur les deux dernières saisons.
Cool.
C’est pas du tout le secteur qui nécessitait un renfort urgent, on le dit on le répète, au milieu et derrière c’est vite la panique.
Mais c’est cool.

Nous, on préférait tourner des vidéos avec les copains de la maison de repos :

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Cela nous amène très vite à la terrible nuit du 28 janvier. La nuit du drame devrais-je dire. Me voici me pavanant allègrement en peignoir dans les couloirs de la résidence en direction du spa. De bonne humeur, je me décide à faire un crochet par la chambre de ce cher Wayne et de lui proposer de se joindre à moi. Et j’aurais dû frapper. J’aurais dû frapper bon Satan. Peut-être qu’il se serait caché, peut-être qu’il m’aurait épargné, peut-être qu’il s’en serait sorti lui aussi. En tout cas, je ne serais pas tombé sur lui, étalé sur son lit… Comment dire…
En train de regarder Manchester United – Cardiff. Voila. La rechute, elle est là. Et évidemment je suis resté devant le match moi aussi. Oh oui. Parce qu’au fond de moi, je voulais voir Mata (pas dégueu ce soir là), pour sa grande première. Je voulais apprécier le retour de Robin (auteur d’un but après presque trois mois d’absence)…

Mais pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu qu’Ashley Young soit le grand vainqueur de cette soirée ?
Jamais content ? Nous jamais content ? Mais enfin vous vous rendez compte de ce que ça veut dire un « bon » match de Young (un centre décisif et un but de toute beauté sa mère) ?
Ca veut dire qu’il peut être titulaire au match d’après. Ca veut dire qu’il peut rester au club. Et ça c’est affreux.

young
Et là, c’est le drame. Ashley a gagné sa place pour le match de samedi.

Voir Young avoir les clés du match… C’est comme si… C’est comme si on découvrait qu’Alain Soral avait les clés pour faire baisser le chômage en France. Ca vous irait ça ? Non. Non hein parce que vous savez que c’est un imposteur. Donc voila. Battre la lanterne rouge du moment c’était bien. Mais comme ça c’était horrible.

« Il va falloir académiser » lançais-je. Dire du bien de Young. Ni une ni deux, Wayne sort de sa chambre et court en direction de la blanchisserie. Et là tout y passe, il se fout les mains dans la centrale vapeur et finit par se jeter dans un lave-linge pour éviter d’avoir à rédiger quoi que ce soit.

silencer
Wayne va bien, vous inquiétez pas.

Et comme il n’y a pas de petit profit, j’ai bien pensé à enregistrer ses cris dans le tambour pour en faire un album.

Ce qui nous amène à samedi. L’apothéose. Résigné je me rends dans la salle commune de l’hôtel pour assister à ce qui s’annonce comme l’un des 38 matchs les plus lourds de l’année : Stoke City – Manchester United. Les 37 autres matchs, statistiques intéressante, impliquent aussi Stoke City.
Et là mon petit ça rigole pas : Wayne Rooney, Robin van Persie, Juan Mata pour attaquer sans cesse la défense de boucher menée par Ryan Shawcross. Hein ? Ouais, et Ashley Young aussi.
En face, le fait d’aligner Crouch et Odemwingie devrait être considéré comme une injure. Sauf qu’on a l’habitude de se faire cracher à la gueule depuis le début de la saison, alors on laisse faire.
Et on va laisser faire, beaucoup trop.

Résumer le match ? Oh ça ira très vite : Evans se blesse et sort au bout de 5 minutes.

Puis Carrick détourne un coup franc pas dangereux de Charlie Adam.
Puis Carrick détourne un coup franc pas dangereux de Charlie Adam.

Puis Jones sort sur civière juste avant la mi-temps.

Puis van Persie égalise au retour des vestiaires.

Puis Charlie Adam marque LE but de sa carrière.

Tu le vois l'autre connard qui rate sa frappe qui se transforme en passe dé' ? Tu le vois ?
Tu le vois l’autre connard qui rate sa frappe qui se transforme en passe dé’ ? Tu le vois ?

Puis j’éteins la retransmission et pars pleurer.

On a été nul. Et j’ai déjà beaucoup trop écrit sur ces trois matchs pour un constat pareil. Alors vous me pardonnerez, mais je vais aller à l’atelier poterie.

 

Dimanche c’est Fulham, la lanterne rouge qui vient à la maison. Youpi.

Inferanal Kisses,

Luke Seafer

Si tu veux que Horsjeu.net survive, que tes académiciens préférés puissent être fournis régulièrement en jeunes vierges et en litres de Bloody Mary jusqu’à plus soif, par l’Editeur, ce bel homme, alors tu peux faire un geste en versant une maigre contribution financière mensuelle (Satan te le rendra) ou même un don unique qui n’engage à rien.Clique ici

Sinon, Luke Seafer est aussi sur Facebook  et il veut des amis, plein, parce qu’il était toujours tout seul dans la cour de récré et personne ne venait lui parler. Peut-être à cause de la chauve-souris sur son épaule, de ses briques de sang pour le goûter… On ne sait pas trop. Mais viens lui faire coucou, ça lui fera plaisir. Et si tu veux faire encore plus, tu peux aussi devenir fan de la Raide et Vile Academy. Quant à Wayne Boulet, il craque carrément son slip et te file son identité secrète. Comme ça. Tu peux aussi lui faire coucou. 

Et tiens, Luke est aussi sur Twitter  et il trouve que c’est une invention de Satan un truc aussi addictif, donc n’hésite pas à lui faire coucou. Tiens et Wayne Boulet vient de s’y mettre aussi.

 

 

 

 

 

4 thoughts on “La Raide et Vile Academy vous fait un petit coucou depuis la maison de repos

  1. C’est cher votre maison de repos ? Je crois que je commence à devenir mentalement instable quand je vois Manchester, j’ai peur de faire une connerie.

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